
Le restaurant Sous-marins chez Vincent vient d’être vendu à un promoteur pour une petite fortune. Le bâtiment qui est prévu à la place est un exemple typique de ce que la spéculation peut faire à un quartier : une boîte sans aucun charme et aucune recherche architecturale abritera des appartements de 800pi carrés qui ne pourront attirer que des célibataires sans enfants. Pour ajouter à la banalisation, on propose au rez-de-chaussée rien de moins qu’un Strarbuck.
Le plus drôle peut-être, c’est que sur l’image du projet qui nous a été envoyée à l’arrondissement, l’affiche est en anglais seulement: «Starbuck coffee».
Le gros tact.
Dire que je ne suis pas sympathique au projet, c’est peu dire. Mais voilà, le promoteur n’y est pour rien. À part le manque de sensibilité, il propose un projet à première vue conforme au règlement d’urbanisme. La hauteur semble réglo; les coins de rue permettent, selon les règlements d’urbanisme, une occupation du lot à 100 % sans dégagement sur la rue. Et rien ne l’oblige à vendre autre chose que des appartements de 800 pi carrés. Et rien ne l’empêche non plus de proposer une chaîne américaine de café - après tout Mont-Royal a bien son Second Cup.
Par ailleurs, l’arrondissement n’a pas les ressources pour acheter le terrain qui s’est négocié pour un prix hallucinant.
Kess qu’on fait ?
La seule chose qu’on peut faire, c’est refuser la démolition. Si on fait ça, on prive le vendeur d’un profit légitime. Ça fait je sais pas combien de temps que le proprio trime dans son bouiboui; c’est tant mieux pour lui si son commerce a pris une telle valeur. Le gars a le droit à sa retraite. On ne peut arrêter ce projet juste par la haine de la spéculation; de l’uniformisation, de la banalisation, du manque de sensibilité et la colère face à cet aveuglement collectif qui nous fait foncer toujours plus rapidement dans un monde américanisé de consommation vide de sens, de saveur, d’histoire et de profondeur.
Il reste que la rue Laurier mérite mieux que ça. C’est un des derniers coins du Plateau où il règne une ambiance de village. Le bâtiment qui est proposé ne respecte en rien cette ambiance. Chez Vincent, on s’entend, ce n’est pas un trésor architectural, mais c’est le rappel d’une époque où l’argent était plus rare et où une sortie de famille se résumait souvent à une marche jusqu’au Dairy Queen. La forme de la bâtisse est un rappel de notre enfance et son dégagement par rapport à la rue (tant à l’avant que sur le côté) crée une mini place publique. J’y ai moi-même tenu un party de trottoir pendant la campagne. Le commerce abrite aussi une faune en voie d’extinction: du monde ordinaire qui se commande une soupe poulet et nouilles.
Je déteste l’idée de voir disparaître tout ça. Est-ce que je me trompe ?
Qu’est-ce que vous pensez qu’on doit faire ?

Lâche pas mon Luc, il y en a au moins un qui est rendu à te reprocher de trop t’occuper du quartier! Il y en a sûrement d’autres qui vont te trouver de plus vilains défauts.
Pour le fond des choses: patrimoine pour ensemble patrimonial, ce bâtiment et son stationnement ne me semblent pas particulièrement intéressants. Beaucoup de choses sont disparues du centre-sud, mais l’écono-musée du fier-monde montre à tous les jours qu’il en restera toujours assez pour rappeler ‘l’époque où…’ Quant au bâtiment qui va le remplacer, je suis ambivalent. Les triplex patrimoniaux des quartiers centraux étaient, à l’époque, de la production en série et bien peu de choses distinguaient les uns des autres. Il est difficile de prévoir la façon dont ces bâtiments vont vieillir face à l’évolution des sensibilités et des échelles de valeurs.
Par ailleurs, le Plateau attire beaucoup de beau monde, mais il est de plus en plus exclusif tant par ses bâtiments que par la réduction des espaces publics où peuvent se réunir les moins beaux d’entre nous. Je t’incite à trouver des moyens de leur faire un peu de place: moi c’est une des choses qui me fascinent toujours dans Hochelaga-Maisonneuve, l’espèce d’enchevêtrement de trajectoires personnelles et sociales qui ne se fait pas sans quelques petites frictions, bien entendu, mais qui se passe généralement de manière civile. Ça a pris une volonté de fer des élus et groupes communautaires et un peu de chance (beaucoup de terrains vides et de manufactures à transformer en condos) pour y parvenir, mais je suis certain que tu peux faire un petit bout. Là où ailleurs? Je suis à peu près certain que personne ne se battrait pour conserver une place publique pour les moins beaux, alors peut-être que tu peux planifier ça plus stratégiquement et à l’avance pour ailleurs.
@ Yuri
Où vous avez vu qu’on allait faire un référendum pour introduire une nouvelle taxe ? Ce qu’on a dit, c’est qu’il n’y aura pas de taxe spéciale sans projet spécial. En bref, pas de taxe pour payer l’épicerie. Bien sûr, avant de faire un projet spécial on va consulter…mais on ne fera pas de référendum!
Pour ce qui est de nos priorités, je vous vois souvent évoquer notre temps de travail disponible pour dire qu’il est exclu que nous nous occupions d’une réflexion sur la grange Vincent. Mais je vous l’ai dit monsieur Yuri, l’urbanisme c’est comme l’amitié, ça se nourrit de petites interventions. Ce qui vous semble un petit projet insignifiant, m’apparaît plutôt comme une petite intervention importante Et puis, au nombre de bénévoles de haut calibre qui travaillent pour nous (une trentaine en ce moment) on en trouvera quelques uns pour se pencher sur la question. Les commentaires de tous et chacun nous aident d’ailleurs beaucoup à cet égard.
