
Le restaurant Sous-marins chez Vincent vient d’être vendu à un promoteur pour une petite fortune. Le bâtiment qui est prévu à la place est un exemple typique de ce que la spéculation peut faire à un quartier : une boîte sans aucun charme et aucune recherche architecturale abritera des appartements de 800pi carrés qui ne pourront attirer que des célibataires sans enfants. Pour ajouter à la banalisation, on propose au rez-de-chaussée rien de moins qu’un Strarbuck.
Le plus drôle peut-être, c’est que sur l’image du projet qui nous a été envoyée à l’arrondissement, l’affiche est en anglais seulement: «Starbuck coffee».
Le gros tact.
Dire que je ne suis pas sympathique au projet, c’est peu dire. Mais voilà, le promoteur n’y est pour rien. À part le manque de sensibilité, il propose un projet à première vue conforme au règlement d’urbanisme. La hauteur semble réglo; les coins de rue permettent, selon les règlements d’urbanisme, une occupation du lot à 100 % sans dégagement sur la rue. Et rien ne l’oblige à vendre autre chose que des appartements de 800 pi carrés. Et rien ne l’empêche non plus de proposer une chaîne américaine de café - après tout Mont-Royal a bien son Second Cup.
Par ailleurs, l’arrondissement n’a pas les ressources pour acheter le terrain qui s’est négocié pour un prix hallucinant.
Kess qu’on fait ?
La seule chose qu’on peut faire, c’est refuser la démolition. Si on fait ça, on prive le vendeur d’un profit légitime. Ça fait je sais pas combien de temps que le proprio trime dans son bouiboui; c’est tant mieux pour lui si son commerce a pris une telle valeur. Le gars a le droit à sa retraite. On ne peut arrêter ce projet juste par la haine de la spéculation; de l’uniformisation, de la banalisation, du manque de sensibilité et la colère face à cet aveuglement collectif qui nous fait foncer toujours plus rapidement dans un monde américanisé de consommation vide de sens, de saveur, d’histoire et de profondeur.
Il reste que la rue Laurier mérite mieux que ça. C’est un des derniers coins du Plateau où il règne une ambiance de village. Le bâtiment qui est proposé ne respecte en rien cette ambiance. Chez Vincent, on s’entend, ce n’est pas un trésor architectural, mais c’est le rappel d’une époque où l’argent était plus rare et où une sortie de famille se résumait souvent à une marche jusqu’au Dairy Queen. La forme de la bâtisse est un rappel de notre enfance et son dégagement par rapport à la rue (tant à l’avant que sur le côté) crée une mini place publique. J’y ai moi-même tenu un party de trottoir pendant la campagne. Le commerce abrite aussi une faune en voie d’extinction: du monde ordinaire qui se commande une soupe poulet et nouilles.
Je déteste l’idée de voir disparaître tout ça. Est-ce que je me trompe ?
Qu’est-ce que vous pensez qu’on doit faire ?

je n’aurais pas la prétention de savoir ce qu’il faut faire mais je me pose une question :
)
comment se fait-il qu’une construction de même (ultra laide) puisse occuper 100% de son lot, alors que pour d’autres terrains, au hasard le mien, la surface construite ne devrait pas dépasser 70% de la surface du lot ??? (et en toute objectivité ma bâtisse est carrément plus belle que “ça”)
comment ça se fait que quand il faut rénover un escalier en façade, on se fasse emmerder par 6 personnes différentes au bureau des permis parce qu’il manque toujours un papier dont personne ne nous avait parlé avant, et qu’au final la seule chose qui compte c’est que le ciment soit posé à la même place qu’avant ?
c’est quoi l’affaire, c’est du patrimoine ? parce qu’à ce stade, je ne vois qu’une solution, fort simple : classer la bâtisse.
(comment ça ça pose d’autres problèmes ?
Salut !
Je vois pas ce que vous pouvez faire d’autre que de laisser le marché se conclure, parce que le promoteur a respecter le règlement municipal et qu’il entend développer une édifice terne mais moderne sur la dernière rue “village” du Plateau.
La Mairie du Plateau veut-elle se substituer aux développeurs ? Non ! Elle doit les encadrer. La petite fermette du restaurant Sous-marins chez Vincent a quant à moi fait son temps. Le proprio est fatigué et veut prendre sa retraite. Et il l’a bien méritée. Son pactole il ne l’a pas volé, au contraire.
Franchement, je ne comprends pas cette attitude de vouloir s’immicer dans toutes les transactions de marché. Une ville, un quartier vit. Il évolue avec le temps, il se transforme. À ce que je sache cet édifice n’a aucune valeur patrimoniale ou architecturale. C’eut été le cas (comme le développement Marianopolis ou tout développement ayant pour finalité de groger le Mont-Royal, par exemple) que j’aurais été prompt à me ranger du côté de la mairie. Mais là, on parle de rien d’autre qu’une vieillerie que n’a rien de beau ou d’authentique.
Je comprend que vous et votre équipe avez été elu pour “changer” la politique municipale. Mais, svp, choisissez vos batailles et cessez de vous battre pour tout et pout rien. Vous irez nul part de la sorte (D’ailleurs ça se voit déjà puisque vous ne semblez pas dormir vos nuits et prendre de repos)
Bon matin !
Il y va un peu fort M. Nitrov. Être sensible à l’ambiance d’un quartier n’est pas un signe de défaillance cérébrale. À notre âge, on peut se coucher tard ET réfléchir quand même. N’est-ce pas M. Ferrandez ? Et être maire c’est aussi s’approprier son arrondissement. En connaître toutes les subtilités. Je trouve qu’il est très sain que le Maire se prononce là-dessus. Même s’il n’a pas le dernier mot.
Je comprend très bien l’hésitation du Maire a laisser partir une ambiance, même “hyper locale”. Ce bâtiment est un témoin du passé. De l’époque pas lointaine ou les terrains à Montréal valaient 13$ du pi. ca. J’allais manger chez Vincent avant d’aller au 13ième ciel sur St-Grégoire dans les années 80.
