Mise au point 2

17 janvier 2010 | Auteur: Luc Ferrandez

Dans toute la saga sur le stationnement, j’ai reçu une dizaine de lettres de résidents du Plateau qui s’inquiétaient pour leur visite (où vont-ils se garer ?). Nous avons pu les rassurer en leur décrivant les mesures que nous allions mettre en place pour qu’ils ne soient pas pénalisés. Mais les lettres les plus agressives et les plus nombreuses sont venues de citoyens résidant à l’extérieur du Plateau qui m’ont écrit pour me dire qu’il ne viendraient plus magasiner ici s’ils n’arrivaient pas à se trouver une place de stationnement. C’est dommage.

Mais pas tant que ça et pas dans tous les cas.

Je ne veux pas avoir l’air intransigeant, indifférent ou méprisant en disant cela; je vais donc prendre le soin de m’expliquer comme il le faut. Je ne pense pas non plus avoir - pour cette question - une base de connaissances à toute épreuve qui me permettrait d’affirmer que j’ai raison; j’espère donc que vos commentaires pourront enrichir le débat. Voici ce que je pense.

1) Un certain nombre de commerces - surtout des bars - sont un véritable poids pour l’arrondissement. Ce ne sont pas tous les bars; seulement quelques uns. Si vous vous promenez un dimanche matin sur Saint-Laurent, vous allez croiser une dizaine de plaques de vomi, pas mal de bouteilles de bière brisées, énormément d’assiettes en carton dans lesquelles on sert de la pizza à 99 cents. Est-ce que la perte de certains établissements qui desservent cette clientèle serait une catastrophe pour nous ?

2) Un certain nombre de restaurants n’arrivent pas à diminuer les impacts qu’ils ont sur les résidents. Dans la ruelle entre St-Laurent et Clark, mais aussi dans celles derrière Duluth ou Avenue du Parc, nous avons constamment des plaintes pour la propreté au point où des cas de vermine sont souvent mentionnés. Le propriétaire des restaurants en question n’est pas sur place; le staff change aux deux mois. Très difficile de faire évoluer ces établissements. Dans d’autres cas, il s’agit de restaurants très huppés, mais qui refusent de considérer les résidents autour. Je ne donnerai pas de noms. Est-ce qu’on doit tout faire pour que ces restaurants, qui ont des prix exorbitants et des impacts majeurs sur les voisins, puissent assurer un prix minimum pour le stationnement ?

3) Un certain nombre de bars et de restaurants - toujours de la rue Saint-Laurent - sont des lieux de rassemblement privilégiés des gangs de rue. Lesquels ? Ne cherchez pas des trous mal famés; cherchez les beaux établissements où l’argent coule à flots. Il faut reconnaître que souvent le propriétaire de l’établissement n’y est pour rien - et qu’au contraire plusieurs font des efforts pour ne pas attirer cette clientèle. Est-ce qu’on aurait des remords à faire payer le tarif maximum pour le stationnement de ces clientèles ?

4) L’augmentation de l’achalandage sur les rues de quartier comme Mont-Royal, St-Viateur ou Laurier Est, par exemple, s’est traduite par une augmentation faramineuse du coût des loyers. Pour les petits commerces de quartier (nettoyeur, cordonnier, coiffeur) il est dorénavant impossible d’ouvrir une boutique (ceux qui sont là depuis longtemps ont plus de chance). Quand un 10e restaurant qui offre des petits-déjeuners ou du sushi ouvre sur Mont-Royal, dites-vous bien que l’intérêt pour les résidents du Plateau est tout à fait relatif. Il est vrai que si l’achalandage diminue, certains commerces vont fermer et les propriétaires (qui sont des grands groupes immobiliers) ne baisseront pas les prix. Ce ne sera pas le retour des cordonniers et des couturières du jour au lendemain. Les vitrines vont donc se couvrir de papier brun pendant longtemps et ça, personne ne le veut. Mais c’est peut-être juste un mauvais moment à passer pour qu’on retourne à des prix de loyers commerciaux plus raisonnables.

5) Avec l’interdiction de fumer à l’intérieur, les clients se rassemblent dehors devant la porte des bars, jusqu’aux petites heures. Personnellement je trouve ça sympathique. J’aime qu’il y ait du monde dehors, et en plus du monde qui parle. La sécurité d’une rue est proportionnelle au nombre de personnes qui y sont présentes. Plus il y a de monde, plus c’est sécuritaire. Mais c’est aussi plus convivial, plus chaleureux, plus humain. Le problème c’est pour les appartements du haut. En haut de Chez Baptiste par exemple, il y avait deux logements. On annonçait hier deux bureaux à louer  - sans doute parce que c’est invivable pour des locataires. Il y a plus de mille logements aux étages de la rue Mont-Royal; il est hors de question qu’on accepte l’idée qu’ils doivent tous partir parce que la rue est de plus en plus populaire.

6) Un certain nombre d’établissements sont la propriété de gens qui habitent à l’extérieur de l’arrondissement et dont la clientèle vient aussi de l’extérieur. Il est vrai que ces établissements paient des taxes et ont le droit à des services. Mais entre un commerce qui dépend pour sa survie de la disponibilité de 50 places de stationnement gratuites et un autre qui dépend de 50 marcheurs qui habitent autour et qui eux aussi paient des taxes, le choix est vite fait.