Je ne me prononcerai pas sur le besoin de sauver le « Vincent » en tant que tel mais plutôt sur la nécessité de sauver ce que plusieurs intervenants ont qualifié d’esprit de village de la rue Laurier Est. Ce bout de rue a une personnalité : c’est le Plateau sans les touristes, la magie du Bobec qui ouvre au printemps, le beau monde au Byblos.
Cette personnalité repose sur un équilibre précaire, en grande partie dû à des petits commerçants qui ont été en mesure de se prémunir contre les dangers de la spéculation immobilière en devenant petit propriétaire. On ne parle pas des modèles d’affaires de Métro ou de Jean-Coutu. Encore moins des entrepreneurs en construction, de Starbucks ou de tout autre commerce prédateur.
Certes, le quartier change, le quartier évolue, car son équilibre se déplace avec l’arrivée de nouveaux résidents. Là où il y a problème, c’est lorsqu’on détruit cet équilibre fragile à grand coup de fric. Au cours des deux dernières années, une cordonnerie a fermé ses portes. La librairie aussi. Le fleuriste en face de la Maison Cacao est sur ses derniers milles…
Croyez-vous vraiment que le Byblos, institution du quartier s’il y en a une, serait encore là si le resto devait payer un loyer au « prix du marché » Vous savez combien on a offert à Pierre, le libraire, pour racheter son bail et louer le local selon « la rareté de l’offre et l’importante demande » Et là on nous demande de laisser libre cours au marché pour laisser place à un projet de condo ! Encore !?! Avec un Starbucks !?! Un Starbucks qui sera déficitaire, mais qui sera maintenu en vie dans le seul but d’éviter qu’un concurrent Second Cup viennent s’installer près du Parc Laurier? Nous méritons mieux que de faire les frais d’un promoteur et d’une guerre entre chaînes de cafés.
Le projet doit être bloqué par les élus de l’arrondissement. Il s’agit du dernier terrain d’importance dans ce secteur, donc notre dernière chance d’y réaliser un projet important pour la collectivité. Un comité ad hoc devrait approcher un promoteur sans but lucratif, comme la Société de développement Angus, pour racheter le terrain et y développer un projet alternatif en partenariat avec la communauté, selon les besoins de la population résidente du quartier.
La population regorge d’idées pour ça! Et ces idées sont réalisables sur le plan financier.
La grange à Vincent est patrimoniale. C’est parce que l’on est trop collé sur ce courant d’architecture que l’en voit pas la valeur. C’est comme ça que l’on a détruit tant de maisons à montréal que l’on a scrappé tant de corniches et d’escaliers colimaçons.
La grange à Vincent est à Laurier-Est ce que la tour Eiffel est à Paris.
Aménageons sa terrasse et son toit vert et le éco-tourisme va s’y pointer pour le plaisir de tous les commerçants.
@Luc,
J’ai relu mes sources et effectivement j’ai fais une erreur d’interprétation concernnt la taxation et la démocratie participative. Toutes mes excuses pour cette fausse information.
f
toujours aussi mesuré mon F. Mais je ne suis pas d’accord. Ça te surprend ? Si les triplex anonymes et identiques sont devenus des éléments essentiels de notre paysage urbain, ce n’est pas parce que l’histoire a la magie de tout récupérer et intégrer. C’est parce qu’ils possédaient des qualités intrinsèques fondamentales qui en font - encore aujourd’hui - de formidables lieux de vie. Particulièrement parce qu’ils sont traversants: ils fournissent un accès à deux mondes : celui de la rue et celui de la ruelle. Ensuite par ce qu’ils ont pour la plupart deux balcons: dont celui de derrière peut servir à planter des tomates, ranger un vélo, sortir les poubelles. Cet accès privilégié à une sorte de mode de vie campagnard en ville est ce qui m’a le plus manqué quand j’habitais à Paris et je pense aussi que c’est ce qui manque le plus aux gens qui habitent un appartement dont toutes les fenêtres donnent du même côté et où l’arrière est un simple corridor. Il ne s’agit pas simplement d’un espace de rangement que les condos dans des boîtes n’ont pas. Il s’agit d’une quincaillerie d’escaliers, de balcons, de perrons, de hangars, parfois de garages qui sont autant d’accrochoir à la vie, à la rencontre, à l’interprétation, au verdissement, à l’art, au laisser aller, au jardinage et au temps qui passe.
Par ailleurs, quand on propose des logements de 3 chambres de 900 pi2, il est clair que ce n’est pas pour une famille. À la limite à une personne seule avec un enfant.
Commentaire éditorial - ceci n’est pas une critique : my god comment est-il possible qu’on vende des logements 500 000$ de 900 pi carrés. Qui peut acheter ça ? C’est fou comme le monde a changé…si vite.
@ tout le monde
BB me propose de modifier le site pour qu’on puisse le transformer de simple blogue en véritable outil démocratique - du moins pour les débats comme celui-ci. Il propose que chaque participant puisse avoir une page perso et qu’il n’y ait plus d’anonymat. Il explique qua ça va augmenter encore la possibilité d’échanges, la profondeur de nos débats et donc la vie démocratique. Je trouve que c’est une riche idée.