Ceci dit les forces du marché son telles, qu’il serait très difficile de forcer un promoteur à tenir compte de l’occupation actuelle du terrain et encore moins du bâtiment. Alors que faire…
On a laissé les policiers faire un bâtiment drabe et froid sur St-Denis près de Gilford…D’autres ont fait pire encore.
Je suis d’avis qu’il faut le laisser vendre. C’est trop tard. Les règlements sont de son côté. Et si cette perte nous paraît difficile à accepter, tournons nous vers les autres coins du Plateau qui pourraient être menacés. Il y en a sûrement.
Pensez au Second cup coin St-andré et Mont-Royal. Là aussi le terrain inutilisé vaut très cher…
En conclusion je vous dirai que le jour ou Esso décidera de quitter son terrain asphalté coin Boyer et Mont-Royal pour vendre à un marchand de condos, c’est avec joie qu’il faudras les aider.
Bon matin,
j’ai jamais dis que le maire faissait preuve de défaillance cérébrale. Tout ce que j’ai dis c,est que le maire fait de l’overtime sur ses heures de détentes. Il devrait décomr=presser un peu et mettre son énergie débordante sur des combats ou des projets qu’il peut gagner ou sur lesquels il peut avoir une influence. Que Mr le maire ait une opinion et qu’il tienne à coeur de l’exprimer, j’en conviens parfaitement. Encore faut-il que ses interventions soient propice à aboutir à améliorer la vie de la communauté sans créer plus de problèmes collatéraux. Hors, dans le dossier actuel ,le Laurier, y’a pas grand chose qu’il peut faire.
@ YUG
Je ne suis pas entièrement d’accord. Le Plateau est une bête vivante dont le charme se modifie coin de rue par coin de rue par un cumul de petits changements dont la somme définit l’ambiance. Sur Laurier par exemple, il y avait un cinéma de quartier dans le vidéo qui est en haut du Fromentier. Les samedis après-midi, il y avait des représentations pour enfants. À l’époque (il y a 35 ans environ) on allait là sans nos parents même à 7 ou 8 ans (mais avec les frères et soeurs ou les voisins) !!! Il fallait voir ces représentations où des centaines d’enfants hurlaient de peur devant un film d’horreur, sans le contrôle des parents. Certains courraient dans les allées pour quitter la salle; d’autres se réfugiaient en dessous des bancs. Il y a un peu moins longtemps, le Chèvrefils était plus modeste. Une ruelle débouchait sur Laurier et deux maisons suivaient jusqu’à Brébeuf. Tout le monde se rappelle aussi du garage rigolo sur St-Grégoire au coin de Chambord. Je ne dis pas que c’était nécessairement mieux. Mais je note que le changement se fait coin de rue par coin de rue. Combien de temps avant qu’un immeuble imposant mais sans âme s’installe au coin de Papineau; que le petit garage d’installation d’enseignes de taxi soit remplacé par des condos anonymes; que les beaux triplex du côté sud laissent leur place à des bâtiments qui toucheront à la ligne de rue ?
C’est parce que le changement se fait par petites touches que les petites batailles - même celles qui semblent banales - sont importantes. Pour celle-là, je ne suis pas certain de la direction à prendre et c’est pour ça que je vous consulte.
Ce sont de bonnes questions.
Monsieur Yug_Nitrov dit simplement qu’il n’y a rien à faire, la vie continue, on s’occupe de choses plus importantes.
Vous dites: Pas sûr, il ya vraiment un problème. Que faire?
Je suis d’accord qu’il ya un problème. Suffisamment d’horreurs sont construites partout sans aucun soucis du voisinage.
Mais justement: vous êtes maire. Ça serait sans doute à vous ou à vos collaborateurs de nous dire quelles sont les options. Recherche 1: quelles villes au monde ont abordé ce problème et ont trouvé des solutions partielles ou satisfaisantes pour tous? Recherche 2: Qu’ont à dire les architectes, les urbanistes, comment pourraient ils s’impliquer? Recherche 3: À quelles conditions les promoteurs immobiliers seraient prêts à participer aux solutions? Est-ce qu’on a des documents qui leurs présentent les avantages? Est-ce qu’on a des guides d’architecture et d’urbanisme pour les aider à ne pas construire d’horreurs? Est-ce qu’on a des incitatifs pour les motiver à utiliser ces guides?
Si notre paysage urbain est plus beau (ce qui ne veut pas dire plus figé), plus convivial, plus apprécié des résidents et des visiteurs, ultimement tout le monde va en profiter, y compris les promoteurs. Mais entre le laissez-faire de monsieur Nitrov et vos questions légitimes, il manque une série d’options qui permettraient aux résidents de savoir ce qui est possible et à quel prix.
Si on se retrouve avec une surabondance d’automobiles sur le Plateau, c’est que les administrations précédentes ont laissé construire des centaines de condos sans rendre obligatoire la construction de garages et ont autorisé l’exploitation maximale de la hauteur avec la monstruosité urbaine que sont les demi sous-sol. On en paye le prix tous les jours, comme le montrent les sagas du déneigement et du stationnement. Avant d’être esthétiques, ces problèmes sont politiques. Est-ce qu’être maire vous donne le moindre pouvoir sur ce genre de laissez-faire qui procure des avantages à des individus au détriment du bien public?
Est-ce qu’il y a des façons de travailler pour le bien public qui peuvent satisfaire tous les intérêts conflictuels en cause? C’est un processus sans fin mais c’est intéressant d’en faire un objectif.
En tous cas, merci de poser ces questions en public.
Côté architectural et urbanisme, le projet proposé est loin d’être un désastre. Oui, le désign est un peu tiède, c’est sûr, mais ce n’est pas une horreur. Après tout, ses caractéristiques sont très similaires au bâtiment qui abrite le Jean-Coutu juste de l’autre côté de la rue. (3 étages, bâti jusqu’aux limites du terrain, commercial au rez-de-chaussé et résidentiel aux étages supérieurs). Si le Jean-Coutu est jugé acceptable, pourquoi pas le projet proposé?
