La grange à Vincent

2 février 2010 | Auteur: Luc Ferrandez

Mercredi passé, le comité consultatif en urbanisme a émis un avis défavorable à la démolition du restaurant Sous-marins chez Vincent. Le propriétaire peut faire appel au Conseil d’Arrondissement; ce serait alors les élus du Plateau qui devraient prendre la décision.

Je ne vous ai pas communiqué l’information jusqu’à maintenant parce qu’il fallait donner le temps au Secrétaire de l’arrondissement de communiquer avec les principaux intéressés.

J’ai été surpris de la décision du comité. Je croyais qu’il ne ferait que reporter la décision - question de négocier un meilleur projet de la part du promoteur. D’ailleurs, le promoteur s’était empressé de soumettre un meilleur projet. Il occupait toujours 100% du lot et il contenait toujours les mêmes boîtes à habiter, mais il était sensiblement plus beau; plus élancé; plus travaillé. Les membres du comité ont plutôt choisi de faire valoir leur opposition sur la base d’un article du règlement qui dit que la démolition peut être arrêtée si les membres considèrent que l’intérêt public n’a pas été pris en compte. C’est une décision courageuse - très courageuse. Les membres du CCU sont bénévoles et ils auraient pu considérer que la décision était trop lourde de conséquences. Après tout, le projet respectait le règlement et le service d’urbanisme a émis un avis favorable. Ça prend une méchante paire de couilles pour arrêter un projet et de mettre en péril des intérêts économiques sur la base d’une perception de perte. C’est une perception réelle et fondée mais, il faut l’avouer presqu’abstraite. On dit que ça prend un village pour éduquer un enfant. Cette semaine nous avons eu la preuve que ça prend des gens éduqués pour sauver un village.

La grande question maintenant: astheure kess qu’on fait.

Categorie: Réflexions
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  1. Yug_Nitrov dit :

    Savaient-ils vraiment ce qu’ils faisaient ? Étaient-ils vraiment conscient de toutes les implications de leurs décisions ? Le maire et les élus ont maintenant la patate chaude entre les mains. À eux de trouver une issue respectant les intérêts des uns et des autres.

  2. jcotepare dit :

    Concernant “La grange DE Vincent” (pour parler en français correct…) :

    Un pauvre mec qui ne voulait plus de son restaurant devra revoir tous ses plans. Il n’avait sûrement pas prévu travailler encore 25 ans dans sa grange. Un constructeur, qui s’était montré ouvert à votre avis, va voir tout son temps et son énergie ne donner aucun fruit. Ça donne envie de faire des affaires sur le Plateau ça!
    Le terrain, avec cette affrosité dessus, indestructible, perd une grande part de sa valeur. J’ai bien hâte de voir qui voudra acheter ça… Et en faire quoi! Un édifice désuet, même pas patrimonial, probablement complètement pourri de l’intérieur. Défendre un “intérêt public”? Une perception de perte??

    Si c’est ça l’évolution sur le Plateau, non merci. Il faut grandir là. Le Plateau n’est plus l’endroit où les enfants de la Grosse femme d’à côté courent au cinéma avec 10 sous dans leur poches.

    J’apprécie votre incertitude M Ferrandez, ça me donne de l’espoir.

    PS: J’aimerais aussi être rassuré concernant le fait que l’avis de ce comité de bénévoles n’a en rien été influencé par votre billet du 22 janvier… Des “couilles” dites-vous? Ou bien de grandes oreilles…

  3. Luc Ferrandez dit :

    Monsieur Jcotepare

    Je mets tout de suite quelque chose au point. Mon incertitude n’est pas un désaveu de la décision du CCU. C’est un questionnement sur ce qu’il faut faire maintenant. Mais, au risque de vous décevoir, je trouve que la décision du CCU nous donne plus de latitude pour faire quelque chose de bien que si la bâtisse prévue avaient été construite. Je ne suis pas d’accord avec votre crainte de ne plus voir affluer les projets et les investisseurs. J’habite juste à côté des triplex récemment construits sur les stationnements derrière Mont-Royal. Ces bâtiments, et tant d’autres, sont la preuve que développement n’égale pas investissement. Pas toujours en tous les cas. Maintenant, réfléchissons aux prochaines étapes dans l’esprit de la décision du CCU et en tentant, autant que faire se peut, de prendre en compte les intérêts particulier du propriétaire actuel et ceux du quartier.

  4. andré dit le boulanger dit :

    La Grange de Vincent, c’est un joli nom pour un Centre de la Petite Enfance ;0) Très bonne idée émise par une jeune mamam du blogue.

  5. Geneviève dit :

    je vote pour !
    j’aurais même des tas de suggestions pour la gestion de la liste d’attente, mais je crains qu’elles soient mal vues politiquement… ;)

  6. Yug_Nitrov dit :

    Que des batiments laids aient été construit sur le Plateau au cours des années précédant votre mandature je veux bien l’admetttre. Là où je ne vous suit pas par contre c’est dans votre appréciation toute négative du projet actuel. Qu’il y ait place à amélioration au concept actuellement proposé, cela est dans la nature des choses. Le promoteur s’est d’ailleurs montré ouvert à certaines améliorations, selon vos propres propos.

    En tant que maire, avec le concours de votre équipe, vous avez néanmoins le devoir de répondre aux attentes de vos commettants sans vous mettre en opposition avec ceux des investisseurs et autres développeurs qui veulent saisir les occasions d’affaires encore bien présentes sur le Plateau. Dans ce rôle d’arbitre entre les intérêts conflictuels, votre rôle de maire exige une certaine réserve quant à la communication de votre appréciation vis-à-vis des intérêts des uns et des autres. Je n’ai rien contre votre démarche visant à solliciter les idées de vos commettants. Je m’attends néanmoins à ce que vous vous soyez fait une propre idée sur le sujet, une idée qui aille dans l’intérêt public. À cet égard, votre manque de stratégie lors de la réunion du CCU me semble flagrant. Vous avez vous-même été surpris de la décision du CCU de refuser purement et simplement la démolition sous l’argument que cela ne répondait pas à l’intérêt public. Vous sembliez plutôt vous attendre à ce que le CCU se juge”incompétent” et s’abstienne de prendre décision.

