Deux photos de l’Avenue du Parc identifiée par l’excellent Guillaume St-Jean (alias guil3433) dont on peut voir le travail ici .

Avant

Maintenant
On comprends maintenant pourquoi ça s’appelait Avenue du Parc. Au fur et à mesure où les différentes adminstrations de la voirie de Montréal rapetissaient les trottoirs pour donner plus d’espace aux machines, il aurait fallu changer le nom pour en trouver un plus représentatif. Je propose : «passage pour minables urbains n’ayant pas les moyens de déménager ailleurs»

voyons Luc, on se calme. une ptite tisane peut-être ?
je propose “Avenue du Parc-il-est-où ?”
ou bien “Avenue Grise”
ou encore “Tranchée des Chars”
“Paradis du Moteur en Folie”
et pourquoi pas “Boulevard du Capitalisme vainqueur ?” ça fait très soviétique, ça va bien avec le style des constructions alentour.
C’est à pleurer.
Et si on plantait des pins sur l’Avenue des Pins? Des rosiers à Rosemont? Des espèces indigènes à Hochelaga?
Des espèeces indigènes à Hochelaga hahahahaha - elle est bien bonne.
Merci Christine,
enfin quelqu’un de sensible, snif
mais, c’est vrai, on dirait que personne n’a le droit de critiquer à Montréal. Tout est bon, tout est beau, tout est cool… c’est la dictature de la conscience soporifique !
les espèces indigènes, c’est nous, les pauvres montréalais en voie d’extinction. La promenade Bellerive a été assassinée, par l’empire Molson et combien d’autres parcs, promenades et carrefours urbains de grande qualité.
ici, la juxtaposition des deux photos est éloquente ! Il faut être aveugle, drogué ou complètement imbécile pour ne pas réaliser le MASSACRE !
une province dont la devise est «Je me souviens» ???
non, Big Brother nous a imposé la NOVLANGUE, comme dans 1984. C’est le dialecte des machines à boules, des filles à Formule 1 et des commentateurs à la radio.
tout est beau, l’effort actuel pour faire de Montréal une destination «WORLD CLASS» est un exemple formidable d’anesthésie locale de la mémoire collective.
avant de s’ouvrir sur le monde, il faut savoir qui l’on est.
Montréal fut, jadis, une ville dynamique, bien ORGANISÉE (pas bordélisée) et belle.
Il n’en tient qu’à la classe politique montante, aux futurs architectes, aux citoyens et citoyennes et aux journalistes véritables de tirer sur la sonnette d’alarme.
On ne peut pas revenir en arrière, c’est évident. Mais, le futur ne doit pas être une fuite en avant, il se forge à même un présent conscient de ses racines avec … le passé.
La révolution tranquille ne nous a libéré de RIEN. Ce fut un saccage qui a quasiment lobotomisé notre mémoire collective.
Il faut retrouver la mémoire et Luc nous y aide avec cette rubrique.
Comment se fait-il que les plus belles places publiques, telles que la Bibliothèque centrale, la Bibliothèque Saint-Sulpice, l’ancienne école des Beaux-Arts, sur Sherbrooke, et bien d’autres, ont été fermées au public pour être réhabilitées pour le bien-être des BUREAUCRATES qui désormait y séjournent !
Les édiles et les promoteurs qui ont tenté de faire naitre la ville de Maisonneuve, au début du XXe siècle étaient habités par des idéaux nobles, un réel désir d’aider leurs concitoyens et de faire avancer les choses au bénéfice de la cité.
Actuellement, nous sommes dans un marasme écoeurant au sein duquel une classe de prévaricateurs de tout acabit fait main basse sur les derniers vestiges de la cité classique. Soit pour s’y nicher à l’abri des regard, ou y loger de prestigieuses fondations et autres officines étrangères ou pour, on s’en doutait, des fins purement spéculatives.
Il faudra bien, qu’un jour, quelqu’un nettoie les Écuries d’Augias, sinon Montréal deviendra une sorte de Port-Au-Prince du Nord. Point à la ligne.
Un simple rappel, culture oblige:
L’idée fondamentale du novlangue est de supprimer toutes les nuances d’une langue afin de ne conserver que des dichotomies qui renforcent l’influence de l’État. Un rythme élevé de syllabes est aussi visé, avec l’espoir que la vitesse des mots empêche la réflexion.
De plus, si la langue possède le mot « bon », il est inutile qu’elle ait aussi le mot « mauvais ». On crée le concept « mauvais » en ajoutant un préfixe marquant la négation (cela donnera « inbon »). La grammaire est aussi très simplifiée ; ainsi le pluriel est toujours marqué par un s (on dit « des chevals » et « des genous ») ; les verbes se conjuguent tous de la même manière.
Un verbe doit toujours dériver du nom correspondant quand il existe. Dans la version anglaise, to cut (couper) est ainsi remplacé par to knife (sachant que knife signifie couteau).
Les caractéristiques du novlangue existent dans des langues agglutinantes comme le japonais, le turc ou l’espéranto. Sa critique du remplacement de tous les termes équivalents « mauvais, répugnant, dégoûtant, exécrable, infect… » par un simple « inbon » manque de souplesse pour un anglophone, mais le procédé est utilisé dans les langues agglutinantes en communication quotidienne, et parfois en poésie. Le novlangue surprend surtout un anglophone s’adressant à d’autres anglophones disposant eux aussi d’un vocabulaire de 30 000 mots et plus. Orwell connaissait l’espéranto via son long séjour chez sa tante Ellen Kate Limouzin, femme d’Eugène Lanti, l’un des fondateurs et principaux moteurs du mouvement espérantiste ouvrier. Le novlangue caricature les langues anglaises simplifiées, en particulier l’anglais basic.
L’idée sous-jacente au novlangue est que si une chose ne peut pas être dite, cette chose ne peut pas être pensée durablement faute de renforcement par l’échange. La question soulevée par cette supposition est de savoir si nous définissons toujours la langue ou sommes parfois « formatés » par elle. Par exemple, peut-on ressentir l’idée de « liberté » si nous ignorons ce mot ? Cette théorie est liée à l’hypothèse Sapir-Whorf et à la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ».
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue