Pas de chargement la fin de semaine

25 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Pendant que les medias se payent du bon temps sur le dos de nos idées de non chargement les fin de semaines, nous on reçoit des précieuses propositions d’experts du déneigement pour faire réduire les coûts… En bout de ligne l’opération medias rapporte donc ses fruits.

D’ailleurs, l’idée de ne pas charger la neige le week end (économie de 150 000$ la fin de semaine juste sur le Plateau) vient d’un de ces contributeurs silencieux qui s’est manifesté à la suite d’une autre opération de communication.

Les medias ont eu un rôle positif malgré tout le brasse camarade que ça provoque; celui de soulever les passions. Il ne faudrait tout de même pas que ça se fasse au détriment de la compréhension des faits.

Ce dont il s’agit :

Ne pas faire de chargement la fin de semaine ne veut pas dire ne pas déneiger la fin de semaine. On a des équipes qui travaillent à temps simple la fin de semaine et ils peuvent déblayer en tout temps. On a aussi des contrats privés sur deux secteurs qui peuvent déblayer en tout temps sans augmentation de coûts. Ce qu’on ne veut pas faire, c’est faire rentrer des gars de nuit et de fin de semaine - parce que ça coûte une beurrée.

L’objectif ultime, c’est de réduire les coûts de déneigement classiques pour trouver 1.5 millions qui permettraient de  mieux déneiger les trottoirs. Explication: dans une opération de chargement classique, tous les véhicules de la ville sont réquisitionnés - y compris les petits véhicules bombardier qui déneigent normalement les trottoirs. Si, pendant cette opération qui peut durer de 6 à 8 jours, il neige encore (disons 10 cm), les passants des rues les plus achalandées vont transformer la neige des trottoirs en glace. Après c’est bye bye la sécurité sur les trottoirs jusqu’à la prochaine période de redoux. Parfois ça peut prendre un mois. Ce qu’il faut, c’est un minimum de 3 véhicules (500 000 $) + 2 autres de back up pour pouvoir déneiger les trottoirs en tout temps. Avec les équipes - y compris de nuit, les abrasifs et tutti quanti, on parle de 1.5 m.

Comme les coûts du déneigement sont déjà énormes, on ne peut se payer la brigade trottoirs sans compresser quelque part.

Par ailleurs, le déneigement bouffe 16 à 20 % de notre budget sur le Plateau alors que toutes les autres enveloppes sont vides au point où on ne procède même plus aux réparations d’urgence sur les bâtiments. Vous seriez maire du Plateau, est-ce que ça vous inquiéterait ?

Luc

Categorie: Réflexions
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  1. Nimâ Machouf dit :

    Merci Luc pour cette clarification,

    J’ai tellement hâte à dans un an pour pouvoir montrer à l’ensemble de la ville que ce qu’on a fait sur le plateau n’avait rien de révolutionnaire …. ça s’apelait tout simplement le BON SENS où une saine gestion gestion des ressources s’est appuyée sur une vision humaine de la ville- avec évidement une dose de courage- et que ça a marché et que personne n’en a souffert PLUS que les années précédentes.

    C’est quasiment inquiétant de voir à quel point les gens ont la mêche courte!
    Nimâ

  2. Geneviève dit :

    mais mais mais ?
    où est passée ta rage au volant ? ;)

    il faudrait inventer un slogan : je propose “la neige : moins la ramasser, mieux la dégager”

    de rien. :P

  3. andré dit le boulanger dit :

    Bravo ! Bravo ! et encore Bravo !

    Voici le copier-coller de mon commentaire sur radio-canada.ca

    Souvent l’hiver, lors des opérations déneigement, je regarde tout le personnel nécessaire au déneigement du parking sur rue : poseurs d’affiches, klaxonneurs du dernier appel avant l’arrivée des charrues, souffleuses, camions, remorqueurs et finalement enleveurs de pancartes.

    Wow ! le beau bill payé par l’ensemble des résidents…. même si c’est seulement moins de la moitié de la population qui a un char à la porte.

    Les automobilistes vivent au crochet des sans-auto. Alors vivement de grandes félicitations aux élus de Projet Montréal. C’est pour ce type de décisions que nous les avons élus sur le Plateau.

    Leur job ne fait que commencer. Alors sortez vos tuques chers automobilistes. Vous en aurez besoin et ce sera meilleur pour votre santé.

  4. Geneviève dit :

    on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs. la raison pour laquelle Montréal est si immobile c’est que jusqu’ici les lobbies ont toujours gueulé plus fort et que les élus cédaient à leurs pseudo menaces. ça prend tout un courage de proposer des choses non populaires, non populistes, et avant-gardistes. pour le moment tu te fais traiter de tous les noms sans doute, mais dans 20 ans on dira “merci M. Savignac Ferrandez” ;)
    il n’y a que PM pour faire entrer Montréal dans le 21e siècle, qui, permettez-moi de m’avancer, ne sera PAS celui du pétrole

  5. Hoedic dit :

    Merci pour cette explication éclairante! Ce type de présentation permet d’oublier 5 minutes l’opinion du gérant d’estrade qui sommeille en nous et de se rendre compte que derrière tout cela il y a un travail d’analyse.