7) Le vrai problème de stationnement je le vois dans deux cas. Le premier ce sont les commerces de première nécessité qui sont fréquentés par des résidents qui ne peuvent pas tous se rendre à pied. L’épicerie par exemple. Pour ces commerces et pour ces gens, il faut trouver une solution. À noter que la solution n’est pas nécessairement la gratuité absolue, mais bon - peut-être que oui (ou la livraison en vélo ?).  Le second, ce sont ces commerces - et il y en a des centaines - dont la clientèle est double. En d’autres mots, la clientèle qui habite à l’extérieur arrondit les fins de mois et permet aux commerçants de durer. Je pense, par exemple, au très sympathique Fouvrac, à certains restaurants, à énormément de commerces sur la rue St-Denis, à Farfelu, à Fêtard, au magasin de bas dont j’ai oublié le nom, à des cafés comme Club social où la vieille bande d’italiens qui y traîne le jour (et qu’on ne veut pas perdre) habite ailleurs. Et Zen, le fleuriste, Renaud-Bray bien sûr, la Maison Dubeau, Croteau et j’en passe des douzaines. Pour ces cas-là, il faut réfléchir. J’ai tendance à croire qu’on peut augmenter le nombre de places payantes et qu’ils ne mourront pas. Zone par exemple sur St-Denis vient de s’agrandir alors qu’il est pratiquement impossible de trouver une place de stationnement gratuite aux alentours depuis une décennie. Renaud-Bray a explosé en volume et en croissance depuis l’époque de la vieille librairie Champigny - alors que le nombre de places de stationnement gratuites a évolué dans l’autre sens.

En conclusion, la prospérité économique et la qualité du mix commercial d’une rue ne dépendent pas systématiquement de l’augmentation de l’achalandage ni d’une offre gratuite de stationnement. Je pense que nous sommes devant un problème typique de gestion du changement. J’ajoute toutefois en finissant que je m’inquiète pour la rue St-Laurent. Plusieurs bars sont en difficulté et si la construction de nouveaux logements fléchit, j’ai peur pour certains commerces de meubles. Ça n’a rien à voir avec le stationnement mais s’il fallait que cette diminution de la prospérité se produise au même moment où on se met à facturer plus systématiquement les stationnements gratuits aux alentours, on paraîtrait mal. Ce qui, vous l’avez deviné, est une préoccupation et non un critère de décision.

Categorie: Réflexions
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  1. GC dit :

    Je ne sais pas Luc, j’aime moins ce billet. Je suis toujours le premier à critiquer les bars de la rue St-Laurent qui rendent la vie difficile aux résidents et c’est la même chose pour l’avenue Mont-Royal. Je crois aussi que l’hospitalité du Plateau a des limites et qu’il faut gérer les artères commerciales pour éviter de nouvelles hérésie comme Prince-Arthur.

    Par contre, je suis de ceux qui croit à l’existence du patrimoine social. On veut protéger les poignées de porte, mais en même temps, on veut détuire l’âme festive/rebelle de St-Laurent. Évidemment, des bouteilles cassées et des flaques de vomis, c’est pas très patrimonial. Les morons qui font du bruit à 4h du matin non plus. Par contre, les restaurants (même les pizza à 99 cents) et les bars font vivre ”l’expérience” du célèbre boulevard depuis des décennies.

    Cette ”expérience” doit survivre. C’est pas beau, c’est désagréable, mais c’est nécessaire à la survie de l’âme du Plateau Mont-Royal. Je ne voudrais surtout pas qu’on fasse du Plateau un Outremont #2.

    Alors, travaillons à limiter les externalités, mais allons-y avec prudence.

  2. HB dit :

    La question que soulève GC est intéressante, à réfléchir.

    Voici quelques réflexions pêle-mêle:

    - Pas d’Outremont #2, mais les restos Globe, Buena Note et cie c’est pas un peu la même chose en style différent (?), avec des clients qui s’arrêtent en pleine rue pour que les top modèles puissent flâner autour de la Ferrari ou Porsche rouge… ça ralentit pas mal la ligne de bus en plus de rendre toute la circulation complètement dingue ;-)
    - St-Laurent, peut-être que les gens qui vivent autour acceptent qu’il n’y ait que peu de commerces utiles au jour le jour autour (j’ai fini par m’en lasser et j’ai déménagé), mais personnellement ça m’embêterait que Mont-Royal devienne comme ça et qu’il faille aller plus loin pour trouver les services dont on a besoin. Évidemment que les gens qui viennent de l’extérieur s’en fichent de ça.

    - Les restos qui ne gèrent pas de façon correcte leurs poubelles à l’arrière, ou qui sortent les bouteilles à grande fanfare à 4h du matin, pourquoi elle ne reçoivent pas tout simplement des amendes de la part de l’arrondissement? Les propriétaires en prendrait rapidement note, ça devrait changer leur comportement, et ce ferait aussi un peu de revenus en plus pour l’arrondissement qui aiderait à payer le nettoyage. Ça devrait s’appliquer aussi aux autres commerces comme les dépanneurs qui ne prennent pas la peine de garder l’extérieur du commerce propre. Mais peut-être que toutes ces choses seront couvertes par un règlement sur la propreté dans un futur proche.

    - L’avantage d’avoir du stationnement payant est justement que des personnes du quartier qui viennent acheter quelque chose de lourd qu’ils ne peuvent transporter à pied, vont justement avoir plus de chance de trouver une place que si c’est gratuit, et ça pourrait donc les encourager à continuer d’utiliser ces commerces locaux. Et en payant un peu le parking, ils n’iront en voiture que si c’est nécessaire, plutôt que juste par paresse de marcher 5 minutes (ça fonctionnait bien pour moi en tout cas).
    Le problème avec le haut coût des tickets STM est que pour encourager l’utilisation des transports en commun, ils devraient être moins cher que l’utilisation de la voiture, c.à.d que 2h de stationnement par exemple. Je ne sais donc pas si vous voudrez mettre le parking à $2.50 de l’heure pour atteindre ce but. Peut-être aux endroits de grande affluence.