    Maintenant, vous vous dites plutôt satisfait de cette décision. Que faut-il comprendre ?

    Vous me répondrez sûrement que ce n’est pas sur cette plate-forme électorale là que vous et votre parti avez été élus, mais vous n’êtes pas sans savoir qu’entre la réalité d’une campagne électorale et l’exercice du pouvoir il y a un ensemble d’accomodements qu’une nouvelle équipe d’élus doit faire. Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à regarder du côté de votre chef M Bergeron et de la façon dont il a justifié son dernier écart face à la ligne de votre parti lors de l’adoption du budget de la ville (ou l’art de justifier que l’équipe d’élus vote contre alors que lui vote résolument en faveur du budget alors même que ce budget ne comport que es miettes par raport aux exigences exprimé par la parti lors de la préparation du dit budget …).

  7. Stefan dit :

    je seconde Andre et Genevieve pour le CPE!!! (etant dans la liste d’attente …)

  8. Geneviève dit :

    @ M. Yug Nitrov, mes propos ne vous surprendront sans doute pas, mais j’aimerais souligner une chose :

    En tant que simple citoyenne, dépourvue d’un quelconque lobby pour faire valoir mes intérêts (contrairement à des commerçants / investisseurs / entrepreneurs de tout calibre qui obéissent à la maxime “le steack à celui qui gueulera le plus fort”), ce que je trouve rafraîchissant avec le maire que nous nous sommes élu c’est que pour une fois, j’ai l’impression d’avoir voix au chapitre. Ce n’est pas partout, et ce n’est certainement pas n’importe qui, que l’on prend la défense des citoyens contre les argumentaires de groupes de pression, le tout en public et avec aplomb. Je pense notamment à la répartie à laquelle a eu droit le président de l’association des commerçants de l’avenue Mt-Royal lors du forum sur le déneigement.

    Effectivement, un maire doit peser le pour et le contre, doit trouver un équilibre entre les différentes positions. Il doit aussi respecter les intérêts de tous — et je regrette de vous faire remarquer que dans bien des cas, “respecter les intérêts” c’est respecter exclusivement ceux du signe $$. Trop souvent les maires finissent par céder au chantage d’intérêts groupés, pas toujours en accord avec ceux des gens qui vivent à côté.

    Vous parlez d’”une idée qui aille dans l’intérêt du public”… mais de quel public parlez-vous exactement ? Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec les réflexions émises depuis plusieurs jours ici et ailleurs autour du bloc à condos proposé à la place de la Grange que “l’intérêt du public” n’est pas respecté.

  9. Flo dit :

    Wow! ça redonne espoir!
    C’est sûr que M. Ferrandez nage un peu dans l’inconnu… Mais il ose sortir des sentiers battus. Et ça, ça n’a pas de prix.

    Et je suis certaine que les investisseurs continueront d’affluer sur le Plateau. Disons que c’est la dernière de mes inquiétudes!!

    Sinon, bonne idée le CPE! Il pourrait s’appeler la Grande des tout-petits! Hé hé.
    En plus, il y a de l’espace tout autour pour une sorte de cour pour les petits…
    Et un CPE, ça va totalement dans le sens du programme de Projet Montréal pour garder ses familles et en attirer d’autres…

  10. Flo dit :

    Oups, correction: je voulais dire la Grange des tout-petits. Ou si vous préférez: la Grande grange des tout-petits ;P

  11. Yug_Nitrov dit :

    Geneviève,
    Relis mon post et tu constatera que je n’ai pas parlé de l’”intérêt Du public” mais de l’”intérêt public”. Le CCU est supposé avoir pris une décision éclairée dans lintérêt public et non pas dans l’intérêt du public. Il y a une différence importante entre les deux ! Par ailleurs, j’accepte volontier de jouer le role de Cassendre dans le concert plutôt élogieux parce que c’est aussi ça la liberté d’expression.

  12. Yug_Nitrov dit :

    Certes un CPE searit un gros progrès pour ceux qui en ont besoin. Reste juste à trouver celui (personne morale, individu ou association) qui a les ressources financières pour racheter l’édifice au proprio actuel et pour le reaper afin qu’il respecte les normes d’un CPE. Et ça, c’est loin d’être fait ! La mairie peut pas se substituer à qui que se soit et puis le promoteur actuel qui a faot toutes les démarche pour acquérir cette propriété n’est certainement pas prêt à abandonner son projet. Puis le proprio actuel ne laissera pas partir à n’importe quel prix s’il en a déjà obtenu une très bon … etc…

    Passez du rêve à la réalité … en espérant que la mairie vous aide à aller en ce sens !

  13. Thomas dit :

    Ce qui me dérange particulièrement ici, c’est l’ordre dans lequel les choses se sont faites. On bloque le projet d’abord puis on réfléchit… Mettons que j’aurais préféré l’inverse.

    Les raisons qui motivent ce refus me semblent un peu circonstancielles (et propres à chacun) : pour certains, c’est la nostalgie du vieux resto ou d’une époque révolue. Pour d’autres, c’est la possibilité de faire mieux que des condos avec ce projet. Une SAQ? Un CPE? Un parc? Des logements sociaux? Des condos plus familiaux? On aura entendu tout ça, et bien plus. Sur quoi se fondera-t-on pour trancher entre toutes ces propositions? Ce que je trouve un peu croche dans cette stratégie, c’est que peu importe la décision qui sera prise au final, on trouvera une armée de mécontents pour la conspuer, parce qu’elle n’a pas été prise à l’avance, en consultation.