    Merci aussi d’avoir mis de coté le discours anti-auto pour simplement présenter les choses telles qu’elles sont: un budget limité, un poste gargantuesque qui aspire ce qui devrait aller ailleurs. Vu ainsi, il est normal de chercher des alternatives. Sûrement cela nécessitera-t-il des ajustements, mais le statu quo ne semble plus une option!

  6. Sophie Thiébaut dit :

    Ouah ! Quelle belle connaissance !
    Faudrait envoyer du monde du Sud-Ouest cet hiver pour étudier l’application !!!
    Et quelle entrée en poste !

    Bravo Luc !
    Bravo le Plateau !

    C’est quoi la suite ????

  7. Guillaume Cloutier dit :

    Qu’est-ce qui arrive s’il ne neige pas pendant les fins de semaine? Les économies envisagées ne se concrétiseront pas?

  8. Patrice-Hans Perrier JOURNALISTE INDÉPENDANT dit :

    «Laisser braire et bien faire» dit le dicton.

    Quelque chose me vient à l’esprit:

    Si, un jour, les grands artères commerciales, à l’instar des Sainte-Catherine, Mont-Royal ou Saint-Denis, étaient fermées au trafic automobile… y aurait-il lieu d’en faire des pistes de ski de fond, de luge ou de raquette l’hiver. On s’occuperait de déblayer les rues transversales et on pourrait non seulement économiser, mais aussi favoriser de nouveaux modes de déplacements urbains l’hiver.

    Il y a des pays scandinaves qui ont innové dans ce sens.

    Je vous reviendrai avec une analyse bien mitonnée sur la question.

    Mes propos sont théoriques, pour l’instant … mais s’accordent au niveau de l’esprit avec les velléités de notre maire F.

    D’ici là, profitez de cette fin de novembre particulièrement douce… avant qu’il ne se mette à neiger ;-)

  9. Patrice-Hans Perrier JOURNALISTE INDÉPENDANT dit :

    Ô,

    À tous les internautes actifs sur ce site, voici un lien qui va vous requinquer le moral:

    http://www.youtube.com/watch?v=mZ8v7ZlImCc&feature=related

    Un classique du très grand Guru, un artiste de New-York des années 80 qui a toujours possédé un UPERCUT d’enfer !

    La langue de BOIS, la rectitude politique et l’applat-ventrisme font des ravages à Montréal…

    comme le disait si bien GURU, il y a un quart de siècle, «No Time To Play».

    WE GOT TO MOVE ON PEOPLE !

  10. amibleu dit :

    Rêve ou Réalité ?
    Luc c’est bien beau dans tes rêves mais dans la réalité, il te faudra prendre le cour déneigement 101 Plateau Mont-royal.
    Sur une dizaine de bleu de fin de semaine, six ou sept sont apte à conduire des camion saleuse, si on en met deux par secteur se sera sécuritaire seulement à trace à un centimètre et ce seulement pour les rues, s’ il en tombe plus il faut doublé les saleuses dans chaque secteur. Oup’s , j’ai oublié! on na pas encore une chenillette sur les trottoirs et pas de tracteur chargeur ni d’auto-niveleuse dans les rues, pas de déblaiement manuel sur les trottoirs parce-qu’ au plateau, ça existe!.
    j’oubliai Luc , le téléphone,la ligne 311 au plateau, y s’en servent!, dring! dring! dring!. ils seront pas content d’avoir un service de deuxième classe dirigé par un rêveur.

  11. Christine Gosselin dit :

    Ouais ben parlant de saleuses il va peut-être revoir l’usage de ces quantités énormes de chlorure de calcium (c’est bien ça, non?) qu’on éparpille si allègrement. Autrement dit, il va falloir se pencher sur le problème dans son ensemble et dans ses détails, aller voir de quelle façon on pourrait procéder avec plus d’intelligence et de finesse. Excusez mes préjugés mais j’ai toujours eu l’impression qu’on ne mettait pas beaucoup d’effort à bien faire les choses, juste à les faire rapidement massivement brutalement et en sorte que ça rapporte GROS à tous ceux qui tirent un profit du déneigement. Juste à cause qu’on a toujours fait comme ça, ça ne veut pas dire que ça doit continuer. Bien au contraire.
    Pour la neige dans la rue c’est bien sûr un problème d’encombrement et de l’espace limité. Sur les trottoirs c’est un problème de fonte et de gel et de refonte, le défi numéro un de l’hiver en ville. Il m’a toujours semblé, pour donner un exemple, que le traitement du côté ensoleillé devrait ne pas être le même que du côté ombragé. Etcetera. À discuter le 16 décembre.
    Et pour ce qui est des week-ends sur le Plateau et de la neige, il semble tout à fait normal, pour continuer d’aller dans le sens d’une réduction des GES et des particules fines et d’une augmentation de l’achat local et de l’activité physique de profiter de l’effet d’immobilisation temporaire que nous fournit la neige et de laisser le maudit bazou pogné dans la congère pour quelques jours allez essayez vous verrez bien vous n’en mourrez pas ça risque même de vous ouvrir les yeux!
    CHANGE donc. Celui qui rêve, c’est plutôt celui qui ne voit pas venir les changements.

