Madame Hamelin - une parisienne élégante et légèrement inquiète - a débarqué de Paris dans nos modestes bureaux cette semaine pour venir discuter du plan long terme de développement de sa compagnie - Ubisoft. Je m’attendais une rencontre de courtoisie et quelques échanges prospectifs sur l’avenir de l’entreprise. Nope. L’entreprise (qui compte 1800 employés sur le Plateau et espère croître jusqu’à 3000 dans les prochaines années) évalue plusieurs options à mettre en oeuvre à la fin de son bail en 2013. La décision doit être prise maintenant. Genre, vraiment maintenant. Partiront-ils dans les vastes usines Chabanel avec leurs deux stations de train de banlieue et la disponibilité du stationnement aux alentours ou resteront-ils dans notre vétuste Plateau.
Les désavantages du Plateau sont nombreux. Le coût du pied carré y est plus élevé; le stationnement est rare; le bel édifice dans lequel ils logent ne suffit plus et il est possible qu’ils doivent séparer leurs effectifs sur deux sites.

Ils s’inquiètent aussi de l’immobilisme du développement dans le quartier - notamment dans le vaste champs à l’arrière et sur les rues industrielles avoisinantes.

J’ai tenté de faire comprendre à dame Hamelin que notre village s’enorgueillit de leur présence mais aussi qu’ils s’enorgueilliront de leur présence dans notre village dans les années à venir - pour peu qu’ils y restent. Je lui ai parlé de notre vision du quartier - qui consiste essentiellement à remettre en cause chaque centimètre de non-lieu; mais dans la frugalité. Je lui ai parlé de réseau vert; de bio-diversité; de ruelles et de rues plus propres, plus conviviales, plus fleuries; des mini places publiques que nous multiplieront; des marchés publics en développement; du changement de tout sans rien remettre en cause que la médiocrité, le désamour de l’espace public, l’omniprésence de la voiture, la singulière habitude des habitants du Plateau de considérer la rue comme une décharge à ciel ouvert et quelques autres détails sur le point de changer. Je lui ai surtout dit que la qualité de vie est constituée de plusieurs couches allant de l’espace presque privé (les cours, les balcons, les ruelles) à l’espace de voisinage (les places, les marchés, les écoles, les rues commerciales, les églises) aux grands espaces publics (les grands parcs, les grandes instituions, les grandes places). Que le Plateau, à l’inverse des grandes villes européennes, pouvait magnifiquement développer les deux premières couches et qu’il peinait pour la troisième. Dès lors, le charme ne se jette pas sur le visiteur lorsqu’il arrive tout juste. Mais en restant sans bouger au coin d’une rue, un jour de printemps, on comprend tout à coup que c’est un quartier unique. Et on le comprendra mieux dans quatre ans.

Voilà. La dame est repartie un brin déçue. En Europe, les villes développent leur personnalité par la troisième couche et elle s’attendait que je lui parle des projets concrets qui modifieront les espaces immobiles du quartier Saint-Viateur est.

Elle s’attendait à constater un souffle porté par plusieurs millions d’investissement. Elle s’inquiétait aussi beaucoup de notre incapacité à négocier des passages par dessus la voie ferrée - notamment vers le métro Rosemont. Nous avons dû benoîtement lui avouer qu’en Amérique , un maire - même celui de la grande ville - ne pouvait pas influencer facilement une entreprise canadienne sise à Calgary. Ici, ces choses là prennent du temps - ce qui est certainement surprenant pour un européen. Pour ce qui est des millions d’investissement, nous en mettrons bien quelques uns - mais dans une approche progressive de réhabilitation de la vie de quartier; de consolidation des espaces pour les artistes et de reconquête de la nature sur les espaces gris - pas dans des plans de transformation massive des lieux.