    En plus, le Vincent a bénéficié d’une attention particulière, tant sur ce blogue que dans le journal Le Plateau. Qu’en est-il des autres projets de condos du quartier? A-t-on réellement une vision d’ensemble?

    Bref, ce que cette saga Vincent souligne à grand traits, c’est la nécessité d’un plan de développement global, avec des priorités claires, fondées sur la consultation et établies à l’avance. De manière à ce que tout le monde connaisse les règles du jeu en partant. On veut que les futurs projets comportent x% de logements sociaux? On veut x CPE dans le quartier d’ici 2015? On exige un dégagement de x pieds par rapport à la rue pour toutes les constructions neuves? Soit. Mais que cela soit déterminé à l’avance!

    Et je ne cherche pas nécessairement à défendre le promoteur, ici. Des objectifs de développement d’ensemble clairs et prédéterminés pourraient être mieux connus des citoyens, mieux débattus et mieux conçus, tout simplement. Gérer chaque projet à la carte, ça m’apparaît problématique, pour le moins.

  14. andré dit le boulanger dit :

    Entièrement d’accord avec l’idée que les projets soient annoncés d’avance. Ici le promoteur a agit en catimini : on offre à quelqu’un un beau montant d’argent inespéré et on lui demande de garder le silence pour que le projet fasse le moins de bruit possible jusqu’au jour de la démolition.

    Il y a un autre cas semblable au coin des rues Cartier-Masson. On a offert au proprio de Garage Montréal un montant substantiel pour qu’il se la ferme jusqu’à ce que l’on annonce la vente de 36 beaux nouveaux garde-robe de luxe. Et ça, juste à côté du Ultramar/dépanneur/car-wash ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les élus peuvent s’attendre à de multiples plaintes des nouveaux heureux propriétaires qui se seront endettés pour un ticket pour l’enfer.

    Agir de la sorte, ce n’est pas de la démocratie c’est de l’argentocratie.

    Si le projet avait été annoncé. On aurait pu discuter par exemple que ce garage serve à une entreprise d’insertion formant de jeunes décrocheurs.
    Nos jeunes décrochent parce que l’école elle-même est dysfonctionnelle. Les espaces en voie de disparition doivent être longtemps annoncé d’avance afin de permettre aux citoyens de réfléchir à l’avenir de leur quartier.
    Laisser faire les promoteurs n’est certes pas la solution. Leurs intérêts ne sont pas du tout communautaires ils sont essentiellement banquaires.

  15. Flo dit :

    @Thomas

    Je suis d’accord avec vous: il faut une vision d’ensemble, qui implique les citoyens, et qui suppose une stratégie globale et mûrie longuement d’avance.
    Et je pense que l’équipe de M. Ferrandez tente de travailler en ce sens, tout en étant conscients que le changement organisationnel ne se fait pas en criant ciseaux!

    Cependant, il y a des fois où même nos élus sont devancés par les évènements, et c’est là qu’ils doivent faire preuve d’adaptation, de créativité, de souplesse et d’écoute. La ‘grange à Vincent’ est le parfait exemple. Si personne n’avait réagi, il serait aujourd’hui trop tard.

    Donc bien évidemment, il faut parfois bloquer un processus, puis réfléchir à la solution ensuite, même si ça paraît illogique et même si c’est risqué.
    Mais c’est tout de même déjà mieux que de laisser aller et de se réveiller dans 15 ans entourés de ‘garde-robe de luxe’ et obligés de quitter le quartier parce qu’il a connu une métamorphose, certes inévitable, mais beaucoup trop rapide et disgracieuse…

    Enfin, je crois que nous apprenons tous ensemble à se réapproprier certains enjeux qui nous apparaissaient, jadis, inatteignables et joués d’avance…

  16. El toro dit :

    @M. le Maire,

    Vous parlez du Comité consultatif comme s’il s’agissait d’une instance complètement indépendante de la mairie. Qui sont les membres citoyens et par qui ont-ils été nommés ? Et qui sont les conseillers membres ? Il y a bien des conseillers, n’est-ce pas ?

    Bravo pour le débat et bravo pour la décision, mais par transparence, ce serait bien d’expliquer davantage la nature du CCU.

    Autre question : quel est le prix de vente du terrain et de la bâtisse ? Ça nous permettra d’être plus réaliste dans nos rélexions…

    Merci !

  17. Yug_Nitrov dit :

    Selon le site de la Ville de Montréal, la valeur foncière du lot se détail comme suit:

    205,200 pour le terrain
    54,800 pour la batisse
    260,000 pour l’ensemble.

    Maintenant il est bien évider que la transaction s’est résolu à un montant substantiellement supérieur à cela. Par ailleurs, je serais fort étonné que M le Maire ou qui que se soit puisse fournir ou divulguer le montant de cette transaction … puisqu’il s’agit d’une transaction de nature privée. Lorsque la transaction sera officielle (si ce n’est déjà fait), et compte tenu des délais administratifs requis pour ce faire, le régistre foncier devrait pouvoir fournir les informations recherchées.

  18. Yug_Nitrov dit :

    Pour plus d’information sur le CCU en général voir :

    http://www.mamrot.gouv.qc.ca/amenagement/outils/amen_outi_acte_comi.asp

  19. Yug_Nitrov dit :

    On note aussi plus particulièrement que :

    Bien que le CCU soit fondamentalement un organisme à caractère consultatif et non décisionnel, il joue néanmoins un rôle indéniable dans la mission de planification et d’administration du territoire municipal. En effet, au cours des dernières années, le rôle du CCU est devenu extrêmement important pour ce qui est de la planification et de l’administration du territoire municipal, particulièrement depuis que le législateur a établi comme condition essentielle à l’approbation :

    - d’une dérogation mineure (1985),

    - d’un plan d’aménagement d’ensemble (PAE) (1987),

    - d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) (1989),

    - d’une demande d’autorisation d’un usage conditionnel ou d’un projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (2002).

