En 2001, au plus fort de la lutte contre la construction de l’autoroute Notre-Dame en tranchée, le ministre des transports Chevrette – qui ne venait jamais en ville sans son appareil photo (il y a tant de choses à voir) – est remplacé par Serge Ménard dont une des premières décisions sera d’inviter les opposants au projet à lui parler de leurs résistances.
À cette rencontre que j’avais la charge d’organiser, monsieur Ménard invite le responsable de la planification des travaux du MTQ pour la région de Montréal, monsieur X dont je tais le nom par sollicitude pour sa famille. Le monsieur prend la parole avec l’assurance de quelqu’un qui représente le gros bon sens. Il nous explique pour commencer que sa vie est un enfer tant il est souvent pris dans les bouchons. Je lui demande pourquoi il ne prend pas les transports en commun ; il me répond qu’il n’aime pas (pas qu’ils sont inadéquats dans sa ville ou que les horaires correspondent mal aux siens, ou qu’il les prend parfois quand son horaire le permet et que le trajet s’y prête – non, juste je n’aime pas). Je lui demande pourquoi son ministère n’a pas fait de travaux sur le potentiel de développement des quartiers Hochelaga-Maisoneuve et Centre-Sud en considérant une ouverture sur le fleuve ; il me répond que son ministère s’occupe du transport, pas de l’habitation. Je lui signale que le port à un endroit précis est trop étroit pour être utilisé à des fins portuaires et qu’on pourrait étendre le quartier jusqu’à la rive si on évite la construction en tranchée ; il me répond qu’il ne s’occupe pas des questions portuaires. Dans l’ascenseur, devant notre acharnement et notre détresse de voir que rien n’a été pensé pour défendre et mettre la ville en valeur, il me dit sur le ton d’une consolation – devant 5 témoins – vous savez, la ville, c’est surtout pour les étudiants et les immigrants. C’était le directeur de la planification pour Montréal. Il est toujours à l’embauche du Ministère – très haut dans l’appareil.
Abasourdi, je n’ai pas répliqué. Dieu soit loué j’aurais fait la grande erreur de dire des choses que j’aurais regrettées par la suite (comme le fait que selon moi le MTQ a toujours été dirigé par des attardés sociaux que seul le fantasme d’une retraite prochaine dans une roulotte en Floride garde en poste – au mépris de la douleur que génèrent, dans l’intervalle, les horreurs qu’ils construisent aux quatre coins de la province).
Maintenant, je réalise qu’ils ne sont pour rien dans l’œuvre de destruction qu’ils imposent partout où ils passent. Je réalise que ce n’est pas parce qu’ils n’ont aucune compréhension du territoire qu’ils sont si malfaisants ; c’est parce qu’ils n’ont aucune compréhension du territoire qu’ils sont choisis.
Disons les choses comme elles le sont, la dernière chose que veulent les ministres d’un gouvernement provincial ce serait un ministère du Transport qui aurait la faiblesse d’écouter le milieu. Pensez à combien se chiffreraient les demandes d’un tel ministère. Des gens qui auraient des yeux pour voir et des oreilles pour entendre auraient sans doute la faiblesse de proposer des routes qui passent dans l’arrière-pays au lieu de détruire les berges du fleuve ; des routes qui contournent des villages ayant un intérêt patrimonial ou architectural ; un échangeur qui permettrait de réinventer toute une partie de la ville. Toutes ces propositions nous obligeraient rapidement à conclure :
1) Que nous n’investissons pas assez dans la construction de nos routes ou que nous construisons trop de routes (entendu que la construction d’une route devrait nécessairement inclure la préservation et la mise en valeur du milieu qu’elle traverse et la maximisation des transports actifs et collectifs).
2) Que la seule façon de se doter de ce type d’infrastructures est d’en faire payer le coût complet aux automobilistes.
3) Que la plupart des automobilistes (donc la quasi totalité des Québécois) est bien assez mature et civilisée pour comprendre ça – surtout si on lui dresse la liste des lieux qui pourraient être préservés et mis en valeur.
4) Que les automobilistes montréalais ont les moyens de se payer des routes exceptionnelles – parce qu’ils sont nombreux. Et des échangeurs exceptionnels aussi. 4 million de passages par jour sur l’île à 2$ par passage x 365 jours ça rapporte 3 milliards par an. Un échangeur est bon pour un minimum de 40 ans. À 4 milliards de dollars, un échangeur de qualité ne représenterait que 3% des revenus des péages pour cette période. Ajoutons les coûts de maintenance on monte à 4%. Il reste bien assez d’argent pour financer d’autres projets majeurs, des tramways, des réseaux cyclables, un fonds de lutte contre la pollution, et, s’il reste du change, envoyer un bouquet de fleurs de condoléances à la ministre Boulet.

J’aime bien lire une personne aussi polisson que moi. Franchement M. Fernnandez, réduire de près de la moitié du nombre d’automobiles sur l’échangeur Turcot en faisant croire que le transport en commun réussira à combler les bouchons de circulation. Je suis un gros-gras retraité de la stm ( 31 ans de service) et je sais pertinement que jamais la population prendra le transport en commun comme vous le prétendez et cela même SI LE GOUVERNEMEMT SUBVENTION LE NOMBRE D’AUTOBUS À ACHETER. Si les voitures et les habitudes des CITOYENS de montréal vous déplaises tant, pourquoi ne pas aller vivre en région et nous ficher la paix. Les gros-gras durs des services publiques ne sont pas plus paresseux et pas plus idiots que les gros-gras crétins élus par la population. Ce projet n’est qu’un dessin préparer à la sauvette version star-war 2010.
Je n’ai pas de voiture et n’en ai jamais possédé aucune et mes déplacements se font le plus souvent à vélo ou à pied et je ne suis pas entièrement d’accord avec ce projet. Je dois utiliser un camion pour mon travail d’entretien de terrains et je dois plus souvent qu’autrement utiliser l’autoroute Ville-Marie et la rue Notre-Dame Est pour mes déplacements car je travaille de Tétraultville à St-Henri, justement aux abords de l’échangeur Turcot. Diminuer le nombre de voitures qui circuleront est selon moi une très mauvaise idée alors que Montréal se vide de ses habitants parce que ceux-ci en ont ras-le-bol de la piètre qualité de vie qu’ils y trouvent. Nombreux sont ceux qui préfèrent alors un environnement plus vert et plus propre et qui recherchent le calme qu’offrent certaines banlieues du West-Island, à part bien sûr, Dorval et Pointe-Claire qui pour le trafic aérien bruyant ne sont pas les choix le plus zen pour la tranquillité…
Je suis contre cette option parce que nous ne sommes pas en voie de disparition à ce que je sache et que nous serons de plus en plus nombreux à circuler en voiture sur les routes. Société de consommation que nous sommes, je ne crois pas que nous diminuerons notre cadence à consommer bien au contraire. Plus il y aura de monde, plus il y aura de la consommation et avec les petits enfants-roi gâtés pourris qui viennent au monde depuis au moins 20 ans, la consommation et la livraison des marchandises de toutes sortes ne cesseront d’augementer. Donc plus de transport lourd et plus de voitures qui s’ajouteront au fil des ans. Faut aussi voir cette réalité et pour cette raison je crois qu’il faut mieux penser plus gros que pas assez pour ne pas se retrouver complètement paralysés au bout de quelques années pour ne pas avoir prévu que ça augmenterait.
Je crois plutôt qu’il faut prévoir une circulation accrue de véhicules sur les routes autour de Montréal et ailleurs mais il faut aussi améliorer le transport en commun et oui aussi voire à ce que des trains de banlieue ultra-modernes et rapides voient le jour ainsi que des tramways.
Pour ce qui est de la belle végétation luxuriante qui juxtera le futur échangeur et qu’on nous montre sur les maquettes, je ne crois pas que ça puisse être réalisable. J’entretiens depuis plus de 20 ans des terrains autour de l’actuel échangeur Turcot et à 1 kilomètre de toute activité routière, tous les arbres et arbustes sont terriblement brûlés par les embruns salins qui sont dégagés par la circulation de l’échangeur Turcot et de ses bretelles d’accès. C’est d’une telle tristesse de voir les balais de sorcières, c’est comme ça que ça s’appelle, et les branches sèches d’où aucun bourgeon n’émerge, laissant les arbres dégarnis de verdure sur la moitié de leur cime. Je crois que personne n’a tenu compte de cette réalité en faisant les plans d’aménagement et les maquettes ce qui risque d’avoir de graves conséquences sur l’esthétique et la réussite du projet.
Maintenant monsieur Ferrandez, j’espère que vous n’enlèverez pas de votre blogue cette critique à l’endroit du MTQ comme l’ont suggéré les journalistes et animateurs du bulletin de nouvelles de RDI de ce matin. Je crois que c’est notre devoir à nous tous de cibler et de dénoncer ce qui et ceux qui de par leur incompétence et leur je m’en foutisme font que l’argent des contribuables soit gaspillé sans aucun remords dans la plus totale indéférence. J’espère que ce monsieur du MTQ se reconnait et il est à souhaiter qu’on le remerciera prochainement avec bien sûr une généreuse prime de départ que nous lui paierons aussi. Il faut que les gens qui méritent une claque sur la gueule et un coup de pied au cul reçoivent ce pourquoi ils ont passé leur vie à courir après.
@ Julien Demers
Je suis d’accord avec votre décortication du propos de M. Ferrandez et je crois qu’il a pris beaucoup d’ampleur parce que les gens l’ont mal interprété et que ce n’est pas l’ensemble du résonnement qui a été compris par tous. Il faut dire que son propos n’est pas dit avec des gants blancs, ce qui est inhabituel pour un politicien.
M. Ferrandez n’est pas le seul à critiquer sévèrement le MTQ. J’écoutais à la radio aujourd’hui Gérard Beaudet, ex-directeur de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal et M. Jean Décarie, et eux aussi allaient exactement dans le même sens que M. Ferrandez, quoique de façon moins directe disons-le.
