J’ai fait pas mal de vélo dans les Alpes et les Pyrénées. Outre la beauté époustouflante des routes, une chose m’a frappé. À chaque fois que je croisais un crack qui avait le vélo de l’année, un suit dernier cri , un casque à 300 piasses pis des souliers pas encore disponibles en vente au détail mais qu’il avait pu se procurer parce qu’il connaît le représentant de Time… c’était un Québécois. Va savoir pourquoi. Les Allemands, les Américains, les Français, les Espagnols, les Néerlandais, les Italiens étaient pas tout nus mais ils n’avaient pas la superbe des Québécois.
La plus part du temps, le suit et la qualité du vélo ne sont pas de vaines décorations – les gars et les filles qui les portent opèrent en masse. Vraiment, il règne au Québec une ambiance à nulle autre pareille où la performance en vélo fascine et motive des milliers de citoyens. Contrairement aux autres sports, ce ne sont pas seulement les ptits jeunes (qui ont encore un avenir) qui s’investissent dans l’entraînement intensif, mais aussi tout un peuple de mononcs qui se donnent à fond juste pour dire à leurs chums qu’ils ont roulé à 38 Km/h une journée de vent épouvantable et en tirant le peloton – oui monsieur.
À Montréal, le circuit Gilles Villeneuve est le quartier général de tout ce beau monde. C’est un équipement dont peu de villes disposent. À deux pas du centre-ville c’est le plus beau hub de cyclisme de performance qu’on puisse imaginer. La dernière fois que je m’y suis pointé j’ai vu toute l’équipe de McGill – vêtue de rouge, comme il se doit – travailler fort pour suivre un peloton de six rigolos qui devaient avoir deux fois leur âge. Les gars en avant ont toffé 3 tours sans donner un mètre. La fois d’avant j’ai essayé de suivre des jeunes filles dans la vingtaine ; j‘ai lâché après deux tours. Je les ai revues, arrêtées, un peu plus tard et je leur ai demandé ce qu’elles mangeaient. Une p’tite vite m’a répondu « c’est plutôt ce que tu manges qui devrait t’inquiéter ». Mouin….
Tout ça pour dire qu’il se développe sur le circuit Gilles Villeneuve un mini culture sympathique et unique à Montréal.
Les dirigeants de la Société du Parc Jean Drapeau (SPJD) ont décidé – sans mandat pour le faire – que l’accès à leur stationnement réservé et gratuit avait plus d’importance que le développement de cette culture sportive naissante.
S’appuyant sur des arguments humiliants pour ceux qui ont eu la répugnante tâche de les écrire (il faut bien gagner sa vie), ils s’autoproclament les propriétaires des îles et s’arrogent le droit exclusif de passage et de stationnement gratuit au détriment de la population qu’ils ont été mandatés pour servir. Cette appropriation de l’île a pris la forme d’une décision d’expulsion des cyclistes de performance ou, ce qui revient au même, une proposition pour les confiner à des entraînements de 5h à 7h00 le matin et autour du bassin de 12h30 à 15h00.
Bien entendu ce n’est pas comme cela qu’ils présentent les choses. Amusons-nous à analyser la couverture de leurs mensonges :
Mensonge premier : la sécurité. Il est vrai que le vélo d’entraînement est un peu dangereux – les gars roulent en peloton à des vitesses impressionnantes. S’ils se font dépasser par une fille, ils tentent par tous les moyens de reprendre la tête (en la perdant) et deviennent dangereux. Mais la SPJD se fout éperdument de la sécurité. Si elle s’y intéressait, elle ne proposerait pas d’envoyer des milliers de cyclistes tourner en rond autour d’un bassin carré. Les angles y sont à 90 degrés : de qui se moque-t-on ? Elle aurait aussi pu mettre en œuvre des moyens simples de diminuer les accidents – notamment en gérant les intersections et en ségrégant les usages (soit physiquement soit avec un système d’horaires). Mais il est de notoriété publique qu’elle cherchait justement à faire la démonstration inverse. Finalement, les 21 accidents s’étant produits (pour 500 000 cyclistes) servent leur besoin d’appropriation.
Mensonge deuxième : les livraisons. Franchement !!! Des villes entières concentrent les livraisons pendant certaines heures mais la SPJD ne serait pas capable de gérer la fourniture de 3 revels et de deux chips au ketchup à la plage Doré : vite un docteur en logistique !!!
Mensonge troisième : le montage et le démontage des estrades. C’est un travail en deux temps : amener le matériel, et le monter. Le montage ne nuit pas aux cyclistes : il se fait sur le bord de la piste. Le transport du matériel, oui. Mais il peut être fait sur quelques jours et pendant des heures précises : le matin par exemple – et jusqu’à midi s’il le faut : la plupart des cyclistes arrive en après-midi.
Mensonge principal : la circulation des automobilistes. Il y a quatre grandes sources de circulation : le bassin d’entraînement ; le casino ; la plage ; et le stationnement des propriétaires autoproclamés de l’île. Passons-les en revue.
- Le bassin d’entraînement (+ ou – 60 voitures par jour). Ce sont des athlètes et ils sont tout-à -fait ouverts à la recherche d’une solution pour que d’autres athlètes puissent s’entraîner. En passant par le pont du Cosmos et le chemin du Canal Lemoyne – plutôt que par le pont de la Concorde – ils ne seraient jamais en contact avec les cyclistes.

-
Le casino : il n’y a aucun croisement entre le circuit Gilles Villeneuve et les accès automobiles au Casino. Il est possible de circuler sur le circuit quand on quitte le stationnement du Casino, mais c’est accessoire. Il suffirait d’une toute petite barrière pour l’empêcher – sans aucun désavantage pour les automobilistes (outre le fait qu’ils seraient privés de se promener en voiture sur le circuit).

-
La plage. Il est possible d’isoler complètement les voitures qui se rendent et qui reviennent de la plage du circuit Gilles Villeneuve – justement en les faisant passer par la route autour du bassin.

Il y a un seul groupe d’automobilistes qui est en concurrence incontournable avec les cyclistes et ce sont les employés de la Société du Parc Jean Drapeau. 
Solutions
La première chose à faire est de tarifer le stationnement des administrateurs de la SPJD au coût du marché – disons à 200$ par mois en été et beaucoup moins en hiver (en été le tarif dissuasif s’explique par le fait que la marche vers le métro est d’environ 10 minutes – donc tout à fait possible. En hiver, ces dix minutes sont plus pénibles et les voitures ne gênent pas).