La décision va se prendre sur la base de dizaine de considérants que nous ne maîtrisons pas. Laissons madame Hamelin porter notre message à ses patrons et qu’ils choisissent en leur âme et conscience. Prions quand même que l’échelle humaine, la convivialité et le charme subtil l’emporte sur toute autre considération. Oh, elle revient en juin. D’ici-là il faut au moins que la question épineuse du passage par dessus la voie ferrée soit réglé ou en voie de l’être. Il faut aussi avoir fait sensiblement avancer notre vision de ré-humanisation et re-naturalisation du secteur St-Viateur Est. Finalement, en juin, ça serait le fun qu’on songe a se ramasser un peu…simonak.


C’est un cas de peinture sauvage à faire à partir de fin de la rue Henri Julien. Un très très très large rouleau qui tracerait en couleur orange le passage à niveau. En passant par dessus le ballast, les rails et jusqu’à l’autre côté. On pourrait même tracer jusqu’au métro Rosemont orange. On pourrait même faire ça de nuit.
Puis,
quelques coups de téléphone, quelques Twitter, etc. Et une foule au petit matin qui bloque la voie. Toute la ville en parlera. Faut prévoir du café chaud pour les journalistes. On en parlera jusqu’en France… Yaura des hélicos. La police du CP. L’autre police. Du café et des beignes. C’est le CP qui appellera. La belle vie quoi!
On voit ici qu’Ubisoft, bien qu’il ait des intérêts n’est pas toujours en contradiction avec des gens du Mile End. Leurs préoccupations peuvent aussi être les nôtres. L’embellissement, la propreté, le maintient de la convivialité, le maintient des artistes et artisans, on ne le fera pas pour une grande entreprise, mais si ça s’inscrit aussi dans leur vision… Pourquoi pas le faire ensemble? Bien que Luc tu ais nommé les problèmes de stationnement et d’espace restreint… à part de la solution d’aller s’installer à Laval, ailleurs même à Chabanel , ils vont avoir les mêmes problèmes… On ne débarque pas avec 2000 voir 3000 employés dans un quartier sans casser des oeufs… (jean Perron).
C’est pas lui qui l’a dit, mais ça aurait pu!
Lorsqu’une entreprise comme Ubisoft s’installe dans un quartier désaffecté, elle s’attend à ce que sa présence revitalise au complet les alentours. Malheureusement, les entreprises du multimédia n’ont pas suivi le pas puisqu’elles sont confinées à d’autres pôles où les avantages fiscaux (et physiques) sont plus nombreux. Le Plateau ne peut pas aller à contre-courant, la tendance est trop forte.
Je crois que ton argumentaire était le bon. Nous ne jouons pas sur le même tableau que Chabanel. Notre avantage, celui prisé par les milliers d’employés d’Ubisoft, c’est d’être LE quartier où il fait bon vivre. Madame Hamelin ne devrait pas oublier que la vaste majorité de ses employés vit dans le Plateau et qu’ils se rendent à pied ou à vélo au travail. Tout gestionnaire devrait bien comprendre le sens de cette donnée. Il y a un facteur immatériel, lié à la qualité de vie de ses employés, qui peut rendre une entreprise plus compétitive. De plus, l’appropriation du quartier par les employés d’Ubisoft, provenant souvent de l’international, favorise l’intégration de ceux-ci, leur productivité et leur adhésion à long terme à l’entreprise.
Je ne dis pas que Ville St-Laurent n’est pas à la hauteur pour offrir une bonne qualité de vie, mais Ubisoft, ce n’est pas une usine de chaussures. Elle ne peut pas passer d’un quartier anonyme à un autre. C’est le type d’entreprise qui doit prendre en compte l’environnement dans lequel elle s’installe. Les artistes du Mile End, la qualité de vie pour les jeunes et un quartier axé sur le développement durable, voici l’environnement qui favorise l’émergence d’une entreprise qui se veut #1 dans le domaine.
J’arrête ici avant d’évoquer Richard Florida, j’ai trop de respect pour moi-même…
« D’ici-là il faut au moins que la question épineuse du passage par dessus la voie ferrée soit réglé ou en voie de l’être »: Bonne chance Daniel !