Mon plus gros problème “architectural”, c’est la perte d’une des (rares!) terrasses où on peut s’asseoir et faire du “people watching” sur la rue Laurier. Est-ce que le règlement d’urbanisme permet de guider le promoteur dans ce sens?
Côté “programmation”, le Starbucks ne m’inquiète pas trop. C’est sûr que le trio McDo-WalMart-Starbucks viennent toucher les cordes sensibles de la “gauche”. Mais objectivement, ça reste une shop où on vend du café. Si les gens du quartier n’en veulent pas, eh bien le Starbucks fermera ses portes d’ici 1 an ou 2 par manque de clients et un autre prendra sa place. Si le commerce fonctionne, eh bien ça voudra dire que ça répond à un besoin, donc que c’est utile pour le quartier, et que ça aurait été une mauvaise idée de le bloquer.
Mon plus gros problème de “programmation”: la perte du seul “greasy spoon” du coin. J’avoue que je suis un client semi-régulier, et que je vois pas trop où je vais aller me chercher un Club-pain-blanc-mayonnaise à distance de marche quand Vincent ne sera plus là.
Malheureusement, le type d’habitations proposées ne sont pas propices à apporter des familles dans le quartier et ne seront sûrement pas très abordables… mais qui doit-on blâmer? Le promoteur? Lui sa job c’est de faire un projet rentable dans le cadre établi par la ville. Quels incitatifs lui propose-t-on pour construire du logement “familial”? Tant qu’il y aura de la demande dans le “condo de luxe”, pourquoi changerait-il une recette qui marche?
–Xavier
PS: J’avoue humblement ignorer à quoi ressemblait le Chèvrefils avant sa présente incarnation, mais je suis personnellement très satisfait de la façon dont le bâtiment est intégré à la trame urbaine environnante. On est quand même loin du Loblaws “Shop Angus” et sa bâtisse mono-usage à 1 étage et ses 400 places de stationnement de surface. De plus, les supermarchés sont souvent le “canarie-dans-la-mine” pour juger de la santé d’un quartier… généralement quand le supermarché ferme (ou rapetisse), ça augure très mal pour le futur. Inversement, si un supermarché investit et agrandit, ça veut dire que le quartier fonctionne bien!
À lire (en anglais):
http://www.govtech.com/gt/articles/739813
“Qu’arriverait-il si une municipalité avait un site Web où les citoyens pourraient signaler les problèmes et voir en temps réel le statut de ces problèmes et leur ordre de prioritié?”
Contrairement à YUG je me réjouie de voir que notre maire se préoccupe de ces éléments pas si bannales de notre quartier et en plus demande notre avis pour alimenter sa réflexion.
Le promoteur -je suis d’accord avec Luc- il n’est pas fautif, il manque juste de sensibilité. Son rôle se résume à rentabiliser son investissement, mais nous -citoyens et citoyennes ainsi que les gens qu’on a élu pour gérer le quartier - notre rôle est de vouloir améliorer la qualité du quartier. Vu que le promoteur veut démolir et reconstruir, comme dans n’importe quel autre quartier il doit obtenir l’assentiment de la population avoisinante. C’est vrai que le bâtiment de chez Vincent n’a aucune valeur patrimoniale à préserver mais en ce qui concerne l’édifice qui le remplacera, on peut avoir des exigences que le promoteurs devra respecter. Ses plans semblent respecter les exigences techniques de l’arrondissement, mais si l’arrondissement décide qu’à partir de maintenant tout bâtiment qui se transforme ou qui se construit doit répondre aux BESOINS de la population du quartier … ont peut diriger les investissements. L’objectif n’est surtout pas de faire chier les investisseurs, mais de joindre l’utile à l’agréable. Les exigences à respecter peuvent être de nature sociale, culturelle ou patrimonial, pas juste technique, non?
Partout dans notre société on impose des normes et par conséquent on prive des gens de leur liberté de vouloir faire plein de choses. Des fois ces choses n’ont rien de méchants, ils ne sont juste pas adaptés au moment, au lieu proposé ou aux normes sociales et politiques qu’on s’est donné. Bien que le capital, faut pas le laisser agir sans règlementation, parce qu’il est trop gourmant!
C’est vrai que le bâtiment n’appartient pas à la ville, mais on peut demander au promoteur de vouloir contribuer à l’embellissement et la dynamisation du quartier. Il sera lui même le premier à en collecter les fruits. Je viens d’avoir une idée: il y a déjà eu de nombreux concours pour voir ce qu’il était possible de faire avec les silos de Five Rose dans le vieux port, ça pourrait peut-être donner des idées au promoteur?
Tout dabord, un gros merci a Mr ferrandez de se soucier avec autant de minutie a la vie de quartiers et de donner genereusement du temps pour y parvenir.
A propos du projet de ce nouveau batiment (que je trouve deja tres demode avant meme qu il ne soit construit), ne serait t il pas possible d imposer un minimum d’espace vert (arbuste et pelouse) autour de la construction.
Apparemment, ce batiment repond aux exigences d urbanisme, mais n y aurait il pas moyens de changer ces exigences en imposant aux futures constructions, situees sur les arteres d un quartier pittoresque comme le plateau, des normes d esthetique qui correspondent au style deja existant ?
Je pense que ce projet meriterai un peu plus d effort cote architectural.
Ne peut on pas demander a ce cher promoteur de retourner sur sa planche a dessin et de s appliquer un peu plus pour que sa batisse soit digne de faire partie du patrimoine existant ?
Cela necessite, bien sur, un budget supplementaire !! peut etre une subvention pourrait satisfaire cette demande.
@ Bruno 2ième message
Bonne piste. Pierre Dodin du comité aviseur sur le bruit pense aussi dans cette direction. Avec la diminution des coûts pour les appareils de mesure du bruit et de captation des polluants, il serait sans doute possible dans l’avenir de faire des équipes de vigie capable de recueillir des données rapidement et de les faire parvenir aux services concernés. Moi j’y cois aussi pour les problèmes de propreté, et de destruction (mineures) du patrimoine (par exemple, quelqu’un qui remplace des fenêtres patrimoniales par des fenêtres en plastique un dimanche sans autorisation comme je l’ai vu faire sur Mont-Royal l’hiver passé). Peut-être aussi pour les graffitis puisqu’une des façons de lutter contre les graffitis est de les effacer le plus rapidement possible. Par contre, on avait pas pensé à un site web dédié. Excellente idée.