    - de projets de construction ou de lotissement en raison des certaines contraintes (2009).

    que le conseil municipal ait obtenu un avis préalable de son CCU pour exercer son pouvoir décisionnel.

  20. Yug_Nitrov dit :

    Concerant la démolition d’immeuble:

    http://www.mamrot.gouv.qc.ca/amenagement/outils/amen_outi_regl_regl.asp#cara

    Dont , en outre, les particulariés suivantes:

    Étude d’une demande par le comité de démolition
    Avant de rendre sa décision, le comité de démolition doit considérer les oppositions exprimées. Ses séances sont publiques. Il peut en outre tenir une audition publique s’il l’estime opportun.

    Le comité accorde le permis s’il est convaincu de l’opportunité de la démolition compte tenu de l’intérêt public et de l’intérêt des parties.

    Avant de se prononcer sur une demande d’autorisation de démolition, le comité doit considérer :

    - l’état de l’immeuble visé dans la demande;

    - la détérioration de l’apparence architecturale, du caractère esthétique ou de la qualité de vie du voisinage;

    - le coût de la restauration;

    - l’utilisation projetée du sol dégagé;

    tout autre critère pertinent, notamment lorsque l’immeuble comprend un ou plusieurs logements, le préjudice causé aux locataires, les besoins de logements dans les environs et la possibilité de relogement des locataires.

    Il doit, en outre, refuser la demande d’autorisation :

    - si le programme préliminaire de réutilisation du sol dégagé n’a pas été approuvé;

    - si les frais exigibles n’ont pas été payés.

    Lorsque le comité de démolition accorde l’autorisation, il peut :

    - imposer toute condition relative à la démolition de l’immeuble ou à la réutilisation du sol dégagé, par exemple fixer le délai dans lequel les travaux de démolition doivent être entrepris et terminés et, pour un motif raisonnable, modifier le délai fixé, pourvu que la demande lui soit faite avant l’expiration de ce délai;

    - déterminer les conditions de relogement d’un locataire lorsque l’immeuble comprend un ou plusieurs logements.

    La décision du comité concernant la démolition doit être motivée et transmise sans délai à toute partie en cause par courrier recommandé ou certifié.

  21. Luc Ferrandez dit :

    @ Yug
    Compte tenu de la grande qualité de tes interventions, il me semble que tu devrais dire ton vrai nom. Vraisemblablement tu es un expert en urbanisme.

  22. GC dit :

    ou un gars qui utilise Google

  23. Sarah dit :

    J’habite au coin des rues Laurier et Lanaudière. Le Vincent fait partie de ma vie. Je le croise tous les jours: en raison de sa toiture orange bien visible et à cause de l’odeur omniprésente de frites et ce, hiver comme été. Dans les faits, je n’ai rien contre le Vincent. Il nous a sauvé plus d’une fois lorsque nous n’avions plus rien dans le frigo, et les employés sont sympathiques comme tout.

    Ceci étant dit, j’apprécierais que mes élus rêvent d’améliorer le coup d’oeil de la rue Laurier (le dernier coin du plateau qui rappellent un village comme le mentionnait M. Ferrandez). On s’entend tous pour dire que le Vincent n’est pas un trésor architectural et aussi pour dire qu’un autre projet de condo sans saveur ne viendra pas rehausser le look de notre petit village. N’y a-t-il pas moyen de faire pression sur le promoteur pour qu’il présente un projet davantage en harmonie avec l’esprit du quartier? Un projet à l’architecture plus recherché avec un espace en retrait pour conserver la mini place publique? Une SAQ serait vraiment pratique à cet endroit et ça augmenterait la valeur de nos maisons. Bref, peut-on rêver de quelque chose de mieux que le Vincent ou un autre projet de condo anonyme?

  24. Guy Fortin dit :

    En fait, je n’ai aucune formation particulière en urbanisme, mais je m’intéresse à la chose publique depuis plus de 20 ans autant sur le plan juridique, que politique, que de la gestion des programmes ou des intérêts particuliers dans une optique d’intérêt public.

    Par alleurs, savoir utiliser les moteurs de recherches est aujourd’hui indispensable à la collecte d’informations et à la compréhension d’une problématique particulière.

  25. andré dit le boulanger dit :

    Bonjour Guy Fortin,

    Très heureux que tu aies répondu à l’invitation du maire en laissant tomber ton voile. ;-)

  26. andré dit le boulanger dit :

    La Grange de Vincent a une valeur patrimoniale.

    Son design vernaculaire est une version Kitch de l’architecture québécoise traditionnelle : bâtiment rectangulaire, toit en pente, galerie ceinturant la moitié du bâtiment. Ces caractéristiques sont typiquement québécoises. Détruire tout cela sous prétexte que l’enveloppe est criante serait manquer une belle occasion d’harmoniser les couleurs actuelles avec un aménagement paysager verdoyant.

    L’idée d’en faire un CPE demeure la meilleure pour confirmer la chaleureuse ambiance qui règne déjà sur cette avenue. Voir des enfants qui vivent autour de nous est gage d’un futur familial renouvlable. Et cela, le Plateau en a bien besoin.

    Y construire encore des condos pour célibataires/couples sans enfant ne feraient que soutirer le feeling-groovy pour passer en mode feeling-gravy ou feeling-gras-dur des nouveaux arrivants bien nantis.

    Les promoteurs font une offre paradoxale : ils vantent et vendent à prix fort cette ambiance particulière du Plateau pour faire du cash rapide tout en détruisant cette même ambiance par des constructions qui n’apportent rien à la collectivité.

    Aussitôt un projet vendu, leur seul intérêt est d’en construire un autre. C’est une vision à bien court terme qui ne fait que prendre sans rien donner en retour.