@Luc: reponse a la suggestion du transformer le blogue en outil democratique:
pour m’introduire: j’etais avec ma femme chez votre party de trottoir sur masson (lesquels qui vous avez repondu que malgre avec bebe 6 mois on a pas besoin d’une voiture pour se deplacer
je suis cette blogue avec beaucoup d’interest et j’aime bien cette idee qu’on peut se impliquer plus facilement dans la politique et echanger notre savoir et savoir-faire qui est apparement vaste autour les inhabitants du plateau - c’est ca la vraie democratie!
pour ce fin:
il y a une site de discussions web etabli depuis longtemps (et tres connue autour de gens informaticiens comme moi). cette site utilise une systeme des points auto-gere par des utilisateurs pour accentuer des commentaires juges les plus utils (et cacher des trolls etc.). ca donne un bon vue d’ensemble.
aussi repliques etc. sont possible, comme dans un forum.
ailleurs il y a possibilite de faire des sondages en lignes (et les commenter) - meme ceux-la sont pas tres pertinents; ajouter des liens, tags etc.
l’adresse: http://slashdot.org (c’est en anglais)
une autre alternative sont des wiki (hawaiien pour ‘vite’) qui permettent a chaque internaute de changer le contenu de la site, example: http://www.wikihow.com (aussi en anglais). c’est une facon epreuve des partager des textes, images, liens, documents avec peu d’effort
il y a surement beaucoup des autres idees pour l’echange democratique des autres lecteurs de blogue!
s’il y a d’interest, je pourrais m’impliquer avec mon temps sur l’aspect technique. en ce cas, branchez-moi avec vos techniciens
les condos à $500,000 ils font quand même 1500 à 1800 pi2 je crois bien
Ils font 1200 à1350 pi2 ces condos. Mais il faut surtout regarder le cout au pi2 et à ce niveau là c’est assez impressionnant (375$). Toutefois, dans le neuf, c’est pas déraisonnable. Ca se compare bien à d’autres projets au centre-vile de monteal
Précision: la superficie mentionnée inclut l’aire du balcon et de la terrace, soit grosso modo 200 pi2.
Ce qui augmente le cout de la suerficie habitable à approx 450 ou 500$ le pi2. C’est cher !
En fai 425 $ du pi2. C’est encore trop cher !
Luc, quand on sera d’accord on va se trouver plates l’un l’autre, alors gardons ça comme ça.
Tu te trompes en partie car tu occultes pas mal de dimensions de l’histoire du patrimoine, incluant les luttes de classes et linguistiques qui les ont travesées: la patrimonalisation du bâti des quartiers centraux (qui concerne autant des éléments architecturaux que ces supports à la vie que tu évoques - mais qui dans ce dernier cas inclut plus que des bâtiments, soit des ensembles de bâtiments) s’est passée dans le mouvement d’une popularisation du patrimoine. Avant les années 1970, ce qui était considéré patrimonial était exclusivement les bâtiments de l’élite canadienne française situés dans le Vieux-Montréal. À partir des années 1970, les actions de Sauvons Montréal, Héritage Montréal puis d’autres organisations tels l’éco-musée du fier-monde vont militer pour que soit reconnus comme patrimoniaux les secteurs ‘ouvriers et populaires’ - incluant dès lors autant des éléments architecturaux (le mouvement de protection des pierres grises) que des supports de vie passée (le mouvement de protection du patrimoine industriel) ou actuels (on dit que les quartiers centraux sont des supports de vie populaire sans égaux). Dans ce même mouvement a été affirmé un patrimoine anglophone et un patrimoine de la diversité ‘ethnico-culturelle’ (le boulevard Saint-Laurent a été consacré secteur patrimonial il y a quelques années justement parce qu’il est dit être témoin des différents apports historiques de différentes communautés culturelles). Bref, comme dirait l’autre, il ne faut pas chercher dans l’objet lui-même les raisons de la patrimonialisation de certains objet, mais dans les mouvements sociaux et politiques qui produisent cette patrimonialisation.
Par ailleurs, je ne connais aucun document politique qui fait référence au caractère traversant des appartements comme caractéritique patrimoniale. Est-ce que tu en as des exemples?
@luc ferrandez
“Par ailleurs, quand on propose des logements de 3 chambres de 900 pi2, il est clair que ce n’est pas pour une famille. À la limite à une personne seule avec un enfant. ”
On s’éloigne de la question de départ, mais tu serais surpris du nombre de familles à Montréal qui vivent dans des espaces de moins de 900 pi2, et dans des logements de moins de 3 chambres.
Par contre, ces familles ne vivent pas dans des condos à 400 000 $, vous l’aurez deviné…
Des sous-marins de Vincent, le débat glisse de plus en plus vers l’accessibilité au logement.
Qu’y a-t-il sur la table en matière de logement social sur le Plateau ?
@ El Toro: le problème dans ce cas c’est que le projet proposé par le promoteur n’a pas l’envergure nécessaire (en nombre de logement) pour qu’on puisse lui imposer un pourcentage du projet en logement social ou abordable. Selon les normes -informelles- de rentabilité, ça prend un minimum de 200 logements pour pouvoir imposer au promoteur ex. 15% des unités en logement social/ abordable. L’idée est de faire porter le fardeau du coût des logements sociaux par les 85% autres logements.
On va devoir travailler très fort sur cette question pour se donner une réelle direction de lutte contre la pauvreté dans notre quartier. Chose qui s’avère déjà assez compliqué parce qu’en tant qu’arrondissement on n’a que des miettes de pouvoir en la matière: c’est essentiellement la ville centre qui gère les budgets et projets de logements sociaux. À suivre…
Stepan,
Salut é! très heureux que tu sois sur ce blogue.
