En 2001, au plus fort de la lutte contre la construction de l’autoroute Notre-Dame en tranchée, le ministre des transports Chevrette – qui ne venait jamais en ville sans son appareil photo (il y a tant de choses à voir) – est remplacé par Serge Ménard dont une des premières décisions sera d’inviter les opposants au projet à lui parler de leurs résistances.
À cette rencontre que j’avais la charge d’organiser, monsieur Ménard invite le responsable de la planification des travaux du MTQ pour la région de Montréal, monsieur X dont je tais le nom par sollicitude pour sa famille. Le monsieur prend la parole avec l’assurance de quelqu’un qui représente le gros bon sens. Il nous explique pour commencer que sa vie est un enfer tant il est souvent pris dans les bouchons. Je lui demande pourquoi il ne prend pas les transports en commun ; il me répond qu’il n’aime pas (pas qu’ils sont inadéquats dans sa ville ou que les horaires correspondent mal aux siens, ou qu’il les prend parfois quand son horaire le permet et que le trajet s’y prête – non, juste je n’aime pas). Je lui demande pourquoi son ministère n’a pas fait de travaux sur le potentiel de développement des quartiers Hochelaga-Maisoneuve et Centre-Sud en considérant une ouverture sur le fleuve ; il me répond que son ministère s’occupe du transport, pas de l’habitation. Je lui signale que le port à un endroit précis est trop étroit pour être utilisé à des fins portuaires et qu’on pourrait étendre le quartier jusqu’à la rive si on évite la construction en tranchée ; il me répond qu’il ne s’occupe pas des questions portuaires. Dans l’ascenseur, devant notre acharnement et notre détresse de voir que rien n’a été pensé pour défendre et mettre la ville en valeur, il me dit sur le ton d’une consolation – devant 5 témoins – vous savez, la ville, c’est surtout pour les étudiants et les immigrants. C’était le directeur de la planification pour Montréal. Il est toujours à l’embauche du Ministère – très haut dans l’appareil.
Abasourdi, je n’ai pas répliqué. Dieu soit loué j’aurais fait la grande erreur de dire des choses que j’aurais regrettées par la suite (comme le fait que selon moi le MTQ a toujours été dirigé par des attardés sociaux que seul le fantasme d’une retraite prochaine dans une roulotte en Floride garde en poste – au mépris de la douleur que génèrent, dans l’intervalle, les horreurs qu’ils construisent aux quatre coins de la province).
Maintenant, je réalise qu’ils ne sont pour rien dans l’œuvre de destruction qu’ils imposent partout où ils passent. Je réalise que ce n’est pas parce qu’ils n’ont aucune compréhension du territoire qu’ils sont si malfaisants ; c’est parce qu’ils n’ont aucune compréhension du territoire qu’ils sont choisis.
Disons les choses comme elles le sont, la dernière chose que veulent les ministres d’un gouvernement provincial ce serait un ministère du Transport qui aurait la faiblesse d’écouter le milieu. Pensez à combien se chiffreraient les demandes d’un tel ministère. Des gens qui auraient des yeux pour voir et des oreilles pour entendre auraient sans doute la faiblesse de proposer des routes qui passent dans l’arrière-pays au lieu de détruire les berges du fleuve ; des routes qui contournent des villages ayant un intérêt patrimonial ou architectural ; un échangeur qui permettrait de réinventer toute une partie de la ville. Toutes ces propositions nous obligeraient rapidement à conclure :
1) Que nous n’investissons pas assez dans la construction de nos routes ou que nous construisons trop de routes (entendu que la construction d’une route devrait nécessairement inclure la préservation et la mise en valeur du milieu qu’elle traverse et la maximisation des transports actifs et collectifs).
2) Que la seule façon de se doter de ce type d’infrastructures est d’en faire payer le coût complet aux automobilistes.
3) Que la plupart des automobilistes (donc la quasi totalité des Québécois) est bien assez mature et civilisée pour comprendre ça – surtout si on lui dresse la liste des lieux qui pourraient être préservés et mis en valeur.
4) Que les automobilistes montréalais ont les moyens de se payer des routes exceptionnelles – parce qu’ils sont nombreux. Et des échangeurs exceptionnels aussi. 4 million de passages par jour sur l’île à 2$ par passage x 365 jours ça rapporte 3 milliards par an. Un échangeur est bon pour un minimum de 40 ans. À 4 milliards de dollars, un échangeur de qualité ne représenterait que 3% des revenus des péages pour cette période. Ajoutons les coûts de maintenance on monte à 4%. Il reste bien assez d’argent pour financer d’autres projets majeurs, des tramways, des réseaux cyclables, un fonds de lutte contre la pollution, et, s’il reste du change, envoyer un bouquet de fleurs de condoléances à la ministre Boulet.

On en revient au fait que le meilleur deal, pour le bien de tous, sera toujours :
1) TC hautement développé;
2) Service Communauto mais à l’échelle Bixi sur l’ensemble de la Communauto Urbaine de Montréal.
Qui a dit que qu’un char devait appartenir à un individu, un couple, une famille ?
Henri Ford sûrement. Mais c’était dans un autre siècle ça !
@Philippe C
“Je suis un usager aguerri du vélo, pour en avoir fait même l’hiver.”.
Je vois qu’il y a du bon en vous Philippe, et ca me fait plaisir de discuter avec vous. Moi aussi ete comme hiver, c’est mon seul vehicule. Ca ne change rien qu’on soit dans un pays nordique, il suffit de bien s’equiper.
“Je pose la question: qu’est-ce qui devient nocif à prendre la voiture? La pollution? D’accord. Disons que ce problème sera éventuellement réglé avec les nouvelles énergies. Que reste-t-il alors comme problème? La congestion? Ce n’est le problème que de ceux qui la vivent.”
Vous parlez des voitures electriques? Pas des biocarburant (J’espere!).
La voiture electrique existe deja. Un ami en France dispose une voiture electrique depuis quelques annees (une serie limite de je ne sais plus quel constructuer Francais).
La voiture electrique deplace le probleme de la pollution aux lieux ou l’electricite est produite.
L’electricite est aussi sale que la ressource premiere qui la produit. Pour produire l’electricite supplementaire pour faire rouler un parc automobilque electrique Quebecois, il faudra construire des centrales nuclaires ou plus probablement des centrales thermiques au charbon…Au charbon, ca sera encore plus polluant, sauf que l’automobiliste ne s’en rendront pas forcement compte.
Pas la peine de penser aux eoliennes et autres car on n’est pas du tout dans la meme echelle de grandeur. Et puis seul le charbon offrira la flexibilite necessaire pour s’adapter aux variations de la demande. Meme topo pour l’hydrogene ou l’air comprime (pour produire l’hydrogene, il faut casser la molecule d’eau par electrolyse -> electrecite).
Voici un petit resume sur la voiture electrique fait par un energicien.
http://www.manicore.com/documentation/voit_elect.html
Votre deuxieme point a rapport avec les congestions: Et vous pensez qu’il n’y a que vous qui en souffrez. Les pietons souffrent egalement du bruit, de la pollution et du stress des automobilistes, et de leur enervement. Que vois un enfant de moins de 10 ans en ville? Des murs de boites metalliques.
Bon, et puis, vous ne trouvez pas ca laid, dangereux et cher?
Je comprend que pour se rendre a La Salveta-sur-Agoût, la voiture puisse etre indispensable, mais ici on parle de la voiture en ville. A montreal…
15 km pour me rendre au travail -> 35 mins a velo. C’est plus long a voiture a cause des congestions.
Dans la plupart des grandes villes, la vitesse moyenne d’une voiture est inferieure a 20 km/h. Si maintenant on ajoutte le temps passe a faire le plein, a la reparer, a chercher un stationnement, et a travailler pour payer sa voiture et l’essence, sa vitesse moyenne tombe a 6 km/h en ville [Ivan Illitch]. Super efficace comme moyen de transport!