  27. jcotepare dit :

    Puis-je être en désaccord ici? Vous savez déjà tous que je le suis ;)

    Ce n’est PAS un immeuble patrimonial. Je veux bien qu’il soit “typique laid”, surprenant, voire charmant. Mais il n’a aucune durée de vie. Ce n’est pas un lieu public ni un lieu de culte. Il va tomber en décrépitude (il l’est déjà) et passer au feu d’ici 15-25 ans max.

    Lui conférer la même valeur qu’à des arbres centenaires, un parc, un vieux couvent, une école du 19e, des terres agricoles, un marais etc… simplement parce qu’il est kitsh et vend des sous-marins, c’est justement enlever tout le caractère sacré à ces choses qui ont une véritable valeur. C’est du “hoarding” municipal.

    Entre une boite à condos minable et une grange aux fenêtres placardées pendant des années, je préfère encore la première option. Pour la CPE, c’est une idée intéressante, mais qui ne l’est que si elle peut devenir projet concret.

    Calmons-nous… on veut y mettre des condos! PAS un stationnement multi-étagé, ni un temple scientologue, ni une disco bruyante! Cette histoire est en train de prendre des proportions qu’on n’aurait jamais dû y donner. Et plus on en discute, plus les avis se polarisent. La grange prend une valeur mythique hors de proportion; on diabolise les promoteurs, les condos, les intérêts économiques. Même les célibataires et couples sans enfant deviennent soudainement l’ennemi!

  28. CB dit :

    Mon intervention est probablement hors contexte mais je voulais quand même faire mon laïus raccourcit.

    La plupart des multiplex construit avant la WWII sur le Plateau et aux alentours ont une signature particulière que les touristes apprécient et que j’apprécie aussi. Ce serait agréable de revoir une architecture de ce type pour les nouvelles constructions au lieu des habituels monolithes que l’on voit se construire depuis quelques années.

    http://www.traveladventures.org/continents/northamerica/images/montreal03.jpg

  29. Daniel Haché dit :

    Bravo pour le titre La Grange “à” Vincent, empreint du langage juste du plateau, le vrai.
    Celui qui voit des enfants jouer dans ses ruelles, celui qui vend des poutines avec de la sauce brune.
    Ne pas connaître cette subtilité de langage nous ramène à la réalité que ce coin se peuple peu à peu de gens (venus d’ailleurs) qui ne connaissent pas toute l’histoire de celui-ci.
    Comme si on connaissait pas la différence entre le “à” et le “de” Vincent. Triste…
    Cette bâtisse n’a certainement pas obtenu un prix d’architecture ou encore moins une protection de l’organisme Sauvons Montréal, mais il est le reflet de la rue. Le modifier ou l’échanger pour autre chose?…oui. Mais y installer un Star Quoi déjà?… Je rêve.
    Garderie, SAQ, fruiterie Valmont, c’est pas les idées qui manquent.
    Cette architecture est aussi toute désignée pour un concours d’intégration.

  30. Thomas dit :

    Keskonfait?

    Rien, je pense. C’est à dire qu’on laisse le promoteur faire appel et que le conseil d’arrondissement approuve le projet.

    Pourquoi?

    1. Aucune solution de rechange n’a établie à l’avance, de manière consensuelle, en consultation avec la population.

    2. Bloquer une transaction de ce type, c’est quand même pas rien. Ça porte atteinte aux droits du vendeur et du promoteur. Je ne dis pas que ça se fait pas, mais que si on le fait, il faut avoir de bons arguments, solidement appuyés. Dans le cas qui nous concerne, il y a au mieux de bons arguments, mais fondés sur le mini-consensus d’un blogue et d’un comité de bénévoles. C’est pas du béton, mettons.

    3. Le projet, comme le souligne jcotepare, n’est quand même pas

  31. Thomas dit :

    (hum) … n’est quand même pas diabolique! Tant qu’à investir temps et énergie dans le développement urbain, il vaut sans doute mieux essayer de développer une politique globale. Le Vincent, c’est trop tard, je crois.

    4. Une nuance pour finir. Si vous pensez pouvoir réussir à faire les deux (gérer les projets de développement en cours sans créer trop de vagues, sans frustrer trop d’électeurs, sans trop de recours juridiques et autres emmerdes ET mettre en place un plan de développement global pour le quartier) : ben c’est merveilleux! Et c’est tout un défi…

    Bref, peu importe ce que vous déciderez, j’admire les bonnes intentions qui motivent votre questionnement. Faut seulement, à mon avis, ne pas chasser tous les lièvres à la fois et cibler les causes les plus importantes. Le Vincent, à mon avis, n’en fait pas partie.

  32. Catherine Passerieux dit :

    Je pense que l’on ne peut plus reculer : quel que soit le bâtiment qui prendra place dans ce charmant coin du Plateau son nom semble faire consensus : la «Grange à Vincent»! Je crois comprendre aussi que sa vocation semble faire un certain consensus : la grange actuelle ne brille pas par son génie architectural et peut-être que peu de monde pleurerait sa disparition. Mais le bâtiment qui pourrait la remplacer devra être représentatif d’un Plateau qui n’est pas celui des promoteurs de toutes ces boîtes carrées en briques rouges divisées en appartements plus ou moins de luxe avec cafés impersonnels. Qu’il abrite, une garderie, une SAQ ou autre commerce de proximité, on veut continuer à sentir que la rue fait partie de notre vie au quotidien. Cela fait longtemps que j’ai déserté la rue Mont-Royal, pourtant plus proche de chez moi, car elle est devenue une succession de boutiques de vêtements ou de chaussures toutes pareilles ou de restaurants branchés pour aller faire mes courses sur Laurier qui a su préserver ce côté convivial et vie de quartier que j’aime beaucoup. Sauvons-la.

