Il n’y a pas de solutions faciles pour réduire le bruit en ville. Il y a des solutions: mais elles exigent des moyens musclés et des investissements importants. La réduction de la taille des véhicules de service est un exemple.

Benne à ordure japonaise à Tokyo. Pour ceux qui auraient des doutes : oui Tokyo, la ville 10 ou 15 fois plus grosse que Montréal. Pour ceux qui rient : petite question, est-ce que vous étiez de ceux qui riaient des Honda en 1978? Impossible en Amérique du Nord?
Il y a deux types de problématique.
Les bruits continus: ceux qui ne cessent presque jamais comme la circulation intensive ou un système d’aération de restaurant trop bruyant. C’est ce bruit qui rend malade (il est responsable de nombreux troubles de sommeil, troubles de la concentration, et près de 20% des troubles nerveux etc.) . Évidemment, c’est pire dans les appartements où il est impossible de se réfugier à une extrémité de la maison pour le fuir. Il contribue à notre taux de déménagement si élevé (10% des habitants du Plateau déménagent à chaque année et particulièrement ceux qui vivent dans des conditions difficiles. ).
Les pics sonores: des bruits aléatoires ou intermittents (Klaxons, crissements de pneus, chantiers, déneigement, etc.). Ces bruits posent problème à partir du moment où leur cumul devient intolérable. La difficulté, évidemment c’est que pris individuellement ils sont parfois mineurs et donc difficiles à légiférer.
Partout dans le monde les gens se plaignent que le bruit a augmenté ces dix dernières années. Si on réussit à le réduire - sans pour autant étouffer la vie - on va avoir réussi quelque chose de bien.
À suivre avec le dépôt de notre plate-forme en septembre.

C’est sûr que c’est vivre en ville a beaucoup d’avantages. Néanmoins, l’impact su bruit sur la santé ne doit pas être pris à la légère. Le problème, c’est qu’il s’agit d’une nuisance insidieuse, dont les effets ne semblent pas directement nous affecter, alors que la réalité est toute autre. Une claque sur la face, cela fait mal et on la ressent instantanément. Le bruit, c’est un mal silencieux, bien souvent sans douleur, et comme l’on vit entouré de bruit, il fait partie intégrante de notre vie. C’est vrai qu’un soir d’été, sur une terrasse aménagée sur un toit, ou sur le Mont-Royal, le bruit grouillant de la cité, au loin, est agréable. Les sons perçus par l’oreille humaine sont souvent agréables, souhaités, recherchés… mais quand ils sont non désirés, qu’ils sont intenses, déplaisants ou inattendus, alors ils deviennent bruits. Grosso modo, l’on peut dire que le son commence à être pénible à partir de 75 dB et qu’il est dangereux à partir de 85 dB.
Quelques données:
Camion à ordures : 100 dB
Motocyclette: 100 dB
klaxon: 95 dB
Camion roulant à 50 km/h à 20 mètres: 85 dB
Trafic urbain 80 à 85 dB
Voiture roulant à 60 km/h à 20 mètres: 65 dB
Seuil de risque pour l’oreille: 85 dB
On met son système auditif en danger quand on dépasse un certain nombre de décibels (dB) durant plus ou moins longtemps : plus le niveau sonore est haut, plus le temps de résistance est court. Des études ont montré qu’en ce qui concerne l’effet des nuisances sonores de la circulation routière, le seuil de tolérance de la population se situe vers 60 dB(A) le jour et vers 50 dB(A) la nuit et ce, malgré le fait que le sommeil est déjà perturbé avec un brut de 30 dB. À partir de 90 db(A), on peut sans équivoque parler de nuisance publique et d’agression psychophysiologique.
Les 2 paragraphes qui suivent sont extraits du site web de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
“Le fait que le bruit est non seulement une nuisance mais encore une menace grave pour la santé n’est reconnu que depuis peu, et l’on pense aujourd’hui que les effets sur la santé de l’exposition au bruit constituent un problème de santé publique de plus en plus important.”
“Le bruit peut être à l’origine de déficits auditifs, gêner la communication, perturber le sommeil, avoir des effets cardio-vasculaires et psychophysiologiques, compromettre la qualité du travail et provoquer des réactions d’hostilité ainsi que des changements du comportement social. La principale conséquence sociale des déficits auditifs est l’incapacité à comprendre la parole dans des circonstances normales, ce qui est considéré comme un grave handicap social.”
Bref, le bruit, c’est sérieux. Et il existe des moyens (que les administrations ne prennent pas, parfois simplement en n’appliquant pas les lois et règlements existants!) pour parvenir à profiter de la qualité de vie offert par la ville sans pour autant que l’on soit agressé.
c’est un mal d’autant plus insidieux
1- qu’on n’en est souvent pas conscient. des sautes d’humeur seront facilement attribuées à un manque de sommeil, mais moins évidemment à l’environnement sonore.
2- que c’est très subjectif : Luc rêve de se faire briser les tympans par les cris d’enfants dans la baignoire… quant à moi j’estime qu’un bruit routier d’artère de circulation peut à la limite être considéré moins gênant que celui d’une rue piétonne tout simplement parce qu’il est blanc, donc le cerveau parvient à le catégoriser comme indigne d’intérêt et d’attention. au bout d’un moment, l’agression qu’on en ressentait au début disparaît, un peu comme les gens qui souffrent d’acouphènes (relativement légers) et qui après plusieurs mois ou années d’adaptation n’en sont plus gênés que dans certaines situations bien particulières.
évidemment, ce dernier point n’est valable que si ce bruit blanc ne dépasse pas un certain seuil… (ou comment préciser “ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit”
)
Bruit blanc, bruit blanc, qu’est-ce t’a mangé pour être de si bonne humeur? Statistiquement, pour chaque 100 véhicules qui passent sur ta rue en mode «bruit blanc», t’auras toujours x% de freins jacob; x% de klaxons, X% de véhicules trop lourds pour rien, etc. etc.
oui mais justement, ça sera ceux-là que j’entends… pas les autres… qui eux forment le bruit blanc…
tu piges ?
c’est comme vivre au bord de la mer : bruit blanc = les vagues, pic sonore = sirène de la vache ou motomarine etc…
Le bruit blanc dont tu parles, c’est le bruit de fond auquel on s’est tous habitué sur nos rues, dans nos logements, mais il a sûrement un effet sur notre qualité de vie, notre humeur, notre faculté à nous concentrer, etc., sans que l’on s’en rende compte.
oui - d’où mon 1er commentaire.
pfff, faut-tu vous apprendre à lire les gars ?
ce doit être ma surdité qui se transforme en cécité
Moi je ne dis rien parce que je sais que Gen. fit le projet d’acheter un TASER.
un Taser qui ralentirait les voitures, le rêve…
ben ça existe !
ça s’appelle l’effet EMP
http://www.youtube.com/watch?v=Aj54FcI7_dE
Bonjour
Je suis incommodé par un bruit de ventilateur d’un restaurant voisin. Où puis-je trouver le règlement précis concernant les limites de bruit en dB (A), les plages horaires, les différents secteurs, etc?
Merci
Moi je trouve que sur les gros camions le satané de bruit d;air comprimé
ou le satané PISSSH!!! de la soupape de sureté sur le réservoir d air comprimé me rend anxieux
quand je suis entouré de gros camions. L autre jour sur l autoroute je roulait les fenetres ouvertes
tout pres d un gros camion et puis PISSSH!!! La j ai sursauté et j ai fermé les fenetres de l auto et
j ai laissé le camion passer et j ai repris la route.
La marque du camion était un Freightliner.