Bonjour
Avec notre formidable élection le 1 novembre, le niveau de travail - qui était déjà à son maximum dans les 4 dernières semaines de la campagne - s’est maintenu et même menace d’augmenter. Je n’ai plus le temps de bloguer depuis déjà quelques temps. Je vais donc mettre fin à ce blogue sous peu. Il reste une soixantaine de curieux qui viennent chaque jour - mais un blogue n’a pas sa raison d’être s’il n’est pas vivant. Alors on tire la plogue d’ici quelques jours.
Ce fut une super expérience. Merci aux nombreux et surtout intenses blogueurs: Geneviève, François, Christine, Marie-Josée, PHP en particulier.
Ciao
Luc

Félicitation au Maire Ferrailleur
Derrière ce jeu de mot en apparence anodine se cache une certaine sagesse…
Le ferrailleur étant celui qui ramasse la ferraille en vue de la recycler, j’ai saisi l’opportunité de jouer avec le nom de famille de notre héraut de la nouvelle politique.
Le coup de force du candidat Ferrandez aura été, sans doute, de faire comprendre au gens que les solutions à nos problèmes sont quelques fois simples, terre-à-terre et que les citoyens et les citoyennes sont les premiers acteurs de cette reprise en main de l’espace citadin.
Luc a innové avec ses conférences à vélo, comme les anciennes conférences de cuisine du PQ à l’époque des précurseurs.
Il a démontré que la nouvelle garde de politiciens, et leurs conseillers, ont réalisé qu’il faut se rapprocher des gens. Pas seulement dans un geste de récupération populiste, mais avec le désir réel d’ouvrir de nouvelles aires de débat et, à défaut de puissants donateurs, que les les nouveaux médias et «l’action directe» auprès des gens représentent des alternatives crédibles.
Ce nouveau capitaine politique aura su profiter de son expertise de gestionnaire de crise pour piloter sa barque. Une barque qui risque de prendre l’allure d’une puissante frégate !
Si le capitaine ferrailleur a le flair et le courage d’aller chercher les marins de Québec Solidaire, il disposera d’une puissante ARMADA capable de propulser ses idées et ses paris.
Un grand idéal, parole de Patrice-Hans Perrier, journaliste qui prône la sagesse, demeure de faire comprendre à Mme Harel qu’il est temps que la vieille garde du PQ passe le flambeau à la jeunesse de Québec Solidaire.
Le capitaine F aura eu la souplesse (comme dans le TAO) et la présence d’esprit de s’adapter à cette époque charnière qui est si merveilleuse… malgré la crise, les déceptions et la corruption ambiante.
Projet Montréal, son capitaine dans le Plateau et tous ses moussaillons de l’action politique et citoyenne ont fait le pari qu’il est possible de réunir des anglophones, des francophones, des jeunes et des vieux, des environnementalistes de tout crin, des mères de familles, des producteurs bios et une part importante de Madame et Monsieur tout-le-monde afin de se serrer les coudes pour la survie de notre ville.
Les médias dominants se sont trompés. Le Plateau Mont-Royal c’est beaucoup plus que la bourgade d’une poignée de petits bourgeois illuminés et branchés. C’est le point de jonction entre l’est et l’ouest, entre le sud et le nord, la jeunesse et la maturité. C’est le point de rencontre de toutes les forces vives du Montréal de demain.
Vive le Capitaine F !
Vive les citoyens et citoyennes du Plateau !
Vive Montréal, ma ville que j’aime par-dessus tout !
Que Dieu vous bénisse tous, du FOND DU COEUR.
Patrice-Hans Perrier
Journaliste indépendant
Wow, quelle générosité. Peu m’importe que ce soit exagéré, ce qui ne l’est pas c’est ton enthousiasme. Puis tu as raison sur le Plateau. On vient de démontrer que l’image de quartier yuppie n’était pas juste. C’est encore d’ici que va émaner la prochaine révolution écologiste et humaniste.
Luc
non.
pas d’accord.
parce que.
(ça c’est de l’argumentation hein)
Dame Genièvre c’est comme Fifi Brin d’acier, si elle existait pas, faudrait l’inventer…
parole de PHP
Non mais Luc, je ne plaisante qu’à moitié.
Comme je suis connue pour ma franchise, et qu’on me surnomme Berthe aux grands pieds, je les lance dans la mare.
- Tu as ouvert un blogue pour ta campagne. Fort bien : de cette façon tu as rejoint
)
1) tout un tas de monde (dont euh, moi par exemple) qui ne vont pas aux Conseils d’arrondissement parce qu’ils pensent qu’ils n’y ont pas leur place ou qu’ils doivent garder les enfants.
2) Tout un autre tas de monde aussi qui ne te connaissait pas avant — souvent les mêmes — qui pour quelque raison que ce soit n’ont pas assisté aux partys de trottoir, ne t’ont pas vu prendre la parole lors d’assemblées citoyennes, n’ont jamais eu maille à partir avec toi, etc. ce que tu veux.
3) Tout un troisième tas de gens qui ne vivent pas dans l’arrondissement et ne sont allés/n’iront donc ni aux CA, ni aux assemblées citoyennes, ni aux partys de trottoir, mais pour lesquels toi et ton administration serez un exemple pour dans 4 ans et la victoire finale…
=> TOUS CES GENS-LÀ tu leur dis “bon ben c’était ben cool, mais salut bonsoir, à la prochaine” ??
(mon mari m’a demandé d’enlever “WTF”
- Ton équipe et toi, vous voulez “faire de la politique autrement”. Génial ! C’est pour ça (aussi) qu’on vous a élus ! (non ?) Tu as inventé le concept des partys de trottoir — bon point. Tu es le seul des candidats qui étaient en lice à avoir un blogue — re-bon point. Tu sais écrire, tu sais argumenter, tu as des idées, tu trouves des sources et des inspirations intéressantes — re-re-bon point, le monsieur/madame Toulemonde de base n’est pas nécessairement aussi cultivé que ça et ça lui ouvre des horizons…
Mais là, sous le prétexte que ya trop de boulot, tu FERMES le blogue ? Cet outil n’était pas juste un outil électoral, c’est une fenêtre ouverte sur la façon qu’on a de vivre, ou en ce qui te concerne de voir les choses et de faire de la politique. Pendant la campagne c’était une oasis formidablement rafraîchissante pour ceux qui s’intéressaient un peu à la chose et à qui ça donnait l’espoir que oui, faire autrement, être “ouvert” en politique, c’est possible. À commencer par parler de façon naturelle de ce qu’on fait, sans filtre, en direct. Démocratie participative un peu.
=> TOUS CES GENS-LÀ le message que tu leur envoies, c’est que le pouvoir vous change : une fois arrivé en haut, on ferme les écoutilles.
Je ne suis pas là pour te dire ce que tu dois faire… mais même si je dépasse peut-être les bornes des limites, mon expérience me dit que je ne dois sans doute pas être la seule à penser tout ça.
Si c’est une question aussi matérielle que le temps qui te reste à la fin d’une journée, il est toujours possible de la contourner, de trouver des solutions — ouvre ton blogue à ton équipe ? ne t’oblige pas à écrire tous les jours ou de façon absolument régulière ? autorise-toi des messages courts ? des trucs rigolos, insolites, absurdes… n’importe quoi, mais par pitié, ne ferme pas ton blogue !
(pitin ya trop de smileys làddans, on dirait un message de forum, lolcat et mdr compris)