En ce qui concerne les desagrements de l’usage de la voiture:
Oui la polution. Je rajouterais ceci:
- rejets dans la nature (73 millions de tonnes de CO2, 2 millions de
carcasses, 250 000 tonnes d’huiles, 90 000 tonnes de batteries,
400 000 tonnes de pneus, particules diesel, particules de soufre,
poussières fines, poussières mutagènes, aérosols, métaux lourd,
microsuies, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d’azote, dioxyde de
soufre, ozone, etc.) ;
- stress généralisé partout (à la ville et à la campagne) ;
- étalement urbain ;
- ségrégation sociale et spatiale ;
- concentration commerciale ;
- pics d’ozone, trous d’ozone, réchauffement climatique, fonte de la
banquise, disparition des espèces, érosion accélérée des côtes ;
- augmentation des cancers ;
- mortalité piétonne et cycliste ;
- traumatologie humaine et animale ;
- dégradation des biotopes ;
- paralysie des centres urbains ;
- dissuasion piétonne et cycliste;
- entrave à la chorégraphie piétonne et à l’expression de la
morphocinèse sociale ;
- encouragement de la convoitise sociale et des comportements
égoïstes et individualistes ;
- sédentarité et manque d’exercice (surcharge pondérale, diabète,
ostéoporose, alzheimer, problèmes cardio-vasculaires,
artériosclérose et athérosclérose, etc.) ;
- hécatombe de la faune sauvage ;
- pollution sonore ;
- épuisement des énergies non renouvelables ;
- pollution pulmonaire ;
- encombrement du domaine public ;
- coupure du domaine public ;
- ralentissement des transports en commun et leur relative
inefficacité ;
- dévégétalisation des villes ;
- masquage des individus derrière casques, carrosserie, mais aussi
vitesse, anonymasition et dépersonnalisation ;
- macadamisation à outrance de grandes surfaces du territoire
public ;
- échauffements urbains nocturnes localisés à cause de l’excès de
surface goudronnées qui emmagasinent la chaleur le jour et la
restituent durant les nuits estivales ;
… a suivre
…trop long a lister.
Je vous conseille de lire “Pour en finir avec la societe automobile”, telechargement gratuis: http://carfree.free.fr/pour_en_finir.pdf un super ouvrage qui se lit en deux trajets de 50 minutes.
.. pour les cyclistes de Copenhague.
A Copenhague, 37% des trajets sont effectues a velo. Le chiffre atteind 75% au centre-ville.
Au Québec, le vélo représente un peu plus de 1% des déplacements (1.6% sur l’île de Montréal et 6.5% dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal).
Alors pourquoi pas Copenhaguiser Montreal?
http://rouleravelo.wordpress.com/2010/02/18/velo-et-urbanisme-copenhague-fait-la-lecon-a-montreal/
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/283214/urbanisme-copenhaguiser-montreal
À lire cette liste, l’usage de la voiture est une véritable catastrophe … Elle est responsable de tous les maux !
M’enfin, on peut lui imputer bien des choses mais il faut aussi lui reconnaître certains mérites. Elle a tout de même son utilité.
@Guy.
La liste continue.
La catastrophe, c’est d’avoir laisse cet objet envahir nos rues, nos villes, nos vies.
On peut tres bien imaginer une ville ou l’utilisation de la voiture serait marginale. Comme je le dits dans une commentaire precedent, au centre ville de Copenhague, 75% des trajets se font a velo.
Si les pouvoirs ne l’imposent pas d’une maniere ou d’une autre: diminution des voies de circulation, pietonisation de rues, reduction de la vitesse, dos-d’ane, chicanes, etc.. on n’y parviendra pas car je ne crois que tres peu a la bonne volonte individuelle: On veut des routes, des autoroutes, des 3,4,5 voies, du bitume, des echangeurs, du stationnement, du gaz pas cher, pour certains de la voiture electrique. On a toujours de bonnes raisons de preferer la voiture.
Oui la voiture a son utilite. Quand je n’ai pas le choix (transport de marchandises, sortie a l’exterieur de Montreal) je prends le Taxi ou bien je loue une voiture Communauto.
Ca doit representer moins de 2% de mes trajets.
@Philippe C:
voila des statistiques pour certaines villes europeennes (dont copenhagen est a 36% pour des ‘commuting’ au travail):
http://en.wikipedia.org/wiki/Modal_share#Modal_split_in_European_cities
montreal est a 1.6% si je me trompe pas, compare au ~6% dans le plateau mont-royal. vous voyez, la difference est ENORME! meme chose pour le TC qui est inclue dans cette reference.
googlez aussi ‘copenhagen bicycle highways’: il y a qq chose d’inspirant a voir
Je viens de tomber sur une chronique récente de Yves Boisvert qui rejoint une bonne partie de ce que je ressens face aux réactions politiciennes municipales et des groupes de pression contre la RÉNOVATION de l’échangeur Turcot.
L’auto est un symbole puissant et concret de la liberté individuelle (ah cette maudite libaaarrté) qui donne bien de l’urticaire à ceux prônant un plus grand collectivisme… Partir où et quand on veut avec qui, n’importe où à n’importe quelle heure.. Certes, avec toute liberté vient des conséquences que chaque individu doit assumer, tel que perdre son temps dans un bouchon. Au final, l’individu DOIT impérativement pouvoir avoir le choix de choisir. Qu’on offre un TC efficace, soit, mais qu’on puisse quand même pouvoir utiliser sa voiture.
ESP
Je pense surtout que les gens quittent la ville, parce que la population est trop dense et donc qu’il y a peu de terrain avec une maison. Les gens vont en banlieue pour les grands espaces. La ville ne pourra jamais rivaliser avec cela et c’est normal. De toute façon, au fur et à mesure qu’on urbanise notre planète, malheureusement, les grands espaces se feront de plus en plus rare.
Je titille toujours lorsqu’on avance l’argument de la sécurité des enfants. Entre la voie de service de l’autoroute métropolitaine et la route 335 à La Plaine (Terrebonne), je vois peu la différence pour un enfant. Je ne vois pas non plus la différence entre la quiétude d’un rang de campagne et la 14e avenue à Montréal (peu importe le quartier où il y a une 14e avenue: P.A.T., Rosemont, Lachine, Lasalle). Et ultimement, il faut éduquer les jeunes et non pas les enfermer dans de la ouate, ce que fait en partie les autobus scolaires avec leur barrière et feux magiques qui n’incitent pas les jeunes à faire EUX-MÊME attention à un possible danger.
Bien que je puisse concéder que les automobilistes soient une grosse gang de sauvages à Montréal (les cyclistes et piétons n’étant pas non plus exemplaires), eh bien en cas d’accident, le piétons montréalais a un plus haut taux de survie que dans le Canada anglais (dommage que je ne retrouve pas où j’ai lu ça). Je m’explique: la courtoisie du Canada anglais a eu un effet pervers: les piétons sont habitués d’avoir systématiquement la priorité et donc d’abaisser leur vigilance en traversant une rue. Ils ne sont malheureusement pas à l’abri d’un automobiliste distrait. Et lorsque ça arrive, ça cartonne.
Qu’a-t-on fait à Montréal pour permettre aux piétons de traverser les rues et empêcher les voitures de tourner à droite? Au lieu de donner des contraventions et d’avoir une campagne de sensibilisation visant les automobilistes à cet effet, on a gaspillé des centaines de milliers de dollars pour rajouter la fameuse flèche verte sur les feux de circulation. On a encore pris le problème à l’envers. Et il y a tout l’effet pervers: je veux tourner à droite, la voie est libre, mais je ne peux pas à cause de cette flèche verte. J’attends. Pendant ce temps, à l’autre extrémité, un piéton s’engage dans ma direction. Au moment où la flèche disparaît, je ne peux tourner, car le piéton est arrivé à ma hauteur. Et puisque je dois lui céder le passage, je dois re-attendre alors que j’aurais pu tourner avant lui s’il n’y avait pas eu cette flèche.
Pour en revenir à l’individu et la voiture, un des problèmes avec communauto et le TC, c’est que ça nous force à PLANIFIER nos déplacements. Plus possible de partir sur un coup de tête, de surcroît à 3h du matin, pour Lévis, par exemple… Ça sent beaucoup la société planifiée dans laquelle “on” oblige les gens à passer là où “on” veut qu’ils passent et quand “on” le décide… Je pousse sur l’exemple, mais je suis sûr que vous saisissez l’image et surtout ce que je veux dire.
Pour améliorer l’offre du TC, il ne faut pas attendre qu’il y ait 25% des automobilistes qui passent au TC: personne, en premier moi, ne sera convaincu tant que le TC n’aura pas fait ses preuves AVANT et qu’il puisse répondre à la demande accrue AVANT. Sans quoi, ça donne pour conséquence ce qui se passe sur certaines lignes de train de banlieue.
La voiture serait une des plus grandes catastrophe économique? J’aimerais bien qu’on m’explique.
Par ailleurs, y en auraient-ils qui seraient nostalgiques du 2 jours de carriole que ça prenait pour faire Montréal-Québec? :-DDD
Cycliste alcoolique
Oui, pour l’hiver, il faut être bien équipé: j’ai encore ma paire de pneu “” d’hiver “”" pour vélo: gros pneus à crampons, n’ayant pas retenu le choix des pneus à clous, vu qu’à Montréal ça roule moins bien uniquement la journée qu’il neige: le lendemain, hop c’est déjà tout propre dans les rues. Les pneus à clou se seraient alors vite usés.
Je déteste les pistes cyclables, car elles me forcent à prendre un parcours (un peu comme le TC). Et c’est sans parler des intersections qui deviennent très dangereuse, surtout lorsqu’il y a des autos stationnées. Me voici donc sur René-Lévesque et Sherbrooke en heure de pointe et je suis encore en vie! Bien que je comprenne l’idée louable derrière les pistes cyclables, je pense qu’on manque la cible. Il est impératif d’obliger les usagers de la route à la partager et non pas à la compartimenter.
Les biocarburants sont effectivement une grosse farce environnemental en plus d’être pour la première fois de l’humanité un problème où les produits cultivés servent à autre chose que de nourrir des humains ou des bêtes. Quant à la voiture électrique ce n’est effectivement pas la panacée. Cependant, le rendement d’un moteur électrique est de loin supérieur à celui d’un moteur à combustion, donc économie substantielle d’énergie.
Voiture en ville. Mais où s’arrête la ville? Je veux dire: dans Rosemont, il y a peu de problème de stationnement et de congestion routière alors que c’est évidemment le cas dans le centre-ville. On pourrait dire que c’est ce qui explique la bonne déserte en métro… (?)
Votre grande liste des effets néfastes de la voiture est plus que discutable et ne relève pas exclusivement de celle-ci. En passant, le CO2, ce n’est pas un polluant.
D’où provient votre 75% des déplacements à Copenhague? Le lien de Stephan parle de 36%.
L’avantage indéniable que possède la voiture sur le TC, c’est la capacité de faire plus d’un endroit en peu de temps. Bref, le TC, oui… surtout pour la personne qui ne sort pas beaucoup de son quartier/de sa ville. Pour les petits déplacements, oui. Pour le reste, pas dans l’état actuel des choses.
@Philippe C
“D’où provient votre 75% des déplacements à Copenhague? Le lien de Stephan parle de 36%.”.
J’ai dits le 30 avril 2010 à 11 h 00 min
A Copenhague, 37% des trajets sont effectues a velo. Le chiffre atteind 75% au centre-ville.
c.f.
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/283214/urbanisme-copenhaguiser-montreal
“L’avantage indéniable que possède la voiture sur le TC, c’est la capacité de faire plus d’un endroit en peu de temps. Bref, le TC, oui… surtout pour la personne qui ne sort pas beaucoup de son quartier/de sa ville. Pour les petits déplacements, oui. Pour le reste, pas dans l’état actuel des choses.”
Bon, oui la plupart des trajets en ville font moins de 10 km, c’est 20-25 mins a velo.
Mais dans mon entourage, rares sont ceux qui ne prennent pas la voiture pour les faire (meme si le trajet suit une ligne de metro).
Pour sortir de la ville: Communauto, meme sur un coup de tete. Je peux reserver sur internet et trouver une voiture en moins de 5 minutes. Si je suis dans la rue: je peux trouver une voiture en telephonant (si je trouve un telephone car je n’ai pas de cellulaire of course!).
Mais, le desir de sortir de la ville pour aller prendre l’air frais, ou meme pour y vivre est cause par les nuisances de la voiture en ville. Si une partie de la place reservee aux voitures au centre ville (rues, stationnement, garage, parking, carrefours, soit au moins 50% de notre espace) etait convertie en espace de vie de jeux , de rencontre et de detente, la qualite en ville serait grandement amelioree, et moins reverait de posseder un grand jardin en banlieue.
T’as ben de l’allure mon cher Philippe C. J’admire ta façon de raisonner. On voit bien que t’es équilibré dans les deux sens que se poursuit cette discution.
Au fil des ans j’ai bien compris que l’être humain est en majorité bipolaire avec le plus souvent des phases de manie et qu’il a surtout tendance à se surévaluer et monter aux barricades en paroles alors qu’en gestes c’est tout à fait autre chose. Je suis convaincu que plusieurs ici viennent gueuler en faveur de l’environnement mais que la plupart d’entre eux ne recyclent pas, ou le font de travers en mettant dans leur bacs de recyclage plein de cossins qui ne se recyclent pas ou encore sortent leurs bacs le mauvais jour et leurs papiers volent au vent et se retrouvent partout chez leurs voisins. Les ceux et les ceuses qui mettent le styromousse dans leur bac ou encore des plastiques qui ne se recyclent pas en passant par la tite-caissette de clémentines et les boîtes à pizzas et de poulet St-Hubert souillées de sauce et de gras. Ceux qui empilent une par dessus l’autre toutes les boîtes des produits qu’ils consomment comme pour montrer c’est quoi leur standing alors qu’ils devraient tout écraser et tout coincer dans leur bacs de recyclage pour ne pas que ça parte au vent. Je suis certain qu’il y a ici des dizaines de gens qui viennent gueuler et qui achètent à la caisse des petites maudites bouteilles d’eau en portion individuelle mais ausi des belles bouteilles d’eau minérale qui voyagent en avion sur des dizaines de milliers de kilomètres. Puis d’autres qui boivent des jus et mangent des yogourt en portion individuelle ce qui génère beaucoup de pollution. Puis les bios qui achètent des boîtes de soupe aux légumes provenant de la Californie ou encore des produits préparés, bio ou pas, emballés à outrance parce que trop paresseux ou trop occupés pour se faire à manger ou encore vouloir prendre le temps de le faire. Puis il doit bien y en avoir qui consomment à outrance toute sortes de biens parce que la bipolarité dont ils souffrent les porte à être excessifs et à vouloir se faire plaisir parce qu’ils sont seuls et pas trop heureux d’être sur cette planète à cause de justement tous les irritants qui les entourent et les obsèdent au plus haut point plutôt que tenter de vivre avec et ainsi va la vie…
C’est vraiment du n’importe quoi par moment ce qui s’écrit ici. On discute de toutes les habitudes de consommation de la populace “bipolaire” alors que le sujet est “supposé” être le tansport urbain.