Ciboulette que le monde est petit.
Comment va Geneviève ? et Lucas ?
( bon je vous fais une confidence : c’est la première fois que j’ai l’impression d’^tre dans ma ruelle.
Feeling groovy….
oups! Stefan, dis-je.
@ François
C’est pas tellement le patrimoine qui m’intéresse, c’est le patrimoine comme support à la vie urbaine particulière du Plateau, moitié cour, moitié jardin. Les appartements traversants torti-crochus n’ont pas été reconnus dans une politique du patrimoine ? Ah ben cibol ! Pourtant, comme support de vie et comme témoin d’une époque, il valent toutes les fermes de la Nouvelle-France et toutes les maisons de pêcheurs des côtes Terre-Neuviennes. Pour ce qui est de la grange maintenant: il y a en elle quelque chose que je n’arrive pas à définir: est-ce que c’est le potentiel d’aménagement qu’y voit le boulanger; l’unité de paysage qu’y voit madame Clouard; la résistance à la banalisation des espaces qu’y voit louis-frédérique et plusieurs autres, je ne sais pas…sans doute un peu de tout ça.
Le Vincent n’a rien de spectaculaire, mais c’est une curiosité architecturale intéressante.
L’édifice proposé, quant à lui, est plutôt banal. Ça frise le médiocre. Pas un grand fan du revêtement beige, surtout que la majorité de la rue est en brique rouge. L’agencement des fenêtres/balcons est étrange (ça fait années 80 avec la fenêtre basse près du balcon en vitre). Je comprends la prescription pour le contemporain, mais ça ne veut pas necessairement dire une boite avec un couronnement nul. Disons que je renverrais l’architecte à ses planches avec quelques suggestions pour améliorer le design.
Il y en a des pires sur la rue (ex: Club Video) mais faudrait au moins s’assurer qu’on remplace un édifice curieux avec quelque chose ayant un minimum d’intérêt architectural. Quelque chose d’autre qu’une boite carrée neutre. Faudrait que l’édifice ressorte de la trame urbaine. Un coin tronqué avec un élément phare? Un certain dégagement, devant ou juste au coin? Mais si on exige un dégagement, il faut compenser le promoteur avec une dérogation pour qu’il puisse récupérer ses pieds carrés perdus (ajout d’un 4e étage sur le coin, par exemple). De toute façon, ce genre de compensation risque de rendre cette boite banale plus intéressante.
Quant au Starbucks, je ne suis pas un grand fan des lattés industriels à 5 piasses dans un décor industriel. J’espère ne pas être le seul dans le coin. Si nous sommes chanceux, ce nouvel arrivant ne sera pas rentable, tout comme l’ancien McDo coin du Parc/Mont-Royal.
Dommage pour Vincent - je suis allé la semaine passée et c’était une des poutines correctes dans le coin… voir: http://poutinepundit.wordpress.com/2010/01/11/vincent-sous-marins/
Le lendemain de notre arrivée au Qc le 24 juillet 2004 nous nous sommes arrêtés chez Vincent pour un club sandwich. Un établissement clair et spacieux. Premier coup de téléphone à la famille laissée Outre-Atlantique, depuis la cabine Bell à l’extérieur. Voilà pour la nostalgie.
Quant au nouveau projet, c’est juste une absence d’audace architectural de plus. On passe d’une espèce de pagode improbable au toit rouge à un blockhaus beige qui ne risque pas de titiller les regards. Propre et hermétique, c’est à dire les vertus d’un Tupperware.
Alors pourquoi ne pas obliger les nouvelles constructions à faire mieux que de s’aligner géométriquement sur les autres bâtiments de la rue? Tous ces nouveaux condos aux façades lisses qui poussent dans la Petite-Italie n’incitent pas à flâner dans ces rues désormais aseptisées.
Quel est donc l’intérêt pour Montréal d’échanger des toits de tôle d’alu contre des parois de brique stérile? L’urbanisme se limite donc à bâtir des couveuses à taxe d’habitation?
(pour continuer sur mon dernier message)
…et si on réussit à obtenir un dégagement, pourquoi ne pas y planter l’enseigne sur poteau actuelle (ou pOHtOH, comme vous dites à Montréal)? On pourrait demander à un artiste de faire quelque chose d’original, un truc néon orange, jaune et brun au bout du poteau qui évoquerait l’atmosphere retro/surprenant/trash de l’ancien édifice et ses sous-marins, poutines et crème glacées Dairy Queen qui dégoulinent.
C’est un moyen plus réaliste de preserver l’immatériel - le proprio actuel peut vendre, le nouveau promoteur garde ses $/pi.2 et les gens du quartier gardent un brin de ludique quétaine sur le coin de rue…
Il faut que le nouvel édifice ait quelque chose qui surprend, comme le Vincent surprend présentement. Je crois que François (après moi) dit un peu la même chose.
@Luc. Je te comprends d’y accorder une valeur à ce caractère traversant des appartements, je trouve ça intéressant moi-même et j’en profite tous les jours. Je dis simplement que ce n’est pas une caractéristique architecturale dont je me rappelle qu’elle est notée où que ce soit pour consacrer le caractère patrimonial des plex centraux et des ensembles urbains dont ils participent en tant que supports de vie.