    - Concernant les sorties dans les restos et bars ainsi que les achats sur nos artères commerciales, ceux-ci seraient facilités en transport en commun sur Mont-Royal si on améliorait le service la ligne de bus 97, avec aussi l’avantage que les gens ne conduisent pas après avoir bu.

    - Pouvoir stationner d’une façon ou d’une autre une Communauto devant chez soi si on amène quelque chose à la maison serait bien, peut-être que celles-ci (ou juste celles identifiés au quartier?) pourraient avoir le même droit que les voitures à vignette.

    - Je pense qu’il va falloir dresser une liste claire de ce qu’on veut que la nouvelle politique encourage et permette (ce que la STM n’a malheureusement pas l’air de faire). Personnellement je pense que tes idées vont dans le bon sens Luc.
    Je ne vois pas pourquoi des gens qui viennent de l’extérieur pour dépenser de l’argent à prix fort se sentent si lésés de payer pour le privilège de stationner, de toute façon les gens se plaignent toujours s’il faut payer plus cher que ce soit justifié ou non. Se plaindre des augmentations de la STM serait plus justifié.

    Merci de continuer à partager tes réflexions Luc, c’est bien, ça va mener à plus de bonnes idées, et surtout un moyen de connaitre les besoins de résidants plutôt que juste les opinions du monde de l’extérieur.

  3. Geneviève dit :

    Concernant le point 5), entendre les gens parler dans la rue dépend 1- du niveau de bruit “blanc” (bruit ambiant dont le cerveau parvient à faire abstraction, typiquement le bruit routier) et 2- de la qualité du bâti.

    1- Pour ce qui est du bruit blanc, si le niveau de celui-ci baisse, on entendra nécessairement plus les pics que constituent des conversations entre personnes ou des talons aiguilles martelant le sol. C’est le schéma de la marée haute qui une fois qu’elle baisse laisse affleurer les rochers : le vrai “sol”, c’est les rochers, pas la surface de l’eau. Typiquement, les conversations devant les bars sont beaucoup plus gênantes sur Duluth ou Prince-Arthur que sur Mt-Royal ou St Denis par ex. Si les résidants ont peur de ne plus pouvoir dormir on peut leur proposer d’ajouter plus de voitures pour couvrir le bruit ;) ? (je niaise) (non mais je précise quoi)

    2- C’est connu que sur le Plateau on entend marcher les chats de l’appart d’à côté, cavaler le gamin de 3 étages au-dessus. (j’en sais quelque chose). Vu que les apparts des rues commerciales type St Denis, St Laurent ou Mt-Royal attirent typiquement plus de locataires que de propriétaires occupants, et notamment plus d’étudiants fauchés en colocation que de familles avec petits enfants, c’est pas si étonnant que les rénos de qualité ne soient pas au rdv et que les fenêtres restent toujours aussi mal posées et laissent passer le bruit.

    Une conséquence — à 2 facettes — du stationnement payant, c’est que faire augmenter le coût marginal d’un déjeuner chez Bouche un dimanche matin par ex., ça va faire grimper les prix immobiliers du coin…

  4. YD dit :

    Humm… Je comprends le point, mais en même temps, je m’interroge beaucoup sur les solutions possibles. Je reviens avec la notions de chalands, de résidents et de pendulaires que j’ai évoqué dans des messages précédents. Si j’ai bien compris, le défi qui se pose, c’est de faire le tri parmi les chalands que l’on veut attirer et les autres que l’on veut moins attirer. Une façon de faire le tri, c’est peut-être de hausser les tarifs en général et de créditer ensuite la clientèle des commerces que l’on souhaite soutenir en remboursant une partie du stationnement sur remise de coupons par les proprios, à condition que les proprios s’engagent eux-aussi à rembourser une petite partie (disons à raison de 25%), question de garantir l’intégrité du processus. Le moyen pourrait être d’un certaine efficacité, mais nécessiterait certaines ressources administratives. Il faudrait aussi établir une grille de critères afin de définir quel commerce entre dans cette catégorie, quel commerce y entre disons à moitié et quel commerce ne serait pas du tout admissible.

    Mais laissez-moi vous parler un peu de mon TD de maîtrise, qui portait sur la politique de Red Wood City, une petite ville de Californie qui a adopté un règlement municipal très original imaginé par le professeur Donald Shoup et que l’on peu lire ici: http://shoup.bol.ucla.edu/RedwoodCity.pdf

    L’idée, c’est de moduler la tarification en fonction du secteur ainsi que de la période, et tout cela en fonction de la demande. Dans cette perspective, on pourrait très bien imaginer des périodes de la journée où la tarification serait plus basse (9h à 18h) et d’autres durant lesquelles la tarification serait plus haute (ex: 18h à 3h, dans les alentours de St-Laurent…) De cette manière, on frapperait de plein fouet les bars et restos, et on épargnerait les commerces de quartiers, dont le gros du chiffre d’affaire se fait de jour. Et comme la clientèle riche n’aime pas marcher, elle préférera toujours payer le gros prix si elle trouve un stationnement plutôt que de déborder sur les rues avoisinantes. Dans la proposition originale, le taux d’occupation cible est de 85%, mais rien empêche, si on souhaite limiter le traffic en soirée, d’abaisser la barre à 70% par exemple. La décision politique se résumerait ainsi: Combien de stationnement on offre, quel taux d’occupation on tolère et quel commerce on soutient directement. Le reste, c’est la science et le libre-marché qui s’en occupe.