@ Bruno premier message
Oui c’est à la mairie de trouver des solutions. Mais je voulais connaître le niveau d’attachement, d’acceptation ou de refus de la population pour ce projet d’abord. D’habitude, c’est en se présentant à la séance publique d’autorisation de la démolition que les citoyens s’expriment, mais peu de gens viennent d’habitude. Je me sers donc du blogue.
@ Geneviève
Dans le règlement d’urbanisme, il y a deux catégories. Si tu retapes ton immeuble; tu dois tout faire pour respecter le patrimoine (même si les éléments patrimoniaux ont disparu de ton immeuble - on se sert alors d’éléments de référence). C’est comme ça depuis 2005. Je dois dire que c’est une mesure qui suscite énormément de résistance - mais que j’appuie personnellement (mais qui doit sans doute être ajustée). Par contre, si tu détruis tout, c’est le style contemporain qui est suggéré pour la reconstruction. L’idée étant d’éviter les faux éléments décoratifs produits à la chaîne et sans valeur historique (comme en en retrouve sur beaucoup de nouvelles maisons de banlieue pseudo victoriennes). C’est ce qui justifie l’exigence d’un permis de démolition. Pour ce qui est du taux d’occupation au sol: c’est toujours 70% sauf les coins de rue (pour qu’ils puissent accueillir des commerces de plus grande taille comme les banques par exemple).
@ Xavier
Bons commentaires. Le règlement d’urbanisme permet de poser des conditions. Surtout dans un cas de démolition. Et-ce que le retrait par rapport à la rue en est une ? J’en doute. Je vais vérifier. Ce sont plutôt des exigences mineures d’habitude: couleur de la brique, taille des fenêtres, portes, etc. Mais bon, c’est une piste.
À l’époque j’habitais sur Sherbrooke, coin St-Denis, et y’avait ce champs plein de beaux arbres appartenant, je pense, à des religieux. Bref, un jour, on a été informés que le terrain avait été acheté par des promoteurs (surprise), et que leur projet de condos était si horrible que tous les citoyens et commerçants du quartier s’étaient organisés.
On a eu l’occasion de se rencontrer tous, avec le promoteur, et de lui exposer notre point de vue. Le projet initial faisait je pense 25-30 étages. Ça aurait coupé le soleil au Carré St-Louis presque toute la journée. Finalement, à force de négos, le promoteur s’est calmé et le 333 Sherbrooke Est n’a que 9 ou 10 étages.
Suggestion (désolée si ça a été dit avant, je n’ai pas pu lire tous les commentaires): encourager les commerçants et citoyens à organiser une consultation avec ce promoteur pour lui proposer des modifications. Si on est chanceux, ça ne sera peut-être pas un Starbucks au rdc, et le look du projet sera peut-être plus en harmonie avec le reste de la rue.
C’est pas mal tout ce qu’on peut faire je pense…
J’observe assidûment la vie autour de Chez Vincent depuis une semaine… disons que mes voisins-citoyens m’aident à y réfléchir:)
L’affiche d’avis de démolition a déclenché toute une réflexion dans le quartier. Les clients, les passants, les travailleurs, les commerçants autour, tout un chacun a son opinion, sa vision; différentes visions qui pourtant se rejoignent.
Une réflexion collective sur les besoins et l’avenir du quartier que nous voulons.
Y a-t-il quelqu’un qui aurait envie d’aller filmer la salle à dîner bondée, enregistrer les bruits ambiants?
Il me semble que si le Comité de démolition (que je présiderai) qui se réunit mercredi 27 janvier 18h, au 5e étage du 201 Laurier Est pourrait être aidé dans sa prise de décision… avec sons & images.
Le libre marché, oui.
Mais l’arrivée d’un Starbucks sur la rue, c’est mettre en danger le Lapin Pressé ou le Montréal Café… De petits établissements sympathiques, fondés par des résidants locaux, gérés à échelle humaine, mais qui n’ont pas les ressources pour faire concurrence à une multinationale.
Et je n’achète pas l’argument selon lequel un Starbucks fermera si les résidants n’en veulent pas. Cette chaine dispose de moyens publicitaires immenses, d’un marketing tapageur et d’une image de marque bien établie… Ça ferra certainement très mal aux autres petits commerçants.
Je ne sais pas ce qu’un maire peut réellement faire pour empêcher ça. Sans doute bien peu de choses… La fin d’une époque, c’est toujours un peu triste, finalement.
primo: C’est faux de penser qu’on ne peut rien faire. C’est à partir du moment où on a pris la décision de bannir la mal bouffe des abords des écoles par exemple que collectivement on peut se donner un outil pour contrer l’invasion des Macdo et cie à certains coins de rues. Faut juste oser créer ces normes.
deusio: je suis tout à fait contre le financement public de la mise à niveau ou du respect du patrimoine pour une propriété privée. Faut juste faire comprendre au promoteur qu’il doit respecter les normes de l’arrondissement c’est tout. Le seul problème que je vois : quelles normes? c’est sur quoi on doit se décider.
Thomas: La fin d’une époque, c’est toujours un peu triste, finalement.
Le début d’une époque où on peut parler d’urbanisme avec nos élus tout en restant au chaud à la maison un samedi, c’est quand même pas mal.
oui mais si c’est toujours 70% du terrain, comment se fait-il que certains blocs soient construits sur la (quasi) totalité du terrain, notamment en arrière vers la ruelle, alors qu’ils ne sont pas au coin de la rue ? ils laissent royalement 10% de terrain en avant pour faire pousser 2 bouts de fleurs, et le reste c’est que du bâti… c’est quoi cette exception ? ou alors c’est du bâti illégal au départ mais avec droit acquis une fois terminé ?
(en France je sais que si tu construis quelque chose de théoriquement illégal, tant que tu n’as pas d’inspecteur dans les 10 premières années, tvb : au bout de 10 ans, ya prescription et tu as un droit acquis…)
Avec cette histoire du Vincent, nous allons révéler à tout le monde le secret bien gardé du Plateau/Delorimier et j’ai nommé : la Laurier Est. Présentement, de Boyer à Papineau, se vit le plus bel équilibre qu’il puisse exister entre le résidentiel et le commercial, entre le piéton et le véhicule, entre l’agréable et l’utile.
En ce sens, j’appuie la réflexion du maire : réfléchir avant de démolir
est aussi une façon de construire l’avenir.
Vincent sub-marine, c’est la chaine québécoise de restauration rapide qui s’est fait manger par tous les machinfrites que l’on connaît. En ce sens, cette architecture relève du patrimoine. C’est un des derniers fleurons de ce type de construction.
Le détruire c’est cracher dans son histoire, là nôtre en occurence.
Si cet établissement était ceinturé de verdure plutôt que d’asphalte son proprio quadruplerait son chiffre d’affaires. Prendre un repas à l’extérieur est un sport d’été que les montréalais adorent.
“Le détruire c’est cracher dans son histoire, là nôtre en occurence.”
Allons donc ! Quelle histoire ! Qui va maintenir cet héritage fonctionnel si le proprio veux vendre ? Pas vous, pas moi ! Et encore moins la Mairie qui n’a pas vocation à se substituer à des intérêts privés.
“Si cet établissement était ceinturé de verdure plutôt que d’asphalte son proprio quadruplerait son chiffre d’affaires.”
Ben justement, si le proprio n’a pas ceinturé de vert son établissement c’est pour ne pas avoir à entrepenir du vert alors que sa business c’était de vendre de frites et de la soupe. C’est beau rêver mais faut aussi faire l’effort d’être réaliste. Et dans ce cas-ci tout indique que le resto n’a plus sa raison d’être puisque personne ne veut prendre la relève au prix qu’offre le développeur pour y construire des condos. J’ai beau regardé ce projet, je n’y trouve rien de particulièrement laid. Ça va faire comme le Chevrefils qui aujourd’hui se fond dans le décor urbain de la rue Laurier. Rien de plus, rien de moins. Dans quelques temps plus personne n’en reparlera puisqu’ils auront oublié le “patrimoine” que représentait la grange du Vincent.
@ Nima Machouf
Bonne question : quelles normes?
Pour la malbouffe, je veux bien. Mais il me semble un peu difficile d’essayer d’imposer des normes anti-Starbucks dans un quartier, non? Le problème, ce n’est pas tant ce qu’ils vendent que la grosseur de l’entreprise, le caractère impersonnel, la gestion un peu cowboy, l’uniformisation des produits, le respect bancal de la loi 101…
Et ça, je vois bien mal comment on peut réglementer là-dessus, surtout au niveau municipal. On peut bien tenter d’imposer un peu de verdure à l’avant, mais ça restera un Starbucks à l’arrière, qui rendra la vie bien difficile (voire impossible) aux autres petits cafés environnants.
Remarquez, je ne veux pas vous empêcher de trouver une solution. Si on trouve moyen de ménager la chèvre son proverbial chou…
EST-CE CELA LA NOUVELLE ARCHITECTURE DU PlATEAU ?
Ça mise toujours de plus en plus fort au royaume du Monopolyplatoon
Et présentement on fait dans le copier-coller sans trop se soucier de l’impact à long terme.
Par exemple, le projet cubique Vincent sur Laurier est un copier-coller du cube construit au coin de Mont-Royal/Garnier. (le nettoyeur Daout)
Autre exemple, le gros Métro au coin Mont-Royal/Parthenais est un copier-coller du Métro-Chèvrefils. Projet qui fut tant contesté. Tant contesté. Et pourtant, pour ce projet la meute de locataires/propriétaires a vraiment aboyé fort et le tout s’est finalement construit. Le résultat architectural est très discutable d’autant plus qu’il semble vouloir se multiplier de façon exponentielle.
Il y a combien de projets cubistes comment ça dans les cahiers des spéculants ? A qui on pose ce type de question ?
Transformer le stationnement Vincent sub-marine en jardin-terrasse confirmerait l’ambiance feeling-grouvy que Laurier-Est possède déjà. Détruire ce site patrimonial pour bâtir un autre poulailler de luxe est une orientation qui excite seulement les spéculants et pas les résidents.
Si il y a tant de frik à faire en immobilier dans notre arrondissement, pourquoi alors ne pas lancer des concours d’aménagement ?
@Nima Machouf:
“Faut juste faire comprendre au promoteur qu’il doit respecter les normes de l’arrondissement c’est tout. Le seul problème que je vois : quelles normes? c’est sur quoi on doit se décider.”
Primo: À ce que je sache, le promo du Laurier a respecter les normes existantes. Il est donc trop tard pour ce projet. Deusio: Mettez-en autant que vous voulezaz de normes restrictives et tout ce que vous allez obtenir c’est un dépérissement graduel du patrimoine bati du plateau sans renouvellement de celui-ci. C’est beau le look “p’tit village de campagne en pleine ville”. C’est juste une grosse utopie comme celle que d’autres sociétés ont connues au 18eme, 19 eme ou 20eme siecle. Ca mène nul part sauf a retarder un changement du tissu urbain qui aura lieu de toute facon.
@André:
“Si il y a tant de frik à faire en immobilier dans notre arrondissement, pourquoi alors ne pas lancer des concours d’aménagement ?”
Encore là tu lances pas un concours d’architecture pour un bloc au coin d’une rue. Ca coute cher ce genre de concours, cout qu’un promoteur privé n’a pas les moyens d’assumer sans que son projet devienne inabordable. De plus, tu peux pas empecher un proprio qui a bossé toute sa vie de tirer profit de la vente de sa grange pour se payer une retraite plus confortable. Il l’a bien mérité. Hors, ton histoire de concours risque de se retrouner contre une cession de propriété bien mérité.
