Dans le porte-à-porte, pas mal de citoyens se plaignent d’un sentiment d’insécurité autour de chez eux. J’ai signalé dans un précédent billet que je me sentais assez démuni pour leur répondre. J’ai donc fait quelques recherches.
Les stats et les analyses démontrent que la criminalité chez les jeunes est vraiment faible au Québec et que la grande majorité des délits sont liés à un effet de transition propre à l’adolescence.
Il reste que la multiplication des graffitis est un vrai problème.
La France a développé un important arsenal de pénalités pour les petits crimes (y compris des stages de parentalité payants pour les parents. Évidemment, les impacts sont lourds pour les parents qui vivent déjà sous le seuil de pauvreté - ex. monoparentaux).
Depuis 2004 la France a aussi introduit les stages de citoyenneté - stages payants pour les jeunes de 18 ans et moins qui visent à leur faire comprendre l’impact de leurs gestes).
Dans presque toutes les législations, le principe de réparation apparaît: on tente de faire régler les méfaits par les jeunes (comme par exemple effacer les graffitis). Simple dans son principe, cette mesure est coûteuse parce qu’elle suppose encadrement, équipement et expertise.
Aux USA, on privilégie la prévention situationnelle : s’assurer que les lieux ne peuvent être dégradés (caméras, gardiennage, conception, éclairage, clotûre).
Je pense que c’est ce que nous allons privilégier, mais à la mode Montréal: frugalité des aménagements, verdissement des murs, gardiennage par des petites entreprises confiées à des jeunes, etc.

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