    Je n’ai pas très bien saisi toutes les implications d’une telle décision du CCU. Cela annule-t-il toute transaction avec le promoteur actuel ? A-t-il toujours des droits ? En d’autres mots est-il toujours un joueur incontournable ou repart-on de zéro ? Et le vendeur ? Avant d’aller plus loin, ce serait intéressant de savoir où l’on en est exactement pour savoir dans quel sens agiter nos méninges !

    Si on repart de zéro, l’idée d’un concours pour ce petit coin est très intéressante. Et pourquoi pas auprès d’étudiants en architecture ou urbanisme ? Idées neuves, rafraîchissantes tenant compte d’une vision du quartier moins mercantile et plus proche du tissu social qui le compose. S’il est trop tard pour ce projet, préparons l’avenir en définissant les caractéristiques des projets immobiliers que l’on désire voir dans l’arrondissement.

  33. Guy Fortin dit :

    À l’heure actuelle, le conseil d’arrondissement a obtenu un avis défavorable de la part du CCU concernant le projet de démolition de la propriété actuelle et, par le fait même, d’occupation de ce lotissement selon le nouveau projet. Le CCU est un organisme consultatif formé de représentants de la société civile, de citoyens représentatifs du Plateau. Il a une autorité morale reconnue par la lui et l’usage mais il n’a pas le pouvoir décisionnel. Ce pouvoir revient au conseil d’arrondissement, aux élus, sur recours du promoteur. Il serait étonnant que le promoteur, qui en a vu d’autres en matière de développement résidentiel, ne fasse pas appel auprès du conseil d’arrondissement.

    À partir du moment ou le recours est déposé auprès du conseil, le dossier est réévalué par le membres du conseil, lesquels doivent tenir compte non seulement de l’avis du CCU, mais également des observations de représentants des parties en cause. Par ailleurs, le promoteur s’est montré ouvert à l’idée de revoir son projet pour faire en sorte de mieux s’intégrer dans le milieu. Certes, comme il a acquis cette propriété pour la transformé de sa vocation commerciale, en un immeuble à vocation mixte avec au Rez-de-chaussez un ou des commerces et aux étages supérieurs des habitations, il serait étonnant que le promoteur revoit de fond en comble son projet. L’étude qu’il a faite avant d’acquérir la propriété était destinée à en faire un immeuble qui réponde à un objectif de rentabilité du projet. Et dans le secteur, ce qui est rentable c’est précisément un double mixte commercial et résidentiel. Peut-il envisager de revoir son projet en réduisant la présence de son immeuble à moins de 100 % de la superficie du lotissement ? C’est possible, mais j’en doute fortement puisque cela l’obligerait à revoir de façon substantielle les plans des unités de son projet. Tout en conservant cette superficie occupée à 100% peut-il envisager des modifications à l’estétisme du baitment afin d’en faire un qui s’harmonise mieux avec l’”esprit” du Plateau ? C’est une possibilité, mais je crois qu’il y a des limites à ce que peut conscentir le promoteur à cet égard. Il faudra beaucoup de conviction, d’imagination, de souplesse et de pragmatisme de la part de la mairie d’arrondissement pour faire modifier des aspects fondamentaux du projet.

    Personnellement, c’est la seule avenue que je crois possible et respectable pour le Conseiil d’arrondissement. Faire avorter le projet sur des considérations subjectives m’apparait être une voie bien hazardeuse et risquée dans laquelle je ne crois pas que le conseil doive s’avanturer. Le bon sens et la raison prévaudront. Certaines gens seront déçus mais au final ce projet devra suivre son cours dans l’intérêt public.

  34. Gabriel Deschambault dit :

    Quel débat!

    Je pense que le bâtiment logeant le restaurant en question ne possède aucun intérêt architectural ou patrimonial qui puisse justifier sa préservation. Il est un pur produit d’une époque qui valorisait essentiellement le côté fonctionnel d’un restaurant « moderne », accessible en voiture. Je pense qu’il est normal qu’une ville change et évolue; et que l’on ne doive pas considérer comme un drame de remplacer ce type d’immeuble. S’il a terminé sa vie utile; il n’a plus sa place sur la rue Laurier.

    Le caractère même de la rue et le rôle d’animation urbaine (de type village) que les résidants semblent lui reconnaître avec beaucoup d’intérêt, militent plutôt en faveur d’une consolidation du tissu urbain. La rue Laurier est intéressante avec ses vitrines à l’alignement du trottoir et ses commerces de plus petits gabarits. C’est ce qui fait le charme d’y circuler; et d’y vivre en y faisant ses achats. C’est là tout l’intérêt du commerce de proximité, comme « moteur » de la qualité de vie d’un quartier.

    Les professionnels de notre arrondissement qui sont responsables de l’aménagement urbain, ainsi que les membres du Comité Consultatif d’urbanisme, ont maintes fois démontré leur capacité à générer des projets forts intéressants pour notre quartier. De façon générale, les « bons » promoteurs comprennent également que le succès de leur entreprise est directement proportionnel à la qualité du design de leur projet. Pour le reste; la balle est dans le camp des architectes qui feront la conception du projet et de leur capacité à travailler en collaboration avec le CCU.

    C’est tout de même rafraîchissant de voir que plusieurs personnes s’intéressent à cette question et sont préoccupés par la qualité de leur milieu de vie.

  35. andré dit le boulanger dit :

    Logement social ou garde-robe de luxe ?
    Voilà la véritable question que soulève l’affaire La Grange De/à Vinci .

  36. Guy Fortin dit :

    Étant donné la petitesse du lot à construire, je ne crois pas qu’il soit rentable pour le promoteur d’y construire un immeuble de logement social. L’intégration de tels logements se fait généralement dans le cadre de projets de grande ampleurs afin que le coût des dits logements soient amorties par les habitations au prix du marché. Hors, sur une douzaine de condos, le promoteur n’a pas la flexibilité financière requise en consacrer une partie au logement social.