M. Ferrandez. Tout d’abord, j’appuie entièrement votre approche et j’aimerai ajouter des pistes à cette réflexion. Je n’ai pas encore vu la proposition du promoteur mais en ce qui concerne l’état actuel du site, on parle ici d’un emblème à l’échelle de quartier. Et j’insiste sur l’échelle du quartier. Le plateau en est parsemé et ces emblèmes représentent des lieux qui n’ont pas seulement une histoire à raconter mais une culture à exprimer. Et par culture je ne parle pas de façon de se nourrir ou bien d’architecture seulement. Au delà du patrimoine architectural, il y a moyen de préserver des emblèmes pour leur nature atypique, leur rareté, l’activité social généré par ces espaces, leur caractéristique architectural, le mode d’implantation,… et j’en passe. La configuration du bâtiment et sa localisation sur le terrain offrent, je l’admet, une possibilité de densifier, or on parle ici d’un paysage urbain en évolution avec des caractéristiques particulières qui font le charme du plateau. Je tiens aussi à souligner l’importance de multiplier les espaces verts pour offrir un meilleur cadre de vie et surtout pour assurer une ville en santé. Quant aux espaces ouverts, ils doivent être préservés autant que possible pour accueillir des espaces publics qui serviront certainement à de futurs représentations à caractère social, une lieux pour la flânerie, un lieu pour s’arrêter un moment lors d’une promenade. J’aime dire que le plateau est un quartier qui se marche surtout et qui comporte de multitudes parcours empruntés au quotidien par des résidents mais aussi des visiteurs. De là l’importance de préserver des éléments urbains comme ce restaurant qui ponctue ce parcours et anime le paysage. Je crois qu’il faut sensibiliser nos promoteurs et les accompagner vers des projets plus vivants.
Je me demande s’il y a moyen d’ajouter ces bâtiments (non-classés) comme éléments urbains particuliers dans la description des aires et des paysages du plateau? Sinon il faut trouver un moyen de protéger l’ensemble de nos emblèmes de quartier afin qu’ils soient reconnu et pris en considération dans le développement de notre quartier.
est-ce qu’on ne pourrait pas changer le règlement et exiger que dans une reconstruction de ce type il y ait 1m50 de retrait par rapport à la limite du terrain ? parce que dans le cas d’un resto/café, s’il occupe 100% de son lot, en réalité il va occuper encore plus de place… avec ses terrasses 3 saisons par an. si la façade se dressait 1m50 en arrière, le gars prendrait certes encore de l’espace sur le territoire pubic, mais un peu moins proportionnellement puisqu’il en aurait plus “chez lui”…
J’appuie fondamentalement la proposition de Geneviève.
@Micheline: oui on devra faire le tour des enseignes et des lieux à protéger et les lister dans les aires de paysages. Nous en parlions justement avec le directeur de l’aménagement urbain et aussi avec Dinu Bumbaru la semaine dernière concernant plus particulièrement les enseignes d’intérêts “populaires”. Cette opération devrait s’étendre aux bâtiments.
Si j’avais un conseil à donner à M. Ferrandez, ce serait d’y aller mollo avec la Maison du Super Champion Olympique (définitivement le choix à privilégier sur le menu). Surtout si les munitions pour bloquer le projet sont peu nombreuses.
Se battre bec et ongles quand il s’agit de la destruction d’une école, d’un édifice patrimonial ou pour empêcher l’abattage d’arbres, ça se justifie.
S’embourber dans des démarches qui risquent de ne rien donner en définitive pour un commerce dont la valeur est un peu impressionniste, c’est mal utiliser l’énergie des élus du Plateau.
Cela étant dit, je pense que là où vous pouvez intervenir, c’est par rapport au commerce du rez-de-chaussée. Il y a moyen de « faire entendre » au propriétaire qu’un Starbuck n’est pas vraiment désiré (si la transaction n’est pas encore complétée).
Par « faire entendre », j’entends passer le message au promoteur qu’il a avantage à dénicher un autre type de commerce, sans quoi, l’adoption du projet en première, deuxième et troisième lecture sera longue, et l’étude du projet par le CCU pointilleuse et zélée.
Pour le promoteur, cela peut signifier un début des travaux retardé, ce qui veut dire des ventes plus lentes, donc, moins d’argent pour payer les factures du projet en cours, et surtout moins de capital pour acheter d’autres terrains et construire d’autres condos de 800 pi 2.
Avec des élus d’un autre arrondissement, nous avons déjà utilisé cette technique pour infléchir la nature d’un projet de condos, avec succès.
D’ailleurs, êtes-vous 100 % certains que Starbuck a acheté l’espace du rez-de-chaussée ? J’ai vu de nombreux projets dont le commerce n’avait finalement rien à voir avec celui qui était affiché sur l’esquisse.
En terminant, avis aux aficionados : si destruction il y a, il restera toujours le Vincent de la rue St-Hubert (coin Jean-Talon).
Maintenant que le projet fait jaser, les élus auront plus de poids au CCU pour exiger des modifications. On pourrait exiger que l’immeuble s’enligne, côté architecture, sur le Maître Corbeau voisin. Ça serait déjà un gros gain.
bonjour mr. fernandez
Je suis ravi que vous offrez cette ouverture de discussion en communauté, très rare. J’Ai assisté à votre party de trottoir par hasard, votre souci de l’environnement et de l’urbanisme m’a agréablement surprise.
Cette question est bien plus importante que certains pensent. L’absence de vision à long terme dans le développement est flagrant dans toute la province. Et à qui cela profites? Pas à nous, car lorsque c’est construit, bien 30-40-50 ans plus tard c’est encore là!! Ce que je constate dans les nouvelles construction soi-disant de luxe, est que la plupart entrepreneurs voient cela comme une façon de faire de l’Argent vite, avec une qualité douteuse, le pire c’est que les gens achètent. Par la suite, si c’Est mal développé, insonorisé, isolé et laid, bien ce n’est plus leurs problèmes.