  12. amibleu dit :

    Christine Gosselin dit :
    27 novembre 2009 à 16 h 22 min

    Ouais ben parlant de saleuses il va peut-être revoir l’usage de ces quantités énormes de chlorure de calcium (c’est bien ça, non?) qu’on éparpille si allègrement. Autrement dit, il va falloir se pencher sur le problème dans son ensemble et dans ses détails, aller voir de quelle façon on pourrait procéder avec plus d’intelligence et de finesse. Excusez mes préjugés mais j’ai toujours eu l’impression qu’on ne mettait pas beaucoup d’effort à bien faire les choses,

    on devrai mettre du popcorn dedans, 50 pieds avant les arrêts et 100 pieds avant les lumières, puis en même temps on nourrit les pigeons ces tu pas merveilleux. en plus ces tellement efficace qu’ont peut patiner sur tout le reste de la rue.

    sérieusement , s’il y avait un produit plus efficace que le sel de dé-glaçage a moindre frais on l’utiliserait

  13. Geneviève dit :

    ah oui du popcorn, ça améliorerait les problèmes d’obésité ce serait parfait.
    d’obésité des chars aussi d’ailleurs. voyons, pour traverser le plateau de pop corn, vaut-il mieux un hummer ou une smart ? :(

    je ne vois pas en quoi un service plus équitablement réparti envers la population est un service de 2e classe. pour le moment le déneigement s’adresse principalement, prioritairement et arbitrairement aux autos, le piéton, lui, est un citoyen de 2e classe. peut-être bien qu’en voyant que ses trottoirs seront mieux dégagés, et les routes un peu plus encombrées, il va se sentir mieux considéré par sa ville.

    en passant, on pourrait très bien imaginer faire rétrécir la rue par les bancs de neige tout le long, plutôt que les trottoirs. Christophe Colomb est rétrécie l’été par une bande de peinture + pots de fleurs, si ça ne disparaissait pas en hiver on pourrait y accumuler les congères.

    la question est simple : pourquoi faudrait-il toujours que ce soient les piétons qui paient ???

  14. amibleu dit :

    Geneviève dit :
    la question est simple : pourquoi faudrait-il toujours que ce soient les piétons qui paient ???

    la vrai question, est pourquoi déneigeons nous les rues ?

    1- dégagé l’accès aux véhicules d’urgence: police, ambulance, pompier.
    2- dégagé l’accès aux puisards, vannes d’aqueduc et trous d’hommes.
    3- pour donné un accès sécuritaires aux citoyens peu importe leurs moyens de locomotions.

    rappelons nous la crise du verglas après une tempête de neige pas ramassé, l’eau de pluie n’ayant aucun accès aux égouts dans les rues. Résultat , nous avons perdu rues et trottoirs
    sous 12 pouces de glaces. 53 jours de dé-glaçage ont été requis pour redonné leurs rues et trottoirs aux montréalais.

    le but premier du déneigement est la sécurité des citoyens de Montréal, le retardé c’est
    aussi augmenter les risques de dommages corporelles et matériels.

  15. Luc Ferrandez dit :

    Ami bleu pousse égal. Tu dois savoir sans doute que la principale source d’accidents et de morts en ville est l’automobile. Si tu veux qu’on parle de sécurité parlons des 145 piétons et 90 cyclistes transportés en ambulance chaque année sur le Plateau. Une autre stat frappante c’est le fait que 8 enfants par semaine sont blessés par une auto à Montréal.

    Le journal de Montréal s’amuse à dire que c’est souvent la faute des piétons et cycliste eux-mêmes alors que dans les faits, c’est 50% du temps la faute de l’automobiliste et que dans les 50% restant il s’agit souvent d’une personne âgée ou d’un enfant (très rare qu’un jeune délinquant en vélo en plein possession de ses moyens soit frappé par sa faute parce que ces petits maudits là sont assez vifs).

    Par ailleurs, il n’y a absolument aucune stats qui permet d’affirmer que des gens auraient été mis en danger parce que la neige sur une rue n’avait pas encore été chargée. Les véhicules d’urgence passent partout. Ça ne serait pas le cas si on avait pas un programme de déneigement des rues étroites, mais on en a un.

  16. andré dit le boulanger dit :

    Il faudrait se rappeler que le déneigement intensif tue aussi. L’hiver dernier, combien de piétons se sont faits écraser par un camion de déneigement ? Au moins trois personnes sinon plus.