Voici le lien: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201004260905_3.asx
Pourquoi d’ailleurs faudrait-il prendre des gants blancs pour remettre à leur place ces grotesques personnages qui nous dirigent et ceux qui décident comme bon leur semblent et ce malgré leur in- compétance des plus flagrantes et leur manque de jugement.
mon quart de travail commence a 6hrs30 am pour me rendre a mon travail en auto 15 min en vélo 35 min en transport en commun 1hrs 15 min plus 1 kilomètre de marche(non a 56 ans tu ne me fera pas faire du vélo a -40c)conclusion la stm vaut rien pour moi pour aller travailler.moi j ai une camion Hyundai 4 cyl je sait que je suis presqu un criminel mais que voulez vous j ai pas le choix,une femme deux enfants un chien deux kayaks ils ne veulent pas me voir dans le métro avec tout ca et notre stock de camping,alors je vais payer le surplus d essence les payages affronter les bouchons de circulationet vive la ville.Enpassant 10,000 autos pris dans un bouchon pendant 2 heures c est pas mieux que 20,000 autos pris dans un bouchon pendant une heure,
a bientot on se verra en forêt peut être.
Et moi à 57 ans je ne me vois pas faire du vélo encore bien longtemps. Les pistes cyclables et les rues sont tellement pleines de bosses, de fissures et de trous, qu’avec mon mal de bras et de poignets dû à mon travail de piochage que je fais à longueur de journée à planter des tites-fleurs et toutes sortes de végétaux pour embellir Montréal, rouler à vélo dans des rues pleines de cratères me fait de plus en plus souffrir le martyr. C’est pas le diable mieux si je prends le transport en commun et que je dois me suspendre à une sangle pour me tenir debout ou encore m’accrocher à un poteau. Ayoye! mes poignets. À torcher Montréal d’Est en Ouest comme je le fais depuis plus de 20 ans et à aussi y planter des milliers de fleurs à chaque année, je pense que j’ai fait ma part pour l’environnement et que j’ai assez donné. Je mériterais bien un petit tour gratis de beau tramway moderne et ce jusqu’à la fin de mes jours.
Pourquoi Turcot du MTQ ?? Parce qu’on a pas les moyens du projet de la ville. Moi je reste en Abitibi…mais je vais payer la facture quand même. Alors, la facture la plus petite SVP…on vient à peine de finir de payer le stade…
Au lieu de s’attarder sur la forme du message de Monsieur le Maire, faudrait se pencher sur les préjugés des fonctionnaires du MTQ, pour qui se croient trop importants pour vivre en ville et pour prendre les transports en commun (ils n’ont rien en commun avec la masse, sont trop importants- dans leurs têtes).
Avec la construction de la 30, il y aura moins de trafic de transit à Montréal et c’est une occasion pour construire quelque chose qui ajoutera à la valeur de la ville.
Incompétence quand tu nous gouvernes ! Y a-t-il un remède à l’incompétence ? Le petit Robert définit l’incompétence d’une part comme 1° l’inaptitude d’une autorité publique à accomplir un acte juridique ; ensuite comme 2° l’insuffisance des connaissances ou de l’’habileté nécessaire pour juger ou accomplir une chose.
Nous avons tous autour de nous des gens incompétents, et peut-être d’ailleurs sommes-nous aussi, parfaitement incompétents dans certains domaines. Mais comment le savoir ? Il suffit de regarder l’échangeur Turcot pour réaliser que tout un chacun est parfaitement incompétent à voir les armatures apparentes et le béton qui s’éfritte, tout cela n’est qu’une illusion collective!… en tout cas c’est ce que le gouvernement essaie de nous faire croire. Notre incompétence n’a d’égal que la sérénité et l’engagement social dont font preuve nos chers gouvernants… et puis avons-nous les urbanistes que l’on mérite ? probablement. Dire que quelqu’un est payé à la ville de Montréal en qualité de planificateur en chef de la circulation… une vraie joke !
En attendant les Ô-fonctionnaires rêvassent à leur retraite et font les bénis oui-oui devant leurs chefs ! Il n’y a aucune gouvernance raisonnable à espèrer de ces “politicailleurs” de bas niveau. Aucune décision réfléchie et argumentée, aucun projet visionnaire et/ou calculable, tout simplement parce que ces incompétents professionnels qui nous gouvernent sont élus par des incompétents du vote ! pas de gants blancs, d’accord (il ne les méritent pas)… enfilons les gants de boxe !
Qui a parlé de réforme électorale ?… et de boucher les nids de poule avec des deux piasses fondus ?
Bonsoir Luc,
Il faut parfois attendre longtemps avant d’avoir la chance de dire quelque chose qui sera enfin entendu par la majorité, avoir la patience d’attendre qu’enfin ayant maintenant l’oreille les médias ceux-ci puissent relayer l’attitude horripilante et bornée d’un haut fonctionnaire qui n’a jamais compris que son rôle était d’abord de servir la population de l’état qui lui paye son salaire.
Il y a presque dix ans après, cette rencontre, je ne croyais pas qu’un jour nous aurions la chance de dénoncer ce mépris qui donne envie de hurler. Mais en fait il s’agit peut-être bien davantage comme tu le suggère d’ailleurs, d’une ignorance élémentaire, d’une profonde inconscience. Ça n’est pas moins excusable pour autant.
J’étais présent lorsque ce haut fonctionnaire, avec son air bon enfant, sur le ton de la confidence, après la rencontre officielle, avait exprimé sa compréhension très limitée de la problématique du transport en Ville. Il avait d’ailleurs ajouté, que les trains de banlieu c’était fantastiques (ils connaissaient alors une popularité croissante) mais que pour lui le matin pour aller travailler c’était beaucoup trop inconfortable, puisqu’il avait expérimenté bien sûr, mais que surtout il y faisait beaucoup trop chaud et que ça sentait mauvais. Il avait fini par ajouter à la blague que sérieusement il faudrait être d’un autre siècle pour croire que les gens voudraient un jour laisser leur voiture pour le transport public.
Ça fait au moins dix ans que l’AMT se débrouille avec des tas de ferraille qui ne devraient plus rouler sur les réseaux depuis longtemps et qu’elle réclame inlassablement l’octroi de subventions supplémentaires de Québec pour offrir un service décent dans ses trains de banlieu. Il y a évidemment des gens qui ne comprenne pas ces demandes dans les hautes sphères du Ministère des Transport.
Mr. le Maire,
Bravo!
Mais y aura-t-il un jour une solution à tout cela?
En revenant sur plusieurs commentaires, j’ai quelques pensées à partager sur celles-ci:
1. Le fonctionnement en “silos” : seul mode de fonctionnement connu et compris des québécois, n’accouchera jamais d’aucune solution viable.
2. St-Henri : j’y ai travaillée, pratiquement sous l’échangeur. Comment concilier démesure autoroutière et quartier résidentiel? Ce quartier a déjà été détruit et coupé du reste du monde par l’échangeur actuel. Difficile de faire pire. D’ailleurs, l(a non)’intégration urbaine de la route qui nous amène de notre soit-disant aéroport international (il ne l’est pas, car n’opère pas 24h/24) jusqu’au centre-ville (via Turcot) a été si mal planifié que n’importe quel visiteur étranger débarquant pour la première fois a l’impression de débarquer dans la Roumanie de Caucescu.
3.Aéroport : Mirabel via une navette ferroviaire rapide depuis le centre-ville : c’était la solution. “14″ ministères et partis différents s’en sont mêlés et voilà le résultat.
4.Vélo: Mon mode de transport estival. SVP commencez à donner des contraventions à la pelle aux cyclistes, car la très grande majorité de ceux-ci ne traitent cet objet que comme un jouet estival et non un moyen de transport : roulage de masse à contre-sens, non respect absolu des arrêts, roulage sur les trottoirs. Mais vu notre climat, difficile de faire percevoir et de faire utiliser le vélo comme un véritable moyen de transport répondant aux exigences de sécurité routières.
5.Voiture : à quand le clignotant sur les voitures au Québec??? Assez pratique quand on roule à vélo! À quand les distances de sécurité minimales respectées entre les voitures roulant sur les autoroutes, ou l’utilisation des 3 voies des autoroutes à 3 voies, tel que le code l’exige? Les québécois (nous) sont tellement irresponsable & inconscients… Une fois stationné : sortie des enfants, bébés, poussettes, courses, etc. du côté de la circulation plutôt que du côté du trottoir… Des enfants déresponsabilisés nous sommes…
6.Et puis le genre de commentaire : Le Plateau c’est sale, on ne veut pas y vivre, on préfère la banlieue en ville à l’Île-des-Soeurs avec notre parking intérieur pour notre VUS et notre autoroute pour se rendre à notre garage sous notre tour à bureau du centre-ville… Le beurre et l’argent du beurre qu’ils disent..
7.Les commentaires “européens” : Endroit où la voiture est pratiquement inutile tant le transport en train y est efficace. Mais il faut aussi dire qu’il y a un léger “hic” : la densité qui le permet.
8. Voies de contournement? Montréal se développe sur une grille. Comment contourner une grille? En Europe, les villes sont “nucléaires”, d’où la possibilité de tourner autour. Dans une grille, la seule possibilité est la hiérarchisation des axes, ce qui est déjà à peu près fait.
9. Corruption : Je n’ose à peine imaginer quel pourcentage de mon salaire sert à financer autre chose que ce à quoi il devrait servir. Je crois que c’est tellement énorme, que si la masse de la population savait, il y aurait certainement une révolution.
Alors où mettre l’argent (qu’il reste) et comment?
Je crois que c’est pas demain la veille que les organismes en place vont s’asseoir et se dire qu’il faut revoir entièrement la copie si l’on souhaites réellement faire quelque chose de cette ville et/ou de cette province.