Vraiment n’importe quoi !
@Forest.
C’est connu, c’est ceux qui gueulent le plus forts qui font generalement le moins.
Suis-je vise?
Apres, bon, mis-a-part que tres certainement certains recyclent mal, je ne vois pas tres bien votre point.
Pour les produits bio, je vous rejoins. J’achete Bio, et c’est fou comme ca ne va pas forcement de concert avec ecologie. Si on ne fait pas attention, on achete des produits qui ont parcourus plusieurs milliers de km, avec emballage, sur-emballage puis empaquettage.
Luc Forest,
Peux-tu prendre ta tite pilule stp. ;0)
C’est à cause de ceux qui recyclent mal et qui ne comprennent rien, ni du cul ni de la tête, que la ville de Montréal a l’air d’une grosse cochonne et c’est pour ça que le monde s’en va ailleurs, en banlieue par exemple. Parce que le monde en peut plus de voir leurs voisins cochonner tout le temps. C’est pour expliquer que être écologique, c’est avant tout dans son bac que ça se passe mais aussi dans sa façon de consommer. Alors tous ceux qui ne sont pas capable de se plier à ces plus que rudimentaires comportements se retirent du dossier de l’échangeur Turcot.
Je pense qu’il y en a bien d’autres que moi qui ont besoin d’une tite-pilule et plus qu’une. Entre-autre et surtout celui qui me dit d’en prendre une parce que d’après moi je lui ai touché la corde sensible à celui-là. J’aimerais bien voir le bordel dans son bac de recyclage à celui-là… Quelle adresse que j’aille chequer ça pour voir?
@Luc Forest
Vous reduisez l’ecologie a la maniere de recycler et aux papiers gras qui volent au vent?
“être écologique, c’est avant tout dans son bac que ça se passe [..]”
Waoo. ca serait un peu trop facile non? Donc selon vous on peut posseder, plusieurs voitures energivores, piscine individuelle, climatiser ou chauffer a outrance, ce n’est pas grave tant qu’on range bien ses dechets dans le petit bac vert?
@Luc Forest.
Bon vous faites une fixation.
Mon cher cycliste alcoolique pas qu’aux papiers mais à la manière de consommer et de remplir son bac de recyclage. Quand les bacs débordent tout le temps et que tout revole au vent pour s’éparpiller dans l’environnement c’est peut-être parce qu’on consomme trop et mal. Je pense que l’homme, l’être humain, le Montréalais, qu’il soit du Plateau, ce sont les pires pour conchonner parce que ça consomme en titi c’te monde-là, St-Henri, ou Hochelaga, rien à faire, ça comprend pas… Donc si l’homme n’est pas en mesure de bien gérer son bac de recyclage et qu’il ne lui vient jamais à l’idée que si c’est sale c’est à cause de sa façon de faire, bien ce même homme ne peut pas comprendre l’environnement ou en a une fausse idée comme vous semblez ici si bien vouloir me le reprocher.
@Forest,
Je vois.
Comme d’autres ici sur ce blogue font une fixation sur la POLLUTION j’en fais une moi aussi. Chacun son trip n’est-ce pas? Moi ma job c’est de torcher Montréal pour que ce soit beau et propre alors si vous pensez que j’en vois pas des vertes et des pas mûres vous n’habitez pas la même ville que moi et probablement pas la même planète non plus.
Désolés mais à travailler tous les jours depuis plus de 20 ans à embellir, nettoyer et verdir Montréal dans plus de 6 quartiers différents, je peux comprendre que les gens aillent s’installer ailleurs et qu’il est important pour eux de pouvoir venir travailler à Montréal pour que la ville puisse se sortir de la déchéance dans laquelle elle est plongée depuis tant d’années. Il est donc important que des transports en commun efficaces et rapide puissent contribuer au développement de Montréal par le biais des travailleurs qui l’ont désertée. Mais arrêtez-moi le discours de vouloir mettre tout le monde à vélo et au transport en commun.
@Philippe C:
on doit faire attention de ne pas comparer poires et pommes:
le figure de 36% doit etre pour la ville entier copenhagen (ou peut-etre l’agglomeration? voir le lien) et ne compte que les deplacements pour le travail (la definition de ‘modal split’). cependant cycliste alcoolique parlait d’une figure de deplacements en centre-ville (ca inclut les pietons?). 75% est surement impressionante, mais il y en a par exemple des centre-villes en europe qui sont entierement ferme aux voitures. dans une environment agreable ca a tellement plus d’allure de se deplacer en velo …
Non 75% represente apparemment le pourcentage des deplacement faits a velo au centre-ville.
(c.f. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/283214/urbanisme-copenhaguiser-montreal).
C’est vrai que c’est impresionnant.
Je ne connais pas Copenhague, mais assez bien Amsterdam ou le velo est maitre en ville.
@Forest
“Mais arrêtez-moi le discours de vouloir mettre tout le monde à vélo et au transport en commun”.
Non, je sais bien que cela est impossible, mais si au centre-ville de Montreal + Plateau, on arrivait a atteindre le chiffre de 75% comme a Copenhague, ca serait bien non?
@cylcliste alcoolique:
le desir de sortir la ville, ca touche une corde. je trouvais ca toujours flahi qu’il faut sortir de montreal dans une voiture, pour voir de la nature, de la calme, du vert. et en voiture on ajoute a tout ca qu’on veut pas … mais a montreal, je me sens comme imprisone.
je reve d’une ville ou on a assez de la nature, et surtout pas amenage clean comme dans des parcs, ou il n’y a pas du bruit, mais on entend des enfants jouer, ou on sent des fleurs au lieu de la pollution. j’ai l’espoir que ca soit possible, comme on voit dans des exemples des nouvelles banlieues creees en europe, sans compromettre la densite qui nous permet la diversite et la proximite des services au meme temps. oui, c’est sur que on vit plus longtemps dans des villes occidentaux, mais avec quel qualite de vie? et un gros part des ‘maladies de la civilisation’ sont dues a ca.
en tout cas, chaque metre cube de beton coule, nous eloigne de cette future
@cylcliste alcoolique:
si on arriverais jamais a 75% au plateau, on pourrait ferme 2 rue sur 3 aux voitures et pousser l’herbe dedans!
Je vais travailler tous les jours à vélo et il est très périlleux de le faire par endroits mais aussi à l’ensemble des rues de Montréal. Les rues et pas qu’elles, les pistes cyclables également, sont souvent dans un état lamentable. Va pour les rues parce que les voitures y circulent aussi mais les pistes cyclables elles avec des trous, des bosses, des creux… Ceux qui font du vélo à Montréal le font depuis longtemps ou l’ont toujours fait et ils savent être prévenants devant les affaissements de chaussée, les nombreux trous et nids-de-poules ou encore les fissures en toile d’araignée qui te shakent le corps et te mettent les poignets à l’épreuve. Comme pour le transport en commun qui doit être amélioré les circuits cyclables et routiers ont également besoin d’être en meilleur état surtout si on veut que de plus en plus de gens puissent se véhiculer à vélo pour venir en ville. Mais ce n’est pas donner à tout le monde de le faire. Il y a dans ce monde: des obèses, des gens avec des capacités physiques réduites, des mères monoparentales qui doivent passer chercher les enfants à l’école et la garderie et des pères aussi, de jeunes couples bien occupés pour qui la gestion du temps est importante, ceux que j’appelle les mères et les pères courage parce qu’ils ont un horraire chargé et la lourde tâche d’être parents, puis il y a aussi les personnes agées. Si on fait le calcul de tout ce beau monde et de tous ceux qui pour d’autres raisons ont à utiliser leur voiture parce que c’est leur outil de travail ou parce que le transport en commun qui pourrait leur servir est de bien piètre qualité ou ne répond pas à leur horraire de travail et ou parce qu’il leur prendrait 3 fois plus de temps pour aller au boulot et en revenir et je les comprends, bien si on fait tout ce calcul, ça fait du monde à la messe et là on ne parle pas de ceux qui n’ont jamais utilisé le TC et qui ne l’utiliseront jamais parce qu’ils ont le cul bien collé à leur banquette de voiture et les mains tout autant collées au volant. Tout ce beau monde si on lui donnait la possibilté d’utiliser des voies réservées parce qu’il transporte 2-3 passagers et plus, voire même, une gratuité pour leur bon geste, ça serait déjà un début. Puis si on organisait dans toutes les municipalités un service volontaire de covoiturage bien rodé et qu’on sensibilisait les gens à partager leur voiture ce serait aussi un pas en avant vers un changement de comportement. Comme pour les Eco-Quartier, qui font de la sensibilisation pour que les gens recyclent, (ma fixation), Amigo-Express lui pourrait se voir donner le mandat d’organiser des banques de covoitureurs dans la périférie du Montréal métropolitain. Il y a beaucoup de moyens d’y arriver mais ça ne peut pas se faire en criant ciseaux et en éliminant le béton et l’asphalte pour entrer ou sortir de Montréal.