  5. YD dit :

    Humm… Je comprends le point, mais en même temps, je m’interroge beaucoup sur les solutions possibles. Je reviens avec la notions de chalands, de résidents et de pendulaires que j’ai évoqué dans des messages précédents. Si j’ai bien compris, le défi qui se pose, c’est de faire le tri parmi les chalands que l’on veut attirer et les autres que l’on veut moins attirer. Une façon de faire le tri, c’est peut-être de hausser les tarifs en général et de créditer ensuite la clientèle des commerces que l’on souhaite soutenir en remboursant une partie du stationnement sur remise de coupons par les proprios, à condition que les proprios s’engagent eux-aussi à rembourser une petite partie (disons à raison de 25%), question de garantir l’intégrité du processus. Le moyen pourrait être d’un certaine efficacité, mais nécessiterait certaines ressources administratives. Il faudrait aussi établir une grille de critères afin de définir quel commerce entre dans cette catégorie, quel commerce y entre disons à moitié et quel commerce ne serait pas du tout admissible. Parmi les critères, on pourrait retenir les différent type de nuisance évoquées.

    Mais laissez-moi vous parler un peu de mon TD de maîtrise, qui portait sur la politique de Red Wood City, une petite ville de Californie qui a adopté un règlement municipal très original imaginé par le professeur Donald Shoup et que l’on peu lire ici: http://shoup.bol.ucla.edu/RedwoodCity.pdf

    L’idée, c’est de moduler la tarification en fonction du secteur ainsi que de la période, et tout cela en fonction de la demande. Dans cette perspective, on pourrait très bien imaginer des périodes de la journée où la tarification serait plus basse (9h à 18h) et d’autres durant lesquelles la tarification serait plus haute (ex: 18h à 3h, dans les alentours de St-Laurent…) De cette manière, on frapperait de plein fouet les bars et restos, et on épargnerait les commerces de quartiers, dont le gros du chiffre d’affaire se fait de jour. Et comme la clientèle riche n’aime pas marcher, elle préférera toujours payer le gros prix si elle trouve un stationnement plutôt que de déborder sur les rues avoisinantes. Dans la proposition originale, le taux d’occupation cible est de 85%, mais rien empêche, si on souhaite limiter le traffic en soirée, d’abaisser la barre à 70% par exemple. La décision politique se résumerait ainsi: Combien de stationnement on offre, quel taux d’occupation on tolère et quel commerce on soutient directement. Le reste, c’est la science et le libre-marché qui s’en occupe.

  6. François Gosselin dit :

    Luc,

    Je fais aussi partie des militants de PM qui utilisent une voiture sans en posséder une. Il faut le répéter pour que tous les Raymond le comprenne : NOUS NE SOMMES PAS DES INTÉGRISTES. Nous utilisons l’automobile, mais de façon plus ciblé, quand c’est vraiment nécéssaire. Ce qui nous dérange et qui nous a fait passer des soirées dans des sous-sol d’église pendant 10 ans à chercher des solutions, c’est que 400 000 automobilistes transitent par le Plateau pour aller au centre-ville chaque jour, trop vite et souvent à travers les quartiers résidentiels. C’est l’orgie, l’invasion et la vitesse de l’automobile qui dérange. Pas grand-maman qui vient (en voiture) passer son dimanche sur le PLateau pour voir ses petits morveux ! Dailleurs cette grand-maman, il faudrais lui faire une place de stationnement pour qu’elle n’ai pas à marcher 800m avec son paté chinois sous le bras.

    C’est ici que je propose la vignette volante. Les ménages qui n’ont pas de voiture devrait pouvoir se payer une vignette pour donner accès aux zones SRRR à leurs proches. Soulignons que quand les proches rendent visite, c’est souvent l’occasion de sortir (à pied) au restaurant. Tout le monde y gagne. Les commerçants pourraient également avoir accès aux vignettes volantes. Ces vignettes vont permettre d’augmenter les revenus du Plateau et réintroduire un peu de justice dans l’utilisation du domaine public. Si je loue une voiture communauto, il serait aussi intéressant que je puisse embarquer les enfants, les sièges pour enfants, les bagages et les carrés aux dattes sans avoir à transporter tout ça sur 800m because c’est samedi et la moitié du 450 fait la queue devant chez Panos ! Parlant des Panos du Plateau, voici une petite suggestion pour garantir un peu d’équité. Il faudrais ajouter autant de places-parcomètres que de nouvelles places-vignette pour les sans-voiture. Parce qu’en définitive, si les automobilistes préfèrent les places gratuites, ils vont volontier prendre une place payante s’ils en trouvent une. Après tout ils sont ici pour sortir ou magasiner. On ne me fera pas croire qu’un automobiliste est à 3$ du bonheur !

    Ces petites modifications ne sont pas des révolutions. Y’a pas de quoi prendre les ondes à 18h et déchirer sa chemise en ouverture de bulletin… Dailleurs au passage je suggère qu’on ne dise plus ce qu’on va faire et qu’on le fasse tout simplement. Si les questions viennent de partout, on leur dit #1: Lisez le programme de PM et #2 On organise une petite conférence de presse pour expliquer les choses. Point. On se choisit des élus pour qu’ils administrent. Ils n’ont pas à s’excuser à l’avance pour mettre en place le programme. D’autres arrondissements ont déjà changé les règles de stationnement, plusieurs ne chargent plus la neige la fin de semaine et pourtant, ils n’ont pas subi l’assaut de journalistes médusés… Mais s’acharner sur le Plateau c’est tellement plus vendeur…

    Le stationnement est un problème central dans toutes les villes du monde et ce n’est pas vrai qu’à Montréal on ne doit rien changer sous prétexte qu’on serait à 2$ de l’asphyxie générale ! Dans plusieurs grandes villes aux États-unis le stationnement est payant, et très cher parfois. En Europe il n’y a presque plus de stationnement pour les “touristes” dans les villes. S’Il en reste c’est très cher. Aux États-unis et en Europe on retrouve des péages partout. Pourquoi serions-nous les seuls à laisser aller ce “Free ride” pour les automobilistes ? Ça me fais penser que cette disparition lente du stationnement gratuit va surtout nuire aux gens qui viennent travailler sur le Plateau en voiture justement parce que c’est encore facile d’y stationner gratuitement toute la journée. Quand ce sera plus difficile, ils vont prendre le métro et se rendront compte que c’est pas si désagréable que ça.

    La transition vers le juste paiement pour l’utilisation du domaine public peut se faire lentement. Et graduellement, il y aura moins de place “gratuites en tout temps” sur les rues résidentielles. Les recettes qui seront générées pourront être utilisées pour des projets d’amélioration des espaces publics, qui donneront envie au gens de venir passer une journée chez nous pour voir nos nouveaux aménagements, nos nouvelles places publiques. Tout le monde est bienvenue ici. Mais nous avons décidé de changer les vieilles règles du jeu. Et nous sommes convaincus que ce ne sera pas la catastrophe appréhendée.

  7. andré dit le boulanger dit :

    Il est utopique de croire qu’il y aura une diminution de la circulation automobile au cours de la prochaine décennie.
    Nous sommes dans une économie de services non de production. Les gens se déplacent pour offrir leurs services. Tout le monde à des clients à rencontrer, une marchandise à livrer, une matante à embrasser. Donc, beaucoup de monde sur la route à toute heure du jour, du soir, de la nuit, sept jours par semaine.

    Le Plateau va demeurer une plate-forme hautement automobilisée, densément parkingnisée. Certes, Il y aura plus de monde pour prendre les TC si le service répond aux besoins particuliers de chacun mais la souplesse de l’auto et l’individualisme qui l’habite vont perpétuer son règne. C’est normal, les gens aiment conduire, se balader en voiture pour toutes sortes de raisons. La gentrification va se poursuivre, les prix continuer à augmenter et attirer une clientèle de plus en plus un-condo-deux-autos.

    Comment faire pour éviter que tous ces char à parker se mettent à envahir les ruelles sans avoir à construire des stationnements à 3 étages devant sa porte de rue ?

    Voici l’embryon du projet P.A.P.E : Partage d’Autos à Propulsion Electrique.
    Objectif : faciliter l’automobilité tout en diminuant la pollution.

    L’idée est simple : upgrader le concept de Communauto mais à la puissance Bixi. Ces deux services de taxi dont vous êtes le chauffeur.

    Première étape : On signifie à Jean Charest que le Plateau est très intéressé à participer à ce projet de parc autos électriques annoncé la semaine dernière au Salon de l’automobile. Voir à ce sujet :
    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/281142/miniparc-de-voitures-electriques-sur-la-rive-sud

    Seconde étape : On réserve deux à quatre places de stationnement au coin de rues résidentielles choisies. (La mienne par exemple ) En mettant ces voitures au coin des rues on assure ainsi une augmentation de la visibilité pour tout le monde : piéton, cycliste, automobiliste. Ces VUCs, (véhicules à usage collectif ) peuvent être des autos mais aussi de petits camions (très pratique pour les déménagements de sofas ;0).

    Troisième étape : Au fil du temps, les modèles s’améliorent et les espaces réservées se multiplient au rhytme de la demande. En quelques années, si on se fie au succès de Communauto, de Bixi et le fait que Projet Montréal a eu une note de 7 sur 7, on peut penser que le service aura un très grand succès.

    Pour le déneigment de ces autos : de deux choses l’une, ou bien on enlève ce service l’hiver, soit une période de 4 mois, ou bien on trouve un parrain qui veille au grain. Sur ma rue, il y a un mec extra, la soixantaine. Pour des raisons de santé physique il est en arrêt de travail; pour des raisons de santé morale, il bouge tout le temps. Par exemple, il déneige les voitures de 8 résidents tout en s’assurant que personne n’attrappe de contraventions. Au fil du temps, il a maintenant les clés de tout le monde. Un vrai pro du Valet Service Résidentiel.

    Bon tout le monde n’a pas un Jacques sous la main, mais il y a plein de résidents pré-retraités qui seraient heureux de contribuer au succès d’un tel service.

    Bon voilà, vous pouvez lancer vos roches. Pas trop fort cependant, j’ai encore mal à la tête de celui d’hier.

    Bonne journée.

  8. Réjean dit :

    Très bien M Ferrandez l’idée d’éliminer les places de stationnements gratuites, moi j’en veux sur la rue Franchère (dans l’est du Plateau).

    Je paie mes taxes pour entretenir ma rue et nombreux automobilistes qui paient leurs taxes hors du quartier ou de la Ville profitent du stationnement sur rue que l’Arrondissement leurs offrent gratuitement. Des jours, je n’ai pas de place pour ma voiture, car nos invités, qui n’ont pas payé un sous, ont tous prient les places. Pour me remercier, certains nous lessent un gobelets de café, des déchets du McDo, un bidonde lave-lace… Souvent, ils se pleignent que l’on leur a pas bien déneiger nos rues…

    Est-ce que l’on peut leur faire payer une partie du nettoyage et du déneigement de la rue?
    Utilisateur payeur c’est pas si fou comme principe non?

    Continuer votre bon travail.

  9. Yug_Nitrof dit :

    Je suis rsident du Plateau. Je nai pas de voiture parce que je crois fermement qu’en ville les transport collectif (auto, bus, métro) c’est cent fois mieux que la bagnole qu’on laisse rouiller sur la rue.

    Je suis sensible aux arguments de mes concitoyens du Plateau qui ont une voiture qu’ils utilisent plus ou moins fréquemment parce qu’aujoud’hui avec son char “c’est la norme”. Et je les comprend de pester ces gens qui “volent nos places de stationnement” et qui viennent souiller nos rues de détritus divers.