Je vous souhaites donc bonne chance Mr. Ferrandez, car vous avez bien plus de verve et d’audace que tous vos détracteurs.
Éric !!!
Merci de venir à la rescousse; de confirmer ce qui s’est passé. Cette histoire (tout ceux qui était là s’en rappelle: Philippe, François, toi, moi - les autres j’ai oublié - Pierre peut-être) je n’en n’aurais pas reparlé si le MTQ avait changé dans l’intervalle. C’était il y a dix ans. Ce qui est fâchant ce n’est pas ce qui a été dit à l’époque; c’est que depuis, rien n’a été résolu; rien n’a changé; c’est la même maudite guerre entre banlieusards et urbains parce que les premiers ne disposent d’aucun moyens pour se rendre en ville qui ne ruine pas la qualité de vie des seconds. À+. Ne dis à personne que je n’aurai pas le coeur de me fâcher pour un bon mois après la tourmente d’hier. Ils pourraient trouver que c’est le bon temps pour me passer toutes sortes d’affaires croches ;))
J’avais oublié que la langue de bois n’était pas un matériau de construction.
Luc, merci de me rappeler qu’on ne réalise de projets de contruction en langue de bois. Pourtant ça ancrait bien les fondations, cette langue de construction. Car il est vrai que, dans le fond, on a full bois au Québec et des langues bien préservées, s’exprimant peu, quasiment neuves même portées une cinquantaine d’années dans la bouche de personnes sachantes.
Il est quand même dommage qu’un coup de langue de bois sur la tronche ne fasse de mal à personne. Pourtant, avec le bois dur et durci de nos langues ministérielles québécoises, ça devrait fesser fort. Mais non. Pantoute. Que nenni.
Merci Luc. Merci d’envisager la construction avec des matériaux qui vont s’ancrer profondément
dans les besoins, le long terme et tout et tout.
Vu que la langue de bois, ça fait pas des échangeurs forts. Qu’ils soient Turcot ou fonctionnaires.
Jean-Christophe
Sauf le respect…
Qu’est-ce qu’une pharmacienne de Saint-Tite (3800 habitants), ayant été elle même étudiante, non à Montréal, mais à Québec et à Trois-Rivières, membre bénévole (et ancienne présidente) du festival western de Saint-Tite et du comité du rodéo peut bien comprendre à l’implantation d’un échangeur autoroutier dans une métropole de 3,6M d’habitants???????
…pour ceux qui ne sauraient pas, je parle bien sûr de Julie Boulet, Ministre des Transports du Québec.
@ Max :
Elle ne comprend que ce que les fonctionnaires du ministère veulent bien lui en faire comprendre. Elle comprend aussi qu’au dessus d’elle il y en a un autre que en connait encore moins rien mais qui a un peu plus de pouvoir pour imposer ses brillantes idées et sa fabuleuse clairvoyance …. et ça donne le résultat que l’on connait : l’incompétence !
Depuis l’avènement du PLQ au pouvoir, le MTQ a souvent dérapé. Dès la prise du pouvoir par le PLQ, le MTQ qui était à construire l’autoroute 30 dans le tracé de la 132, alors que toute l’expropriation était faite et les terrains payés, les plans et devis prêts pour allerr en appels d’offres, avec une fin des travaux planifiés jusqu’au Pont Mercier, pour une mise en service le 31 décembre 2006, tout a été chamboulé. Le gouvernement Charest a procédé à de nouvelles consultations, changé toute l’équipe des ingénieurs du MTQ, proposé un tracé en terres agricoles, proposition rejetée par des mémoires de la population dans l’ordre de plus de 95%, y compris le rejet par la communauté Mohaks, avec le résultat qu’à l’élection suivante, le député libéarl a terminé 3 ème dans les intentions de votes. Les ingénieurs-conseils ont eu des mandats, on a réexproprié comme si on était riche et les terres agricoles de St-Constant ont été charcutées. A la fin d’avril 2010,m l’autoroute n’a toujours pas atteint le Pont Mercier, le Pont Champlain est toujours surchargé, tout comme l’échangeur Turcot, avec le résultat que le gouvernement Cahrest n’écoute pas plus Montréal, qu’il n a écouté la Rive-Sud. Y a-t-il un lien avec la demande d’une enquête publique et le choix des priorités gouvernementales en matières de travaux civils, qui sait !
“Les gens seront de plus en plus nombreux sur les routes”
“Nos enfants rois qui consomment de plus en plus”
… et bien d’autres citations, désespérantes pour le genre humains, que j’ai entendu un peu partout à propos de ce projet.
Vive l’immobilisme. Vive l’indifférence. Vive l’inaction. Pendant ce temps, certaines personnes, comme moi, sont atterés et désespérés de lire et d’écouter des conneries défaitistes semblables.
Certaines autres personnes acharnées, déterminées et valeureuses vont à contre-courant et souhaiteraient imposer des mesures dont personne ne veut. Genre réduire le nombre d’automobilistes qui entrent et sortent de Montréal. Des gens comme ça, il en faut. Des gens comme ça, il en manque. Merci, M. Ferrandez, je vous salue bien bas.
La palme d’or à ceux qui, en argumentant contre le projet de la Ville, parle de l’exode déjà croissante des gens pour la banlieue… Euhm… Ça c’est un argument POUR forcer la réduction du nombre d’automobilistes.
La gifle d’or à ceux qui parlent des automobilistes et consommateurs à la troisième personne du pluriel. C’est grâce à des gens comme vous, bien trop nombreux d’ailleurs, qui ne sont pas foutus de changer leurs propres comportements parce que les autres ne le font pas, que la race humaine va un jour s’éteindre. Un changement de mentalité et de société, ça commence d’abord par soi. Ensuite par l’éducation de ses enfants. Puis par l’influence de son entourage. Sûrement pas en regardant les gens agir, avec contentement… ou défaitisme, au choix.
De mon côté, je déménage en ville d’ici quelques jours, je vends ma voiture et j’achète ma carte CAM, j’ai déjà obtenu mon bac brun, je n’imprime plus mes travaux de fin de session à moins que quelqu’un l’exige, je reçois virtuellement mes factures et relevés, j’ai déjà acheté l’ensemble des fournitures dont j’ai besoin dans l’usagé… et je me console en me disant que, au moins, j’aurai fait ma petite part.
Personne ne l’a fait mais je tiens à féliciter le cycliste alcoolique pour son texte un peu étouffant mais tellement vrai. T’es pas le seul extra-terrestre!
Il y a vraiment trop de conducteurs de machines ici qui manque de jugement.
Hé que vous faite pitier… Oh non! Payer 4$ pour se rendre à Montréal! Ça serait tu poche de contribuer un peu à l’avancement d’une ville plutôt que d’uniquement en profiter? À ce que je sache, c’est pas les “estis” de piétons qui ont tout péter l’échangeur actuel? Tu passes dessus, tu le scrape pis ça te fait chier de payer? Voyon donc… “On paye déjà assez cher le gaz de même, on va pas en plus avoir à payer un droit de passage?” Voyon caliss, t’en veux-tu un char ou t’en veux pas? Un char, ça coute cher. Si t’a les moyens de payer 1000$ d’entretien par année sur un char, t’a sûrement le moyen de payer 4$ de temps en temps pis ceux qui passe là tous les jours, j’imagine qui vont vous faire un belle petite passe comme les poisseux qui prennent le transport en commun. C’est juste un autre imprévu de char parmis tant d’autres. T’a rentré dans le cul d’un autre parce que t’arrive à 60 aux lumières? Tu va payer pis tu va fermer ta gueule parce que tu le veux ton char. Faites moi pas pleurer parce qu’il faut que vous payer encore! T’a le choix de pas le prendre ton char…
Pour les caves de la première page ;
Si ça te fait chier de venir à Montréal renflouer les coffres des commerçants, bin criss, reste chez vous. Si ça te met en beau calvaire de voir des piétons traverser sur la ptite main qui flash, fait juste te rappeler qu’après avoir perdu 4 secondes à cause de 3-4 imbéciles, t’a une autre lumière rouge qui t’attend. Va falloir que t’attendes quand même! Pis pour le gros colon qui reste à l’ile des soeurs, t’a tu vraiment été faire un tour sur le plateau? C’est tu vraiment si pire que ça? T’a pas d’autre chose de plus constructif à dire?
Et je tiens à dire que je vous aimes beaucoup monsieur Ferrandez. Comme l’amour d’une mère.
Ils sont rare les gens d’influences qui ne sont pas influencés. Quoi que je le sais pas. C’est pas moi qui te fait à souper. J’aime bien y croire par contre! (Pas que je te fais à souper…)
@R. Rodriguez.
Merci. J’essaierai de faire moins dense la prochaine fois. Mais quand ça sort …
J’ai envie d’apporter ma voix au débat.
Je peux dire que du point de vu de notre attardé social anonyme, j’ai fait un sans faute : j’ai posé mes valises à Montréal il y a 4 ans bientôt en tant qu’immigré étudiant.
J’ai découvert cette ville que je n’avais vue que sur internet. Pour choisir mon premier appart à 5000 kms de distance, j’ai checké la map et je me suis dit “Si les trois lignes de métro se croisent ici, ca sera pratique” et hop, 30 secondes à pied du métro Sherbrooke. Les courses -en métro- au IGA du complexe Desjardins.
Mais reprenons.