@cycliste, a propos du désir d’avoir une ville nature
Moi aussi ca me fait toujours bondir comme argument, si tu veux voir du bel espace prend ton char et va au Québec…
D’autant plus que c’est profondément injuste socialement vis à vis de certaines catégories de population : j’ai 10 ans et pas de voiture, alors pas de nature ?
Ca marche aussi pour les personnes agées…
^^
Je ne sais pas si on doit se fier à ce sondage mais Montréal avec sa 120 ième position, ça en dit long longtemps. Calgary, heuk! 27 ième place. Quand on dit que les gens sortent de Montréal pour aller vivre ailleurs c’est sans doute parce qu’il y a un problème et que ce problème a vite besoin d’être réglé.
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/100429/nationales/villes_classement
@Stefan et Fabrice.
En Europe, ils existent de nouveaux quartiers, sans voitures, éco-responsables et très autonomes énergétiquement. Pourquoi pas à Montréal!
@Luc
On s’entend sur pas mal de points finalement!
Bonne soirée
Mais tout à fait qu’on s’entend pas si mal que ça cycliste@alcoolique. Je suis malgré tout pas mal ouvert à bien des propositions sauf que je suis plutôt du genre réaliste, modéré, terre-à-terre ce qui fait que je ne fais pas trop dans les idées de grandeur…
Pour ceux qui auraient manqué le rappel de Louise Harel :
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PRESS RELEASES 4/30/2010 12:30:00 PM
Hausse de 1,5 cent de la taxe sur l’essence: “À quand des péages, M. le Maire ? ” - Louise Harel
MONTRÉAL, le 30 avr.
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MONTRÉAL, le 30 avr. /CNW Telbec/ -
“La seule véritable option pour financer le Plan de transport de la Ville de Montréal, c’est le péage régional”, a affirmé la chef de l’Opposition officielle à l’Hôtel de ville de Montréal, Louise Harel.
“Il est louable que le gouvernement du Québec accepte d’octroyer, dès le 1er mai, aux 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), le pouvoir de récolter quelque 53 M$, par année, à même la hausse de 1,5 cent de la taxe sur l’essence, pour financer le transport en commun”, a-t-elle ajouté. “Toutefois, ce qui est désolant, c’est que ces revenus serviront tout juste à payer le déficit d’exploitation de la Société de transport de Montréal. Le maire se contente de peu et il ne parle plus d’implanter un véritable mécanisme de financement pour la réalisation du Plan de transport, alors qu’il y a urgence d’agir”, a poursuivi Louise Harel.
Coût du Plan de transport : 240 M$ par année pendant dix ans
Le Plan de transport, adopté depuis près de deux ans déjà, requiert des investissements majeurs. “Se donner les moyens de nos ambitions, c’est accepter d’investir, au chapitre du transport, environ 240 M$ de plus qu’en 2007, par année, pendant dix ans, afin de réaliser les 21 chantiers du Plan. Cette somme équivaut d’ailleurs uniquement à la part de la Ville de Montréal”, a indiqué Louise Harel.
“Selon nous, la solution logique qui s’inscrit dans les principes du développement durable se révèle toujours l’instauration d’un péage régional, que le maire de Montréal s’était engagé à réaliser en campagne électorale”, a indiqué le conseiller de ville du district du Vieux-Rosemont et porte-parole de l’Opposition officielle en matière de finances, Pierre Lampron.
Le mirage d’un péage urbain
Cela fait désormais près de deux ans que les Montréalais devaient avoir en main une série d’études pour bien documenter les différents scénarios de financement du Plan de transport, particulièrement celui d’un péage. Voici un court rappel des engagements du maire de Montréal à cet effet :
<>
Force est de reconnaître que ces affirmations ne sont que v¿ux pieux, car rien ne laisse entrevoir l’instauration prochaine d’un réseau de péage régional, alors que cette forme de financement est également avantageuse au plan environnemental.
Face à l’urgence d’agir, l’Opposition officielle presse l’administration de développer un réseau de péage régional. “C’est pourquoi, à la séance du conseil de ville du 17 mai prochain, nous déposerons une motion réclamant que la Ville de Montréal s’engage à procéder rapidement à l’étude d’implantation d’un péage régional et que l’administration informe les membres du conseil de ville de la stratégie de financement du Plan de transport lors de la séance du 14 juin 2010″, a conclu Pierre Lampron.
Vous êtes très intéressants à lire, les coqs, continuez de vous picosser ainsi, on apprend beaucoup de choses, des fois on en apprend même sur le sujet discuté.
Que veux-tu Christine,
Les nids-de-poule ça nous obsède ;0)
Cycliste alcoolique
L’article du Devoir est fort intéressant.
Je suis tombé par hasard sur celui-ci. Quand le meilleur des transports d’une ville est le vélo, on est vraiment dans un autre monde.
Malgré que je sois “bien” desservi par le TC, pour les raisons que j’ai précédemment expliquées, je continue à faire le choix de prendre ma voiture pour la seule et unique raison qu’une journée ne possède que 24h et que je suis en mesure de gagner une bonne heure par rapport au TC. Même pour aller faire l’épicerie, car même si je vis seul, j’ai horreur à devoir passer chaque jour à l’épicerie (quelle perte de temps). Je fais donc une grosse commande par semaine. Il y a un temps, je faisais ça à vélo, possédant la classique caisse de lait à l’arrière. Mais je devais apporter également mon pack sac d’expédition. Tsé, à un moment donné, là, on se casse le bécycle pas mal pour rien (sans parler du fait de risquer d’écraser les oeufs… arf!!!). D’autant plus que l’été, lorsqu’il fait 30°C, le 10 min de vélo suffit pour défraîchir les fruits et légume, sans parler des dangers pour la viande. Enfin, tout ça pour dire que je ne fus jamais de mauvaise foi et que j’ai bien tenté d’être urbain, mais que voilà, en bout de compte, le côté pragmatique, et surtout, la liberté individuelle l’emporte sur tout le reste.
Plusieurs prônent la proximité des commerces pour limiter les déplacements. Malheureusement, les petites boutiques de quartier, épicerie comprise, sont généralement plus cher, ou alors, il y a un manque de choix d’articles. C’est bien beau l’environnement et tous les beaux principes, mais s’il faut que je m’appauvris pour “faire ma part”…
Même si le 50% d’asphalte était converti en verdure, le centre-ville demeurerait laid parce que ses grattes-ciel oppressent et cachent le soleil. On pourrait toujours mettre des miroirs pour dévier les rayons du soleil jusqu’au sol :-DDD… arf!!! Je le concède: la qualité de vie au centre-ville serait par contre nettement améliorée. De toute façon, personnellement, j’ai rarement à faire au centre-ville. Et lorsque je le fais, c’est la plupart du temps en TC. Mais il y a toujours des exceptions: quand il faut que je passe prendre 25 kg de câble électriques, je me vois mal de les transporter en métro.