M. Ferrandez,
Je crois qu’il y a là une opportunité pour que le Plateau se trouve une voie à long terme. Des entreprises comme Ubisoft se lancent de plein pied dans la “virtualization”. Avec le parc Angus d’un côté et les anciennes usines où est installé Ubisoft en plus de tous ceux qui travaillent de la maison. C’est un effet de cuvette puissant puisque les employés ont une vie au centre et travailles en périphérie. À l’opposé du modèle Nord-Américain actuel.
Je n’ai pas de difficulté à imaginer des navettes électriques comme celles du 400e de Québec arpentant l’Avenue du Mont-Royal. Avec les BIXI, la proximité du Centre-Ville et de la cité du multimedia, McGill, ÉTS et UQAM. C’est l’endroit rêvé. Si près que le Taxi est presque futil.
Ubisoft a assez de levier pour aller chercher des fonds à de développement des réseaux d’innovation et vous soutenir dans vos discussions avec le CN.
Comme expliqué dans l’article, il faut 3 pôles: le privé, les universités et les gouvernements. C’est rare que les décideurs ont cette opportunité. En général, ils courent après les entreprises.
http://memagazine.asme.org/Articles/2009/November/Building_Place_Innovation.cfm
À Barcelone, ya le train de banlieue qui longe la Méditerranée. Comment accéder à la mer ? En passant par en dessous. Le couloir est en céramique, d’une largeur d’à peu près 4 mètres. Les trains nous passent sur la tête. Ça coûte tu cher un tunnel pour piétons ? Nous, on pourrais enfouir un gros tuyau en ciment, au nord du champ des possibles, vers le métro Rosemont… peint en orange, ça serait beau, non ?
Le problème avec un tunel, c’est la sécurité. Le problème avec un passerelle, c’est que personne ne va l’utiliser. Le problème avec un passage à niveau, c’est que le CP ne veut rien savoir!
Est-ce que Ubisoft a choisi notre quartier pour sa créativité ? il y a 10 ans, le plus grand nombre d’artistes au pied carré au Canada est le Mile-End. C’est encore le cas mais en décroissance. Comment partager notre espace sans vider notre richesse / diversité ? Toute l’industrie du jeu mondiale le dit, il y a un “je ne sais quoi” a Montreal pour sa force créative. C’est le mix du tout qui crée de la richesse.
Maintenant, il faut favoriser son accès sans nuire aux résidents déjà présents. Le stationnement est un enjeu certe mais les services publics de transport sont très efficace autout de Ubi. Plus de bus ? Plus de bixi ? Plus de metro ? Plus de transport en commun ? Plus de covoiturage ?
Qu’est-ce que les employés désirent eux ? très curieux de savoir avec sondage interne chez Ubi
Continuons la discusion !
Intéressant ce billet merci !
Pour ma part je rêve du jour où on va enfin procéder au dynamitage de tous les buildings présent dans la 4e photo (avenue de Gaspé).
Qu’est-ce que les employer desirent? Je peux te dire ce que moi je desire. Partir de Montreal. Ubisoft devrait se rendre compte qu’avec 3000 employer a venir, certain viennent de plusieurs region de Quebec et n’aiment pas la “METROPOLE”.
Pourquoi pas ouvrir un studio a l’exterieur de la ville… Pas Quebec mais l’Estrie ou les Laurentide. On endroit ou c’est possible d’elever une famille loin du bruit et de la polution…
un article tres interessant, je comprends bien la perspective europeenne que ici se passe apparament pas beaucoup. dans ces pays des sommes comparablement enormes sont investis dans des espaces publics, ca doit paraitre pauvre a mme hamelin. mais ce que je trouve est l’avantage ici, c’est la rapidite des decisions et implementation (une fois la politique est d’accord). au-de-la il parait que m. ferrandez a des bonnes idees inconventionelles qui sont pas cher!