J’ai 12 ans et je suis à Grenoble, je met le pied dans un tram pour la première fois
http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&hl=en&geocode=&q=grenoble&sll=37.0625,-95.677068&sspn=60.806372,135.263672&ie=UTF8&hq=&hnear=Grenoble,+Is%C3%A8re,+Rh%C3%B4ne-Alpes,+France&ll=45.190483,5.730464&spn=0.00168,0.004128&t=k&z=19&layer=c&cbll=45.190356,5.730462&panoid=INqGYGF0I4iI-EulZGrpUw&cbp=12,9.71,,0,6.64
J’ai 18 ans maintenant, et je surfe en l’an 2000 sur la pelouse à Saint Étienne.
http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&hl=en&geocode=&q=saint+%C3%A9tienne&sll=37.0625,-95.677068&sspn=60.806372,135.263672&ie=UTF8&hq=&hnear=Saint-%C3%89tienne,+Loire,+Rh%C3%B4ne-Alpes,+France&ll=45.420442,4.392495&spn=0.001674,0.004128&t=h&z=19&layer=c&cbll=45.420309,4.392533&panoid=SYg4J93OzviEeDgno-EO5w&cbp=12,11.76,,0,6.35
J’ai 20 ans, et je profite de la climatisation pendant la canicule à Lyon en 2003
http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&hl=en&q=Lyon,+Rh%C3%B4ne,+Rh%C3%B4ne-Alpes,+France&sll=37.0625,-95.677068&sspn=60.806372,135.263672&ie=UTF8&cd=1&geocode=FYNaugIdGcRJAA&split=0&hq=&hnear=Lyon,+Rh%C3%B4ne,+Rh%C3%B4ne-Alpes,+France&ll=45.755851,4.842858&spn=0.000832,0.002064&t=h&z=20&layer=c&cbll=45.755728,4.842874&panoid=VWjGv6Pyo79Q7i22TqMYtQ&cbp=12,349.75,,3,1.59
Bref, tout ca pour dire que j’avais aussi un char là bas, je ne m’en servais pas pour me déplacer en ville.
Y’avait le boulevard périphérique, et ses bouchons de 17h. Y’avait un nouveau truc génial, TEO, prononcer téo, pour “Transversale Est-Ouest”. C’était la boucle nord du boulevard périphérique, ca pouvait me gagner plein de temps, mais c’était construit en tunnel et tranchées couverte, chaque passage étant -je vais dire un gros mot- payant.
http://www.peripheriquenord.com/index.php?id=68
Quand j’avais trop téléphoné dans le mois, je prenais les routes gratuites pour le trajet équivalent, plus lent. (Et scandaleusement les autorités politiques de l’époque avait barré ces itinéraires alternatifs, une sombre histoire d’influence pour que le promoteur ami construsteur de ladite autoroute urbaine payante puisse rentrer dans ses frais). Fallait bien ca pour l’intérêt commun car toutes les autoroutes en faillite finissent par retomber sur le “contribuable” contribuant :
http://www.humanite.fr/1998-01-14_Societe_LYON-LE-SCANDALE-TEO
Alors bien entendu, j’étais étudiant, et les responsabilités financières n’étaient pas de mon ressort
Et maintenant je suis là, fort de ces moments. Quand je vais à Lyon je vais voir les nouveaux aménagements des berges du Rhône ; tout ce que vous aller voir sur l’image suivante était une vaste étendue d’asphalte où je parquais parfois mon char pour aller au cinéma, c’était il y a 8 ans…
http://www.photo2ville.com/photos/france/lyon/les-berges-du-rhone.jpg
Ou j’utilise Vélo’v, dont j’avais eu la chance de participer au premier jour de fonctionnement en mai 2005
http://fr.wikipedia.org/wiki/Velov
Bixi est meilleur.
Et ici, je vis, travaille et consomme en ville, et Bixi est mon ami
Je ne sais pas si il y a une conclusion à tirer de tout ca, moi j’ai envie de terminer part ce que j’ai fait pour Luc, que je ne connais pas depuis fort longtemps mais pour lequel j’ai déja un profond respect.
Voyez vous, en tant qu’immigrant travailleur, fut-ce permanent, je n’ai gagné que le droit de payer mes impôts, fédéraux et provinciaux. De plus, étant locataire, je participe au budget municipal au travers du compte de taxe de mon propriétaire.
Pour le vote municipal, j’y étais, mais pas pour faire entendre ma voix : je participais en tant qu’observateur de projet montréal au dépouillement du scrutin.
Car de voter je n’ai pas droit.
Alors avant ca, pour Luc, et pour la belle idée que représente cette envie de changer de socitété, j’ai assis mes fesses sur une chaise et passé peut être des centaines de coups de téléphone au nom de Projet Montréal. Pour présenter l’équipe sur le Plateau, Et bien entendu Mr Ferrandez, dont j’ai du corriger le nom dans des dizaines de bouches
Au final j’ai confiance les choses changeront,
car maintenant vous portez mes mots,
et j’en suis fier, Monsieur le Maire.
Cher Fabrice Leconnard,
Merci et bienvenue chez toi : Montréal
@Fabrice Leconnard.
Je connais bien Lyon pour y avoir travailler.
C’est incroyable comment cette ville a pu se moderniser en une decennie.
J’ai connu une ville sombre, triste, polluee et bruyante.
Reductions des voies de circulation + Tramways + divers amenagements en ont fait une ville agreable a vivre.
Je vivais a l’exterieur (+30 km) et me rendais au travail a velo (ou velo + train + Velo les jours de paresse ou de grosse pluie). L’abonnement train + metro que me femme utilisait coutait 60 euros (90$) dont la moitie remboursee par l’employeur, soit 45$ de sa poche, rien a voir avec les 400$ (sinon plus) pour faire les trajets en voiture sur autoroute. Voila un desequilibre qui favorise l’utilisation des TEC.
@Leconnard
Et oui! la région Rhône-Alpes est quasi aussi riche (économiquement) que l’Île-de-France et Lyon en est son chef-lieu (sa capitale). Pourrait-on comparer cette région au Québec (?), sa population en est +/- la même. Cependant, Lyon est 7,5x plus petite que Montréal en superficie. Ça fait cela en moins à aménager. Montréal est la “métropole”, et il neige encore… Cette remarque servant à parler des beaux aménagements paysagers du tramway de St-Étienne: imagine du gazon au niveau de la rue sous le sel de l’hiver Montréalais. Ne voyez pas ici la fausse excuse que notre climat ne nous permet pas de faire aussi beau, mais lorsque l’on donne des exemples de “comparables”, ces exemples ce doivent être “comparables”. Pourtant, on essaie toutes sortes de choses. Exemple : les aménagements du trottoir de St-Viateur Est (face à UbiSoft) : pourtant simples, quasi neufs et l’hiver, le déneigement, le sel… et ça commence déjà à se dégrader, à être “sale”…
Compare une voiture qui à 15 ou même 20ans en France à la même à Montréal et tu comprendras la différence dans la vitesse de dégradation des aménagements routiers & piétions. Autant d’argent qui doit être investi en plus. Et en plus, on est incapable de prendre une décision ici au Québec. Une gagne de pissous qui a peur de se mouiller (ou de se saler) le moment venu.
On a tellement besoin de gens comme toi Luc.
Patrick Lagacé ne comprends peut-être pas très bien pourquoi, mais il comprends.
Il comprends qu’une seule lumière allumée nous aide tellement plus à voir que 10,000 éteintes.
On tombe facilement dans la déïfication du maire du Plateau à ce que je constate. M. le Maire a bien des mérites dont celui de dire tout haut ce que bien des gens pensent tout bas. Il se fait le porte voix de la multitude de muets, et il dérange amplement ce qui est vraiment rafraîchissant. Mais il peut d’autant plus parler aussi haut et fort que ses pouvoirs réels sont très limités. Libre au Maire de faire étalage de sa conception de l’urbanisme et du développement par le biais de toutes sortes de projets. Il n’a pas de réels pouvoirs pour les réaliser mais peut en influencer l’aboutissement. De là à consdérer qu’il détient la vérité en tout ce qu’il dit … ses propos n’engagent que lui-même.
Luc,
Je joins ma voix à celles, nombreuses, qui appuient sans réserve ta vision globale de la ville et de son aménagement. Je t’encourage aussi à garder ce franc-parler dont on a vraiment besoin dans un monde où trop de gens encore vivent encore à l’heure des années 1960-70. Il n’y a qu’à regarder les photos de Grenoble, Lyon, etc envoyées par Fabrice ou de bien d’autres villes encore en Europe, mais aussi aux États-Unis ou ailleurs dans le monde pour se rendre compte qu’une ville différente, accueillante et conviviale peut exister pour tout le monde que l’on soit piéton, cycliste, automobiliste, résident, commerçant, visiteur, jeune, vieux, etc. Ce serait plutôt le retard de Montréal en la matière qui devrait être systématiquement mis de l’avant par les médias et qui devrait sérieusement inquiéter les pouvoirs publics. On devrait t’entendre beaucoup plus souvent sur la place publique sur bien des dossiers montréalais (entre autres, le Mont-Royal) et autrement que pour quelques expressions bien senties.
Continue ton super bon boulot… Et maire de Montréal, ça te tente pas dans quelques années ?
@Guy
…bizarre conception de la démocratie : “ses propos n’engagent que lui-même”
Une majorité d’électeurs l’ont pourtant désigné comme leur porte parole?!?
La démocratie veut aussi que les élus de détiennent PAS la vérité en tout ce qu’ils disent, d’où l’ouverture aux débats & consultations publiques.
Luc y va d’un pas encore plus en avant avec son blogue.
@Max
Les lieux que j’ai choisi sont en rapport avec les expériences que j’ai vécu. Ca n’est pas pour comparer.
Ici aussi nous pouvons nous retrousser les manches et imaginer, concevoir et créer des solutions adaptées aux contraintes locales, il n’y à qu’à voir comment le système Bixi est un pur produit d’ici rempli de bonnes idées.
Je rejoins alors Catherine :
“se rendre compte qu’une ville différente, accueillante et conviviale peut exister pour tout le monde que l’on soit piéton, cycliste, automobiliste, résident, commerçant, visiteur, jeune, vieux, etc.”
C’est notre ville, et elle sera ce que nous en voulons.