Pour ce qui est de Vincent, il y a deux questions différentes il me semble. Est-ce que Vincent doit être sauvé? Je ne crois pas vraiment que tu puisses le faire, et je ne vois pas que tu doives essayer de le faire si tu es capable d’inciter le promoteur à faire quelque chose d’intéressant en termes de ce qu’il semble intéressant de préserver là. Ce qui amène à la seconde question: qu’est-ce qui devrait le remplacer? Pour ma part, la question de la banalisation m’intéresse assez peu, comme je l’ai déjà dit tous les vieux plex étaient considérés comme des bâtiments assez banals lorsqu’ils ont été construits. L’argument paysager me laisse assez froid aussi. Le potentiel d’aménagement, comme le souligne mr le boulanger, me semble un concept plus porteur - pour recréer un lieu de rencontre accessible à tous. Est-ce que c’est quelque chose que tu peux inciter le promoteur à faire?
REGARD SUR MON QUARTIER, photographies de Daniel HEIKALA, à l’écomusée du fier monde.
2050 rue Amherst.
Du 21 janvier au 7 mars.
Hier soir, le hasard m’a amené à l’écomusée du fier monde. On y présente le travail d’un photographe (aussi musicien flyé mais c’est autre chose) qui pendant les années 70 se levait à 5 heures du mat pour aller prendre des pics des maisons ouvrières du quartier St-Jacques.
Le résultat est étonnant. Ce mec est le William Notman des années Drapeau.
Son exposition nous fait réaliser à quel point les choses changent vite. Ces taudis de l’époque sont un régal pour les yeux des amateurs d’architecture vernaculaire.
Combien valaient ces duplex dans les années 70 ? Peut-être 35,000 max. 35 ans plus tard on fait dans les 350,000 $ minimum.
J’ai copié une note en début d’exposition :
DONNER À UN MAÇON BRIQUES ET MORTIER, ET DITES-LUI DE CRÉER UN ESPACE LAISSANT ENTRER LA LUMIÈRE, ET LES RÉSULTATS SONT REMARQUABLES. LE MAÇON DANS SES LIMITES TROUVERA D’INNOMBRABLES POSSIBILITÉS, ET IL Y AURA VARIÉTÉ ET HARMONIE.
L’ARCHITECTURE MODERNE AYANT À SA DISPOSITION TOUTES SORTES DE MATÉRIAUX ET DE SYSTÈMES STRUCTURAUX NE PRODUIRA QUE MONOTONIE ET DISSONNANCE ET CELA EN GRANDE QUANTITÉ.
Extrait de ARCHITECTURE SANS ARCHITECTE, bernard Rudofsky, 1964
C’est présenté jusqu’au 7 mars. Une belle occasion de faire dans l’écotourisme inter-arrondissement. ;0)
P.s : je viens d’envoyer un courriel Daniel HEIKALA pour lui demander si par un heureux hasard, il n’aurait pas dans son portefeuille une pic de notre maintenant célèbre GRANGE À VINCENT.
P.p.s : encore cette semaine, un amie m’a dit que les submarines de Vincent étaient les meilleurs au monde du fast-food.
@Nima Machouf
Les possibilités d’action des arrondissements sont effectivement restreintes. Particulièrement sur le Plateau où il y a vraiment peu d’espaces vacants, et conséquemment, peu d’endroits où l’on peut réaliser des projets de 200 logements. Pas pour rien qu’il n’y a eu, sauf erreur, aucun projet de logement social au cours de 4 dernières années.
En dirons-nous autant dans 4 ans, malgré les bonnes intentions de l’équipe en place ?
Bonjour Luc,
Je suis agréablement surpris de la vive réaction que suscite le projet de condos de la rue Laurier. Hônnètement j’ai un réel malaise avec le propos de conservation du patrimoine pour un bâtiment dont l’aspect esthétique est hautement douteux, ça fait quand même plusieurs années que l’aluminium n’est plus admis pour les revêtements extérieurs des constructions neuves dans le quartier. Et il y eu une époque pas très lointaine où le Plateau était en train de se défigurer sous le coup de rénovations sauvages faisant une part belle à l’aluminium. Et je me demande si Vincent n’en a pas justement profité.
Ce qui me semble évident cependant à la lecture des nombreux commentaires émis c’est que l’on se désole beaucoup de la perte de deux choses qui sont peut-être indépendantes des considérations patrimoniales du repère qu’est devenu ”Vincent”. Il y a d’abord la perte d’un type de commerce qui participe à la diversité culturelle, sociale et commerciale de ce ”Village”. Mais il y a aussi la perte d’un espace semi-public sur rue dont le commerce existant n’a vraiment jamais su tirer le très grand potentiel.
Et pourtant, lorsque je regarde les images de la future construction, par ailleurs d’un certaine banalité, c’est cet empiétement sur la rue qui m’apparaît le plus agaçant. Nous avons pris l’habitude de cotoyer cet accident urbain dans l’implantation construite de la rue Laurier sans pouvoir réellement l’occuper cependant, cohabitation piétonne de quelques secondes sur nos parcours quotidien. Et pourtant ça donne vraiment l’impression que l’on nous enlève quelque chose de précieux
Or si la densification urbaine est souhaitable en général, (pour toutes les raisons que nous donne l’écologie moderne) et sur la rue Laurier dans ce secteur les exemples existent déjà, pourquoi ne serait-il pas possible dans ce cas de proposer de distribuer sur quatre étages les pieds carrés actuellement proposés sur trois étages. Ceci est sans doute dérogatoire mais, il serait alors possible d’ainsi exiger un retrait substantiel de l’alignement bâti et de préserver l’ouverture actuelle sur rue. Une place aménagée contrairement à la zone asphaltée existante. Par ailleurs ,vue l’existance de la ruelle de service au nord de l’implantation, je crois que l’augmentation d’ombre portée serait négligeable.