dans le 4eme photo on voir bien les paves anciens. moi je le trouverais beau de les laisser sortir encore, c’est plus precieux que l’asphalte. et pour ceux qui se demandent pourquoi on a tellement des trous dans les rues apres chaque hiver, on voit aussi bien la response: ce 2cm d’asphalte sont pas assez. dans des pays avec le meme climat ou on met le 10cm, ca tient …
Il y a plein de grand immeuble à proximité. De vieilles manifactures qui pourrait très bien acceuillir d’autres bureaux d’Ubisoft. Faire ressortir un peu plus le cachet “plateau” dans ce secteur ne serait-il pas la solution? Il est vrai que de faciliter l’accès au métro est de mise. J’y pense, ce n’était pas vous, Projet Montréal, qui proposiez un tramway sur St-Laurent au lieu de l’avenue du Parc? Ça me paraîtrait un bel argument pour un investisseur dans le secteur…
Dame Hamelin, ainsi que tu la nommes, a passé les 10 à 15 dernières années à Montréal, et je peux te dire qu’elle est plus Montréalaise que Parisienne.
Sieur Ferrandez semble se targuer de sa grande connaissance historique et sociale du quartier, mais il me paraît quelque peu péremptoire et orgueuilleux !
Céline, est-ce que vous avez vu la moindre attaque ou le moindre dénigrement envers dame Hamelin dans mon billet ? Il me semble que c’est une perception injuste.
J’ai aussi eu l’impression, à la lecture de ce billet, d’une certaine condescendance envers la dame Hamelin. C’est certainement plus une question de style d’écriture - une écriture en mode directe sans trop de précaution - que de contenu.
Une chose est sûr : avec le peu de bénéfices additionnels qu’offre l’immeuble, le secteur et la mairie pour maintenir l’entreprise là où elle est et surtout pour soutenir sa croissance, d’autres sites un peu moins centraux mais avec de meilleurs potentiels peuvent mieux répondre aux besoins de l’entreprise. C’est dommage pour le Mile-End, mais c’est aussi ça l’attractivité d’un secteur par rapport à un autre.
Je ne pense pas que l’arrondissement, avec ses responsabiités limitées et bien encadrées puisse y faire grand chose.
Ah - si deux personnes considèrent que j’ai été condescendant avec madame Hamelin, c’est donc que c’est possible. Je ne m’obstine pas et j’offre mes plus sincères excuses. J’imagine que c’est l’expression «dame Hamelin» qui a accentué cette perception. Ce n’était pas une intention de diminuer; juste un mélange des genres; un badinage innocent pour égayer le texte; une évocation - ratée j’en conviens - d’une voyageuse investie d’une mission à une époque plus poétique que la nôtre. J’espère surtout que la principale intéressée n’en n’aura pas été blessée. Je demande pardon d’autant plus volontiers que madame Hamelin, qui m’est apparue à la fois humble et efficace, ne mérite pas une once de condescendance.
J’avoue que quand on lit “dame”, on entend tous dans notre tête “ma p’tite dame”… je sais pas trop pourquoi… À la relecture de votre billet, aucune condescendance notée.
Je n’y vois pas du tout de la condescendance (et je suis francais - quoique non Parisien ;-), juste un soucis du detail qui nous fait vivre la scene.
Ayant un ami travaillant a Ubisoft, je dois avouer que j’admire la facon dont les employes sont traites, sont incites a prendre le velo, a acheter des paniers repas bio…
J’ai toujours entendu dire qu’Ubisoft était bien impliqué dans le Mile-End et je pense aussi qu’effectivement, c’est une firme qui possède une approche intéressante au titre des relations humaines dans l’entreprise.
Cela dit, le succès d’une telle entreprise, dont la réussite est essentiellement basée sur la haute créativité de son contenu, relève d’une chimie fort complexe et malheureusement souvent volatile.
Grand chauvin devant l’éternel, en ce qui a trait au Plateau, je suis mauvais juge. Je demeure malgré tout convaincu que « l’alchimie » du quartier est un facteur important dans le succès d’Ubisoft. Déménager l’entreprise est un risque potentiel si l’on ne peut trouver un lieu comparable. Il me semble que cette compagnie serait un catalyseur parfait pour lancer la revitalisation d’une des grandes structures industrielle du secteur Maguire.