Quant à Turcot, la manipulation médiatique est en cours : travaux d’ugence avec réduction de capacité, autant dire l’accroche médiatique idéale pour pousser au commencement des travaux car “vous comprenez mon bon monsieur, celui là va nous tomber sur la tête”.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201004/27/01-4274785-travaux-durgence-sur-lechangeur-turcot.php
@Max :
Évidemment, vous ne retenez que le dernier bout de phrase … le reste ne compte pas !
Que veux-tu Guy Fortin,
C’est comme ça les medias, blogs inclus, on ne retient qu’une ligne hors contexte…. et son émetteur doit vivre avec ;0)
Bonjour Luc,
J’ai entendu ton interview sur radio canada hier ou lundi, J’ai bien apprécié ta prise de position et ton avis sur le manque de bon sens des personnes qui ne voient un sujet que par le petit bout de la lorgnette sans vision global et sur le fait qu’il a des êtres humains qui vivent là.
Ceci me rappelle une situation que je viens de vivre avec un fonctionnaire de ta mairie qui se refus e à prendre en compte la vie réelle et la qualité de la vie quotidienne des habitants et qui m’a dit en substance que je pouvais quitter le plateau si cela ne me convient pas.
Cela me fera plaisir d’en discuter avec toi.
Arnaud
@Guy
J’ai commenté votre propre conclusion, ce qui n’est pas “hors contexte” (@André)
…et “le reste ne compte pas” : ça c’est votre jugement.
J’ai bien lu un énoncé, suivi d’une conclusion introduite par : “De là à consdérer que…”
À moins que je comprenne plus la structure du français écrit, assume tes propos mon p’tit gars.
@Leconnard
Nous sommes donc d’accord!
@Max :
Je ne m’étenderai pas sur le sujet … c’est bien secondaire !
À bonne entendeur, salut !
@ Arnaud - si tu veux formuler une plainte sur un problème de service à la clientèle, tu peux le faire en écrivant à ton conseiller de district; en lui décrivant la demande que tu as faite et la façon dont tu as été servie. Nous analysons toutes les plaintes. Si tu ne connais pas ton district écris-moi à mon adresse courriel à la ville en prenant soins de mentionner ton adresse postale et je ferai parvenir ta plainte au conseiller concerné. luc.ferrandez@ville.montreal.qc.ca
J’habite le quartier N-D-G et loué soit l’échangeur Turcot. Grâce à lui, je peux me déplacer à une vitesse que le transport en commun n’égalera JAMAIS. À ce sujet d’ailleurs, il existe déjà la ligne de train de banlieu Rigaud et Delson. Pourtant, c’est déjà la congestion sur la 20 et la 15. Alors quand certaines gens pensent qu’un petit tramway dans Lachine et un SRL sur l’estacade du pont Champlain (à 1G$, soit dit en passant) va tout régler, je me demande bien sur quelle planète vivent-ils… L’accès à la rive-sud, l’accès à l’ouest de Montréal, au nord et à son centre-ville voilà ce que représente cet échangeur. Turcot est à l’ouest de la montagne ce que l’échangeur Anjou est à l’est.
J’habite à 7 minutes du métro Vendôme et mon travail se trouve à 5 minutes du métro Papineau. Quand je termine mon quart de travail le soir à minuit, si j’ai le courage d’utiliser le transport en commun “pour faire ma part”, ça peut me prendre jusqu’à 50 minutes… soit 4 fois plus lent qu’en voiture et 2 fois plus lent qu’à… bicyclette! Et pourtant, je suis un usagé du métro, donc privilégié par rapport à ceux qui doivent se farcir les autobus. Inutile de vous dire que rares sont les fois où je prends le métro pour me rendre au travail parce qu’il y a des limites à être masochiste.
On veut diriger davantage d’usagers vers le transport en commun? Pas dans les circonstances actuelles: en heures de pointe, le métro est déjà saturé. Les gens sont tassés comme des sardines. Tant qu’à faire, vaut mieux perdre son temps dans la congestion routière, bien assis, en train d’écouter de la musique ou de la radio sans odeur corporelle de voisin, sans poussette, sans sac à dos dans la face, sans la chaleur suffocante sur les quai et dans les rames parce que trop cheap pour faire partir le 2e ventilateur dans le tunnel.
Avez-vous déjà fait Pointe-aux-Trembles à l’Île Bizard en transport en commun? Moi je l’ai déjà fait. Et si je n’avais pas eu ma CAM, il aurait fallu que je paie à nouveau, car ma correspondance était expirée. Bref, ça prend au bas mot 2h30 pour se rendre du bout de l’île à l’autre.
Paris possède deux autoroutes périphériques alors que Montréal n’en possède même pas une! C’est parce qu’ici, on doit être plus brillant et qu’on se dit qu’on en n’a pas besoin voyons! Le développement autoroutier de la région de Montréal est complètement déficitaire. Et on s’étonne de voir circuler quotidiennement 280 000 véhicules dans l’échangeur Turcot. Soit dit en passant, Turcot ne fait que raccorder des autoroutes existantes. Amputer Turcot, ce serait comme amputer la station Berri-UQAM. Farfelu, n’est-ce pas?
Vous étiez contre l’autoroute en tranchée de la rue Notre-Dame. Quelle aberration de vouloir un boulevard urbain. On voit ce que cela a donné avec Henri-Bourrassa: des milliards de lumières pas synchronisés qui forcent les gens à descendre sur le Métropolitain pour une meilleur fluidité est-ouest.
Dans votre point 4), vous souscrivez à l’utilisateur payeur en voulant faire payer le réseau routier aux automobiliste. Je suis d’accord avec vous. Cependant, votre raisonnement déraille lorsqu’il est question que ce soit encore ces mêmes automobilistes qui financent le transport collectif et les pistes cyclable. Pas très logique!
Connaissez-vous la courbe de laffer? À vouloir trop taxer les gens, ils partent. Dans le cas de Montréal, ils sont partis en banlieue, car ils en avaient marre de cette ville et de ses taxes. Le seul fait qui explique l’accroissement de la population de Montréal, c’est l’immigration internationale.
Je voudrais répondre à tout le monde mais j’ai pas le temps. Là j’ai dix minutes. Alors Philippe à nous deux. ;))
Tu dis que ça prend moins de temps en voiture qu’en TC. T’as raison; les gens ne prennent les TC que quand il arrive à concurrencer la voiture dans les temps de déplacements: d’où sa grande popularité sur le pont Champlain.
Ce qu’il faut justement c’est développer des quartiers qui sont humains et situés à des endroits qui les rendent possible un TC compétitif avec la voiture. La falaise en bas e ton quartier est un de ces endroits: ce serait bête de prendre toute la place pour y construire un échangeur.
Tu ne parles pas des nuisances dans ton article: comme si le fait de prendre la voiture ou le TC était juste un choix individuel. Tu dois bien savoir que la multiplication d’un comportement banal et à première vue inoffensif - comme de prendre son auto - lorsque multiplié par des centaines de milliers - devient nocif. La ville le long de l’autoroute que tu emprunte et autour de la rue Papineau où tu travailles est malsaine et laide - à cause des routes et de la circulation massive.
Fais moi pas pleurer avec les risques de départ des utilisateurs payeurs. Bizarrement, les consommateurs ont accepté les 20 dernières années de mettre de plus en plus d’argent dans leur voiture en refusant toujours de payer pour les routes. Ça prend deux composantes pour rouler en voiture: l’auto et la route. L’auto est privée et il n’y a pas de limite à la dépense (monsieur prendra-t-il les haut-parleurs dans les appuis-tête) mais la route est publique alors évidemment là c’est de la dépense inutile. Pour le blvd urbain sur Notre-Dame, c’est la seule option discutable. On ne peut pas faire une autoroute sur le bord d’un fleuve - ce serait nous priver d’un formidable potentiel de développement (aux endroits où le port ne se développera jamais) - si on veut quand même faire une autoroute, il faudra l’enfouir - très cher pour les utilisateurs payeurs (mettons 8 $ par passage: ça vous tente?).
@Philippe
Votre témoignage est interressant, j’emetterai juste ces remarques
- Vous déplorez, comme nous, l’état lamentable du transport en commun dans cette ville -particulièrement le métro-, je suis pas expert mais à mes yeux d’utilisateurs ca ressemble au résultat d’un sous investissement persistant dans l’entretien et la remise à neuf des installations, doublé s’un manque de vision chronique.
- Vous parlez de “petit” tramway ? On se situe à un débit entre l’autobus et le métro, adapté pour des situations où le métro ne ferait pas de sens. Le boulevard urbain est un concept dévoyé ici qui vous amène à ignorer le fait suivant, capital selon moi : la priorité automatique du tramway à toutes les intersections. Je ne peux pas vraiment vous faire saisir le changement que cela implique avec des mots (faut le voir pour le croire), alors je vous donne cette comparaison, qui vaut ce qu’elle vaut mais c pour donner une idée
la ligne T1 de la ville de Lyon fait 9.4 km pour un temps de parcours de 37 minutes garanti. Pire fréquence de service : 7 mins, garanti.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_1_du_tramway_de_Lyon
Le trajet que vous évoquez (métro vendome à metro papineau) fait 8.1 km
http://maps.google.com/maps?f=d&source=s_d&saddr=Station+Vend%C3%B4me&daddr=Metro+Papineau&hl=fr&geocode=FcvgtQIdMuWc-ykHs2mRpBDJTDFd7fk2a_og_A%3BFXGjtgIdoKyd-yn7_QNMpRvJTDFr3OaFjOcEeQ&mra=cc&dirflg=r&ttype=dep&date=29%2F04%2F10&time=8:59am&noexp=0&noal=0&sort=&sll=45.506227,-73.572865&sspn=0.092756,0.222988&ie=UTF8&t=h&z=13&start=0
Google dit 15 minutes en voiture, et 20 en métro de jour (mais je vous crois sur parole pour le 50 minutes de soir, ayant moi meme déja fait des trucs droles genre villa maria à beaudry).
