L’industrie du discours

29 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Se déclarer favorable au changement sans rien faire pour que les choses changent est devenu l’outil principal des conservateurs.

Union Montréal a fait de la récupération du discours sa marque de commerce et sa principale activité.

 

Les nouveaux conservateurs

Les nouveaux conservateurs

Charte du piéton - mais refus de sécuriser les intersections sur les axes de transit

Plan de transport - mais pas de budget

Plan de déplacement Urbain du Plateau - mais refus d’élargir les trottoirs même lorsqu’ils sont en dessous des normes - et devant une école de surcroit

Plan famille - plus d’investissement dans le graphisme du document que dans n’importe quelle des mesures qu’il contient.

Refonte du Plan de Protection et de Mise en Valeur du Mont-Royal - mais incapacité d’appliquer des mesures simples de diminution du transit qui figuraient dans la première version en 1992.

Plan directeur de gestion des matières résiduelles - mais pas de budget. 

Projet de tramway - mais avec des objectifs de transfert modal de moins de 5%

Priorité transport en commun - mais avec des budgets déficients et le refus de mettre des péages sur les ponts pour le financer. Et une augmentation constante des tarifs. 

 Lâchez pas Union !! Quand nos oreilles seront pleines on écoutera plus et on passera à l’action!

Categorie: Réflexions
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  1. Geneviève dit :

    wow, elle est “belle” cette liste… :’(

  2. Laurent dit :

    Allouette! la liste est longue, mais on peut encore penser au Plan stratégique de développement durable de la Ville de Montréal. Tous ces plans avec leurs belles intentions sont bien beaux (et encore!), mais dans les faits, rien ne change sur le terrain. Tout n’est question que de communication. Rédiger un plan et en faire une bonne campagne, c’est comme si le résultat était atteint et surtout, cela permet de dire que l’on prend au sérieux tous les problèmes urbains.

    La réalité? Toujours plus de bruit, plus de pollution, plus d’auto, d’insécurité, etc.

    Un exemple: La Ville de Paris pose des actions concrètes, suit de près et rend public l’évolution de la circulation:

    http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?…id=12305

    on en est bien loin à Montréal… pourtant, ce devrait être la base de tout plan d’action. Des outils de suivi pour vérifier l’atteinte des objectifs.

    On déplore plus de 600 000 véhicules en circulation sur le Plateau. Pourquoi ne pas suivre au fil des ans l’évolution des débits de circulation sur les principales portes d’accès au Plateau délimitées au nord par la voie du CP? On verrait réellement si les cibles annoncées de réduction (-20%) sont atteintes et, le cas échéant, on pourrait rectifier le tir. Oups, c’est vrai, on s’en va probablement vers une augmentation de la circulation, alors chuuuuuuuttttt…. vaut mieux regarder ailleurs et produire un autre plan de bonnes nouvelles!

    Vivement le Plan d’actions contre l’inaction d’Union !

  3. Geneviève dit :

    Laurent ton lien y marche po :(

  4. Geneviève dit :

    ah ouais, c’est mieux.
    très intéressant. notamment la série de graphes qui montrent que globalement, quand tu diminues le nombre de voitures en circulation, leur vitesse augmente… (et hop, un argument de plus pour les aménagements des voies)
    ah oui et puis j’adore celui où tu vois une évolution du nombre d’autos en circulation selon les mois de l’année : en août, Paris est “vide”. (le pays qui veut envahir la France et la prendre complètement au dépourvu, il le fait le 15 août : même l’armée est en vacances. :P)

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