Luc Forest
L’enjeu du recyclage est bien complexe et souvent mal compris. Peut-être voir même futile?
Google vidéo. Je ne dis pas qu’il faut prendre ce vidéo pour du cash, mais disons que le point de vue américain est très intéressant et que ces 29 minutes valent la peine d’être regardées.
J’ai d’ailleurs l’impression que le bac vert a déresponsabilisé les gens: ils ont la conscience tranquille du moment qu’ils le remplissent et pensent que le Québec est champion en la matière alors qu’il est sous la moyenne canadien.
Fabrice Leconnard
Ça vous fait bondir qu’il faille prendre la voiture pour côtoyer les grands espaces verts? Mais c’est un fait. La nature et les grands espace verts sont à l’opposé de la densité urbaine. Le TC rimant avec densité urbain, il est clair qu’il y a peu d’offrir pour aller dans le fin fond du bois.
Injuste socialement parlant? Si je comprends bien, puisque cela est “injuste”, on devrait interdire à TOUS l’accès puisqu’il y en a qui n’y ont pas accès? Le 4k$ à 6k$ que je dépense chaque année pour mon véhicule, c’est un choix que je fais. Ce choix doit pouvoir me permettre d’avoir accès là où je veux aller, non? Et de toute façon, puisqu’on martèle depuis le début du fil le TC, ces gens-là n’ont qu’à le prendre, quitte à ce que la fin de leur trajet se fasse à dos d’âne et que ça leur prenne 2 jours pour arriver à bon port…
André dit le boulanger
Encore, une taxe. On alourdit encore le fardeau fiscal d’une partie des contribuables. Quand est-ce qu’on va parler de diminuer ce fardeau-là, là? Ah mais je le vois bien le raisonnement: ils ont les moyens de payer: qu’ils paient!
Ce que je constate: le Québec est l’état nord-américain le plus taxé (malgré ce qu’en disent Godbout et Lisée - ils ne tiennent pas compte de la dette) et est en même l’état le plus pauvre. Comme on dit, le Québec est riche en pauvre et pauvre en riche. 1+1 = 2 ? Ah, mais paraîtrait-il que ce qui compte, c’est d’être heureux (cf Raymond Bachand).
***
Tout ça fait un grand détour par rapport à Turcot. Mais ceux qui prônent l’amaigrissement de Turcot passent par ces arguments. Il faillait donc les aborder un peu ;-). Et puis les échanges sont bien agréables malgré les divergences, ce qui incite à écrire!
Si 100 % des montréalais appliquaient tes principes, cher Philippe, tu pourrais même pas déparkiner ton char tellement les rues seraient congestionnées. C’est parce que des gens voient et vivent la ville autrement que tu peux encore te déplacer si aisément dans Montréal et ainsi vanter les mérites de la libre circulation automobile.
L’amélioration du déplacement du char individuel passe par l’amélioration du déplacement du char collectif . C’est évident non ? Donc, en priorisant le transport des grosses boîtes de sardines c’est le contenue de la tite boîte de sardine qui va en profiter. On pense à ton confort futur mon cher Philippe. Tu devrais nous remercier. N’oublie pas que demain matin, que l’on fasse n’importe quoi, il y aura encore plus de charrettes en ville et après demain encore plus. Malgré les apparences, la ville est en croissance pas en décroissance.
En ce qui concerne le péage sur les autoroutes, c’est une simple question d’équité.
Je prends le métro : je suis tarifé.
Tu prends la route : tu es tarifé.
Moi, quand je veux un traitement de faveur, je m’attends à payer un paiement de faveur.
Actuellement, c’est l’inverse qui se produit.
Il est grand temps rééquilibrer le plateau.
TC et campagne : c’est possible et souhaitable !
Avant, on avait accès à la campagne, Laurentides comprises, par l’autobus et le train.
Maintenant, l’autobus est plus rare et dessert moins d’endroits, et le train a pratiquement été éliminé pour les autoroutes. Lè=à aussi, il faudrait freienr l’automobile et augmenter le TC, le train en particulier. Je prends l’auto pour les Cantons de l’est, mais je suis bien désolé que le train ne soit pas disponible.
On a déjà vu l’effet des récentes dessertes de banlieues de Montréal. Il faut étendre le réseau.
Michel
@Philippe
Vous aurez mal compris : ce qui me fait bondir c’est pas que les riches puissent se payer plus de trucs que les autres, ce qui me fait bondir c’est l’idée de reporter sur l’individu un problème dont la solution -selon moi- ne peut qu’être collective : si les pauvres ne peuvent pas se payer de voir la nature, alors nous devons collectivement construire une ville agréable pour TOUT LE MONDE. (Je dis riche et pauvres mais c pour simplifier).
Je profite tr`s bien du char et de la verdure lointaine quand j’en ai l’envie.
Et concernant la tarification des routes.
La situation actuelle c’est qu’il est toujours question d’un “déficit” des TC dans le sens où dépenses > recettes, moi c’est un raisonnement que j’ai du mal à comprendre qu’il ne soit pas appliqué aux routes. C’est combien le déficit du réseau routier ?
L’idée c’est que “les routes ca sert à tout le monde”, ce qui est tout à fait vrai. Cependant, si j’utilise le TC deux fois dans la journée, je paie plus que celui qui l’utilise 0 fois en faisant ces deux trajets en voiture, pendant que moi je paye aussi pour les routes (puisque que ca sert à tout le monde).
L’idée c’est juste dire dire que tout le monde paye les réseaux (TC ou route) et qu’ensuite chaque utilisateur paie un peu plus fonction de son usage. (et je suis prêt à payer le surcout du péage sur les produits transporté par camion).
Effectivement c cool d’écrire
@fabrice: quel bonne idee qu’on paiera le surcout pour les produits transporte par camion!
pour sortir la discussion dans une autre tangente: si les camions paieraient par km (comme on autriche dans les autoroutes, par exemple) on en voyait beaucoup moins chez nous dans le plateau. chaque jour il y a des mega-camions pour livrer souvent juste qq boites au depanneur, on en pourra remplacer par des plus petits fourgonnettes j’imagine (comme ca fonctionne ailleurs aussi).
et croyez-moi, ca derange pas mal quand ils font des 10 minutes de laisser rouler le moteur en vide cependant je travaille a cote dans mon bureau. mais qu’est-ce qu’on peut faire contre ca? ca me semble, comme citoyen on a aucun pouvoir la-dedans (meme si il y a des lois contre le bruit, ou c’est clairement interdit). et on se demande pourquoi on a tellement des nid-de-poules? dans des autres villes les camions sont tres restraints
@philippe:
vous disez que vous aimez chercher des epiceries moins cher que dans votre quartier …
personnellement, je suis dans le bonne situation que je mes trajets (au velo, tout l’annee) traverse l’enterite du plateau et une partie de la centre-ville. comme la ville nord-americaine est carre, ca me permet de arreter le velo vite directement avant n’importe-quel epicerie et je fais ca 2-3 jours par semaine, tout rentre dans mon sac-a-dos. ca me compte un peu comme temps de detente apres le travail et pas comme temps perdu (comme si je ferais les courses expres). comme j’aime chercher les choses et les specialites un peu partout, je pourrais pas imaginer de faire ca a TC ou voiture. en plus, meme si les choses pourraient etre moins cher dans des quartiers moins centraux, les prix des fruiteries que je frequents est normalement en-dessous de ce que je vois dans des supermarches genre IGA, metro.