Je demeure persuadé que notre maire a su défendre très honorablement les mérites de notre quartier et souhaitons-nous que madame Hamelin opte pour ce milieu de vie unique et qui est promis au plus bel avenir.
Où habite Mme Hamelin?
Pour savoir où une entreprise va déménager dans le futur, il y a une recette infaillible. Trouvez où habite le boss. Invariablement la boîte va se rapprocher (peut-être pas en km, mais en temps de transport) de la maison du boss.
@ Christian… Ubi à déjà son studio à Piedmont dans les Laurentides depuis qu’elle à acheté Hybride.
Cependant, je suis pas sûr que la campagne paisible dont tu rêves resterait paisible très longtemps si toutes les entreprises de 3000 employés déménageaient là-bas.
-Xavier
Evidemment Xavier. Demenager 3000 personnes n’est pas une bonne idee. Cependant, avec 3000 employer, c’est facile d’en trouver 300 qui voudraient bien une meilleure qualiter de vie (meilleur selon les standard de chacun). Avec 300 personnes, on peut faire n’importe quel jeux AAA a gros budget ou presque.
Hybride est une belle option c’est vrai. Reste que c’est une entreprise contingenter. N’entre pas qui veut en demandant un simple transfers. Et l’espace de leur bureau est limiter aussi.
Bonjour,
Je passes tout les jours sur le terrain vague pour me rendre au métro rosemont.. il est sale et ne donne pas envie de s’y attarder.. Pas étonnant que les employés d’ubisoft se plaignent!
Mon avis serait de faire de plus petits travaux au lieu de ceux prévu… Un passage juste pour les piéton au dessus de la voie ferrée..et le réaménagement du terrain vague en parc … Pourquoi vouloir à tout prix y faire passer une route? Un joli parc avec une voie goudronnée qui part vers le métro Rosemont et qui rejoint la piste cyclable… Sans compter que le parc serait un plus pour la garderie d’ubisoft et les habitants!
Vous parlez de réaménagement durable.. un parc est toujours un plus… je ne vois pas l’intérêt de faire passer une route par là..à part rallonger les travaux qui n’ont même pas encore commencer!
De plus, il ne faut pas s’étonner que Ubisoft soit déçut! Si on se souvient des belles promesses faites par le maire de Montréal … les travaux devraient être déjà bientôt terminés…
Le lien piéton/vélo avec le métro Rosemont est la clef de toute la revitalisation du quartier, qu’importe Ubi ou un autre.
Le chemin existe déjà, mais ce chemin passe par un terrain abandonné et un stationnement en “garnotte” avec des clôtures en maille de fer à moitié arrachées. J’imagine donc que le tout est “privé”.
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici le chemin qui mène au métro Rosement depuis le quartier Saint-Viateur Est (c’est en google StreetView, alors il y a un petit délais de chargement ):
(vue sur “l’accès”)
(vue sur le chemin parcouru)
…suivi du fameux passage à niveau:
la piste cyclable est déjà présente de l’autre côté des voies :
…et la fin du chemin qui mène au métro :
Je ne puis qu’imaginer la complexité administrative d’implantation d’un passage à niveau piéton entre la Rue Du Laos et la Rue Des Carrières en plus de l’acquisition de certains terrains privés nécessaires à un tel projet, mais ceci permettrait de relier simplement ce quartier “mort” au métro.
À mon avis, si vous souhaitez faire revivre ce quartier industriel, donc potentiellement source de revenus supplémentaire pour Le Plateau, il s’agirait d’une solution quand même très simple, vu les enjeux.
pas facile…
test code XHTML: blog Luc
Désolé Luc pour le cafouillage XHTML.