Concernant la possibilité d’orienter la nature commerciale de la nouvelle implantation, j’avoue ne pas suffisamment maîtriser les subtilités de la règlementation municipale qui pourraient nous permettre de préserver l’équilibre actuel. Mais il existe surrement quelque chose comme un dialogue éclairé avec le promoteur qui pourrait changer la donne.
Continuer votre bon travail monsieur le Maire.
al Toro
Je suis prête à parier que dans 4 ans Projet Montréal sortira la tête haute dans ce dossier. Déjà des projets dans l’incubateur.
Vous savez il n’existe pas que des méchants promoteurs pas d’coeur dans la vie ;-)))) pensez aux projets d’acquisitions en coopérative par exemple, qui j’imagine seront certainement favorisés par la nouvelle administration. En plus, des normes…. ça se change non?
J’appuie Nimâ Machouf : des normes ça se change.
Certes des normes ça se changent, mais c’est plutot vache pour le promoteur de la Grange à Vincent. Le minimum de justice veut que ces changements ne soient pas retroactifs, mais s’appliquent aux prochains développements.
Je suis curieux de savoir ce qu’il adviendra du restaurant “Vincent” sur Laurier. Dans ce cas particulier, ce n’est pas clair pour mois ce qui doit être fait. Dans un monde idéal, ce serait du logement social je présume… mais l’arrondissement n’a pas les moyens de financer le projet… car il faudrait compenser financièrement le propriétaire du restaurant pour la valeur de son terrain.
Doit-on absolument se priver de logements sociaux parce qu’on a pas (collectivement) les moyens d’offrir au propriétaire du restaurent la pleine valeur de son terrain (spéculative et non pas valeur absolue soit dit en passant) c’est-à-dire, probablement deux fois d’argent qu’il lui en faut pour finir ces jours.
Ce citoyen n’est-il pas redevable envers la collectivité? La valeur que son terrain a acquis au fil du temps est le fruit d’une richesse collective, celle des habitants du Plateau, elle est également du à la présence d’autres commerces qui ne sont pas intégrés à de grandes chaînes américaine, une particularité propre au Plateau.
Le fait que son terrain vaille aussi cher est donc essentiellement du au fait qu’il se trouve sur le Plateau et le Plateau c’est un ensemble, c’est une collectivité.
“Ce citoyen n’est-il pas redevable envers la collectivité? La valeur que son terrain a acquis au fil du temps est le fruit d’une richesse collective, celle des habitants du Plateau, elle est également du à la présence d’autres commerces qui ne sont pas intégrés à de grandes chaînes américaine, une particularité propre au Plateau.
Le fait que son terrain vaille aussi cher est donc essentiellement du au fait qu’il se trouve sur le Plateau et le Plateau c’est un ensemble, c’est une collectivité.”
Depuis quand un individu qui investi tout son temps et sa vie pour faire vivre une affaire, où qu’elle soit, est-il redevable à la collectivité et devrait partager l’usufruit de la vente de son gagne-pain avec d’autres. Tous les propriétaires ont un droit exclusif au produit de la vente des biens qu’ils possèdent. Ce propriétaie a investi il y a plus de 30 ans et ce n’est qu’au cours des années récentes que la valeur marchande de son affaire s’est apprécié. L’attente a donc été longue, très longue …
Que la Plateau ait ses propres particularités n’en fait pas our autant un lieu où tout se partage. D’ailleurs quel est-elle la ‘collectivité’ qui fait vivre le Plateau ? Sont-ce ses seuls citoyens-résidents ou l’ensemble des citoyens qui y ont affaire par intérêts personnels et/ou professonnels ? La richesse du Plateau est aussi le fruit de son pouvoir d’attraction sur les non-résidents du Plateau n’est-ce pas ?
Chapeau pour la réflexion transparente..
Pour ma part, s’il est vrai que le propriétaire actuel de Chez Vincent a bien mérité une retraite dorée, peut-être que l’arrondissement aurait son mot à dire sur le choix du commerce qui va s’y installer à la place. Des cafés, il y en a déjà à la tonne dans la rue et surtout sur Mont-Royal, et on ne peut pas dire que ce soit des endroits très rassembleurs : tout le monde twitte sans se préoccuper de son voisin… La solitude des temps modernes…
Il y a déjà eu une pétition qui a circulé dans le quartier pour qu’une SAQ s’installe sur la rue Laurier. Je trouve l’idée intéressante, et si on écoute les gens de la place, il semble que je ne sois pas la seule..
en autant qu’ils forcent le promoteur a engager un meilleur architecte … c’est deja assez d’avoir subit les degueulasseries qui ont pousser au sud sur de lanaudiere juste avant mont-royal, pas besoin d’un autre relique de l’epoque maudite du debut des annees 90..
@Yug. à ce que je sache, les profits venant de la vente d’une entreprise sont imposables tant au provincial qu’au fédéral. Il est donc reconnu depuis longtemps que l’appréciation de valeur d’une entreprise n’est pas une affaire privée tout à fait détaché des intérêts de «la collectivité» - ce n’est juste pas jugé une affaire de collectivité ‘urbaine’ ou ‘d’arrondissement’.