mais ce que me vraiment etonne recemment est un statistique que j’ai vu sur les depenses d’une famille canadienne moyenne, au rapport de la bouffe et de transport. c’est un peu pres $8000/annee pour chaque de ces deux. on se rendu compte que meme on se paie peut-etre un peu de luxe avec la bouffe qu’on mange (bio, imports europeens, etc.), mais on depense presque rien pour la categorie de transport! avec entretien des 2 velos, communauto 1-2/mois et qq mois du TC pour ma blonde et qq billets TC pour moi comme je prefere le velo et notre vie quotidienne se passe tres locale (diametre de velo 30min.), c’est peut-etre un quatrieme de depense moyen!
pour en conclure qu’il fait peut-etre pas beaucoup de sens de chercher le moins cher ailleurs en depensant pour l’essence (ce qu’on voit pas immediament)
mais je vois bien, philippe, que tu nous livrent pleins des arguments pourquoi la voiture est indispensable, et meme ces arguments sont toujours tres subjective et tiennent pas pour des autres, je trouve que ca nous montre bien la mentalite et les problemes qu’on a autour de ce sujet.
pour prendre plus de comprehension, j’aimerais tourner la discussion de la defense vers le positive et te demander que exactement, de ta perspective, ferait un mode de transport public, qui t’inciterait de delaisser ta voiture, ou quoi soient les conditions, dans lesquelles tu prendrait ton velo!
Le débat ne s’oriente-il pas top selon l’idée qu’il n’y aurait que deux façons de circuler ? Tous en voiture ou bien tous à pied ou à vélo quelque soit le lieu ou l’heure. On doit reconstruire l’échangeur Turcot et non pas le SUPPRIMER. Cet échangeur sert en grande partie à faire circuler des gens des banlieues qui vont travailler en ville et rentrent chez eux le soir. Il y a certainement moyen de faire circuler une partie de ces gens autrement qu’en voiture et peut-être plus agréablement et pourquoi pas plus rapidement. Quant aux inconditionnels de la voiture ils pourront encore avoir les mains sur leur volant !
C’est cela qui est intéressant avec le projet de la ville : il offre une perspective de déplacement urbain plus variée, mieux intégrée et plus écologique en autant que l’offre de transport en commun compense largement la diminution des voies de circulation. Richard Bergeron, l’autre jour à l’émission de Christiane Charrette, rappelait que lorsqu’on a ouvert les trois stations de métro à Laval, on avait prévu un surplus de 15 000 personnes par jour la première année et il y en a eu 30 000 soit le double. Cela veut dire que lorsque l’offre de TC est là, on l’utilise. Cela veut aussi dire autant de voitures en moins sur les routes et donc moins besoin de voies de circulation supplémentaires. On obtient une ville nettement plus conviviale que le gros aspirateur à voitures que l’on connaît actuellement.
Pour finir: le péage est essentiel. Je dis un peu différemment la même chose que le Boulanger :
Je prends le métro : je suis tarifé.
Je prends la route : je suis tarifée.
@tous
Le pb du péage c’est le cout d’implantation (je le sais j’ai travaillé dans un péage), infrastructures + informatique + personel nouveau à former + maintenance + vente/pub/explication aux gens… faut aligner les millions avant de ramasser le moindre sou…
Il ne peut y avoir amélioration des services publics sans investissement.
Et c’est tant mieux si ça crée des emplois pour les banlieucars : “Ceux qui s’achètent un char pour aller travailler pour payer leur char “
@Fabrice
Le problème du péage à Montréal est moins un problème d’infrastructure qu’un véritable problème politique. C’est tout le problème du véritable poids politique de l’ile de Montréal au provincial. Un poids ridicule face aux régions et aux banlieues.
D’abord imaginé comme péage aux ponts, le concept sous la pression des Maires des banlieues proches s’est progressivement transformé en péage régional, le tout ficelé dans la notion plus ou moins fumeuse de “Grand Montréal”. Même ce concept de péage ramolli n’est plus discuté. C’est pour cette raison que Vision Montréal va proposer une motion en ce sens au prochain conseil de ville.
Je vais faire ça short and sweet. Vous prétendez que les automobilistes ne paient pas le coût complet pour les infrastructures routières.
Désolé, mais c’est faux. La réalité, c’est même qu’ils ont surpayé et surpayent encore. Durant longtemps, le gouvernement a détourné l’argent versé à même les permis, les plaques et la taxe sur l’essence. Au lieu de l’investir sur des routes de qualité, on le plaçait ailleurs et on “patchait”.
De plus, on fait même payer le transport en commun aux automobilistes.
On vois bien que pour certains la voiture représente un gain en temps, et selon le trajet quototidien à faire, je peux bien le croire. Pour d’autres, comme moi, il n’y a que le vélo qui me permet de faire mes 30 km/j en un temps record et invariable. Un collègue de travail habite a côté de chez moi, il faisait d’abord ce trajet en voiture, et est vite passé au vélo lorsqu’on a commencé à comparé les temps (et il ne le regrette pas). Je ne suis certain qu’il y a beaucoup de Montréalais, pour qui comme pensait mon voisin, seule la voiture leur permet de faire de telle distances rapidement.
Mainteant, on peut aussi se poser la question, as-t’on besoin de toujours vouloir gagner du temps, si au final on se vautre dans un sofa a 19h devant la télé? Si, au final on doit se payer une voiture, son entretient et son essence pour gagner une demi-heure dans la journée.
@D. Dumas: donnez-nous votre reference qui demontre ca (vous le pouvez pas, parce-que c’est pas vrai)
@tous: une peage, ca regle d’abord le transit au travers d’un point. comme j’ai deja dit, la facon le plus vite et efficace (et globalement) de detourner le traffic vers le TC est de hausser la taxe d’essence. ca a ete demontre avec le budget bachand. aucun investissement necessaire.
je me demande combien on pourrait hausser ce taxe: je vois les prix sauter presque chaque fin de semaine par ~10c. personne se semble se plaindre de ca (et ces profits vont dans les poches des compagnies prives, pas investis dans le TC en plus).
@philippe C: combien vous paieriez en plus pour l’essence avant de faire le plein dans les etats-unies ou changeriez pour le TC - 10c? 20c? 50c? c’etait tres interessant a savoir (pour donner une comparaison - 60c a 80c est le difference de taxes d’essence de differents pays en europe)
le projet d’echangeur de la ville de montreal avec 2 voies particulier et 1 voie TC est en fait un bon exemple de reduire l’automobile et en meme temps ameliorer le TC. ca va pas aller autrement. finalement quelqu’un voie la lumiere …
comme on a vu avec la metro vers laval, les gens vont venir prendre le nouveau TC en grandes nombres.
@Stefan
Vous, vous pouvez me prouver que j’ai tort? Je me souviens d’articles il y a quelques années (avant les viaducs qui sont tombés, depuis, on investit enfin autant qu’on verse) qui prouvaient, chiffres à l’appui, ce que je dis.
Je continue à chercher. J’attends vos preuves.