Voici donc, pour ceux qui ne connaissent pas, le chemin qui mène au métro Rosement depuis le quartier Saint-Viateur Est (c’est en google StreetView, alors il y a un petit délais de chargement ):
Etape 1 : Vue sur l’accès
Étape 2 : Vue sur le terrain traversé
Étape 3 : Passage à niveau
Étape 4 : Piste cyclable sur ‘Des Carrières’
Étape 5 : ‘Rampe’ voitures/piétons vers le métro
…et précision : le chemin qui “POURRAIT” relier le quartier St-Viateur Est au métro Rosemont, car à l’heure actuelle, ce passage à niveau n’existe pas et les voies sont clôturées de part & d’autre.
Le seul passage possible se fait sous les voies, via le tunnel St-Denis, suite (dans le meilleur des cas) à une traversée extrêmement périlleuse de la rue St-Denis entre la Rue Du Laos (côté Ouest) et la Rue Hélène-Baillargeon (côté Est) :
tunnel St-Denis : traversée piéton
Je ne puis qu’imaginer le souhait de tout employé d’UbiSoft de déménager dans un quartier plus aisément accessible par métro.
1- Passage entre Métro Rosemont et Mile End
On travaille très fort sur ce dossier. Très difficile de convaincre le Canadien Pacifique. Nous allons y arriver parce que ce dossier est non négociable.
2- Terrain vague
Un comité se penche sur la question en ce moment même. Il s’agit d’un parc naturel qui favoriserait la biodiversité. Bien sûr, des aménagements favoriseront l’accès et le transit par ce lieu. La propreté des lieux sera une priorité.
Dites le pas au CP, mais les cyclistes & piétons accèdent au Plateau depuis la piste cyclable en traversant les voies au niveau Casgrain/St-Dominique (à Rosemont) pour atteindre Cloutier (sur Le Plateau).
Entre ça ou se faire écraser dans le tunnel St-Laurent…
Et puis, nombres de cyclistes empruntent le trottoir du tunnel comme alternative, rendant ce chemin dangereux pour les piétons.
Un passage à niveau piéton/vélo entre Des Carrières & Du Laos + l’aménagement du “terrain vague” pourrait résoudre ce problème en plus.
Je suis tout à fait d’accord avec Max : je dois me rendre à la garderie avec ma poussette .. Soit je passe par saint Laurent : les cyclistes me frollent et je ne parle pas de l’intersection DANGEREUSE au niveau de Bellechasse (les cyclistes ne nous voient pas à cause du mur donc nous rentre dedans). Soit je passe par Saint Denis puis la rue du Laos : encore une fois les voitures ne nous voient pas lorsque l’on traverse.. Il y a un panneau arrêt mais les voitures s’arrêtent bien après.
On a donné un avis sur un beau projet de terrasse sur le toît de la bâtisse de Ubisoft au CCU (Comité consultatif d’urbanisme) aujourd’hui… en développement cette entreprise, ne ressemble pas à une organisation qui déménagerait:) !!!
C’est pas pare que tu installes une belle terrace sur le toit de l’immeuble que toi, en tant que gestionnaire, tu ne décideras pas de déplacer ton monde vers un autre site si les besoins de développement en termes de force de travail et d’espace requis le requiert. Faut pas se fier aux apparances. Faut pas s’assoir sur ses lauriers !
Pendant ce temps, la conseillère P.M. du Sud-Ouest vote contre des projets de condo PARCE qu’ils contiennent une terrasse sur le toit…
http://projetmontrealsudouest.wordpress.com/2010/04/12/quelques-informations-sur-les-points-de-vue-que-j%e2%80%99ai-pu-apporter-lors-du-conseil-d%e2%80%99arrondissement-du-sud-ouest-du-6-avril-2010/
@ Cote-Pare:
“Enfin, j’ai noté depuis quelques semaines que de plus en plus de projets de construction prévoient une mezzanine et une terrasse sur les toits des immeubles. Je trouve que cet élément architectural n’étant pas initialement une caractéristique du Sud-Ouest, le PIIA devrait être utilisé pour refuser ce type d’option sur les bâtiments. L’objectif que je poursuis serait de tenter de limiter le développement des logements les plus chers et donc les écarts de revenus entre les citoyens de l’arrondissement.