Avec les revenus (estimés à 180 000 $ net par an), il faudrait organiser et encadrer le circuit comme un vrai site d’entraînement. À  l’époque du vélodrome, les frères Van den Eynde donnaient accès à la piste au grand public (autrement plus dangereuse que le circuit) après avoir donné quelques conseils et en exerçant un peu de surveillance. On pourrait faire la même chose sur l’île Notre-Dame.
Il reste l’épineux problème de la circulation des employés de la SPJD sur la piste. Est-ce un vrai problème ? Le matin ce n’en n’est pas un ; les employés arrivent bien avant les vélos. Le soir, il faudrait un système de feux intelligents où les automobilistes seraient avertis que la voie est libre (elle l’est très souvent). Évidemment il faudrait  attendre quand elle ne l’est pas ; mais on attend pour le train ; on attend pour la congestion ; pourquoi ne faudrait-il pas attendre pour faire passer des vélos ?
Actions
Monsieur De Sousa, responsable des parcs et madame Worth, responsable des sports et loisirs devraient former un petit comité de travail – duquel bien sûr serait exclue la SPJD puisqu’elle a un intérêt évident dans l’affaire. Ce sont deux personnes intelligentes et axées sur les résultats. Avant septembre ils auront trouvé, s’ils s’y mettent, une solution qui donnera tout l’avantage aux vélos – pour qui c’est un site aussi naturel qu’idéal – et qui imposera quelques contraintes aux employés et diriegeants de la SPI. En procédant rapidement, ils réussiront aussi à protéger quelques vies humaines. En effet, en admettant que le ridicule tue, on doit conclure que  des vies sont en danger.
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Excellent article Luc… comme toujours!
Mais tu ne penses-pas que le comité serai plus efficace avec toi dessus plutôt que madame Worth ?!!! J'ai peur que sa solution soit du genre: on va installer 200 vélo stationnaire sur le bord du bassin pour résoudre tous les problèmes: de la circulation ne sera pas perturbée et les cyclistes pourront rouler le plus vite qu'ils veulent !!!!!!!!!!!!!
he he! Excellent Nimâ!
Attention. Renouveau culturel en cours…
Excellent article et très belles pistes de solutions. C'est sûr que si vous arrivez à faire avancer un peu la cause je vote pour vous
Merci merci merci !!!
Excelente analyse, j' espére seulement que vos amis les champion vont aussi ménager leurs transport en dehord du circuit GV, pcq dans leurs aller et venue depuis et ver le circuits GV sur la piste polyvalente du canal de Lachine ils ne se géne rarement pour rouler en fou et bousculer ceux qui comme moi transit ver le travail et la maison.
Enfin un article intelligent sur le sujet; Bravo !!
Excellent article, argumenté, bien avisé.
Avez-vous envoyé ceci aux responsables?
Ce serait formidable qu'il y ait des cyclistes employés par la SPI.
très bonnes explications du problème et toutes aussi bonnes solutions proposées. Il faut pousser la discussion auprès des gens qui sont en mesure de faire bouger les choses. Nous avons besoin d'un lieu d'entraînement sécuritaire et accessible comme celui-ci.
Tellement, tellement d'accord. Décidément, plus ça va, plus je suis content d'avoir voté pour vous.
@ Louis
Je pense que nos patinoires l'hiver sont un bon modèle de cohabitation entre les sportifs de plus haut niveau et les athlètes du dimanche. Je n'ai jamais vu personne se partir un match de hockey sur la glace au lac des castors, parce que de toute façon, il y a des tonnes de patinoires faites pour le hockey. Pourquoi les joueurs de hockey iraient-ils envahir la glace des patineurs?
De la même manière, plus on réserve de lieux aux cyclosportifs, moins ils envahissent les pistes cyclables "familiales". Actuellement, si je m'entraine à bonne vitesse sur une piste cyclable (ce que je ne fais pas, rassurez-vous), je me fais rabrouer vaec raison par les promeneurs. Mais si je reste sur la route à côté (ce que je fais), je me fais klaxonner, couper et engueuler par les automobilistes qui me crient d'aller sur la piste cyclable (c'est o-bli-ga-toire d'utiliser la piste cyclable lorsqu'elle est adjacente à la route). Alors, pour que tout le monde soit heureux, je vais où?
Je suis pas un wannabee "champion". Je suis juste un sportif qui aime son sport et qui veut le pratiquer. Je peux-tu?
@Jean, meme avec le circuit pour vous , ses durant les déplacement de&ver le circuit que je vous demande de ralentir. Sur le circuit si vous croyait être capable de battre Shumi libre a vous. Et oui il faut utiliser les piste cyclable pour nos déplacement quand elle existe sinon il n'y en aura plus d'autre ni même d'amilioration, faute d' utilisateur. Le sportif du dimanche que je suis doit faire 27 km le matin et 27 le soir pour transiter au travail 5 jours semaine.
@ Louis
Je suis un défenseur du transit à vélo et je trouve que votre point de vue est très légitime : moi non plus, je n'aime pas être bousculé. Il faut aussi penser aux enfants, aux roues-alignées, au joggeurs et, pour toutes ces raisons, on ne devrait pas rouler trop vite sur une piste cyclable.
Mais vous ne me proposez pas une très bonne alternative… si je vous comprends bien, vous me dites que le seul endroit où je peux rouler à un rythme un peu soutenu, c'est le circuit Gilles-Villeneuve? Le vélo de performance n'a sa place nulle part ailleurs?
La seule solution acceptable, à mon sens, c'est d'éduquer les automobilistes. La route ne devrait pas leur appartenir! S'il est permis de rouler avec un tracteur sur une route, il devrait être permis de rouler en vélo à deux de large aussi. Sans se faire engueuler ni klaxonner. Et les automobilistes devraient trouver normal de ralentir, puis de dépasser les groupes de cyclistes qui s'entrainent. Ça prendra une minute de plus pour se rendre à destination…
Mais bon, je rêve tout haut…
Bonjour et merci Monsieur Fernandez!
Tout d'abord je me présente, je suis le créateur du groupe Facebook qui avait été créer l'an passé pour dénoncé les actions éhontés de la Société du Parc Jean-Drapeau. Le groupe a repris vie ces derniers jours avec les actions stupides de la même société. L'appui grandi à chaque jour, elle se chiffre à près de 1500 membres aujourd'hui.
Étant moi-même coureur cycliste depuis près de 15 ans, j'utilise très souvent le circuit à des fins d'entrainement; intervalles courts, longs, sprints, tours rapides, contre-la-montre, tout y passe à part les bosses bien sûr. Aucun autre endroit n'est aussi près, aussi polyvalent que le circuit. Avec ce bitume parfait il n'y a aucun égal à travers la province. C'est un joyau qu'on ne pourrait se passer. Et comme vous l'avez dit aussi judicieusement à défaut d'avoir un vélodrome on a un circuit.