Il faut introduire des transports de surface prioritaires.
Notons aussi qu’une fois installé, ces systèmes peuvent être projetés vers des banlieues plus lointaines (T2 à Lyon -hé oui encore- a été prolongé une fois déja pour atteindre 15km, 4 nouveaux kilomètres planifiés pour 2013).
Bref, des éléments de réflexion ^^
Philippe C a écrit :
On veut diriger davantage d’usagers vers le transport en commun? Pas dans les circonstances actuelles: en heures de pointe, le métro est déjà saturé. Les gens sont tassés comme des sardines. Tant qu’à faire, vaut mieux perdre son temps dans la congestion routière, bien assis, en train d’écouter de la musique ou de la radio sans odeur corporelle de voisin, sans poussette, sans sac à dos dans la face, sans la chaleur suffocante sur les quai et dans les rames parce que trop cheap pour faire partir le 2e ventilateur dans le tunnel.
Cher Philippe,
As-tu déjà pensé que si tu étais si bien dans ton auto c’est aussi parce que des milliers d’usagers font la sardine dans le métro.
J’ai toujours pensé que le premier qui profite des transports en commun est celui qui utilise le transport individuel : plus de fluidité, plus de places pour stationner, moins de rage au volant etc.
J’ai rien contre l’auto sauf son carburant polluant ; ce qui devrait s’améliorer grandement au cours de la prochaine décennie. Par contre, je considère que ça ne coûte pas moins cher de construire et d’entretenir une autoroute que de construire et d’entretenir une ligne de métro. Alors ma question existentielle est : clisstounette, pourquoi moi je dois faire défrayer un prix d’entrée dans le métro mais que le pénard assis dans son char ne débourse rien ?
Je sais, je sais, tu vas me dire que tu paies des taxes de toutes sortes. On connaît la chanson. Moi aussi je paie des taxes pour colmater des nids-de-poule que mon vélo ne fera jamais, tu connais la chanson.
Alors, on demande seulement l’équité : je prends le métro je paie ma part, tu prends l’autoroute tu paies la tienne. Good deal, good friends.
@Philippe : Quand j’étais enfant, ma famille - sans auto - partait de près de là où se trouve l’Échangeur Turcot aujourd’hui et se rendait en tramway à Cartierville puis en train jusqu’à Roxboro, Ste-Geneviève, Pierrefonds … pour se baigner le dimanche ! Ça prenait du temps 100 minutes environ … A-t-on progressé depuis? Pourquoi non? À qui la faute?
En 1976-77, j’ai travaillé à l’O.P.D.Q. (Office de planification et de développement du Québec) et j’ai fait partie d’un groupe dynamique d’ingénieurs, géographes, urbanistes, sociologues et économistes qui planchait sur le développement d’un système de transport trapide par trains entre les banlieues et Montréal, enquêtes origines-destinations détaillées, etc. Nous avons remis des plans, des cartes et des analyses détaillés de plusieurs centaines (milliers?) de page, avec des priorités socio-économiques à la clé.
Nous étions excités à l’idée de réduire le temps de transport résidence- travail et de le plafonner à moins d’une heure, possiblement moins de 50 minutes !! Les R.E.R. et RATP français, le BART de San Francisco surtout !, et des projets similaires de diverses grandes villes montraient le chemin, chemin qui n’a pas été souvent suivi de façon conséquente. Ici, l’OPDQ et tous ses projets intégrés de développpements urbains et autres ont été mis sur les tablettes puis détruits !!! C’était trop radical, trop train, pas assez d’asphalte (notre élite économiuqe de l’époque), trop … commun, pas assez … transport individuel. Ceci est entièrement vrai !
C’est pourquoi voyager en transport en commun sur l’Île de Montréal et entre les banlieues et l’Île n’est pas pratique. Ce n’est pas impossible mais on a préféré investir dans des ponts, des routes , des échangeurs sans fin, etc. qui ne font qu’accroître les problèmes 5 ans après leur construction en augmentant l’étalement urbain et la circulation automobile, etc. !! L’automobile est l’essence … du problème. C’est une connerie bien comprise, bien expliquée, bien démontrée, et assumée par les autorités et les ultra-individualistes. Il n’y a malheureusement pas que des idiots dans les gouvernements, il y a aussi des intérêts écponomiques privés très bien représentés et défendus.
Pour changer et améliorer les choses, il faut FREINER l’auto ET AMÉLIORER le transport en commun. La restriction par l’Échangeur proposé par la ville et l’amélioration du transport commmun y compris l’utilisation de voies réservées permanentes, c’est le début de l’avenir. Toute autre solution est suicidaire et ne fera que répéter le passé !
Pour ce qui est du transport en auto, ce n’est certaiement pas aussi rapide que ce que vous dites aux heures de pointe ! Bien des gens prennent 90 minutes et même davantage pour leurs déplacements résidence-travail.
@Philippe C
Metro: 100 minutes par jour pour lire! Chanceux!
Velo: 50 minutes de sport gratis par jour.
Voiture: 25 minutes d’economies sur le velo, pour quel cout financier?
“Tant qu’à faire, vaut mieux perdre son temps dans la congestion routière, bien assis, en train d’écouter de la musique ou de la radio sans odeur corporelle de voisin, sans poussette, sans sac à dos dans la face, sans la chaleur suffocante sur les quai et dans les rames [..]“.
J’ai un petit commentaire sur ce sujet en premiere page ;-).
@Cycliste alcoolique :
Bien dûr de modifier ses comportements quand ça fait des lustres qu’on vit dans le même environnement. Prendre conscience que le temps que l’on a pas est celui que l’on passe dans les bouchons de circulation à travers la pollution urbaine ou à s’abeuver d’âneries devant son poste télé. Tant qu’on en prend pas conscience, on ne voit pas que les quelques minutes additionnelles utilisées dans le transport collectif à lire entre deux points de chute, même malgré les odeurs ou la chaleur ambiante, procure bien davantage de libertés que la posession d’une rutilente voiture à sa porte. Bien difficile de prendre conscience aussi que la perpétuation de réflexes de déplacements individualisés est à la source d’un système de transport collectif déficient.
Je pose la question: qu’est-ce qui devient nocif à prendre la voiture? La pollution? D’accord. Disons que ce problème sera éventuellement réglé avec les nouvelles énergies. Que reste-t-il alors comme problème? La congestion? Ce n’est le problème que de ceux qui la vivent. Les plus brillants choisiront alors le TC, si celui-ci est plus efficace que la voiture.
Je n’ai pas consulté le projet du MTQ concernant Turcot. Pour ce que j’en ai lu dans les médias, je crois savoir qu’en voulant le descendre à terre, cela prendra plus d’espace. Là je suis d’accord que c’est problématique pour la vie du quartier affecté, le danger étant d’être davantage enclavé (et je sais de quoi je parle - lire plus bas). Il faudrait nécessairement arriver à un compromis en faveur du quartier touché. Là où pour moi est le nerf de la guerre, c’est de vouloir retrancher des voies dans l’axe est-ouest ou nord-sud (je ne sais plus trop), un axe qui est déjà à pleine capacité. Rajouter une 5e voie pour le transport en commun, soit, mais retrancher la 4e au profit du TC, ça ne fonctionnera pas, car la solution d’ensemble du TC n’est pas déployé. Il faut comprendre où va le flot de circulation et être en mesure de lui offrir une alternative tout aussi efficace, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement.
Reparlant de mon quartier (N-d-G), sa plus grande nuisance, c’est qu’il soit enclavé par la voie ferrée qui longe le boulevard Maisonneuve. À cause de cela, il n’y a que deux accès routier du sud au nord via St-Jacques: la rue Décarie et le boulevard Cavendish. Inutile de vous dire que ça coince aux heures de pointe. Et comme les autobus utilisent les mêmes rues, eh bien eux aussi sont pris dans le trafic. Où est le gain?
Et attendez tantôt lorsque le CSUM sera construit. Pour répondre au nouveau besoin, il faudrait que la rue Décarie entre St-Jacques et Maisonneuve passe de 2 1/2 voies actuelles (3 voitures de large, ça passe, mais c’est serré) à 5 voies (quel scandale!):
2 à gauche pour permettre à nouveau la circulation vers le sud;
2 à droite qui continuerait vers sherbrooke
1 à l’extrême droite pour permettre de tourner à droite sur Maisonneuve.
Rajoutez-y donc une 6e voie à l’extrême extrême droite pour permettre aux bus de se rendre directement au métro Vendôme.
Je n’ai pas vu le projet de réfection du viaduc du CP ni celui de la rue Décarie, mais je suis près à parier gros que ça ne sera pas ce scenario-là qui est prévu.
***
Je le sais bien c’est une aberration que d’avoir une autoroute au bord du fleuve: la 132 ou Bonaventure sont flagrants, mais les déplacer coûterait une fortune. Le résultat de la première portion de Bonaventure en témoigne. Il y a l’enjeu local et le besoin de se déplacer. À vouloir trop privilégier l’enjeu local, on emprisonne les gens dans leur quartier. Je suis un gars de plein air et mes activités se déroule à l’extérieur… et à l’extérieur de l’île, bien entendu. Dans la tergiversation entre autoroute et boulevard urbain, on voit bien ceux qui ont gagné: on fait le choix du boulevard urbain pour diminuer la fluidité et la vitesse d’accès à la ville des autos pour que la vitesse du TC devienne concurrentielle. Bon, ben ok, assez tordu, mais ça l’air que sséssakiéssa.
Fabrice,
C’est un bel exemple, mais qui est malheureusement en deçà des performances de l’auto qui prend une autoroute souterraine tel que Ville-Marie. C’est cependant vers ce quoi on devrait tendre pour Montréal. Le concept. Pas nécessairement le tramway. Parlez-en à ceux qui ont connu les tramways à Montréal en hiver, où il fallait jeter une poche de sable sous les roues dans une rue en pente afin de ralentir et éventuellement arrêter sur le coin de la rue… Après une couple de poche, les roues devenaient carrés…
Je donne les précisions sur mon trajet travail boulot-dodo en métro quand je quitte le travaille à minuit et le pire cas qui peut m’arriver:
5 min de marche jusqu’à au métro Papineau.