Moi je crois que cet espace mérite mieux qu’une construction sans âme avec laquelle on va être prise avec. Je serais heureuse que ce “diner” reste, mais je ne sais si cela pourrait être possible, vous avez dit: manque de sensibilité et “Le bâtiment qui est proposé ne respecte en rien cette ambiance” de village: ( . Peuvent-ils aller refaire leur devoir?
L’idée d’une terrasse est bien intéressante, avec des arbres!!! puis l’ultime serait une batisse verte!!! L’architecture intelligente est là, je rêve qu’elle s’implante dans nos vies. JE ne connais pas les règlements de la ville à ce propos, mais nous sommes en retard.
“Le bâtiment qui est proposé ne respecte en rien cette ambiance” de village
Je veux mentionner humblement qu’à part “Vincent” et le Pétro-Canada au coin de Papineau, *tous* les bâtiments qui ont des commerces au rez-de-chaussé sont bâtis jusqu’au trottoir sur Laurier entre Brébeuf et Papineau. El Zaziumm, la crèmerie Bo-Bec, le Lapin Pressé, le Dépanneur Laurier, Rona, Café Byblos… nommez-les tous. Ils sont tous “accotés” sur le trottoir.
Allez un peu plus au nord sur St-Grégoire. Notez tous les nouveaux condos du côté nord de la rue. Vous noterez qu’ils ont tous un beau “buffer” vert entre le trottoir et la bâtisse. Est-ce un beau succès d’urbanisme? Non. Il n’y a plus aucun lien entre la rue et le bâtiment. La curiosité du piéton est récompensée uniquement par la lumière glauque des lucarnes des stationnements sous-terrains.
Vous noterez aussi qu’un Costco ou un Canadian Tire utilise habituellement seulement 25% de son terrain pour la bâtisse…
Alors êtes-vous bien sûr que le projet proposé “n’a pas d’âme” parce qu’on a omis de mettre 3 pieds de gazon entre le mur et le trottoir?
–Xavier
PS: Comme tout le monde ici, je trouve ce projet plutôt banal et ennuyeux et pas très joli… principalement parce que l’esquisse du promoteur laisse présager absolument aucun petits détails architecturaux à l’extérieur (faut garder le piéton curieux!), et que je trouve dommage de sacrifier une des rares terrasses de ce coin du Plateau. C’est juste que je m’étonne de voir à quel point on en veut au promoteur de proposer une bâtisse qui utilise 100% du terrain alors que tous les commerces de la rue sont déjà bâtis ainsi.
Hmm… notez l’absence de l’enseigne style-”Starbucks” sur le site du promoteur vs. le journal du Plateau:
http://www.leplateau.com/article-423103-Un-projet-de-condos-controverse-rue-Laurier.html
http://www.aldoconstruction.ca/fr/le_laurier_html
On s’ajuste pour faire passer la pilule?
Le bâtiment Vincent est PATRIMONIAL. C’est son collier d’asphalte qui ne l’est pas. Qui a déjà vu un parking mettre en valeur un édifice ?
J’adhère aussi à l’idée que le Starbuck Coffee n’a rien à voir avec ce projet. C’est juste un exercice de style de promoteur.
Ça fait deux appels d’offres que la SAQ publie dans les journaux pour trouver un local de 3,000 pieds carrés sur Laurier EST. Etrange coincidence non ?
Si la SAQ est enfin prête à s’installer sur Laurier-Est peut-on envisager qu’elle devienne l’acquéreur du Vincent ?
C’est ce qu’elle a fait dans Angus juste devant le Loblaw. Elle occupe maintenant l’ancien petit poste de contrôle. Elle joue son rôle de sauvegarde du PATRIMOINE architectural et historique du quartier.
Et puis une succursale SAQ-TERROIR serait la bienvenue pour soutenir l’économie de nos producteurs nationaux.
C’est ça le feeling-groovy de Laurier Est qui attire de plus en plus de monde. On veut des produits de qualité, on en offre et ça marche.
Le batiment du Vincent n’a rien de patrimonial. Depuis quand un immeuble rafistolé de bric et de broc avec de la tole comme toiture deveint-il patrimonial? Par ailleurs le conseil dadinistration et les services compétents de la SAQ ont leur propre politique d’acquisition. Je les verrais mal acquérir cet édifice pour y installer une succursale sous le seul prétexte de satisfaire le désir de certains de conserver un immeuble qui n’a pas la même pérennité qu’un local neuf de même dimension. Ce site est mal exploité dans son utilisation actuelle. Il répondrait bien davantage au critère de rentabilité attendu avec un nouvea batimen à sa place.
Si en plus d’un Jardin-terrasse on aménageait sur le toit du Vincent un toit vert. Le tout deviendrait un attrait touristique qui attirerait la jungle piétonne qui aime vivre à pied, à bixi, en trixi, en voiture hybrique, électrique. Mais j’y pense, on a même une sortie de métro.
Le tourisme écologique local, national et outremer cherche des spots comme celui de Laurier-Est, si … on sait le préserver.
Small is beautifull. C’est comme ça que l’on reconstruit des villes à l’échelle humaine.
Tout ça est bien beau ! Mais les faits parlent d’eux mêmes. Le proprio veut vendre. Il a eu une offre du développeur. Le développeur a un projet potable qui n’est pas hors de dimension “humaine”. On parle pas ici d’une tour de 20 étages, mais d’un bloc discret de 3 étages. qui se fond dans le décor urbain, presque annoyme à la limite.
Toute ces belles idées de terrace sur le toit, c’est juste pas réalisable en respectant l’architecture actuelle d’un batiment vétuste dont le toit est fait en pente. Faut bien s’en rendre compte.
Autre élément important : le projet n’est pas uniquement destiné aux personnes seules (c’est ce que laissait entendre le billet de départ de M. Ferrandez).
Au contraire, il se compare très avantageusement à la plupart des projets de condos quant au nombre de pièces et à la superficie :
12 unités
7 de deux chambres
3 de 3 chambres
2 seulement de 1 chambre.
Évidemment, 900 pieds2 pour une famille, c’est pas énorme. Mais c’est la réalité actuelle des jeunes familles à revenus moyens qui veulent habiter les quartiers centraux.