    J’aime bien ce blog, il me rappelle de plus en plus La guerre des tuques ;0)

  17. amibleu dit :

    andré dit le boulanger dit : Il faudrait se rappeler que le déneigement intensif tue aussi. L’hiver dernier, combien de piétons se sont faits écraser par un camion de déneigement ? Au moins trois personnes sinon plus.

    ce n’est pas le déneigement qui est dangereux ce sont les chauffeurs de camion privé engagé par la ville. quand un gars travail 24h sur 24 au bout de 3 jours, il est pas mal fatigué imagine s’il en travail 7 ou 8 en ligne. il n’y a rien de fait pour vérifier les heures de travail des privés. J’espère que l’enquête du coroner va changer des chose. côté ville tout le monde travail un maximum de 12h par jour.

  18. Hoedic dit :

    12h par jour étant déjà un gros chiffre considérant les conditions…

  19. andré dit le boulanger dit :

    Amibleu,

    C’est évident qu’en période de déneigement, les chauffeurs sont brûlés par le trop grand nombre d’heures de travail. J’ai observé que parfois les gens qui les remplacent apprennent sur le tas (de neige ) comment se fait le déneigement à Montréal.
    Par exemple, un jour d’après-tempête, deux dames assignées à la pose des pancartes discutaient longuement du comment s’accrochait la pancarte en question. L’engagement de gens non formés nous amènent à assister à soit du travail fait avec excessivement de lenteur soit des gens qui travaillent trop vite. Souvent les chenillettes sont conduites par des cowboys qui semblent s’amuser follement avec leur jouet. Il en résulte de très nombreux arbres, vélos et clôtures endommagés.
    La question que je me suis posée souvent : lorsqu’un col bleu ou un privé endommage une clôture résidentielle , maintenant la ville ne défraie plus les propriétaires de la dite clôture. Si le même col bleu ou privé endommage maintenant une voiture, est-ce que la ville ou les assurances de la ville paie les dommages?

    Si la réponse est oui à ma question. Elle confirme qu’il y a deux poids deux mesures. Et la seconde mesure est à l’avantage de celui qui possède un char.

    Décidément, prenons une pause de ramassage de neige les week-ends. Tout le monde va en profiter.

  20. Geneviève dit :

    en Allemagne et en Autriche (et dans d’autres pays aussi certainement), le résident est responsable du déneigement de la portion de trottoir qui jouxte son domicile (son commerce le cas échéant), et doit la tenir exempte de neige et praticable entre 6h et 22h. s’il s’y produit un accident à cause du mauvais déneigement/déglaçage, il est tenu responsable.

    c’est ainsi que chaque hiver voit fleurir des dizaines de microcompagnies de déneigement local, ou que nombre de mes cousins se sont payé leur forfait de ski : des étudiants qui ont la force, la santé et besoin d’argent, et louent leurs bras pour faire ce travail à la place de ceux qui ne peuvent pas / préfèrent payer. ce n’est pas une taxe dans la mesure où on peut très bien l’éviter… et puis il y a toujours la possibilité de louer la micro-souffleuse du voisin ou d’assurer un argent de poche à l’ado d’à côté…

    d’autre part le résident n’a pas le droit de déneiger son terrain sur la voie publique, ni de pousser la neige du trottoir sur la rue : il doit tout garder sur son terrain privé.

    me semble que ces mesures-là ne seraient pas bien compliquées ni ahurissantes à mettre en place chez nous.

    (en passant le règlement vaut aussi pour la propreté… même si les accidents à cause de glissades sur une peau de banane c’est plus dans les bandes dessinées qu’on voit ça ;))

  21. Hoedic dit :

    @Genevieve: C’est un concept intéressant mais…

    - Je regarde devant chez moi, et je ne vois vraiment pas comment “tout garder sur mon terrain privé”. Désolé ça ne rentre pas. Montréal (et le Plateau e particulier) n’a pas été conçue pour son climat. Il manque de place pour mettre la neige. Le chargement de la neige serait surement moins critique si la vie avait été prévue pour, mais ce n’est pas le cas.

    - Si cette solution ne serait pas compliquée à mettre en place, elle serait en revanche assez ahurissante. En effet, elle revient à ajouter un coût (en temps ou en argent, selon duquel on dispose) aux taxes et autres déjà en place. Pour rendre le tout acceptable pour les citoyens, il faudrait baisser les taxes d’un niveau équivalent ce qui semble difficilement réalisable.

    - Plus haut, je parlais que cela coutait a chaque citoyen temps ou argent comme solution. Il est des gens qui n’ont ni l’un ni l’autre. Mettre en place un tel système pousserait (encore) du monde à quitter Montréal pour aller ailleurs.

    Le dilemme n’a pas de solution facile: gérer la neige de manière à ce qu’elle coute le moins possible tout en étant le moins gênante… le tout dans l’enveloppe budgétaire actuelle. Un gros défi!