Je suis agréablement surpris de voir que nous avons non-seulement un appuis important au sein du conseil de la ville mais aussi un maire d'arrondissement qui se bât pour nous et pour un sport que vraisemblablement il semble aimer!
Vos pistes solutions sont lucides et concrètes. En plus, elles ressembles à tout point à celles que les cyclistes préconisent. Mais je crois qui faut une action politique; que la ville mettre fin à se brasse-camarade. Comme vous dites clairement, la Société du Parc Jean Drapeau a le mandat de servir la population. Le règne et assujettissement doit cesser. Depuis que la Société du parc JD tente de régler des problèmes qui n'en sont pas, elle provoque des incidents qui n'auraient pas dû avoir lieu. L'instauration de corridor avec des balises a été un catalyseur d'accidents, bon nombre de ces accidents sont causés par celles-ci mais la SPJD ne veut pas nous les chiffrés. La SPJD est gérer par des incompétents qui ne cessent d'être arrogant envers nos représentants (Fédération des Sports Cyclistes, Triathlon Québec, l’Association québécoise des sports en fauteuil roulant et Vélo Québec). Ils ont démontré une incompétence crasse l'an passé en créant toute une onde de choc auprès des adeptes tellement que 5000 personnes ont signées une pétition en moins d'une semaine. Et cette année ils en remettent un couche, avec des solutions farfelues et un mépris envers les institutions. Pour ce, en mon nom et celui du groupe que j'ai formé, je demande la démission du président du conseil d'administration de la Société du Parc Jean Drapeau et la tutelle du la Société. Nos représentants mérite de négocier avec une équipe ouverte et compétente.
Merci de votre implication, c'est grandement apprécié!
Vincent Courcy, coureur cycliste
Créateur du groupe Facebook "Laisser le Circuit Gilles Villeneuve aux cyclistes!"
P.S : le groupe se veut inclusif, nous mentionnons rarement les patineurs, triathlètes, et athlètes en fauteuils roulants mais ce sont des utilisateurs du CGV régulier comme nous, ils ont leurs places à nos côtés!
Merci de défendre les intérêts des cyclistes, qui de ces jours en ont malheureusement beaucoup besoin.
Et de porter à notre attention aux situations ridicules comme celles-ci.
Une autre que j'ai trouvé aberrante pour les cyclistes (de tous genres!) était de découvrir en allant aux Iles de Boucherville à la fin de l'été (après fermeture du bateau pour la traversée – genre le 31 août) qu'on ne peut y accéder en vélo à moins d'illégalement prendre l'autoroute. Je ne sais pas qui a conçu qu'un parc provincial ne puisse être accessible qu'en voiture? Y aurait-il une façon de rectifier cette situation, ou du moins de la faire connaitre?
Évidemment cette information n'était pas claire sur le site du parc, ça mentionne même que les vélos sont le bienvenu (sauf qu'il faudrait avoir une voiture pour transporter son vélo!!), et c'est plutôt décevant de faire 20km de vélo le long de la 20 et du fleuve pour arriver en face de l'autoroute 25 sans voie pour les cyclistes, piétons etc d'accéder au parc.
Même en juillet-aout lorsque les bateaux fonctionnent, si par méchance un cycliste ou un piéton manquerait le dernier bateau, il est bien mal pris pour repartir de l'Ile – à pied sur une autoroute?!
Est-ce que je suis le seul cycliste qui se soit fait prendre?
Bravo! C'est clair, mais ça illustre encore une fois une étroitesse d'esprit de la part des responsables du parc. Au lieu d'encourager des gens qui ont une passion pour un très beau sport très démocratique, on s'obstine à leur nuire. Pas fort tout ça.
Il reste beaucoup à faire malgré le chemin parcouru. Continuons
Gilles Villeneuve doit se retourner dans sa tombe en entendant les représentants de la SPJD tenté de légiférer contre ce sport qui est aussi un beau phénomène culturel sur le circuit de COURSE qui porte son nom.
L'opportunisme mal placé des gens de la SPJD (faire une telle annonce après les évènements tragiques de la fin de semaine) me pue au nez.
Il est à noté que l'île Notre-Dame et St-Hélène sont maintenant desservies par le services Bixi, ce qui facilite grandement la navette entre le métro et les installations de la SPJD.
Montréal ou le pouvoir absolu de l'automobile ….
Encore une analyse pertinente sur un sujet qui touche beaucoup de monde et qui surtout doit refléter une évolution sur le mode de pensée de notre société. Le fric et les privilèges doivent perdre de leur puissance et le peuple se doit de réagir et d'intervenir ! Vous montrer le bonne exemple et faite part d'une fantastique ouverture vers un futur qui a travers vos interventions semblera moins imbécile.
Bravo et merci pour votre politique humaine.
Merci Luc.
Je ne pensais plus pouvoir lire un texte comme le vôtre, M. Fernandez, de la part d'un élu, d'ici la fin de mes jours: un texte intelligent, structuré et honnête, et surtout qui propose une solution simple et transparente pour régler un problème causé par l'abus de privilèges de certains. Vous avez 100 fois raison et je souscris entièrement à vos solutions. Merci de travailler pour la justice sociale et pour le gros bon sens.
Quel article, vous faites honte a la gang de Radio Cabana…., émission du matin, qui se veut contre l'utilisation du vélo sur le CGV.
Ce monsieur qui se croit grand journaliste, ne fait que lire les articles des journeaux et les commenter comme si c'était lui qui les avait écrit. Et son ancien humoriste qui a souvent de la misère a lire ses réponses, n'est pas beaucoup mieux.
FÉLICITATIONS POUR VOTRE ARTICLE.
BRAVO et VIVE le CÉLO.
Bravo!!
Merci Mr Fernandez. Merci!
J'ai envoyé cette proposition a triathlon quebec qui negocie avec les dirigeants…..
je propose que tout le monde fait suivre cette propositron a leurts elu…association sportive etc…
LUC COMME PRÉSIDENT!
Blague à part, C'est la première fois que je vois un politicien dire des choses compréhensible, qui prends position pour les gens. Merci à Vous
Merci Luc,
Continuer avec le stationment ,cest riducule.