Reste maintenant à voir les prix. Mais encore une fois, la réalité des quartiers centraux, et particulièrement pour le Plateau, c’est des prix élevés pour des superficies restreintes.
La nostalgie du bon vieux temps ni changera rien….
oui mais même si 900pi2 pour une famille c’est pas grand chose (e qui est vrai… et faux en même temps, mais c’est un autre débat), qu’on m’explique pourquoi la proportion n’est pas inversée !??
7 de 3 chambres, 3 de 2 chambres, ça aiderait bien plus lesdites “jeunes familles à revenus moyens qui veulent habiter les quartiers centraux”. à force de rendre la ressource rare à cause de projets ciblant prioritairement les couples sans enfants, ces familles voient le prix des quelques apparts pensés pour elles augmenter plus que de raison…
Ce projet consiste d’un bâtiment résidentiel et commercial de 3 étages, comprenant 1 niveaux de stationnements intérieurs. Le projet est situé à l’intersection de l’avenue Laurier et de Lanaudière dans l’arrondissement du Plateau Mont Royal.
Les unités studio sont offertes à partir de $185 839 (incluant TPS, TVQ et crédits de taxes pour construction neuve)
Les unités d’une chambre à coucher sont offertes à partir de $ 204 406 (incluant TPS, TVQ et crédits de taxes pour construction neuve)
Les unités de deux chambres à coucher sont offertes à partir de $ 286 170 (incluant TPS, TVQ et crédits de taxes pour construction neuve)
Les unités de trois chambres à coucher sont offertes à partir de $451 218 (incluant TPS, TVQ et crédits de taxes pour construction neuve)
Les unités de 3 chambres qui sont encore disponible sont offertent à $451 212,00
et à $511 380,00
La construction débutera au printemps 2010 pour une livraison des premières unités à l’automne 2010.
Des espaces de stationnement sont disponible au prix de $35,000 plus taxes.
Les frais de condo seront entre 10¢ et 12¢ le pied carré.
Pour le stationnement à 35,000 $ : ça va faire comme les condos sur pilotis mais pas sur pilotis qui se vendent à 10,000 $et plus et que personne achète. Parce dans 10-15 ans le stationnement va leur avoir coûté le double.
Décidément, entre la grange à Vincent et un poulailler de luxe, j’ai un faible pour la première.
@genevieve:
Si la proportion n’est ps inverse c’est simplement parce que des condos à 3 chambres ça se vend moins bien, étant donné le prix, que des condos à 2 chambres. D’autant plus que je suis pas sur si le constructeur pourrait simplement inversé le nombre de 3-chambrs versus 2-chambre à caus des contraintesdu âtiment. Je comprend ta frustration mais c’est ça la réalité du marché immobilier au centre ville de montreal.
Quant à la notion de poulailler de luxe, faut bien voir que c’est pas tout le monde qui veut vivre dans une construction exitante depuis 50+ ans. La paix de l’esprit ça se paie aussi …
Acquérir une construction récente n’est pas une garantie de tranquilité.
Qui ne connaît pas un acheteur de condo St-Grégoire qui a sa petite histoire de rocambolesques démêlés avec des pré-achats dont les plans n’ont pas été respectés ?
Tout ceux que j’ai rencontré dans ce nouveau-Plateau m’ont confirmé qu’ils avaient acheté, à prix fort, un paquet troubles.
“des condos à 3 chambres ça se vend moins bien étant donné le prix que des condos à 2 chambres”.
SURTOUT si lesdits condos à 3 chambres sont une denrée rare…
Acquérir une propriété dans le déjà construit l’est encore moins. La réalité est que vivre en ville c’est pas comme dans une maison en banlieu, c’est l’art du compromis permanent entre ce que tu recherches et ce que tu dois accepter comme concession pour vivre l’avantage de la ville. La densité fait toute la différence. T’es jamais sur de l’avoir la tanquilité.
Je repose ma question :
Il y a COMBIEN des projets comme ça ou ont va voir le proprio d’un édifice à qui l’on fait une offre qu’il ne peut pas refuser avec l’intention ”discrète” de démolir pour construire des cages à poules de luxe ?
Y’a-t-il un ~consultant ~ qui leur dit comment présenter leur concept pour que ça passe comme du beurre dans la poêle chaude ?
Si ces projets réussissent à prendre tout l’espace sans rien redonner à la collectivité, pas même l’ombre d’un ti-boutte de fleur en plastique, alors demandons que ces nouvelles constructions aient au moins un toit vert.
La vente du Vincent est une occasion pour réaménager cet ilôt de chaleur en ilôt de fraîcheur pour le bien-être de tous. On va pas manquer l’occasion quand même.
La mairie d’arrondissement avec ses maigres ressources financières n’a pas les moyens d’acquérir cette propriété pour en faire un ilôt de fraicheur. Elle a d’ailleurs bien d’autres chats à fouetter, d’autant plus que comme ilôt de fraicheur tu peux pas trouver mieux que le parc Laurier à deux rues de là (surtout avec sa super-barbotteuse !).
La mairie d’arondissement n’a pas intrduit de nouvelle taxe dans le dernier budget sous le prétexte qu’elle voulait d’abord aller chercher les ressources au centre. Bonne chance ! C’est à cela que devrait s’atteler le maire (à faire pression sur son chef Begeron qui est au comité executif) et non pas à interférer dans le projet de développement de la grange Vincent. Eventellement, la mairie d’arrondissement n’aura pas le choix que de hausser sa taxe si elle veut introduire des projets d’amélioration de vie de quartier et de qualité de vie. Mais encore là l’équipe du maire s’est mis un pied dans la bouche en proposant que toute nouvelle taxe fasse l’objet d’un “référendum” local avant son implantation. Tout pour créer l’immobilisme !
Bon je dois y aller moi.
Yog, oublies notre 5 à 7 au buona notte. La dernière fois tu étais en retard.
J’ai un nouveau spot à te parler. Un gros coup. Mais chut….
Alta la vista!
Toujours prêt à boire un pot !