  22. Geneviève dit :

    @Hoedic oui mais le problème il est aussi là : on paye des taxes, donc on s’estime exempt de tout devoir. quoi !? j’ai payé, laissez-moi tranquille. pourtant combien sont-ils à payer des taxes pour un système scolaire public et malgré ça payer l’école privée à leurs enfants ?
    c’est de la même façon qu’on s’achète une conscience écologique avec la caisse de recyclage dont le contenu, absolument pas trié, est joyeusement broyé en une matière inutilisable….

    vivre ensemble, en ville qui plus est, ça ne va pas sans contraintes, c’est ce que je passe mon temps à répéter à mes enfants ;) … sinon y’a qu’à déménager dans les Plaines, loin de tout et de tous, t’as la dompe au fond du terrain et le reste on s’en fout.
    si un système semblable (j’ai pas dit identique !) à celui que je décrivais plus haut était mis en place, on pourrait penser à une subvention pour les plus faibles revenus… quoique je doute que ce soient exclusivement les plus pauvres qui râlent.

    il me semble que déneiger “son” trottoir n’est rien de plus qu’un geste de civisme, de la même façon que tout le monde préfère voir des terrains en avant propres à tout le moins, et quand ils sont en plus verdis voire carrément aménagés, c’est un bienfait, même immatériel, qui profite à tous. les prix “Ménage ton voisinage” décernés par feu l’administration Fotopulos n’avaient d’autre but que celui-là : embellir le cadre commun aux frais des citoyens.

    il faut responsabiliser les citoyens vis-à-vis de ce qui leur appartient aussi finalement : la ville.

  23. Stefan dit :

    mes felicitations: une tres bonne idee, pragmatique. et en plus moins du surtemps va aussi signifier moins des operateurs des vehicules de deneigement qui sont fatigue-morts qui ensuite endangerent les pietons… oui il y a des morts chaque annee a cause de ca!

    l’impact sur des voitures va etre loin de ca que les medias nous veulent faire craindre. c’est dommage parce-que comme ca les commercants decouvriraient peut-etre qu’une rue avec moins des voitures incitent les gens plus a y passer a pied et regarder, pis c’est plus de business, parce-que pour les gens qui s’y rendent en voitures, il n’y a pas grande difference aux centres d’achats. mais une rue pietonniere, ca a d’allure! (comme on a pu voir ailleurs dans la monde ou on est plus avance)

    et bravo pour laisser des supports des velo dans les trottoirs et y mettre des cailloux sur des trottoirs le premier jour ou il a neige, c’est du service efficace, pas du genre tiers-monde comme on a eu a montreal les derniers annees.

    on voit bien que ca avance dans le plateau!

  24. Joshua dit :

    On espère Montréal ressemble à l’Europe plus que les États-Unis, mais : aux États-Unis, le résident est responsable, et c’est une catastrophe. Un trottoir qui jouxte une maison est déneigée, un trottoir qui jouxte la prochaine maison n’est pas déneigée … (Avec la «litigious culture» américaine, c’est un mystère, mais la réalité.)

    (Ouais, je suis américain, donc mon «français».)

  25. Stefan dit :

    Joshua: c’est drole, parce-que a Vienne ou je habitais, les residents sont aussi responsable, et le trottoir etait toujours eclaire completement 6h le matin. Ca marche!

    Souvant ils paient une compagnie (surtout chez de grandes maisons a plusiers apartments), pour pas se devoir lever 5h le matin s’il neige …

  26. J’ai entendu parler du concept de ne pas charger la neige les week-ends via les médias seulement. Déjà, j’étais assuré que ce que les journalistes ont écrit ou dit serait une interprétation (la leur) du concept. Je dois dire que je n’ai pas compris le concept. Et puis, je vous ai entendu à Desautels je crois. Mieux, mais pas encore assez clair pour moi. C’est un peu plus clair sur ce blogue, mais il y a encore place à l’amélioration pour rassurer les résidents et les journalistes qui s’inquiètent.

    Bravo pour vos initiatives de communication avec les citoyens telles que rapportées dans La Presse. C’est un véritable vent de fraîcheur qui bouleverse les vieux paradigmes de communication municipale. J’ai d’ailleurs blogué là-dessus.