J'adore les interventions que vous affichez sur ce blog! De loin, de loin le plus intéressant et percurant que j'ai lu ! Vous n'avez pas de page fan sur Facebook ?
http://www.facebook.com/luc.ferrandez?ref=ts
Bonjour Luc,
Là, tu vas me faire pleurer, car j'ai pratiqué avec les frères Van den Eynde tous les hivers jusqu'à la fermeture de notre beau vélodrome, fermeture qui a signé la fin du vélo sur piste au Québec pour plus d'une décennie. Depuis 2001 une piste extérieure (en bois) existe à Bromont, piste qui fait l'objet de très importants travaux de rénovations à l'heure actuelle. Éric Van den Eynde y est toujours présent d'ailleurs. Mais Bromont, ce n'est pas exactement tout à fait accessible par métro… Plutôt comme à 85km en "char".
Au sujet du circuit GVN, tu as raison sur tous les points. Pourquoi donc ne pas présider cet hypothétique groupe, tel que certains l'ont précédemment suggéré.
Tu m'as fais penser qu'à Paris (eh! oui, encore ces maudits Français), il y a un "triangle" asphalté de +3km dédié exclusivement aux cyclosportifs dans le bois de Vincennes… un peu l'équivalent de notre Parc Jean Drapeau. Ils appellent ça "Le Polygone de Vincennes".
Pour ceux qui souhaiteraient savoir, ce "triangle" est composé des routes Royale de Beauté, Dauphine & de Bourbon. À l'heure du GPS, ou tout simplement de "google maps" : N48.83 E2.442.
En prime, il y a même un vélodrome (non couvert) avec terrain de "foot" central juste à côté (N48.8263 E2.4115)…
Alors pourquoi encore leur donner raison de penser qu'ils sont meilleurs que nous???


Enfin un politicien qui comprend et qui prend position dans ce sujet! J'ai envoyé une lettre à plusieurs acteurs concernés il y a 10 jours, sans réponses…
Puisque Montréal se vente d'être une ville vélo et que la santé et les bonnes habitudes de vie sont devenues des valeurs incontournables en 2010, je ne comprend pas ce qui a pu pousser la SPJD a tenter de brimer un si grand groupe d'utilisateurs du parc 2 années de suite. Un profond mépris de la communauté cyclistes peut-être? C'est possible!
Leur arguments sont totalement bidons comme vous dites, surtout celui de la sécurité. Il y a eu plus de blessés en 2009 mais ils avaient justement ajouter de dangereux obstacles sur la chaussée l'été dernier. Coïncidence? Je ne crois pas. De plus, le nombre de "blessés" est marginal et ô combien moindre que si tous ces cyclistes devaient s'entrainer dans le traffic…
Continuer de prendre position et de mettre de la pression M. Ferrandez! J'espère avoir la chance de vous croiser à vélo un jour!
Vous avez de bons points, mais il faudrait que vous preniez d'autres facteurs en considération et que vous y trouviez des solutions. Ayant travaillé à l'accueil du parc, à son entretien et à la gestion du trafic et du stationnement durant trois étés, je sais de quoi je parle. Voici les utilisations du circuit par les automobiles qui font aussi partie du problème :
- Véhicules du parc utilisés toute la journée par les employés pour l'entretien, pour le jardinage ainsi que pour la gestion des employés répartis sur tout le site.
- Le stationnement face au pont Cosmos (fréquemment utilisé à pleine capacité) nécessite une circulation automobile sur le circuit.
- Le stationnement de la plage déborde presque toujours sur le circuit et les gens doivent le traverser pour se rendre au guichet d’entrée.
- Lors des journées très occupées, la boucle au bout de la piste sert aussi de stationnement.
- Ne donner seulement que l’avant-midi pour monter les estrades serait ridicule puisqu’ils ont généralement à peine assez de temps pour le faire en utilisant la journée entière.
- Si vous faites passer les voitures sur la route qui longe le bassin, les utilisateurs de ce dernier s’en plaindront aussi pour le bruit et la pollution qui les incommodera. En plus, cette section leur est aussi utile et elle se partage difficilement avec les voitures en raison de sa faible largeur.
Comprenez-moi bien, je suis tout à fait contre la surutilisation de l’automobile. Je n’ai pas de voiture, je suis abonné au Bixi, je prends l’autobus et le métro et je marche plus souvent qu’autrement, même sur de longues distances. J’ai étudié en environnement et fait ma maîtrise en géographie urbaine. Mais le Parc Jean Drapeau compte un grand nombre d'utilisateurs venant d'autres régions que Montréal et qui utilisent leur voiture. La congestion des stationnements et leur transbordement fréquent sur le circuit en est une preuve. De plus, pour avoir déjà dû interroger les conducteurs sur leur provenance, j’ai pu voir personnellement qu’une grande partie venait d’ailleurs que Montréal.
Il est important que ce joyau culturel réponde aux besoins du plus grand nombre de personne afin que tous puissent en profiter. N’est-ce pas ce que nous enseigne l’un des principes de la très célébrée firme d’architecture copenhaguoise de Jan Gehl ?
Je ne dis pas que nous devrions faire plus de place à la voiture, au contraire, mais je ne crois pas non plus qu'il faille donner un accès privilégié aux cyclistes de compétition. Mon expérience en gestion du trafic sur le site du parc m’a démontré que les cyclistes de performance n’obéissent que rarement aux règles de sécurité routière (arrêts, vitesse, non respect des directions des contrôleurs de la circulation). Cela a certainement contribué à leur donner mauvaise réputation au sein de l’équipe du parc au fil du temps.
La séparation des usages telle qu’elle est actuellement donne une place prépondérante aux piétons, rollerblades et cyclistes de plaisance qui en profitent abondamment. Toutefois, pour assurer la sécurité de ces types d’utilisateur, un contrôle de la vitesse s’avère nécessaire. Le Parc Jean Drapeau est le seul endroit à Montréal où la place donnée à l’automobile est réduite au maximum afin de privilégier les transports à énergie humaine et représente en ce sens un exemple à suivre (one way, mesures de ralentissement : dos d’âne, faible largeur de la voie, arrêts fréquents, signalisation, contrôles routiers humains). Toutefois, il y a aussi un grand nombre d’automobilistes visiteurs qui ont droit au site et qui paient pour leur accès (au pont de la concorde). Pour beaucoup, leur objectif principal sera de faire le tour du circuit en voiture. Le parc Jean Drapeau est avant tout un lieu touristique qui fait la renommée de la ville à travers le monde.
Au lieu de restreindre l’accès au circuit de même qu’à l’Île Notre-Dame à un groupe de cyclistes de compétition, le parc devrait plutôt y multiplier le nombre d’activités afin de pousser les montréalais et l’ensemble des québécois à visiter ce lieu de grand intérêt qui fait partie de notre patrimoine urbain.
@Yan
Merci pour vos commentaires. C'est ce que je trouve magique avec ce blogue: il y a toujours quelqu'un qui a une expertise fine d'une situation et qui enrichit la discussion. On aurait cherché cet avis avisé – ça nous aurait pris des semaines et là – pouf – on le reçoit gratuitement et rapidement.
Je commence par une petite correction: je n'ai pas dit qu'il fallait monter les estrades uniquement le matin: j'ai parlé de transporter les pièces nécessaires au montage à des heures où il n'y a pas de cyclistes – donc le matin.
Pour ce qui est du fond de votre proposition: je la trouve d'une autre époque. Vous dites en gros que les automobilistes ont un droit prioritaire et inaliénable au site: Wow !
Paris ferme la principale autoroute d'accès à la ville en été et s'apprête à fermer définitivement l'autre (sur quatre saison). On s'entend tous pour dire qu'il y a beaucoup d'utilisateurs de la ville Lumière qui ne peuvent y accéder autrement qu'en voiture (y compris 7 millions de banlieusards et des dizaines de millions de touristes français et européens qui arrivent en voiture). Et pourtant Les autorités ont décidé qu'il était plus urgent de permettre à quelques badauds de se promener sur le bord de l'eau que de donner accès aux voitures. C'est comme ça ; plus le nombre d'usagers potentiels augmente et plus important il devient de faire des choix.
Le choix que je propose est de donner priorité aux cyclistes de performance – pas parce que je l'ai moi-même déjà été (cyclosportif, je précise), mais pour plusieurs raisons de fond:
A) parce que c'est la catégorie d'usagers qu'il est le plus difficile de déplacer: où voulez-vous qu'ils aillent?
B) parce que c'est l'usage le plus noble qu'on peut faire (le développement d'un sport et d'une culture sont prioritaires , à mes yeux, à tout autres usages). Mais surtout, en priorisant les cyclistes, nous allons modifier le look et l'ambiance de l'île qui prend trop souvent des airs de parking à ciel ouvert.
C) Parce qu'il y a moyen de trouver des modes de cohabitation entre les cyclistes et la plupart des autres usages – à peu de frais et sans contraindre injustement les autres. Prenons par exemple les utilisateurs de la plage: ils sont plus nombreux les week-ends – à un moment où il y a peu de cyclistes. On peut très bien aménager et gérer tout cela. Rappelons-nous aussi qu'il y a d'immenses stationnements sur l'île Ste-Hélène que ces usagers pourraient utiliser. Il est vrai que pour ce faire, il faudrait que les navettes entre le stationnement et la plage devraient être nombreuses et agréables (un petit train électrique ouvert comme à l'époque de terre des hommes?). Pour ce qui est des employés qui circulent sur le site: donnons-leur des véhicules correspondant à un usage de parc (lent, silencieux et pouvant circuler sur les sentiers ou leurs abords).
Vous voyez: non seulement la contrainte est gérable, mais elle peut générer de la beauté, de la qualité de vie et de l'ambiance.
Ce que je tente de démontrer, c'est qu'il faut prendre prétexte du problème que nous vivons pour chercher à améliorer le site, son utilisation, son ambiance. De simplement décréter que les chars sont là pour rester et qu'ils sont prioritaires ne suffira pas à convaincre qui que ce soit. Je fais le pari que cet argument sera démonté d'ici 12 mois et que ceux qui le défendent devront offrir leur démission. Je le dis sans agressivité; c'est un simple fait. Plus ils tenteront de défendre l'indéfendable, plus ils révéleront la faiblesse de leur culture générale et de leur capacité à gérer un tel actif.
L'île est un joyau, vous avez raison. Elle le sera d'autant plus quand nous la considérerons comme une réserve écologique où l'usage de la voiture sera limité. Jan Gehl que vous citez et qui a planifié la piétonisation de Times Square ne pourrait qu'approuver.
« l'accessibilité », c'est un mot qu'on va beaucoup entendre au cours des prochaines années. À chaque fois que j'entends ce mot, je pense au Mont Washington:« This car climbed Mt. Washington ».
Oui, après avoir passé une belle journée dans une rude randonnée, on débouche dans un parking avec une vue gracieuse sur un ''parkway'' pour les mononcs.
Lors du Grand Prix, c'est impossible de se stationner sur l'île. Est-ce que vous avez entendu parler d'un problème d'accessibilité? Non. Les gens prennent le métro et ils marchent. Au contraire, avec une station de métro, le parc jean-drapeau est un des plus accessibles au québec.
Selon moi, il faut même aller plus loins et scraper les stationnements sur l'île le plus rapidement possible.
Voici en ordre les plus grandes absurdités de l'existence de ce parc (et de l'île ste-hélène):
1- Le parking de la ronde au bout de l'île (chemin Macdonald). WOW on perd le plus beau site du fleuve à Montréal! Heureusement, Richard Bergeron veut faire l'entrée maritime.
2- Le parking du chemin du bas contour (le gros parking). Un autre geste de champion. On perd la rive qui fait face à Montréal
2- Ex aequo: le lac des cygnes asphalté. J'imagine qu'ils ont eu un deal sur l'asphalte (c'est moins dur à entretenir que le gazons).
3- La mise en valeau de la MAre au diable – au bout du bassin -. L'influence de Longueuil, probable.
4- Le parking de la Plage.
Pendant Expo 67, 50 millions de visiteurs piétonniers ont franchi les lignes d'accueil. J'ai jamais vu un camion là ( mis à part les paniers-à-salade des policiers pour ramasser les jeunes droguinés de mon espèce ;0))
Quelqu'un quelque part devait bien savoir gérer les livraisons nécessaire à faire boire, manger et divertir tous ces piétons du monde entier.
La bonne volonté est la mère de tous les changements efficaces.
A part du parque Jean-Drapeau avec son station de metro il y a les Iles de Boucherville sont presque exclusivement accessible par voiture (il y a un traversier l'ete a certaines heures). Ca m'a toujours agace, les stationnements dans les endroits 'natures' ici – GC le met bien en mots.
Mais est-ce qu'il y a des endroits qui sont inaccessible aux voitures (mais toujours accessible pour pietons, velo etc.) a montreal ou ailleurs au quebec? je suis incapable d'en trouver en dans ma tete en ce moment – meme dans des parcs comme mont-tremblant on est souvant pres d'une route pour des vehicules entretiens. je trouve qu'il y a de la magie dans ces endroits 'inaccessibles'/sauvages, et ca manque ici.
Stefan: L'accès à la nature sera toujours accessible à la voiture, c'est plutôt normal. Par contre, il faut limiter au maximum les accès dans les parcs nationaux par exemple. On peut ''sacrifier'' un parc ou deux pour donner une vocation ''ultra-accessible'', mais 99% des espaces verts devraient être préservés au maximum. Je suis allé au parc Papineau-Labelle, j'ai loué une voiture, mais j'ai trouvé que malgré quelques dérives (est-ce normal de quadriller un parc de routes?), le parc est surtout ''piétons/canots friendly''. Un ancien directeur du Parc a inventé le concept ''pêche-aventure'' où les pêcheurs doivent utiliser un canot ou un bon GPS pour se rendre aux lacs. On évite ainsi de multiplier les routes qui dévisagent le parc. C'est un bon exemple de la direction qu'il faut suivre, même à une échelle différente à Montréal.
On a parlé de Camilien-Houde ou du Parc Jean-Drapeau, mais on peut imaginer beaucoup d'exemples où il serait facile de faire reculer l'automobile au profit de la nature, mais aussi de ceux qui en profitent.
Prenons le cas du parc Laurier: L'accès au chalet par Christophe-Colomb coupe le parc en 2. Allez constater comment cette séparation empêche l'appropriation de la partie ouest par les utilisateurs du parc. Une bonne raison d'enlever le béton….
On pourrait parler d'Emile Duployé dans le Parc Lafontaine… ou des parkings dans TOUS les parcs de Montréal
GC: merci pour partager tes experiences! oui, je me rappelle maintenant d'avoir fait du canoe-camping dans un parc au nord et c'etait une belle experience une fois echappe du site du camping …
je suis tres content que le parc laurier va etre 'pietonnisee' cet ete.
mais il y en a plusiers parcs qui sont divise – juste vendredi passe je suis alle dans le parc molson pour rejoindre ma femme et le petit. ce parc est coupe par le rue iberville: apres avoir stationne le bixi, j'arrive a l'autre cote de l'air du jeux. comme il y n'a pas un feu a cette coin, pour faire l'experience j'ai marche tout dans le cote sud du parc, attendre le feu et marche encore tout vers le nord, ce qui a pris 5 minutes. vous pouvez deviner qui la monde (dont ma femme avec enfant) passent pas la, mais traversent directement la ou c'est dangereux!
@Stephan:
J'ai regardé le Parc Molson… effectivement, il n'y a pas de feu de signalisation du côté nord du parc et il n'y a rien au milieu du parc (exemple, traverse sécurisée) pour faire le lien entre les deux côtés même si un sentier passe par là -incitant ainsi à la ''délinquance''- et étant très dangereux.
La raison est simple et il ne faut pas blâmer les élus de Rosemont. Iberville est une artère. C'est la Ville centre qui gère la rue et généralement, elle n'est pas très portée vers l'idée que les artères traverses des milieux de vie et qu'il faut les conçevoir en conséquence.
Ça, c'est LE gros problème à Montréal…. j'imagine que ça fera l'objet d'un billet sur ce blogue un des ces jours.
@GC: je suis completement d'accord avec toi
a montreal il y a beaucoup des arteres compare a des autres villes. une autre exemple: la rue masson qu'on habite (une rue plutot residentiel dans ce secteur) et meme la rue mont-royal sont des arteres designees pour la traverse des camions (ce qui gere apparement le provincial)
j'ai vu dans la presentation web d'une groupe (La circulation au Plateau Mont-Royal) une concept qui transformera les rues qui sont maintenant concues cadrees tel qu'il en reste moins et les autres deviennent des 'labyrinths'/cul-de-sacs en bloquants certains carrefours completement (et creer des espaces verts). voyez la cite jardin dans l'est de montreal pour une bonne example: http://spacingmontreal.ca/2009/03/06/cite-jardin-…
ca me semble une tres bonne idee: ca reduira des arteres. en plus devoir sortir et rentrer de ces labyrinths decouragerait aussi les automobilistes des traverser des milieux residentiels
http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/mon…
http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/mon…
"Projet Montréal a déposé une motion qui sera débattue le 14 juin au conseil municipal. Le parti demande que la décision de la Société du parc soit annulée et que le conseil municipal forme un comité de travail pour trouver une solution permanente au problème. «On souhaite aussi que le dernier plan directeur du parc Jean-Drapeau, qui date de 1993, soit réactualisé pour faire notamment plus de place à la naturalisation», indique Luc Ferrandez, maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal."
On peut faire quoi pour vous aidez Mr Ferrandez ?
Si on est capable de fermer aux voitures la rue Ste-Catherine l'été (sur laquelle, dois-je le rappeler, il y a de nombreux restaurants et commerces et donc, besoin de livraisons), on doit bien être capable de trouver une façon de fermer le circuit à la circulation, au moins à certains moments de la journée. Mon expérience me dit que l'activité sur le circuit est importante uniquement pendant la construction des estrades et lorsque la plage est ouverte. Le reste de l'année (de mars à novembre), il n'y a presque aucune voiture sur le circuit et l'idée d'adopter des mesures de sécurité qui priverait une partie importante des usagers (à ce moment-là il n'y a personne en roller-blade ou qui vient faire un tour de bicycle) pour ces moments me semble tout à fait disproportionnée.
Mon expérience est qu'il n'y a qu'un endroit vraiment dangereux sur le circuit: le coin qui mène au pont du Cosmos où les voitures qui veulent sortir de l'île croisent les cyclistes qui veulent rester sur le circuit (et qui souvent doivent couper vers la droite pour prendre le tournant). Une solution pourrait consister à condamner cette sortie et à ne laisser entrer et sortir les automobilistes que du pont de la Concorde (au moins à certaines heures et à certains moments de l'année). Le reste du temps, les cyclistes et les automobilistes utilisent le même gros bon sens qui fait qu'il n'y a pas plus d'accident dans une grande ville comme Montréal (ils se méfient les uns des autres).
Sinon, j'aimerais dénoncé l'extrême mauvaise foi et le manque de flexibilité de l'équipe de la société du Parc qui refuse toute négociation. Leur attitude m'afflige au plus haut point. Ne sont-ils pas là pour servir les montréalais et les autres utilisateurs du Parc. Les cyclistes de performance ne sont-ils pas pendant une grande partie de l'année (de mars à mai et de août à novembre) les plus grands utilisateurs du circuit. alors pourquoi refuser de les servir et de les accommoder si ce n'est une méconnaissance totale du sport. Pourquoi forcer les sportifs à s'exposer à des dangers supplémentaires en roulant sur les routes quand on a une structure qui est sous-utilisée et qui pourrait faire leur affaire?
Je demande la démission du directeur du parc pour manque de vision!
J'ai vu en direct un de mes amis cycliste se faire "rentrer dedans" par un petit camion du parc Jean Drapeau.
Mon ami suivait sa ligne et le camion est arrivé sens inverse dans une courbe du mauvais côté de la chaussée et BANG. Mon ami par terre criait et les employés n'avaient rien de mieux à faire que de l'engueuler en lui disant que ce n'est pas une piste de course ici (!?!?).
Bref, rouler en vélo dans sa voie et suivre sa ligne mérite d'être engueuler parce qu'ici "ce n'est pas une piste de course"… et rouler en sens inverse dans la mauvaise voie dans une courbe est correct, si on travaille pour le parc Jean Drapeau.
Espérant que ce type de personnes représente une minorité de leur employés…
La saga prend-elle fin?
J'ai pu voir le court débat au dernier conseil municipal, qui s'est terminé de manière un peu ambigue : chez Union Montréal, on "étudiera" la question du cyclisme au CGV durant l'été, en collaboration avec M. Ferrandez, quitte à remettre la motion à l'ordre du jour à l'automne. Qu'est-ce que ça veut dire? Si j'ai bien compris :
1. Les chicances sont là pour rester tout l'été, au moins.
2. Si je me fie à l'attitude de M. de Sousa lorsqu'il a proposé d'étudier la question, il y a bon espoir de trouver une entente pour satisfaire les cyclistes. J'ai d'ailleurs appris que M. de Sousa était cycliste lui-même, ce qui le rend plutôt sympathique à cet enjeu…
3. Tout ça dépend évidemment du réel pouvoir que le conseil municipal a sur la SPJD. Est-ce que ce comité ad hoc a le pouvoir de renverser la décision prise par les administrateurs de la SPJD?
Bref, bonne chance à vous, M. Ferrandez. Merci encore de vous impliquer dans ce dossier : sans vous, les cyclistes manqueraient d'un appui important.
En attendant, il nous reste la montée Camillien-Houde… que verrais bien fermée aux voitures, de temps en temps!
Monsieur Richard
Je ne suis pas parvenu à convaincre monsieur de Sousa de demander à monsieur Ouellet (directeur de la Société du parc Jean Drapeau) d'abandonner son projet de chicanes pour cet été parce que la SPJD n'a de compte à rendre qu'à son conseil; or, c'est son conseil qui a décidé de la mesure. La partie était donc perdue.
Par contre, je suis arrivé à convaincre monsieur de Sousa que la SPJD désirait l'isntallation de chicanes uniquement parce qu'elle n'a jamais considéré que la gestion d'un site d'entraînement pour le cyclisme de performance faisait partie de son mandat.
Pour monsieur Ouellet (que j'ai rencontré vendredi avec monsieur de Sousa) les cyclo-sportifs sont un poids et il cherche à s'en débarrasser. Il n'a jamais considéré que ces cyclistes représentent – et de loin – sa principale clientèle. Il pense plutôt qu'ils représentent son principal problème de sécurité. Nous lui avons donc demandé de renverser l'équation. Au lieu de dire que ce n'est pas son mandat que que ça exerce sur lui une pression opérationnelle, et budgétaire en plus de générer de nombreux accidents, nous lui avons demandé de nous dire de quoi il avait besoin pour le gérer correctement (des budgets pour avoir des surveillants ? un bout de route pour contourner le Circuit ? une entente de location du site tous les soirs de semaine par la FSCQ ?). Il a jusqu'au mois d'août pour nous répondre. D'ici là, nous allons tenter de l'aider – en lui soumettant des suggestions.
Merci pour vos bons mots – on lâche pas.
Luc Ferrandez
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/…
À la page 8, la partie la plus importante: le plan directeur en 7 points:
1. Unifier le site tant sur le plan identitaire que sur le plan spatial
2. Encourager l’usage des modes de déplacement alternatifs à
l’automobile
3. Conserver et mettre en valeur le patrimoine naturel
4. Conserver et mettre en valeur le patrimoine culturel
5. Favoriser l’appropriation et la fréquentation du parc par les usagers
6. Reconnaître le patrimoine sportif du parc et favoriser la pratique
d’activités physiques et de plein air
7. Gérer le parc conformément aux objectifs du plan directeur révisé,
approuvé par la Ville de Montréal, dans une perspective de
développement durable.
Monsieur Fernandez,
Compte tenu de l'attitude de Monsieur Ouellet et l'approche "douce" privilégiée par M. De Sousa, serait-il possible de s'entendre sur l'approche suivante: à titre de solution temporaire et dans l'attente d'un projet de solution à venir au mois d'août, on déplacerait la période d'entraînement sans chicane présentement offerte aux cyclistes sur le circuit (5h00 à 7h00 du matin) à 18h00 à 20h00. Je ne crois pas que le fait de s'entrainer entre 18h00 et 20h00 ne brime l'accès au stationnement dans le cas des employés de la SPJD, mais cela permettrait aux cyclistes de s'entraîner en fin de journée, après le travail, sans ajouter de contraintes excessives aux employés de la SPJD, qui sont les rois et maîtres de l'île Notre-Dame.
Merci beaucoup pour votre aide !
Bruno Gagnon
Monsieur Ferrandez,
J’ai suivi le débat entourant votre motion à la dernière réunion du conseil de ville. Bien qu’il n’y ait pas eu de vote sur la motion, j’en retiens qu’au moins l’oreille de M. DeSousa vous est favorable. Le fait qu’il soit cycliste n’est sans doute pas étranger à cela.
J’en retiens aussi que deux grands préjugés sous-tendent la situation actuelle. Le premier est l’obsession de la sécurité, qu’il faut protéger les gens contre eux-mêmes, même s’il faut le faire contre leur gré. Le deuxième est cette croyance que le CGV est à la fois une rue et une piste cyclable et que tous les usages y sont permis. Pour obtenir satisfaction dans la résolution du présent conflit, il faut déconstruire ces préjugés.
À court terme, il faut donc convaincre l’administration du parc Jean-Drapeau que d’autres avenues que celles qu’elle a choisi existent et sont viables. À long terme, il faut transformer le présent conseil d’administration et y installer des gens porteurs d’une vision, ce qui semble malheureusement manquer présentement.
Les points de friction actuels sont la circulation des véhicules privés, l’intersection du pont Cosmos (épingle), l’intersection de l’entrée de la plage et la présence de gens en balade sur la chaussée du circuit. Pour faire disparaître ces différents problèmes qui dictent les présentes directives de M. Ouellet, il faut :
• Lui rappeler que selon les énoncés du plan directeur du Parc Jean-Drapeau (1) il y doit :
• Encourager l’usage des modes de déplacement alternatifs à l’automobile.
• Favoriser l’appropriation et la fréquentation du parc par les usagers.
• Reconnaître le patrimoine sportif du parc et favoriser la pratique d’activités physiques et de plein air.