  37. Maria Gatti dit :

    J’habite une coopérative d’habitation composée de 15 logements; tous les projets de logement social ne sont pas forcément de grands projets. N’oubliez pas que le logement social comprend la formule coopérative et les organismes à but non lucratif (ceux-ci visent souvent une clientèle précise) ainsi que les HLM.

    En tout cas, ce serait drôlement mieux que cette bicoque sans valeur patrimoniale ou architecturale , témoin de la manie des “gros chars” et du bêton à gogo des années d’après-guerre. Je partage les inquiétudes de M. Ferrandez en ce qui a trait à la pauvreté architectonique de la plupart des projets de condo, ainsi qu’au rencherissement du bâti qui contribue à la fuite des gens à revenus modestes (dont beaucoup des créateurs qui ont contribué à la culture et de la renommée du Plateau).

    Par contre, je suis partisane de la densification urbaine (tout en évitant les erreurs style “grands ensembles” ou tours hors de l’échelle du bâti environnant - un exemple situé au sud-est du Plateau est la tour très haut et massif situé rue Papineau en face du Parc Lafontaine). http://fr.wikipedia.org/wiki/Densification_urbaine

  38. Guy Fortin dit :

    Mise au point:

    Je ne dis pas qu’un projet de logement en co-propriété de 12 unités n’est pas réalisabe. Je dis simplement que le promoeur actuel ne s’inscrit pas dans cette logique là.

    Un projet de quelques douze unités se développe essentiellement sur la base d’un regroupement préalable de quelques individus intéressés qui, avec l’aide d’organismes compétents en le domaine (SCHL, mairie, ministères offrant des programmes techniques ou financiers en matière de logement social) trouve le lotissement, conçoit un projet, déniche le financement, planifie la réalisation du projet (arhitectes, contracteurs de tous accabits, etc) et veille à la ralisation du projet.

    En bref, c’est un travail qui demande beaucoup de temps et de ressources. Or actuellement il n’ya que quelques idées imprécises découlant de bonnes intentions mais rien de concret pouvant se mesurer avec le projet de condos actuel. C’est en ce sens que je dis que face à ce projet “insatisfaisant” il n’y a pas d’autre alernatives que de tenter d’en améliorer l”acceptabilité” en matière d’intégration urbaine dans sa communauté à travers les canaux qui demeurent disponibles, ceux de la mairie et de son service d’urbanisme. La mairie aura de toute façon le dernier mot en la matière.

  39. Maria Gatti dit :

    Oui, vous avez raison. Par ailleurs, il y a d’autres projets de logement social en planification - et revendication - dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Une de mes amies compte parmi les revendicateurs d’une coop dans le Mile-End. Il y a également les terrains en bordure du chemin de fer entre le Plateau et la Petite Patrie (Je suis membre d’une coop pas très loin au nord).

    Mais il est important de relancer la lutte pour la revendication - et le financement - des coopératives et autres formes de logement social, pour conserver la mixité socio-économique et l’accès à la ville.

    Je veux par contre signaler qu’une coopérative n’est pas précisement la même chose qu’un logement en copropriété. La coopérative est le propriétaire collectif de l’immeuble ou des immeubles; les membres sont à la fois membres et locataires de la coopérative. Ce qui signifie que des gens qui n’auraient jamais la mise de fonds pour faire partie d’un projet de condo abordable peuvent trouver place dans une coopérative (on retrouvera les deux dans le projet Quartier 54 à l’est du métro Rosemont, juste au nord du chemin de fer entre le Plateau et la Petite-Patrie). Les membres d’une coop doivent verser une part sociale mais celle-ci peut être aussi peu que 100$, selon les règlements de la coop et les orientations de la FECHIM.

    Il y a différentes formes de copropriété mais souvent ce vocable évoque chez le commun des mortels les triplex achetés en commun par des amis (à la différence des projets commerciaux de condos qui font surface partout maintenant). Je pense que ces projets commerciaux constituent une forme de copropriété, mais souvent assez factice en ce que l’entrepreneur a souvent le dernier mot.

  40. Guy Fortin dit :

    Tout à fait d’accord avec toi. J’avais tes précisions en têtes lorsque j’ai rédigé mon post. Je te remercie de les avoir verbalisées.

  41. Louis-Frédéric dit :

    Astheure, kess qu’on fait !?!

    Proposition concrète:

    1. On forme un comité composé de citoyens du Nord-Est du Plateau pour développer un projet: CPE, SAQ, une librairie de quartier, des bureaux pour des organismes culturels, autres. L’idée étant de proposer une alternative au projet existant pour répondre d’une part aux besoins des résidents actuels du quartier, d’autre part, contribuer au développement de la vie de quartier en maintenant l’équilibre qui s’y est développé au fil des ans et qui en fait aujourd’hui son charme.

    2. On trouve des partenaires financiers issus de l’économie sociale et solidaire (Chantier de l’économie sociale, Société de développement Angus, Fondaction CSN, Fonds FTQ, etc) pour assurer le montage financier du projet

    3. On fait une offre d’achat au propriétaire du Vincent

    Première réunion le mardi 9 février, à 19h. Lieu à confirmer. Pour info:
    projetgrangevincent@yahoo.ca

  42. Le terrain fait 75′ x 100′ = 7500 p.c. Si une marge de 10′ est dégagée à l’avant, ça réduit de 10% l’espace bâti. Ce qui veut dire que les condos de, disont 250 000$, auront 1125pc. au lieu de 1250 pc. C’est sans compter que les condos commerciaux pourront être vendus plus cher avec un espace terrasse ! Comblant ainsi l’augmentation de prix au p.c. pour les condos. Le promoteur n’est vraiment pas pris à la gorge. Il peut très bien revoir son projet. Les possibilités sont nombreuses.