    Mais je me dis aussi que la qualité de vie dun quartier se mesure aussi au pouvoir d’attraction qu’il exerce et au dynamisme économique qu”il affiche, lequel n’est pas sans laisser derière lui autant de bénéfices que de coûts.

    Je crois en une approche équilibrée entre les uns et autresparce que si n tue la poule aux oeufs d’or que constituent l’infrastructure culturelle, commerciale et institutionnelle du Plateau, on tue la richesse qu’elle génère et on rammène le Plateau au bon vieux temps où il était aussi riche que le faubourg à mélasse ou à Hochelaga-Maisonneuve.

    Les solutions ne sont pas faciles à définir ou à implanter. Le tout doit se faire sns léser les uns(ommerçants) ou les autres (citoyens) sans compter les autres gens qui aiment le Plateau mais n’y résident pas pour toutes sortes de raisons.

    Soyons réalistes et créatifs dans notre approche. Le Plateau est et demeuera toujours au coeur de la ville, un quartier dynamique où, malgré le “progrès”, il fait bon vivre.

    Yug

  10. Luc Ferrandez dit :

    Monsieur Le Boulanger, je vais vous surprendre, mais je suis entièrement d’accord sur le besoin de tester les véhicules en partage - et en particulier les véhicules électriques. Je pense que ce sont des changements de très long terme, mais je crois aussi que le temps est venu de commencer. Ce que j’ai compris, c’est que HQ vient de lancer un programme pour tester les véhicules à Boucherville (comportement des usagers, fonctionnement de la technologie, impact sur le réseau, etc.). Il attendrons bien sûr d’avoir les résultats de cette phase de recherche avant d’aller plus loin, mais comme je les connais, la phase 2 doit quand même déjà être en planification (puisque les études de HQ sont particulièrement longues à mettre en oeuvre). Est-ce que l’implantation d’un réseau de voitures électriques en partage fait partie de leurs plans; je l’ignore. Ça ne vous dirait pas de creuser un peu la question ? Vous obtenez un rendez-vous chez HQ et je viens avec vous.

  11. andré dit le boulanger dit :

    Monsieur Ferrandez,

    Je mets un gars là-dessus. ;0)

  12. Bonjour M. Ferrandez, bonjour M. Le Boulanger,

    Pas besoin de demander à Hydro-Québec. Ils ont un projet d’autopartage dans leurs plans, parce Communauto leur a proposé de le faire (ainsi qu’au Ministère des Ressources Naturelles). Depuis 2003, Communauto cherche à intégrer dans sa flotte des véhicules électriques (le projet Branché avec l’AMT http://www.communauto.com/babillard_archives2005.html#branche). En 2008, nous avons établi une entente avec Veolia Transport (qui gère le parc de véhicules électriques de la Rochelle) pour identifier un constructeur automobile disposé à nous fournir des véhicules électriques à vitesse régulière (en France, la disponibilité est plus grande qu’au Canada, où aucun véhicule électrique à vitesse régulière n’est encore homologué).

    Depuis plusieurs mois, le Centre de Transport Avancé de St-Jérôme et Hydro-Québec nous aident à approcher des constructeurs automobiles pour qu’ils nous vendent (c’est Communauto qui paie) un certain nombre de véhicules électriques, afin que nous puissions démarrer un projet pilote d’une certaine envergure en 2010 ou 2011. La réalité, c’est que pour le moment les annonces sur la disponibilité des véhicules sont seulement théoriques. On a bien demandé à Mitsubishi d’inclure Communauto dans le projet annoncé la semaine dernière : ils ne sont pas à l’aise à mettre à la disposition d’un large public ces véhicules et le projet doit se limiter à Boucherville (Communauto est maintenant à St-Bruno, mais pas encore à Boucherville). On aurait bien aimé…
    Les discussions avec d’autres manufacturiers continuent et je peux vous l’assurer, à un très haut niveau, à un point tel que nous devons voler outre-mer pour avancer dans ce dossier, mais l’aide de tout le monde est toujours bien appréciée pour faire avancer les choses.

    Autre argument connexe : la disponibilité des véhicules à chaque coin de rue. Là encore, on y travaille depuis quelques années. Les voitures encombrent et coûtent plus cher que les vélos… ce qui rend presque impossible de les entreposer l’hiver et de garder des tarifs qui ne fassent pas que l’autopartage coûte rapidement plus cher que de s’acheter une auto.
    Bien avant que la discussion sur le Plan de Transport ne démarre, nous avons demandé aux villes de trouver une solution pour pouvoir garer des véhicules sur la chaussée. Le Plateau a d’abord modifié ses règlements pour régler le conflit avec le balayage mécanique et, dans son PDU, affirme le principe que l’administration est prête à concéder tous les espaces qui seront demandés. Le grand obstacle demeure la gestion du déneigement (facile à dire qu’on demande au monsieur qui reste au coin de la rue, mais quand vous avez 200 voitures à déplacer - le nombre de véhicules de Communauto sur le Plateau qui pourraient tranquillement doubler - pour plusieurs heures lors des opérations de chargement de la neige, le défi est de taille). Cela dit, avec la Ville centre, nous avons demandé aux Arrondissements où nous avons des voitures sur la chaussée, de nous communiquer leurs plans de déneigement afin qu’on puisse tester des solutions. Donc, encore là, toute aide est bienvenue… Contrairement à ce qu’on peut imaginer, le problème n’est pas d’acheter les voitures (Communauto est là aussi pour ça) mais plutôt de les garer à proximité des usagers et de rendre le service convivial (vive les vignettes de résidents vendues aussi aux membres de Communauto) et connu (vive une signalisation originale qui valorise l’autopartage et que jusqu’à maintenant la ville et les arrondissements ne semblent pas à l’aise d’installer).