  27. François dit :

    Qu’en est-il du Réseau blanc cette année?
    Ce matin (jeudi 9), sur la rue Rachel, j’ai constaté que la piste cyclable avait disparu sous la neige, comme tous les ans. Cette portion de piste élargie (?) récemment pourrait-elle être dégagée?
    Est-ce que les aberrations habituelles seront corrigées cet hiver?
    Exemple: Avenue Du Parc la piste est habituellement déneigée sauf la dernière portion, au niveau de l’échangeur, qui permet de rattraper la rue Hutchison.

    http://maps.google.ca/maps/mpl?f=d&dirflg=r&hl=fr&q=Montreal-Canadiens+Bell+Centre&daddr=Montreal-Canadiens+Bell+Centre&ie=UTF8&moduleurl=http:%2F%2Fwww.google.com%2Fintl%2Ffr_ca%2Fhelp%2Fmaps%2Ftransit%2Fmontreal%2Fmapplet.html&mapclient=google&ll=45.510871,-73.578579&spn=0.000703,0.001757&t=h&z=19

    Faute de pouvoir rattraper la rue Hutchison, il faut, soit se lancer dans le couloir de bus, ou renoncer à la piste de Parc et emprunter St-Urbain pour rejoindre le centre-ville.
    Où la bande cyclable n’est plus qu’un vieux souvenir une fois les premiers flocons tombés.

    Le plan du réseau blanc disponible date de 2007. Il avait été question de passer à 70 kilomètres (au lieu de théoriquement 40) “d’ici cinq ou sept ans” en 2008.
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200811/19/01-802097-velo-a-montreal-30-km-de-reseau-blanc-au-centre-ville.php
    En même temps, on laisse entendre que ce n’est pas une priorité (”une commodité et non une priorité”, André Lavallée).
    http://www.journalmetro.com/Linfo/article/157140

    Alors réseau blanc ou fantôme? Les cyclistes aimeraient en savoir un plus avant de se retrouver ou non face à un mur de neige.
    Ou faut-il le nommer le réseau “banc” à l’instar d’un membre du groupe Facebook “Vélo d’hiver - Montréal”?
    http://www.facebook.com/group.php?gid=8775232567

    J’ai conscience, en tant que cycliste hivernal, de faire partie d’une minorité. Pour autant, c’est toujours désagréable d’être le joujou que l’on jette aux journalistes en début d’hiver pour donner l’illusion d’une politique municipale “pro-vélo”.
    Mon rêve: que l’on parle mondialement de Montréal, comme d’une ville “où l’on peut rouler à vélo en toute sécurité, même l’hiver”. Malheureusement, au niveau international, nous sommes plus connus pour nos réseaux de centres commerciaux souterrains…

  28. Luc Ferrandez dit :

    François, le déneigement du réseau blanc nous coûte 125 000 $ juste sur le Plateau et en bout de ligne ne sert pas beaucoup. Personnellement je roule dans la rue parce que c’est moins glissant. Tu sais que je suis un cycliste et un écolo; mais quand même ça fait cher par cycliste d’hiver. Le même argent investit dans des supports à vélo servirait sans doute beaucoup plus. Je n’ose toutefois pas couper cette dépense parce que je me dis que c’est un début et qu’il y aura de plus en plus de cyclistes l’hiver…mais bon, ça donne à réfléchir quand même.

  29. Hoedic dit :

    Personnellement je rejoint l’avis de Luc: les pistes ne sont jamais assez dégagées pour passer en vélo. Les charrues laissent toujours une pellicule de neige/glace qui est plus vicieuse qu’autre chose. Même après le lancement du réseau blanc, je préférais m’installer dans la rue où le passage des voitures assure les conditions d’adhérence les plus acceptables l’hiver.

    Connaitre le chiffre de l’entretien de ce réseau me conforte dans cette direction.

    Mon avis complet (de l’année dernière) sur le sujet: http://mon-ile.net/carnet/Les-cyclistes-negliges.html

  30. François dit :

    Merci pour ta réponse Luc. C’est apprécié! Je pense que ton point de vue et celui de Hoedic sont partagés par la plupart des cyclistes. Ce qui me hérisse, c’est plus l’hypocrisie de cette mesure: on a pas les moyens de déneiger les pistes suffisamment pour arriver à un réseau de pistes hivernale cohérent et fiable pour les cyclistes.
    Il faudrait demander aux personnes qui trouvent cette mesure utile de se manifester.
    Je suis persuadé que des mesures qui génèrent de la frustration ne servent pas la cause de la pratique du vélo en ville.

    Et je serai le premier à appuyer le report de ces 125 000 $ sur des mesures qui toucheraient un plus large public de cyclistes comme l’entretien du revêtement des pistes. C’est quand on goûte au vélo l’été, puis à l’automne, comme les bixistes, que l’on est tenté de pousser l’aventure l’hiver.

    Au fait qui est à l’origine de cette initiative fantasque de Réseau blanc? Vélo Québec?
    Je pense que les cyclistes hivernaux les plus enragés comme moi sont prêts à mettre de l’eau dans leur slush. Le Boulevard St-Laurent a un bien meilleur revêtement de bitume que la plupart des pistes cyclables. Il n’en est que plus praticable l’hiver. Je crois plus à la mixité des moyens de transport sur des axes communs bien entretenus pour les déplacements quotidiens. Ce qui n’empêche pas de se faire plaisir avec quelques pistes plus “touristiques”.

