Je m’apprêtais à écrire deux autres billets rageurs sur l’aménagement à Montréal et en particulier sur la destruction de son patrimoine. Mais mes recherches de la soirée m’apportent un truc positif à raconter. Les critiques attendront demain.
Le truc positif, donc : il s’agit de l’excellente décision de l’Office d’Habitation de Montréal de ne pas centraliser ses HLM depuis ses tout débuts. L’Office a plutôt utilisé une stratégie de diffusion et d’intégration dans le milieu - si bien qu’on peut à peine identifier et distinguer les HLM des autres types d’habitations.
À l’heure où la France cherche en vain des solutions aux quartiers sensibles et aux grands ensembles, ce n’est pas un mince avantage.
Bien sûr, il y a eu les erreurs des années 70 - construction de tours et de cubes - mais ce n’était pas une erreur exclusive de l’Office.
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En plus des HLM, il y a aussi les coopératives d’habitation (50 000 personnes y vivent au Québec dont une très grande proportion à Montréal - mais je n’ai pas les chiffres). Ce sont souvent de jolies maisons qui ne peuvent pas être distinguées de leurs voisines - ou alors ce sont de grandes institutions récupérées pour fin de logement et dans ces cas, ce sont souvent les plus beaux immeubles du quartier. Cette intégration des logements abordables dans la ville constitue un grand succès à la québécoise.






Hip hip, hoorah!