    On espère pouvoir annoncer bientôt des nouveautés sur ces deux fronts avec l’aide de tous.

    Cordialement

    Marco Viviani

    Directeur, développement
    et relations publiques
    Communauto

  13. Luc Ferrandez dit :

    Merci beaucoup monsieur Viviani

    Je comprends que votre présence partout sur le territoire québécois et le profil des utilisateurs actuels vous poussent à chercher des véhicules électriques à vitesse régulière. Par contre, cela retarde aussi leur implantation, non ? Est-ce qu’il est possible d’imaginer un tout autre service permis par l’introduction de voitures électriques à faible vitesse ? Il me semble qu’en milieu urbain il pourrait y avoir un marché pour ça non ?

  14. andré dit le boulanger dit :

    Wow ! Très content que Communauto arrive dans le décor de ce forum.

    L’important est de commencer à implanter des espaces réservés sur la voie publique.
    A l’échelle test pour le moment puis le réseau va s’agrandir et suivre la demande qui sera de plus en plus forte au fur et à mesure que les autos, elles, seront de plus en plus petites qu’elles soient à essence, hybrides ou électriques.

    C’est évident que nous allons basculer rapidement dans une autre façon de consommer l’auto en milieu urbain. Dans dix ans, on ne se reconnaîtra plus. En ce sens, Communauto a une vision et déjà une pratique inestimable pour implanter adéquatement son plan de développement. Communauto est l’Expert de la porte à côté à consulter.

    Concernant le déneigement :
    Moi en tant que payeur de taxes pas de char et pas de permis, je trouve que la Ville met déjà pas mal de ressources humaines payées pour le déneigement des chars. J’entends par là, ceux qui posent les pancartes, les remorqueuses-klaxonneuses, les enleveurs de pancartes et je passe par dessus la parade de charrues de toutes sortes. Alors pourquoi le déplacement des véhicules ne serait-il pas assumé par la Ville. ?

    C’est vrai, tout le monde n’a pas un Bon Jack comme voisin mais il y en a plus que l’on pense. D’ou viennent les brigadiers qui guident nos enfants ? Ce sont tous des Bons Jack et des Jackie près de chez vous. Aussi, le troque-truck ça doit bien pouvoir exister.

    Hier, je me disais que idéalement la STM devienne la STEM, c’est à dire la Société de Transport Électrique de Montréal. Il y a déjà le métro qui est électrique depuis 1966, nous rappelle la pub.
    Cela pourrait inclure aussi Communauto Électrique. Un vrai PPP avec le bien-être de tous pour objectif commun. Il faudrait mettre un gars à pédale là-dessus…. Connais-tu quelqu’un Luc qui pourrait faire la job ?;-)

    Mes salutations à vous messieurs Luc Ferrandez et Mario Viviani, la convergence des idéaux semble se mettre en place.

    andré

    P.s : coup donc, il se couche-t’y c,te maire là des fois ?

  15. andré dit le boulanger dit :

    QUELS ESPACES DOIT-ON RÉSERVER AU PARTAGE-AUTO ?

    Je reviens sur l’occupation de l’espace public par un service Communauto Électrique ou pas.

    En réservant, sur un coin de rue, 4 espaces de stationnement pour 2 Communautos on fait d’une pierre deux coups :

    1) Communauto = Visibilité = Sécurité

    Combien de fois par jour ne voit-on pas un conducteur,au coin d’une rue, s’étirer le cou (la tête en dehors du dash s’il le pouvait) pour voir si un autre véhicule s’en vient à gauche ou à droite ? Je me demande combien d’incidents de la route en milieu urbain seraient évités si le règlement interdisant le stationnement à moins de cinq mètres d’une intersection était respecté/appliqué.
    Une partie des $ que l’arrondissement ne veut pas aller chercher en appliquant ce règlement va sûrement dans les poches des commerçants, non ? Tant mieux pour eux, ils en ont besoin, ça aide à payer les taxes mais ça ne rend pas nécessairement service à la sécurité collective.

    Encore là, le meilleur compromis à faire pour le bien des résidents, extérieurs et commerçants est l’instauration graduelle des espaces auto-partage au coin des rues.
    Quand l’espace est inoccupé, la visibilité est parfaite.
    Quand l’espace est occupé par une auto-partage, sa petite dimension rend l’intersection plus sécuritaire que la présence d’un VUS ou autre camion/cube.
    Le système pourrait se roder d’abord sur les rues résidentielles et, de petite voiture en petite voiture, voir comment il s’applique en milieu commercial.

    1) Déneigement/Parrainage

    En accordant pour deux auto-partage quatre places de stationnement, soit deux espaces de chaque côté, on s’assure d’abord que les Communautos ont toujours un spot gratos pour se garer. Lorsque vient le déneigement, il est ainsi facile de déplacer les autos soit d’un côté soit de l’autre. De deux choses l’une, ou bien ce déplacement est assuré par la Brigade des Bons Jack membres de Communauto ou bien le back up est assuré, sans frais, par l’Arrondissement quand arrive le moment crucial.

    Ceci dit, je crois sincèrement qu’il est possible de monter, en milieu résidentiel, ce type de brigade avec des jeunes ou des boomers intéressés à servir leur communauté. Le bénévolat fait partie de nos traditions. Faut pas sous-estimer ce potentiel, les gens aiment se sentir utile, peu importe leur âge.

    De plus, avec les techs téléphoniques actuelles, il est aisé de développer un réseau de communication entre les déneigeurs, Communauto et ses usagers. Faudrait bien que ça serve à quelque chose tous ces gadgets.