Crotte! Je viens de manquer la rame: 12 minutes d’attente.
Transfert à Berri
Re crotte! Je viens de manquer la rame: 12 minutes d’attente.
Arrêt à Vendôme.
Marche de 7 minutes jusqu’à chez moi. Pire scenario: 50 minutes.
20 minutes selon Google, c’est en heure de pointe et de métro à métro vu qu’en dehors des heures de pointe, on peut attendre au pire jusqu’à deux fois 12 minutes. Pour la voiture, le trajet se fait en 12 minutes… quoi que à présent, je dois rajouter une minute, car pour une obscure raison, les détecteurs magnétiques du feux de circulation de la sortie Papineau de l’autoroute Ville-Marie ne semblent plus fonctionner (ça serait volontaire que ça ne m’étonnerait même pas) ce qui fait que chaque cycle dure le maximum de temps… pour rien… surtout pour l’axe Panet qui ne sert que pour les camions de Molson (c’est-à-dire une fois par heure). Résultat en heure de pointe: congestion accrue à la sortie Papineau, ce qu’il n’y avait pas avant. Bonjour la pollution! Et la frustration! Il serait aussi trop demandé de vouloir synchroniser toute la chaîne de la sortie Papineau jusqu’à René-Lévesque… (j’dis ça, j’dis rien)
Et pour revenir à l’île Bizard, lorsque j’habitais non loin du stade olympique, je devais prévoir 2h pour le TC (2 métro, 2 bus) alors que ça m’en prenait 1h40 à…. vélo.
André,
Ce qui tu décris est intéressant. Bien que chaque usager paie un droit de passage pour le métro, ce montant ne représente qu’une fraction du coût réel. La ville en défraie une bonne part via ses revenus d’impôts foncier (si je ne m’abuse) et du côté provincial, il y a la taxe sur l’essence et je ne sais plus trop quoi. Au niveau provincial, c’est donc encore plus scandaleux: toute la province contribue pour un service servant à une minorité. Tout comme le piéton payant pour l’asphalte de la rue qu’il n’utilise pas, l’automobiliste paie également pour un service qu’il n’utilise pas non plus. Bref, c’est kif-kif.
Si on introduit réellement le principe de l’utilisateur payeur, ce dont je suis en faveur, par exemple sur les autoroutes, il faudrait alors impérativement baisser la part de l’impôt que l’on paie tous à cet effet. Sans quoi, il s’agit d’une nouvelle charge fiscal. Je ne serais pas non plus fermé à l’idée de payer pour entrer en ville. Mais si la ville prend d’une main, il faudra nécessairement qu’elle redonne de l’autre. Et voilà tout le problème de la ville de Montréal. Elle ne cherche pas à réduire ses dépenses ni ses services: elle ne cherche qu’à accroître ses revenus, au grand dame des payeurs de taxes qui n’en demande jamais autant.
On pourrait aussi poser la question du pourquoi le TC est-il public et non pas privé ou bien un régime mixte? Pourquoi y a-t-il un monopole et une loi interdisant d’avoir de la concurrence dans l’offre du TC? Peut-être y aurait-il des entrepreneurs intéressés à offrir une navette directe entre Mtl-Nord et le centre-ville, par exemple.
Michel,
Votre témoignage reflète bien là où nous en sommes aujourd’hui à cause des décisions de hier. On pourrait même en parler au niveau provincial. Quelle absurdité d’avoir de grandes distances à franchir et aucun ferroviaire efficace. Quant à l’argument de l’étalement urbain, bien que la voiture ait amorcé le phénomène, offrir du TC aux banlieues revient à répondre aux besoins des banlieusards qui ont décidés de sortir de la ville et que de n’y rentrer que pour travailler, donc continuer à favoriser le phénomène de l’étalement urbain. Mais l’étalement urbain n’est pas QUE dû à l’auto. Simplement à voir le prix d’une maison à Montréal VS à l’extérieur de l’île… sans parler, encore une fois, des [maudites] taxes foncières…
Du même souffle, je dois émettre un bémol. Certes, le TC est généralement efficace dans le centre-ville des métropole ou en mode interurbain entre deux grands centre. Mais à l’extérieur de ces deux contextes, point de salut en dehors de l’auto, ou alors, bien des correspondances et de la patience! Et cela s’applique également pour la France, pourtant royaume du TGV. En 2003, j’y suis allé et j’ai loué (achat-rachat) une voiture. Partant de Paris en direction de Nîmes, j’aurais très bien pu faire le trajet en TGV en moins de 3h pour 100€ alors que ça m’a coûté le même prix en carburant et en frais d’autoroute pour 7h de route. Sauf que… Après mon arrêt à Nîmes, je devais aller dans un bled perdu dans le haut-languedoc (La Salveta-sur-Agoût). En train, j’aurais pu faire Nîmes à Bézier. Ensuite, il aurait fallu que je me farcisse un autobus jusqu’à St-Pons-de-Thomières, au pied de la “montagne”. Et pour le reste du parcours… eh bien… euh… proutt! En conclusion: le temps que j’aurais gagné à prendre le TGV, je l’aurais perdu la journée suivante dans les correspondances et la marche à pied ou à dos d’âne.
Cycliste alcoolique,
J’ai déjà expérimenté la lecture en TC. Et à moins d’être assis, disons que ce n’est pas “top niveau”. Et je ne suis pas un grand lecteur non plus. Alors, à part la lecture, faudrait trouver autre chose, là!
Je suis un usager aguerri du vélo, pour en avoir fait même l’hiver. Mais je dirais qu’à un moment donné, se compliquer la vie lors des intempéries… ça devient futile. Parfois je me demande si les Montréalais se souviennent qu’ils vivent dans une ville NORDIQUE…
Bravo à Philippe C. Je trouve que son témoignage est un des plus cohérents sinon le plus cohérent de ce blogue et ce même si je n’ai pas de voiture, que je roule à vélo et que je ne suis pas ”char” du tout.
La comparaison qu’il fait du temps qu’il en prend pour utiliser les transports en commun ou la voiture est plus qu’évident. Le transport en commun fait plus que pic-pic ici à Montréal en comparaison avec celui de Paris que j’ai visité en avril 2009. C’est pas compliqué à Paris il y a des stations de métro aux 200 mètres et je n’exagère qu’à peine. Les posibilités pour se rendre d’un point A à un point B avec le métro de Paris sont immenses et d’une simplicité à comprendre et à s’y diriger. Lors de mon passage, je prenais un grand plaisir à l’utiliser tellement je pouvais me déplacer et aller partout en un temps record. Ici on est en retard d’au moins 50 ans et on voudrait faire comme si on était en avance de 100 ans. Qu’on règle le problème de transport en commun et qu’on l’améliore au PC et après on pourra couper dans le béton. Quand voyager en transport en commun devient un jeu d’enfant et un plaisir, ce n’est pas difficile de convaincre les gens d’y adhérer. À l’inverse, quand c’est un véritable et constant supplice, ce même si on est un peu masochiste sur les bords, là c’est tout autre chose…
Aujourd’hui, est-ce qu’on pourrait se passer du Métro de Montréal avec tous les défauts qu’on lui reproche et toutes ses qualités que l’on ne lui voit plus ? On est tous d’accord que non.
Sans métro l’économie de Montréal serait encore plus dans le trou.
Alors demain, est-ce qu’on va pouvoir se passer d’un système de transport en commun hautement performant ? On est tous d’accord que non.
Ben ! planchons sur les plans ciboulette !
j’aimerais ajoute qq points aux messages de Phillippe C (et des autres), dont je trouve ces sont des bons arguments seulement si on cache certains faits … pas necessairement par volonte mais par habitude ou parce-que on connait pas autrement:
les nocifs de voiture (autre de bruler l’essence):
- la pollution due a la poussiere des pneux (la poussiere tres fin, qui a a peu pres le meme effet que l’asbest, et ca tu 6000 personnes au quebec par annee (voies respiratoire, arrestes cardiaques etc.) - vous en trouverez de statistiques)
- la pollution du bruit
- 600-700 morts dans le traffic par annee, et des dizaines milles des accidents, rage au volant etc.
- enormement d’espace perdue en asphalte qui pourrait etre vert - ca contribue au laideur de la ville, coupe des quartier
il avait dans des autres postings deja plusiers observations qu’on peut batir des autoroutes en plus et en plus, ils vont se remplir - un fait qui a ete constate il y a des decennies
le metro: meme si c’est par presque la moitie finance par le public (qui est la normalite ailleurs), dont aussi du gens qui l’utilisent jamais, il y en a des retombées économiques signifiants: il contribue a une attirance de la ville qui attire des immigrants haut qualifies (comme moi), des compagnies internationaux, etc. (il y en a combien a quebec compare a montreal?)
je remarque autour de mes connaissances que le temps pour prendre un chemin en voiture est toujours dit dans la facon optimiste (sans traffic, deneigement de la voiture, chercher de stationnement, marcher de voiture a l’endroit etc.) cependant les examples pour le transport public se basent souvent sur le pire exemple vecu
je suis neanmoins d’accord que la frequence des services du transport public a montreal a beaucoup a ameliorer (compare avec des autres villes). et ca, ca prend beaucoup de volonte de le faire (ou CHOISIR proactivement d’en pas aller regulierement dans des quartiers qui sont eloigne, soit pour travail ou plaisir). se plaindre qu’on peut pas rejoindre d’un quartier eloigne a une autre en bon temps, franchement.
qu’une maison dans les banlieues soit moins chere? avez-vous considere les couts des voitures (additionelles)? j’en ai vu un comparaison sur spacingmontreal.ca qui en est pas du tout favorable. et surement votre temps perdu dans les bouchons est aussi valable? des facteurs a considerer aux avantages.
il y a quand meme des nouvelles banlieues en europe construits entierement sans voitures qui sont liees au train. (ce qui cout probablement moins chere qui toutes les autoroutes ET des access invididuelles ET leur entretien). googlez ‘In German Suburb, Life Goes On Without Cars new york times’ pour en voir un exemple
l’argument de la ville nordique - regardez copenhagen, avec un climat similaire ils ont le plus des cycliste des outes les grand villes …
contre l’argument de la densite superieure des villes europeennes: regardez des villes moyennes au grandeur i.e. du plateau (100.000 inhabitants). il possendent souvent des tramway (si pas un metro) ou un reseau des autobus tres efficaces. leur densite n’est pas tres different (a part des leur devenues relativement petites centre-villes)
je resume: si on veut, on peut trouver des solutions. il faut regarder ailleurs (je comprends bien, que si on a seulement vecu en amerique du nord, c’est tres difficil a comprendre que ca peut etre different!), alors l’education, avec la pression des deux cotes au meme temps on peut y arriver: 1) mettre des sommes importants dans le transport public avec un vision de development long terme, ca fait aussi rouler l’economie locale, 2) empecher ou au moins plus depenser beaucoup pour que la voiture sois moins efficace et confortable - la verite des couts y contribuait deja assez. cette strategie a tres bien marche en europe!
