Longue vie aux français. Ils ont tant apporté à Montréal. Les boulangeries entre autres qui ont rapidement fait oublier le désert alimentaire qui a précédé dans le domaine du pain (à part les quelques boulangeries italiennes où on achetait notre «pain croûté» quand on était jeune). Mais en fait, ils sont partout où ça bouge: cinéma, nouveaux médias, commerces spécialisés, musées, métiers artisanaux, agriculture bio, etc.
Ça ne m’empêche pas de réaliser qu’il y a autant de différences entre un français et un québécois qu’entre un esquimau et un espagnol….
Je tiens ce constat de mes 4 années passées à Paris. Pendant ces années et depuis, j’ai été fasciné par leur sens exacerbé de l’esthétisme, l’envie de se distinguer (par des manières impeccables ou par l’inverse; par une éducation raffinée et l’envie , jamais trop loin, d’en faire état), la séduction permanente, le refus et la récupération de tout courant alternatif de fond, la santé et la force de la famille, la préservation d’un mode de vie régional si beau et si riche, etc.etc.
Un autre exemple de cette différence fondamentale nous est fournie par l’importation prochaine (le 20 août) du «diner en blanc»; une façon originale - et toute française - d’occuper l’espace public.
Allez aussi voir le reportage de Radio-Can sur cette page - ça vaut la peine juste pour voir les chapeaux des filles http://www.dinerenblanc.info/
En observant ces images, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la Saint-Jean et à la façon de plus en plus courante, au Québec, de s’approprier l’espace public en faisant des partys de rue et de ruelle.
J’ai passé la journée du 24 à observer la façon bien québécoise de faire les choses: 50% de simplicité, 50% d’improvisation et 50% d’adaptation à ce qui ne marche pas comme prévu.
Ce gars là au coin de Saint-Viateur et Esplanade m’a fait mourir de rire.

Piscine à Réjean - nom fictif

Sofa à Monique - nom fictif
Reb trouve que mon article souligne beaucoup les qualités des français et peu celles des québécois. Dans un prochain billet je rétablirai la balance. Ça va s’appeler la paix en héritage.

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