@f:
Le système d’impositon reconnait le principe de taxer un revenu parce qu’il est de source privée, parce qu’il se fonde sur la propriété privée issue d’un investissement ou d’un travail. Un individu qui vend sa propriété et qui empoche une plus-value de cette vente est imposé en fonction de la règle du gain de capital sur la propriété dont il était propriétaire. Le gouvernement (fédéral ou provincial) s’approprie une partie de ce gain pour la redistribuer sous forme de programmes gouvernementaux. Une muncipalité ou un arrondissement n’a droit qu’à la taxation d’un bien foncier et à quelques éléments de la taxe de vente. Elle ne touche pas à la taxe sur le revenu. Les revenus issus de la vente d’une propriété ne la concerne donc pas. Dans le cas de la Grange Vincent, ses revenus fonciers seront décuplés substantiellement par le remplacement du “patrimoine” actuel par un patrimoine d’une valeur subsantiellement plus importante. Éveidemment, comme la taxe d’arrondissment est relativmnt mineure par rapport à la taxe de la ville, son gain net de taxe sera en proportion.
Je suis assuré d’une chose: avec la gang de Projet Montréal, le projet final sera certainement mieux que celui-ci. La victoire est assurée
M Ferrandez, quand vous demandez l’avis des gens sur un sujet, je lis:
1)J’ai un cheval de bataille, mais aucune voie légale pour l’amener à terme
2)Peut-être que si M Mme ToutLeMonde est d’accord avec moi sur mon blogue, je pourrai déclencher une petite révolte populiste.
3)Fort de ces “appuis”, je pourrai finalement me convaincre de faire des empêchements administratifs, des “pressions politiques”, des polliticailleries, du kafkaisme bureaucratique sur une transaction qui sommes toutes, de ce que je comprend, ne contrevient à aucune loi en vigueur.
Nous sommes dans un état de droit M Ferrandez. Pas dans un village où les décisions de tout le monde doivent passer par le conseil des Sages, ni par le comité du parti, encore moins par le jugement des lecteurs d’un blogue.
Je compte sur vous (comme vous le faites en partie dans votre billet), pour ramener les gens à l’ordre, leur expliquer que le concept de propriété privée est encore valide sur le Plateau, et doit être respecté.
S’il y a des lois pour empêcher le développement sauvage ou de mauvais goût, nous comptons sur vous pour les faire appliquer. Et aussi pour en développer de meilleures éventuellement (des lois).
Nous vous avons élu, vous avez notre confiance. Mais si chacune de vos décision doit être approuvée par le “conseil du blogue”, je me demande sur quoi cette confiance reposera demain…
Luc, tu es maintenant rendu à deux personnes qui te critiquent: une pour trop vouloir échanger avec tes prochains, l’autre te disant que tu es populiste - toi d’entre tous! M’enfin. Je réitère mes encouragements à ne pas lâcher, il y en a sûrement d’autres qui ont beaucoup d’imagination pour criticailler ta façon de faire.
@f:
De par sa formation académique, Luc est certainement mieux placé que je ne puisse l’être pour savoir qu’en démocratie, surtout en démocratie participative, le pouvoir est l’art du possible et de la synthèse entre opinions divergentes. Je suis parfaitement conscient que la mairie avec sa nouvelle équipe dirigente se veut un laboratoire d’expression et d’engagement citoyen. Si cette équipoe veut jouer ce jeux-là, elle doit aussi admettre que d’autres opinions discordantes puissent s’exprimer. Je sais que je joue le trouble fête dans tout ce concert d’éloges. Reste qu’en bout de ligne, malgré toute cette participation citoyenne, l’équipe à la mairie aura à arbitrer entre différentes options et à trancher en fonction de tous les citoyensdans le respect des règles existantes. Le maire en a d’ailleurs fait l’expérience entre autre dans le cas de la piscine Laurier.
Par ailleurs, je n’ai jamais reproché au maire de vouloir échanger avec ses concitoyens. J’ai simplement voulu faire ressortir que parmi l’ensemble des dossiers qu’une mairie a à traiter, certains sont plus porteur que d’autres, celui-ci ne m’appraissant pas en faire partie pour les raisons que j’ai évoqué. Maintenant, que le maire veuille en faire un dossier important de sa mandature, c’est libre à lui. Mais, comme il l’admet lui-même, son champs d’intevention est très limité.
@jcote pare
Je ne vois pas mon rôle de cette façon. Ce qui a manqué au Québec ces 30 dernières années en aménagement des villes et des territoires, , ce n’est pas de protection de la libre entreprise, c’est de contrôle, de vision, d’investissement public, de protection du territoire. Est-ce que le laisser-faire a permis de protéger le patrimoine ? Est-ce que le laisser faire a permis de protéger les paysages, les terres humides, les zones agricoles ? J’ai été frappé de voir à San Francisco la sévérité des règles d’aménagement, de propreté, de contrôle du développement commercial, de contrôle du bruit et de la circulation.
Pour ce qui est du blogue, ne vous en faites pas, ce n’est qu’un outil de dialogue parmi d’autres: nous avons des comités de citoyens, des commissions, des conseils d’arrondissement etc. Tous ces mécanismes sont animés par des bénévoles. Pour toute décision majeure, nous avons l’intention de consulter. Même pour les décisions opérationnelles, nous faisons des forums publics où tout le monde peut se prononcer. Finalement nous allons remettre sur pied et améliorer le budget participatif.
En bref, donc, je vous remercie de la politesse de votre ton et j’apprécie la valeur de vos arguments mais je ne suis pas le politicien qui saura bien représenter vos idées (du moins celles que vous avez exprimées ici).