    Le déneigement des pistes cyclables peut se justifier sur celle du Boulevard de Maisonneuve ou du canal Lachine. Les bandes cyclables, bien sûr mais c’est inclus dans le déneigement global.

    Je vais lancer un petit sondage dans le groupe Facebook Vélo d’hiver - Montréal

  31. andré dit le boulanger dit :

    Wow ! On discute vélo-d’hiver. Un sujet que j’aime autant que je le pratique. Merci tout le monde de vos commmentaires: ils sont très instructifs.
    J’ai fait du métro-vélo-trottoir aujourd’hui, nous sommes le 10 décembre 2009.

    Environ 10 à 12 kilomètres.
    Conclusion : Montréal est très bien déneigé autant pour les automobilistes que pour les piétons que pour les cyclistes qui trichent un peu en roulant sur les trottoirs.
    Bon, je l’avoue, je fais mon coming out : je roule sur les trottoirs, été comme hiver. Pas toujours mais régulièrement. Je roule sur les trottoirs mais je donne priorité au piéton. Je suis sur son territoire. Alors quand je croise un piéton, je relentis, j’arrête, je lui tire ma révérence et reconnais la priorité de sa présence.
    L’hiver les piétons sont plus rares sur les trottoirs.
    Je roule en vélo-d’hiver depuis 1985. Alors les trottoirs deviennent mes piste cyclables.

    J’ai toutes sortes de raisons pour rouler l’hiver. D’abord, j’aime l’hiver comme d’autres aiment le sud.
    Si j’avais une note à donner à Montréal ce soir pour son déneigement pour un cyclisme d’hiver : 95 /100
    A la condition de rouler sur les trottoirs quand l’occasion se présente. Quand il n’y a personne sur les trottoirs et qu’ils sont déneigés. Quand l’étroitesse de la rue n’est pas rassurante.

    L’idée de déneiger les trottoirs en priorité est aussi adéquate que géniale.

    Aujourd’hui, les camionneurs, les automobilistes, les piétons, les cyclistes, tout le monde accceptait calmement la présence de l’autre.

    Météo-vélo ferait fureur comme chronique radiophonique.

  32. andré dit le boulanger dit :

    Post-scriptum :

    L’entretien de la piste cyclable Claire-Morisssette dite Maisonneuve serait vraiment un beau sujet de conversation urbaine. Cette piste est vraiment bien faite pour sécuriser les cyclistes. Je me sens bien à chaque fois que je la prends pour aller travailler et comme je travaille été comme hiver…;0)

  33. François dit :

    @andré dit le boulanger
    L’hiver, je ne vois que les trottoirs des grands boulevards qui soient praticables. Alors pourquoi ne pas rouler dans la trace parfaitement déneigée des voitures? Question de feeling sûrement.
    Je pense qu’un cycliste qui assume sa place dans le trafic courre moins de danger sur la route que sur un trottoir.
    Mon expérience ponctuelle du trottoir du Bd St-Laurent ce soir pour éviter la parade de la flamme Olympique n’a pas été très satisfaisante.
    Pour les rues étroites, je roule au milieux. Ce n’est jamais très long puisque les grands axes permettent de sillonner toutes la ville.
    Au passage, mes respects pour la longévité sur la glace!

  34. andré dit le boulanger dit :

    Si je saisi bien ton trajet François, je comprends que tu habites Plateau mile-end. J’habite Plateau delorimier. Personnellement, j’évite systématiquement de rouler St-Laurent , St-Denis et même sur Mont-Royal. Je laisse ça à ceux qui voyagent trans-arrondissements. Sur ces axes, trop de trucs à surveiller : les chars à gauche, les portières à droite, les nids-de-poules droit devant.
    Rouler sur ces axes c’est pour ceux qui aiment le vélo-extrême, pour ceux qui aiment dealer avec l’autobus, le camion et son petit frérot l’auto.
    Aussi, comme disait chosebine, le poète : on ne voit bien qu’avec les yeux du… Tire. La perception de la chaussée se modifie selon les pneux que nous avons. Le pneu qui fait les 4 saisons de l’hiver (asphalte, neige, glace et slouche) n’existe par encore, du moins je l’ai pas trouvé. Alors je roule doucement pour le plaisir de circuler dans cette ville qui ne cesse de s’améliorer. Je sillonne donc la ville via les trajets ou je n’agresse personne et ou l’odeur, la vue et le bruit du char m’affecte le moins, c’est-à-dire les rues résidentielles.

    Pour ce qui est d’un budget spécifique pour le cyclisme d’hiver. Je le trouve utile seulement sur les pistes avec bandes de ciment telles que Rachel et Claire-Morisette. Sinon on peut très bien s’accomoder du déneigement régulier.