    Autre détail, un bâtiment qui respecterait plus l’allure générale du bâti dans le coin, avec du fer forgé en façade, une frise ou une corniche, un peu de bois, escaliers colimaçons, ne fera pas doubler le coût du projet. Les architectes du PLateau ont certainement des modèles à proposer. Des alternatives qui pourraient nous sortir de la logique de l’exploitation totale du pied carré conjugué au minimum d’investissement en revêtement extérieur. Le tout pour répondre à la règle d’or: un profit maximum.

  43. Geoanc dit :

    Pour info, on murmure que le vendeur aurait accepte une offre d’environ 1,3 a 1,5 M$ !!!

  44. Guy Fortin dit :

    En supposant que cela soit vrai, et ça parait vraisemblable, le constructeur demande en moyenn 400$ du pi2 pour ses condos. Il peut en récolter entre 4,2 et 5 M$ au brut. Ce nest certainement pas un mauvais placement. Evidemment, ce n’est qu’un ordre de gradeur …. rien de vérifier.

  45. 400$ du p.c. ça me paraît un peu fort. À ce prix là on peut se faire un cottage LEED à 100m du métro Mont-Royal. Mais il est vrai que l’emplacement est très bon. Et surtout à ces prix là, on peut lui demander de faire un effort. Sur l’occupation du terrain et surtout sur l’architecture de façade.

  46. Matias abitzerk dit :

    C’est bon de voir qu’il y a autant d’intérêt pour nos rues et qu’autant de personnes décident de s’impliquer. J’habite dans le coin de Chambord et de Laurier dans un appartement que je loue a un prix qui est tout mais pas modique pour un simple 4 et demi qui a été bâti en 1908. Des problèmes de tout genre se produisent dans mon logement (Moisissure, isolation quasi inexistante, facture de chauffage monstre, insonorisation et j’en site…

    A chaque fois je me dis c’est bon je quitte mon logement et je me cherche un condo a acheter au plateau.. Je réalise aujourd’hui que ça fait presque deux ans que je me dis la même chose, car je n’ai pas encore trouver quelque choses qui me rendent vraiment heureux que je pourrai éventuellement acheter, mais quand on voit les prix des logements quasiment délabrés dans le secteur, je ne pense pas que ça serait ma première option d’acheter dans le plateau.

    « La Grange à Vincent » pour moi ne représente nullement une institution ni moins un bâtiment patrimonial. Je suis moi-même diplômé de l’université de Montréal en urbanisme et croyez moi qu’ils nous ont bien apprit la leçon. Toujours faire la différence et de maintenir le plus possible tout ce qui répond a du patrimoine.

    Chez Vincent représente aujourd’hui un bâtiment délabré et une barrière visuelle ainsi que physique dans ce secteur. Se bâtiment est une vielle ruine d’un ancien Dairy Queen des années 60 qui fut construit pendant la révolution industriel. Il symbolise l’implantation et la commercialisation de la voiture avec ses stationnements et son architecture qui ne s’intègre pas dut out dans le cadre bâti avoisinant d’aujourd’hui qui est disont plus vert..

    Se bâtiment représente tout ce que les villes et les urbanistes se battent contre aujourd’hui. On cherche à développer nos villes pour des villes plus vertes, avec une architecture qui s’intègre bien dans la trame urbaine, qui sont plus écologique et qui offres des services de proximités intéressant pour le bien être de ses citoyens et bien sur contré l’utilisation de la voiture !!

    Je pense sérieusement que ce projet avec une architecture mieux adapté, répondra très bien a ces critères et rapporterait une valeur ajouté a la rue et permettra éventuellement a des nouveaux résident jeunes et moins nanti d’avoir une qualité de vie exceptionnelle dans un secteur très demandé

    Cet arrondissement comme nous le savons tous a connu une gentrification assez importante durant les 10 dernières années. Tout ce monde qui sont entrain de se plaindre vu que c’est un projet de condo qui vient s’installer la, sont pas mal égoïste, car ils représentent la première vague qui a participé a cette gentrification qui a mis dehors les anciens ouvriers qui ont été les vrais habitants de cet arrondissement pendant des décennies et qui ont justement fait en sorte de pousser à une inflation immobilière en surévaluant les prix des habitations dans le plateau et le rendre de plus en plus inaccessible à la classe moyenne.

    Il faudrait pas mal voir la réalité en face. Le constructeur offre des prix qui sont très concurrentiel par rapport à son emplacement et ce que l’on retrouve à coté.
    La qualité de ces constructions précédente et de la finition qu’il offre et nettement meilleurs que d’autres promoteurs qui ont achetés récemment les derniers terrains qui se trouvaient sur le plateau et qui construisent d’une façon que je qualifie d’industriel du genre : ( Made in China )

    Si on jette un petit coup d’œil sur le site duproprio.com vous verrez des prix exorbitant pour des condos qui sont très banal sans aucun intérêt particulier ni de rénovation importante. L’ancienne école donnant face au parc Laurier par exemple !! Une ancienne institution patrimoniale aussi qui a été transformé en condo et qui vaut maintenant plus de 340$ les pied carré. Ou encore, un simple duplex que j’ai visité avant-hier sur la rue Chambord un peut plus au nord de Laurier, 1600 pieds carrés en tout pour 520.000 $ ?? Où allons-nous ainsi ? Est-ce que notre génération aura une chance de pouvoir accédé à une propriété un jours ?? En tout cas si vous Les Baby Bommers continuez ainsi je pense que vous nous gâcherez pas mal nos vie car vous aurez juste tout pris pour vous..

    Si vous chercher plus de parc, plus de stationnement, plus de café a un dollar RETOURNEZ VIVRE EN BANLIEU VOUS SEREZ ALORS MIEUX SERVI

  47. J Cote-Pare dit :

    Alors? Il arrive quoi avec la “saga à Vincent”? (sic)

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