Sophie Thiébaut, conseillère d’arrondissement, district de Saint-Henri/Petite-Bourgogne/Pointe-Saint-Charles.”
L’argument soulevé pas la conseillère PM est, à mes yeux, vraiment très faible. Dire que l’on doit invoquer le PIIA pou refuser la construction de terraces sur les toits sous le prétexte qu’il ne constitue pas un élément architectural caractéristique du Sud-Ouest c’est vraiment avoir une vision à courte vue. C’est bien évident qu’étant donné l’âge du patrimoine bati ça ne fait pas partie des caractéristiques, mais faut toujours bien tenir compte des changements de goûts et de l’impact de la mixité sociale au cours des 30 derières années avant de refuser un nouvel élément architectural.
Mme la conseillère aurait du approfondir son nalyse et s’inspirer de ce qui s’est fait depuis dans d’autres arrondissments avant de soulever ce faux prétexte.
Je remercie Mme la conseillère du Sud-Ouest pour avoir bien voulu répondre de mes commentaires dans le cadre d’un courriel. Le métier d’élue requiert un fort investissement en formation de toute sorte qui ne peut être assimilé en quelques mois.
C’aurait été intéressant de lire la-dite réponse…
J’ai fais quelques simulations d’utilisateur/payeur pour l’échangeur Turcot, en supposant que seuls les usagers de l’échangeur payeraient le surcoût.
Coût à financer : 4 milliards de dollars de 2010 (6 G$ coût du projet de Montréal – coût projet MTQ).
Trafic : 5 jours x 180 000 passages x 52 semaines = 46 800 000 passages par année
Taux actualisation : 5 % (perte de la valeur du dollar)
Amortissement : 50 ans.
Selon ces hypothèses : un tarif de 4,68 $ financerait le 4 milliards en dollars de 2010.
On aurait sensiblement le même résultat avec un tarif de 3 $ qui augmenterait d’environ 40 % à tous les 10 ans.
Tiens tiens tiens…
Un contrat de 246 649$ est octroyé à Pavage ATG pour la reconstruction de trottoirs, de bordures en béton, de construction de saillies et de mise en place de bordures en granite sur la rue Saint-Viateur. Ces travaux auront lieu sur le côté sud de la rue entre le boulevard Saint-Laurent et l’avenue de Gaspé. Il s’agit de la phase 2 de ce grand projet de revitalisation qui donnera un élan de dynamisme à ce secteur du Plateau Mont-Royal.
http://www.leplateau.com/Actualites/Politique/2010-09-03/article-1725268/Quelques-faits-saillants-du-comite-executif/1
Il s’agit du trottoir sud de Ubisoft. Perso, je n’aime pas beaucoup ce type de trottoir. J’aurais préféré de grandes saillies vertes (peut-être en transformant la rue en sens unique pour gagner de l’espace). Par contre, pour le granit, bravo. J’aime beaucoup et c’est plus résistant.
Guy
C’est la ville centre qui a payé et on a pas eu notre mot à dire dans le design final. J’ai proposé des modifs dans le sens du verdissement - qui ont été acceptées - mais pas les changements radicaux - il était trop tard, les plans étaient faits depuis longtemps - et on aurait perdu l’investissement s’il avait fallu les refaire et donc reporter les travaux. Par contre, nous avons demandé à ce que le trottoir sud soit construit en sorte que nous puissions l’élargir dans le futur en construisant des saillies vertes sur la rue. On verra ce que les gens veulent - comment le quartier évolue - comment ce qui a été construit vieillit bien ou mal. Pour le ôté nord par contre je trouve que ça n’a pas vraiment fonctionné : le verdissement est tellement délicat qu’il n’arrive pas à changer le statut de la rue qui reste plutôt minérale. J’aimerais bien qu’on ré-ouvre et élargisse ces mini-fosses. On verra.
C’est quoi déjà l’histoire sur les deux types de trottoir? Y’en a un qu’on peut élargir, l’autre non. Est-ce que les coûts sont pareils?