  35. jp dit :

    Je trouve tres particulier en cette periode de recession de vouloir supprimer l,enlevement de la neige le week end sur le plateau mont royal , Ns comme commercants et faisons notre fric pour payer taxe etc les vendredi et samedi a titre de restaurateur
    deja le stationnement sur le plateau est assez lamentable pour nos clients imaginons maintenant !!!
    on veux faire un quartier qui bouge !! mais on tue les commerces avec ces projets pilotes

    la rue duluth est deja meme en semaine laissé a elle meme , alors j,imagine le futur !!
    on Cherche a faire fuir les gens qui choissiront le 10 30 pour sortir spectacle resto etc

  36. andré dit le boulanger dit :

    D’une part, je comprends les commerçants de s’inquiéter de tout changement qui ne leur garantissent pas immédiatement des entrées d’argent.
    Par contre, je déplore que ceux-ci ne saisissent pas cela : trop de chars c’est comme pas assez.
    En tant que résident sans auto du Plateau, je peux vous assurer ceci, et je ne suis pas le seul : j’évite la rue Mont-Royal autant que possible pour cause d’inconfort piétonnier.
    Trop de chars qui tournent au ralenti, trop de chars qui circulent pour on ne sait quoi, trop d’automobilistes qui utilisent leur clef-klaxon ( quelle invention anti-sociale).

    L’amateur de centre d’achat comme le 10-30 n’est pas le client qui cherche l’ambiance du Plateau.
    Alors chers commerçants, pour augmenter votre chiffre d’affaires, miser donc sur les 3 millions d’utilisateurs annuel de la station Métro Mont-Royal. Offrez une petite réduction à ceux qui vous présenteront leurs cartes de métro mensuel. Avec un peu de pub, vous favoriserez le tourisme inter-arrondissement de ceux qui aiment vivre et consommer Montréal. Et n’oubliez jamais un machin-truc : ce sont les sans-auto qui constituent votre fonds de commerce permanent.
    Bon, sur ce, je vais aller faire un tour sur Laurier-Platoon.

  37. jp dit :

    je suis pas tout a fait d,accord avec vous la plupart de nos clients du week end viennent aussi de laval, longueuil st basile etc
    qu,ils prolongent les heures d,ouverures metro vendredi et samedi deja !! je suis maheureusement obligé mon cher André comme commercant de venir en auto transporter 36 baguettes en velo etc pas sur !!! etc t
    on a voulu que le plateau se developpe avec commerces tout comme la rue st Denis St laurent
    mais on n,installe aucun stationnement payant dans ce quartier un grand probleme !!!
    on prefere mettre de beaux condos hors de prix pour un beau quartier ou j,ai grandis et que j,opere bien que mal avec les doleances que ce quartier ns impose Bixi au maximum , des stationnements velo qui ne servent pas bcp st andre et duluth mis a la mi aout !!!
    d,offrir une reduction alors que tout augmente !!! on tente du mieux qu,on peux pour survivre encore a cette recession !!!!

  38. Yves dit :

    Merci pour les explications. C’est vraiment rafraichissant de pouvoir communique comme ça.

    Bonne chance Luc (à toi et à toute ton équipe)

  39. andré dit le boulanger dit :

    A JP :
    Ecoute, si c’est bon ton resto. Tu nous donnes l’adresse et les vélocolos vont te donner un coup de main.
    Les verts sont des paresseux hiveractifs disons. Alors, si tu nous invites à venir t’aider …. on va venir et te donner un coup de pédales.

    Quand j’entends des commerçants qui me disent qu’ils paient 5,000 CANards par mois pour leur local sur Mont-Royal. Je me demande souvent : mais à quellle heure il se paie un salaire Celui qui prend le risque de payer un loyer de 60,000$ par année, plus staff, plus taxes d’affaires, plus investissement, plus fournisseurs, plus impôt ?
    Jp, je te le dis : ta solution, ce n’est pas l’auto, ta solution c’est le rocket-tramway. Je corrige : notre solution ce n,est pas l’auto, notre solution c’est le ROCKET-TRAM.

    JP : En attendant, si tu as besoin de cash flow. Tu appelles Vélo-secours et on fait tous ce que l’on peut pour toi.

  40. Benoit dit :

    Bonjour,

    j’ai une question pour vous. N’avez-vous jamais envisagé l’idée de deneiger les rues résidentielles de jour, alors que les gens sont partis travailler avec leur voiture au lieu de le faire de nuit, alors que tout le monde est à la maison?

    Benoit

  41. Luc Ferrandez dit :

    Oui, les cols bleus chargent la neige de jour mais pas les privés (qui font 40% de l’arrondissement). Il semble que les coûts soient plus élevés. Vous savez qu’on envoie une grosse partie de notre neige à la carrière Francon dans st-Michel. De jour, les camions font à peine deux allers et retours à cause du trafic. La solution c’est de développer des chutes à neige (aux égouts) ici même dans le quartier. C’est dans nos pistes de recherche.

  1. Projet Montréal’s snow-removal plan – Fagstein

    [...] Ferrandez, the Plateau mayor, has also taken to his blog to get his message out directly to the citizens, bypassing the media filter. While I don’t think La [...]

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