Il faut donc faire reconnaître par M. Ouellet que la circulation motorisée autre que celle des véhicules d’entretien et de transport en commun sur le CGV va à l’encontre du plan directeur et que par conséquent elle ne devrait pas y être permise. Quant à son utilisation à des fins sportives par des cyclistes, puisque cela respecte intégralement le même plan directeur, il se doit d'en faire la promotion et lui apporter son entier support.
• Lui fournir des exemples de ce qui se fait ailleurs. Sait-il qu’à Central Park (NY), une boucle de 10 km sert à l’entraînement (2)? Que la limite de vitesse pour les cyclistes y est de 40km/h (25mph)? Sait-il qu’au nord de Montréal, dans un parc très fréquenté, le Centre de la nature de Laval, il y a une piste réservé à l’entraînement (3) des cyclistes?
• Lui démontrer que de favoriser différents usages à la clientèle variée du parc permettra à tous d’en profiter pleinement. Présentement, certaines activités sont possibles à certains endroits et interdites à d’autres. Par exemple, s’il est possible de louer des pédalos et des kayaks pour s’amuser sur le lac des Régates, leur présence est cependant interdite sur le bassin olympique. De même, la natation en eau libre est permise à la plage et interdite au bassin. Puisqu’il y a déjà 25 kilomètres de pistes cyclables à l’intérieur du parc, est-ce que les adeptes de la promenade souffriraient vraiment de ne pouvoir circuler entre les murets de béton du CGV?
• À supposer que la circulation de véhicules privés soit maintenue, il faut convaincre M. Ouellet de fermer l’accès au CGV via le pont Cosmos, près de l’épingle. Cette intersection est la plus dangereuse du circuit et est complètement inutile, puisque tous les véhicules peuvent aisément accéder au site via le pont des Îles (à noter que l’accès de l’épingle n’a été aménagé que récemment et que la circulation se faisait très bien avant sa création). De plus, les véhicules accédant au CGV par le pont des Îles n’ont jamais à croiser la route des cyclistes, sauf pour accéder au stationnement de la plage.
• Dernier point, la plage. Avant le 19 juin et après le 22 août, il n’y aucun conflit entre cyclistes et autres utilisateurs à l’entrée de la plage puisque cette dernière est fermée; les cyclistes devraient donc pouvoir circuler à leur guise. Pendant les jours d’ouverture de la plage, si des aménagements sécuritaires tels qu’un pont piétonnier ne sont pas réalisables, l’entraînement pourrait être restreint aux heures précédant son ouverture (10h) et après sa fermeture (19h).
Quant à M. DeSousa, en sa qualité de vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable du développement durable, de l'environnement et des parcs il a sûrement un mot à dire sur la nomination du conseil d’administration du parc Jean-Drapeau. Il faut donc le convaincre qu’au moment du renouvellement de ses membres, des représentants du monde du sport doivent y être nommés.
Présentement ce conseil est formé à 100% de gens d’affaires qui ne s’intéressent qu’aux chiffres : combien de visiteurs, combien de revenus, combien de dépenses, combien d’accidents, combien, combien, combien… Une montagne de chiffres, pas la moindre parcelle de vision. D’avoir des représentants qui comprennent le sport permettra d’obtenir une certaine assurance que le problème actuel, une fois réglé, ne reviendra pas.
Voilà l'essentiel de mes réflexions sur le sujet. Espérant que malgré la longueur du texte, elles pourront vous être utiles.
Bonne journée,
Jérôme Croteau
1. http://tinyurl.com/2b73rt5
2. http://www.centralparknyc.org/visit/things-to-do/…
3. http://www.ville.laval.qc.ca/ms/centre_nature/act…
Tout à fait d'accord avec M. Croteau. Je crois que la SPJD c'est fait un plan directeur en mai dernier et elle se doit de le respecter.
Et comme M. Croteau le disait à juste titre, la SPJD devrait même faire le promotion du cyclisme et non nous mettre des bâtons dans les roues. Selon leurs lignes directrice; "reconnaître le patrimoine sportif du parc et favoriser la pratique d’activités physiques et de plein air". Ils doivent reconnaitre que les cyclistes utilisent le circuit à des fins d'entrainement et nous laisser nous entrainer comme on le fait depuis au moins 15 ans
Bon, si le transit est le probème, pourquoi s'acharne-t-on sur le stationnement? Une proposition, le 3+: lorsqu'il y a 3 voies sur une des rues de notre arrondissement, une de ces voies appartient à l'arrondissement et l'arrondissemen peut décider ce qu'il en fait. Nous prenons l'option collective. Nousprenons tous les arrêts d'autobus qui deviennent des arrêts 3+: tranport public, taxi, tout véhicule avec 3 passagers ou plus. Combinons cela avevc les feux chandelles, auxquels tous les 3+ auraient droit.
Partout dans l'arrondissement où il y a trois voies, même si c'est seulement 30 mètres, une des trois voies peut revenir à l'arrondissement. Après tout, c'est seulement 33% et ça passe dans notre territoire. Et l'arrondissement choisit le 3+: une voie pour les autobus, les taxis et les véhicules ayant trois (3) passagers ou plus. La proposition serait d'étendre le 3+ sur tout le territoire de la région métropolitaine de Montréal, en particulier sur les autoroutes (oui, il faut négocier avec nos amis du Ministère du Transport).
3+: Autobus, taxi, véhicule avec 3 passagers ou plus. Mais aussi des voies réservées pour les vélos, comme par exemple sur Papineau est entre Laurier et Laurier.
Concernant la piste cyclable sur la rue Laurier, je proposerais qu'elle continue à l'est de Papineau et même de Lorimer jusqu'à des Érables où elle irait vers le Nord jusqu'à Masson. Sur Masson, elle irait jusqu'â au moins Molson pour se raccorder avec la piste cyclable sur cette rue. Elle pourrait aussi continuer un peu avant de tourner sur une avenue pour rejoindre la rue Dandurand et continuer sur cette rue jusqu'à la 16e Avenue et de là prendre la 16e vers le nord jusqu'à Saint-Zotique.
L'auto, c'est comme la cigarette. Ça va prendre beaucoup d'efforts et beaucoup de temps pour changer la mentalité. Les "banlieusards" fuient la ville justement pour éviter le "transit ". Mais en fuyant la ville, et en utilisant l'auto, ils amplifient le problème. Nous aussi, nous voulons vivre avec nos enfants dans l'air pur. ET C,EST POSSIBLE DANS LE PLATEAU.
Lâche pas la patate!
J'appuie la proposition au-dessus de Raymond Robitaille.