@ le Maire:
Je sais bien que mes idées sont loin d’être susceptibles de concensus parmi les blogueurs de ce lieu. Je ne m’offusquerai pas davantage qu’elles ne soient pas retenues par les décideurs de la mairie puisque je ne chante pas le même refrein.
@ Yug
Mais je les lis toutes. Et c’est le début du dialogue.
@ M le Maire,
Ton attitude envers tes concitoyens et ton aptitude au dialogue honore la fonction que tu occupes et commande le respect de tes idées. En cela, le changement de ton et de style est fort apprécié.
Chez Vincent
L’aspect de la place publique ne m’avait pas frappé autant que maintenant. C’est vrai que ça crée un dégagement intéressant. Imaginez une petite-grande roue pendant tout l’été! Avec un kiosque de barbapapa, ça complèterait bien la crémerie d’en face.
Pourquoi ne pas doubler le maire Labaume par la gauche, déclarer l’indépendance du Plateau et faire de notre arrondissement la première cité-État post-moderne? N’y aurait-il pas qu’un pas vers la nationalisation de Chez Vincent et vers l’avènement de son couronnement comme notre monarque?
Bonjour,
Bien oui, pourquoi pas une SAQ, c’est ce qui manque sur la rue Laurier.
Je ne pleurerai pas la démolition de chez Vincent: une horreur!
Mais moi aussi je constate que le promoteur va faire preuve de peu d’originalité au plan de l’architecture. Beaucoup de condos, petits, qui se vendront la peau des fesses… Désolant!
Autre sujet, les bacs-sacs tels qu’ils sont actuellement testés. Très intéressant billet de François Cardinal ce matin dans Cyberpresse. Produit qui semble mal conçu.
Moi, je suis en faveur des sacs de plastique (recyclables) transparents. C’est propre et pratique. À quand l’instauration obligatoire du sac sur le Plateau? Je suis excédée de voir chaque semaine des citoyens qui mettent au chemin leur bac longtemps à l’avance et dont on retrouve la moitié du contenu sur le trottoir lorsqu’il y a du vent.
Pouvez-vous croire qu’il y a des 2 watts qui ont sorti quand même leur bac lors de la dernière tempête de neige en les plantant de façon précaire sur des bancs de neige avec pour résultat que le tout a dégringolé en un rien de temps?
Si on veut un quartier propre, des sacs transparents serait déjà un geste dans ce sens.
a propos du immateriel: ce qui fait aussi une village, ca sont des endroits de rencontre, et ca prend du temps pour s’etablir. voici le vincent, ou il y a sans doute beaucoup des clients habituels. irremplacables par un starbucks. personellement, je trouve l’espace libre autour le batiment plus interessant qui la batiment-meme (mais qu’est-ce que je peux en dire, je suis pas ne ici …)
autre pensee: selon des lois de marche, s’il y a des gens qui sont prets de payer ben cher pour cettes apartments ($500.000???), ca veut dire qu’il y a plus de demande d’habiter le plateau que du offre. ce qui fait monter le valeur de revente (en theorie) de toutes les batiments du quartier. mais cette chose sert a qui - pas a des gens qui louent, pas a de proprietaires qui veulent rester ici (parce-que les impots fonciers montent), je dirais meme pas a la ville, parce-que les impots foncieres de plus seraient moins que les subventions qu’on doit donner a des moins aises pour logements abordables et pour logements socials. a mon avis, ca sert jusqu’aux proprio qui vendent ici pour s’en aller ailleurs (par ex. la banlieue).
si on protege plus des anciens endroits, l’offre se diminue encore. peut-on a l’autre cote limiter la demande excessive?
c’est sur qu’on peut pas faire comme le maire de venezia, qui a affiche des pancartes avec des images des endroits le plus laids de sa ville pour limiter la surabondance des touristes qui y viennent
mais pourrait-on choisir le gens qui habitent ici, qui matchent mieux aux habitudes du plateau? (aux lieux de clichee des banlieusards avec 3 VUS). par example, exiger pour des nouvelles constructions limiter de permis des stationnements (des vignettes a venir ici) des voitures a un par apartment ou meme zero?
que c’est soit possible en principe, on peut y voir ici, des developments en ville sans voitures:
http://www.wohnen-plus-mobilitaet.nrw.de/wohnen_ohne_auto/wohnprojekte/projekte_e/content.html [anglais]
btw salut micheline et andre! ca fait longtemps que j’ai pas emprunte ta ruelle a cause de neige, mais je pourrais l’utiliser pour en faire un de ses batiments ecologiques (et bien isolees) comme l’autre hiver:
http://stefango.blogspot.com/2008_01_01_archive.html
@Bi:
Tout a fait d’accord avec toi concernant les fameux bacs verts. La seule chose que je me demande c’est si c’est l’arrondissement ou la ville centre qui a jurisdiction là-dessus. Mais il ne fait pas de doute que l’imposition de sacs appropriés feraient cent fois plus de sens que le système actuel qui est conçu pour des villes où il n’y a pas d’hiver aussi rigoureux qu’ici.
@ à ceux qui se questionnent sur les bacs de recyclage
Vous aurez une répondre bientôt de la part de l’arrondissement
une réponse, dis-je
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Quelqu’un a assisté à la rencontre où le projet était présenté au comité de démolition du 27 janvier, 18h, au bureau d’arrondissement ??? On pourrait en avoir des nouvelles?
J’ai une amie qui vient de déménager du Mile-End à De Lorimier, tout près de Chez Vincent. Elle verrait bien une garderie à la place…