@D. Dumas:
malheureusement cet etude qui parle de 20c/km pour l’autriche est en allemand, mais voici un lien anglais vers une page que est base sur des etudes scientifiques (references inclues) qui en moins demontre que les couts externaux sont pas a negliger -> 40c/mille
vous pouvez facilement faire la calculation de ce que vous payez pour ces couts (assurances, stationnement) par annee et comparer avec votre nombre de milles parcouru …
http://www.vtpi.org/tdm/tdm82.htm (voyez table 4), et lien transportation costs pour plus de details
il y en a des autres etudes, et je vais pas vous attendrer que vous me depreuvez ca
@D. Dumas:
je vais neanmoins citer un lien en allemand (pour au moins le chiffres) pour donner une figure plus comprehensible: en autriche (et je m’attends que ca soit bien pire ici!) chaque personne subventionne le camions a $600/annee et des voitures particuliers a $1000/annee. notez que ca inclue pas encore les bouchons!
http://www.pte.at/news/070601033/vcoe-fordert-kostenwahrheit-beim-verkehr/
je trouve ca deja injuste, a part les impacts soufferts immateriels (bruit, odeur) et le fait qu’on va se probablement collectivement extinguer avec l’impact au climat …
Quand on commence à parler de ralentir son rythme de vie, c’est une question idéologique. Grand bienfait pour ceux qui font ce choix.
29,6% des Montréalais optent pour le TC, le vélo ou la marche (Stan Can 2008). Alors si 100% des Montréalais prenaient leur voiture, oui, il y aurait plus de trafic, mais ça ne serait pas la fin du monde, telle qu’annoncée.
Pour l’ensemble du portrait canadien:
Auto: 70,4%
TC: 21,4%
Marche: 5,7%
Vélo: 1,6%
Vouloir amener des péages? Ce beau principe d’utilisateur payeur devra être poussé jusqu’au bout: faudra aussi faire payer les trottoirs, les pistes cyclables et le TC à son vrai prix.
Ça serait plus “juste” que les routes soient tarifée? D’accord. Mais d’abord, faudra enlever toutes les taxes sur l’essence, sur l’immatriculation et je ne sais plus trop où encore. Car malgré la perception, les automobilistes contribuent davantage au financement du réseau routier que ne le font les utilisateurs du TC. Donc, la vraie “justice” serait de majorer le prix d’accès du TC. La vraie “justice” serait que les automobilistes cessent de financer le TC. Le plateau est donc déséquilibré, mais pas du côté qu’on pense.
L’état de décrépitude des routes québécoise est strictement causée par l’incompétence de ses gestionnaires. En Ontario, au Main et dans les Alpes, ils ont la même température et les routes sont belles. Quand je vois la ville de Montréal enlever l’asphalte toute craquelée d’une rue pour la refaire, ça me désespère: l’année suivante, les fissures apparaîtront aux mêmes places et re-l’année suivante, les bosses. Pourquoi? Parce que c’est le fond de la rue qui est soit 1) mal fait 2) à refaire. Ça ne prend pas un doctorat pour comprendre ça. Et comme des nouilles, ben nous on n’arrête pas de payer pour des trucs qui ne dure pas.
C’est quand même ironique de parler au Québec d’étalement urbain avec nos 1′667′441 kilomètres carrés.
Bien sûr que le TC dans les compagnes est souhaitable. Mais c’est une complète utopie que je ne suis pas près de voir de mon vivant. Pour preuve mon expérience vécue dans l’un des pays où le TC est le plus développé (France et La Salvetat). Alors vouloir freiner l’automobile est complètement farfelue. Y’a jamais eu et y’aura jamais un bus qui fera chaque rang de campagne avec un service aux 15 minutes.
Si les pauvres n’ont pas les moyens de voir la nature, la solution n’est pas de payer pour eux (encore les autres qui paient) le moyen pour atteindre la nature (ou l’emmener sur place), mais bien de les supporter dans leur cheminement pour qu’ils haussent leur niveau de vie par eux-même, c’est-à-dire obtenir un emploi plus payant. Et pour se faire, il doivent augmenter leur valeur-ajouté: être plus spécialisé, etc. Ça passe par la scolarisation.
Le déficit du réseau routier? Mais sans réseau routier, il n’y a pas d’échange, donc pas d’économie. Pas de job. On reste tous dans son champ à cultiver ses patates? Si on retourne tous à la terre, niveau de vie et espérance de vie décroissant garantis. Le TC se sert de ce réseau. Or, le TC ne paie aucun frais à l’entretien!!!
Le méga camion livrant au dépanneur, je ne peux pas croire que ce camion ne fasse pas une “run”: il fait plusieurs arrêts dans plusieurs dépanneurs, tel un TC (ha ha!). Bien mieux d’avoir un gros camion qu’une dizaine de petits: moins de trafic, moins de pollution, prix moins chers, etc.
Quand je me déplace, je fais bien sûr ce calcul: si ça me prend plus de temps ou que ça me coûte autant en essence d’aller cherche un produit qu’à sauver la piasse de moins qu’il coûte, il est évident que j’irai l’acheter à côté de chez moi… à vélo! De surcroît!
L’idée n’est pas d’imposer un mode de transport, car chacun a des besoins et un contexte différents.
J’ai pris pendant 3-4 ans mon vélo pour aller à job. J’en ai eu marre de toujours avoir le vent dans la face! Ça vraiment été un facteur qui a compté. Mais plus sérieusement: j’avais fait le choix d’utiliser mon vélo parce que ça me prenait autant de temps qu’en métro. Donc, c’était “rentable” d’y aller à vélo. Le problème, c’est que géographiquement, c’est la voiture qui est avantagée: ça me prend 2 minute pour embarquer sur l’autoroute et 2 min pour en sortir et arriver à job. Si j’habitais le Mile-End ou le Plateau, il est clair que j’utiliserais à fond mon vélo. Tout comme j’ai fait le choix de rester à Montréal tant que j’aurai un job à Montréal.
Ça ne m’a pas empêché dernièrement de faire N-d-G à Mtl-Nord à vélo. Pourtant, 1h15, ça commence à faire long…
Concernant les chiffres du métro depuis l’ouverture des stations à Laval, parle-t-on d’une augmentation nette de 30′000 usagers? N’y a-t-il pas eu un déplacement des gens utilisant déjà le TC? Du terminus Laval aux stations lavaloises? Du train de banlieue qui s’y arrête à présent dont la plupart des voyageurs avant descendaient à Parc pour faire le reste du trajet en bus?
L’argument des emplois créés grâce aux investissements publics n’en est pas un, car cet argent que le gouvernement à sucé de nos poches, nous (pôvres CONtribuables), on aurait pu l’utiliser à meilleur escient, pour faire “vivre” d’autre monde. C’est le principe de la fenêtre cassée de Frédérick Bastiat.
Dominique a raison: sous les gouvernements PLQ et PQ, le fond de la SAAQ a été siphonné. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on doit à présent payer le permis de conduire à chaque année. La nuance à faire est que ce fond ne concerne que l’indemnisation corporelle des victimes de la route. Par contre, Dominique a toujours raison du côté des taxes. De mémoire, les automobilistes donnent grossièrement environ 3G$ par années alors qu’il n’y a pas 3G$ par année d’investi dans les routes malgré les dernières années d’investissement. Je vous rappelle d’ailleurs que ces investissement ont été reporté sur la dette du Québec. Donc, l’argent des automobilistes sert toujours encore à d’autres fins que pour celle qui avait été convenue au départ.
Les hausses subites de 10 cents le litre démontre bien que nous sommes prisonniers d’un marché de pourris. On ne peut hélas pas y faire grand-chose: construire une raffinerie coûte des milliards de dollars et requiert une expertise. Hawksberry n’est pas très loin: pratique pour le vin et… oui, l’essence. Jamais on me forcera à prendre le TC même si le litre monte à 5$. Au contraire: à ce prix-là, je vais avoir la paix sur la route! Mais c’est un choix qui me sera coûteux. Choix que j’assumerai. Si j’en ai marre, j’aviserai. Sinon, j’achèterais une petite remorque citerne que j’irai remplir!!! ha ha!
Je ne vois pas en quoi réduire le nombre de voie sur l’échangeur Turcot améliorera l’offre du TC. Turcot n’est qu’un point de connexion. Si on réduit le nombre de voie, on étrangle et on congestionne.