    Communauto avec son expertise de 15 ans de service est un partenaire idéal. Cette entreprise est un futur Bombardier, c’est juste une question de temps. Et le temps est venu de s’en faire un allié.

  16. Yug_Nitrof dit :

    Cest drôlement utopique de croire que l’on va régler le problème du déneigement par le bénévolat dans le voisiage. Déplacer les voitures de partage pour les mettre où ? Come on … on est au 21 ème siècle ! Oui pour les voitures de partage, mais faut bien voir que leur dispersion est limitée sur un territoire donné.

  17. YD dit :

    Premièrement, j’habite le Plateau.
    Deuxièmement, je suis contre l’idée de réduire les places de stationnement gratuite.
    Troisièmement, je trouve discriminatoires et déplacés les propos de M. Ferrandez concernant les différents types de commerces nuisibles. Je trouve que ces propos suggères que sur le Plateau nous ne voulons pas de grand propriétaire commerciaux, d’autre restaurant à déjeuner, ou de bars car les gens n’ont plus le droit de fumer à l’intérieur et qu’ils doivent aller a l’extérieur (je suis d’accord que ce serait plus simple d’interdire la vente de tabac, mais bon). Si un type de commerce est indésirable, ne tentons pas de lui enlever sa clientèle en enlevant des places de stationnement, adoptons une réglementation contre le type de commerce en question ou éliminant le problème qu’il engendre.
    Si nous sommes pour regarder des solutions ridicules, nous devrions faire comme à Londres et charger toute personnes qui passe sur le Plateau. Assurons nous de bien charger ”TOUT” le monde qui passe, ainsi avec tout les véhicules qui transitent par le Plateau,la il y aurait de l’argent à faire et peut-être nous pourrions éliminer une bonne partie de nos taxes.

  18. YD dit :

    Bon. Simplement dire que le YD qui a écrit le dernier message n’est pas celui qui s’est impliqué dernièrement dans la conversation. Pour éviter toute confusion et toute tentative d’intervention mal attentionnée, il faudrait s’entendre, au minimum, pour utiliser un psendonyme différent de ceux qui ont déjà écrit svp.

    En ce qui concerne l’intervention comme telle, elle me semble assez chargée émotivement… S’opposer par principe à la réduction de places gratuites, il me semble que ça part un peu mal comme position, sur le plan théorique je veux dire… Pour ma part, la réflexion et les questions de M. Ferrandez me semblent fondés. Ce sont là des problèmes urbains assez typiques et il me semble qu’il n’y a rien de déplacé dans le fait d’en faire état. Cette dernière intervention illustre bien, un fois de plus il me semble, la nécessité d’orienter le débat sur les problèmes qui découlent de la gratuité et de la non-gestion de la demande plutôt que sur de potentiels revenus.

  19. andré dit le boulanger dit :

    Je vois, je n’ai pas été assez clair.

    Je parle de parrainage de déplacement communauto non pas de remplacer les charrues par des bêtes humaines.

    Je propose mon coin de rue comme espace d’essai anytime.

  20. Luc Ferrandez dit :

    @ André
    Quand on a le courage d’émettre des idées originales comme les tiennes, on se fait automatiquement rabrouer. Mais l’idée émise, même imparfaite, a beaucoup plus de valeur que les critiques qui en révèlent les défauts. Donc merci.

    Par ailleurs, j,aimerais qu’on réfléchisse ensemble à modèle de partage de voitures électriques à faible vitesse (30 kmh max). Un petit projet démo, urbain, ludique et artistique.

    Imaginons par exemple deux ou trois stations de location/recharge de petits VE. Une au coin de Clark et Milton, l’autre Mont-Royal et Marie-Anne, une troisième près de Bernard. Les VE - dont plusieurs seraient décapotables, seraient loués à l’heure (mettons 10$), seulement en été. En cas de succès - on étend au centre-ville. Est-ce faisable, possible ou intéressant. Ce n’est pas un projet, juste une idée comme ça.

  21. Maria Gatti dit :

    Le magasin des bas (qui existe depuis une trentaine d’années) s’appelle tout bêtement “au coin des bas”.

  22. Isabelle Robillard dit :

    Voici pourquoi il m’arrive d’aller magasiner sur le Plateau:

    Je suis maman et j’habite Villeray. Quelquefois, le jeudi ou le vendredi soir, je me “paye” une toute petite sortie sur le plateau. Il est 19 h, le souper est terminé, les devoirs sont faits et…maman prend congé jusqu’à 21h30-22 h pour aller marcher, faire du lèche-vitrine et peut-être faire quelques petits achats.

    C’est CERTAIN que je ne prendrai pas le métro. Hors de question de passer 45 minutes de mes 2 heures de congé en transport en commun quand ça me prend 20 minutes (aller-retour, le stationnement compris). Je suis bien d’accord pour diminuer la vitesse à 40 km/h mais serais-je prête à payer pour me stationner quand je n’ai aucun problème à me trouver une place gratuite présentement?

    Bonne question. Ça dépend du prix et aussi de mon ressentiment face à de telles politiques à saveur discriminatoire.

    C’est bien possible que j’aille plutôt vers le centre-ville, la petite Italie, la rue Bernard. Il serait même possible que j’envisage d’aller au Carrefour Laval. Je suis loin d’être une fan de cet endroit mais…quand l’aspect “achat” prime sur l’aspect “marche de santé”, ça peut devenir drôlement attirant. En plus, c’est à 15 minutes en voiture de chez moi. Stationnement gratuit garanti.

    Et après tant d’années, je commence à connaître par coeur le Plateau et je découvre plus de nouveaux graffitis que de boutiques/restaurants intéressants. On dirait que je commence à me sentir irrémédiablement attirée vers l’Ailleurs.

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