Stephan
Je suis bien d’accord qu’il faille développer le TC.
Le problème qui se pose ici avec l’échangeur Turcot, c’est qu’on procède à l’envers: on voudrait réduire l’offre automobile AVANT l’implantation d’un système de TC efficace. La journée où le réseau du TC sera entièrement déployé et efficace, il serait alors le premier avantage à l’utiliser, donc l’auto deviendrait accessoire: je serais le premier en faveur de mettre la hache dans l’asphalte ou d’implanter tout plein de péage. Quoique… Il faudra toujours lui garder un minimum de place afin de ne pas être prisonnier des marchands locaux… ou bien un TC nous permettant de le faire.
Petite remarque sur l’argument de la pollution. Dans les années 1800, il y avait moins de pollution. Pourtant, l’espérance de vie était beaucoup moindre. Bref, grâce à la croissance économique, dont l’une des conséquence est la pollution, l’espérance de vie a augmenté. Certes, la pollution causée par la croissance économique pose des problèmes de santé. Mais du même souffle, cette croissance économique
Voyez ce graphique interactif (patientez pour le chargement) qui fait un lien direct entre le revenu par personne par pays et son espérance de vie:
http://www.gapminder.org/world/
Vous parlez de l’exemple Danois qui semble fort intéressant, ayant des similitudes climatiques avec Montréal. Pouvez-vous me donner la source de ce que vous affirmez au sujet des cyclistes?
J’ai trébuché sur mon clavier… Je termine mon post…
Certes, la pollution causée par la croissance économique pose des problèmes de santé. Mais du même souffle, cette croissance économique permet d’améliorer la santé en augmentant le niveau de vie. Bref, l’air pollué d’une société en croissance semble préférable à l’air pur d’une société économiquement pauvre.
@ Philippe C
Je tiens absolument à te remercier Philippe C pour ta contribution au blog. Les discussions dans lesquelles s’affrontent plusieurs points de vue sont beaucoup plus stimulantes et surtout elles éguisent l’esprit critique. J’aime bien que l’on sème le doute dans mes convictions profondes de Montréalais d’adoption depuis plus de vingt cinq ans. J’ai grandi à la campagne et il ne me viendrait jamais à l’idée d’aller vivre en banlieu. Par ailleurs moi aussi grand amateur de plein air depuis toujours, j’adore à l’occasion faire une escapade en plein bois. Au quotidien, je fréquente le parc du Mont-Royal qui ne cessera jamais de m’émerveiller. Dans certains secteurs c’est vraiment la campagne en Ville.
Tu l’aura deviné, je suis en parfait désaccord avec tes propos. Parmi les gens qui aiment profondément Montréal et les villes en général, qui veulent changer cette Ville pour la rendre plus conviviale, qui réfléchissent constamment aux moyens pour y arriver, rares sont ceux qui encouragent une plus grande place pour la voiture.
Il y a plusieurs raisons pour cela. L’espace physique dont dispose une trame urbaine construite et cohérente est limité à ce qu’il reste entre les bâtiments qui la compose. Or dans cet espace résiduel c’est actuellement plus de 50% qui est directement ou indirectement déjà consacré à la voiture. C’est cette proportion d’asphalte et de béton qui est la première raison évoquée par les citoyens qui décident de quitter Montréal à chaque année. La deuxième c’est le manque de sécurité pour leurs enfants, relié à la circulation automobile lourde et rapide dans les rues. Heureusement il y a encore des ruelles dans plusieurs quartiers de Montréal.
Puisque l’espace dont on dispose est limité, il faut faire des choix. Or dans le contexte ou l’on voudrait augmenter le verdissement des rues, consacrer plus d’espace de qualité aux enfants, aux piétons et aux cyclistes afin de les inciter à demeurer en Ville, il faut bien en retirer un certain pourcentage à la voiture.
Et j’en viens donc à cette première objection concernant la nocivité de la voiture: ce n’est pas seulement la combustion de la voiture qui cause problème, mais aussi l’encombrement qu’elle génère dans l’espace public. À moins de construire des voitures volantes, l’électricité ne changera rien à la problématique de l’espace. Tout ça pour permettre à chaque petit être humain inconscient et individualiste à l’extrême de rouler tout confortable et avec sa seule odeur dans une coquille énergivore (et qui a demandé aussi beaucoup d’énergie pour la construire pour une espérance de vie d’au plus 10 ans) et pour laquelle il faut consacrer plus de 50% de l’espace urbain? Alors que dans un autobus on peut assoir 40 personnes pour un véhicule qui occupe l’espace de deux voitures?
Oui il y aura toujours un besoin de souplesse que seule la voiture peut offrir à certains travailleurs. Il y aura aussi toujours un besoin occasionnel minimum pour des déplacements qui nécessitent une voiture, mais des services comme communauto ne pourraient-ils pas parfaitement répondre à une telle demande? Les enfants à transporter? Ce sont des questions qui trouvent souvent réponse dans l’organisation choisie d’une vie plutôt qu’une autre. Mais l’absolue nécessité de l’usage de la voiture est nettement surévaluée dans nos sociétés.
Or imaginons pour quelques instants qu’un transfert de l’ordre de 25% seulement de la clientèle se déplaçant en voiture décide de prendre la transport en commun, et que la desserte en transport public pouvant accomoder tous ces gens soit disponible, combien d’espace pourrait-on immédiatement récupérer? N’y aurait-il pas par ailleurs un service de transport plus fréquent sur des plages horaires plus étendues? Ce transport public ne serait-il pas instantanément plus rentable, permettant un réinvestissement d’autant plus grand? L’impact immédiat sur les économies locales ne serait-il pas lui aussi considérable? Est-ce que ça prend tant d’imagination pour voir les choses autrement? Il me semble que c’est une question de ‘gros bon sens’ pour reprendre le slogan tordu d’un gros fabricant de voitures niponnes.
Les conséquences de l’usage généralisé de la voiture sur l’aménagement du territoire sont une des plus grande catastrophe économique, urbanistique et écologique de l’histoire. Le mot économie est dérivé de deux racines grecques. Oikos signifiant ‘maison’ et nomia signifiant ‘gestion’. Il y eu comme un certain laissez aller dans la gestion de la maison qu’est notre planète depuis l’avènement de l’automobile dans nos société . En fait rarement dans la société a-t-on vu comportement aussi peu rationnels que ceux qui ont été induits par l’usage de l’automobile. La débauche de perte d’énergie qui découle directement ou indirectement de l’usage de la voiture à l’échelle de nos société est colossale. Sur le sujet, Richard Bergeron a déjà écrit un livre. Livre que tu pourrais peut-être lire pour confronter tes convictions.
Bien sûr l’être humain n’est pas que rationnel mais en sachant ce qui menace la planète pour les années à venir il faudrait peut-être commencer à inverser la tendance à l’inconscience.
Finalement en ce qui concerne les taxes, je crois que tu sous-estimes comme toute la société en général les véritables coûts qu’implique l’usage au quotidien de la voiture. Il y aurait une longue liste à faire de toutes les conséquences nocives de son usage, globalement. Quelques dollars par jour supplémentaires comme taxe à l’inconscience ça me semble encore bien insuffisant. Sans rancunes.
Bref ça n’a pas l’air qu’on va s’en sortir ici de façon à ce que tout le monde soit heureux. Pour le char contre le char pour la verdure contre la pollution on a tous nos raisons de vouloir s’exprimer mais je persiste et signe: Le transport en commun est une priorité avant tout mais ce n’est pas à pas de tortue et de oui on le fait et de non on le fait pas parce que ça coûte trop cher, qu’on va y parvenir. Le problème est qu’il y a probablement trop de chefs incompétants qui décident et pas assez de visionaires brillants en haut de la pyramide. On le voit avec la rue de Notre-Dame et le CHUM comment ça a de la misère à prendre des décisions au gouvernement et ça bien faut pas s’étonner: c’est la marque de commerce du Québécois. Pas pour rien qu’on brète tant dans tout ce qu’on entreprend de faire et pas pour rien que ça coûte si cher en études et bien sûr avec les résultats qu’on connaît. Puis là faut le dire: la mafia ne sera plus dans le coup pour effectuer les travaux, du moins on le souhaîte, et ça, ça ne va pas les aider au MTQ, à se décider plus rapidement. Imaginez-vous que si il n’y a plus personne pour leur donner une grosse enveloppe brune et leur sucer le cul il vont bien prendre un siècle à décider qui choisir pour que la job se fasse.