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	<title>Commentaires sur : Itinérance - réponse à F.</title>
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	<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 15:05:45 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Carlos</title>
		<link>http://www.lucferrandez.com/itinerance-reponse-a-f/comment-page-1#comment-512</link>
		<dc:creator>Carlos</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 04:44:03 +0000</pubDate>
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		<description>Où est-ce que ces photos ont été prises?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Où est-ce que ces photos ont été prises?</p>
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		<title>Par : François</title>
		<link>http://www.lucferrandez.com/itinerance-reponse-a-f/comment-page-1#comment-489</link>
		<dc:creator>François</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 02:18:19 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne crois pas avoir dit que la criminalité avait diminué avec la mise en place des services de réduction des méfaits. J'ai plutôt dit que certains indicateurs de 'l'ordre public' avaient diminué suite à leur mise en place selon les recherches scientifiques qui ont été publiées - un peu la même chose a été constatée ici à Montréal autour de la défunte expérience NAOMI soit dit en passant.

Je ne connais pas d'exemple où il y a eu transfert des budgets des efforts policiers et juridiques vers les services de réduction des méfaits ou les services à bas seuil. Au Canada en général, je crois que 70% des ressources vont aux actions policières et juridiques, près de 25% au traitement, environ 4% à la prévention et le 1-2% restant à la réduction des méfaits! Il te faudra inventer ton modèle toi-même si tu veux le faire. Je te connais assez pour croire que tu es assez créatif pour imaginer des choses comme celles-là! Peut-être qu'il y a des exemples en Europe de ce genre de processus, mais ce sont des trucs administratifs qui sont peu publicisés généralement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne crois pas avoir dit que la criminalité avait diminué avec la mise en place des services de réduction des méfaits. J&#8217;ai plutôt dit que certains indicateurs de &#8216;l&#8217;ordre public&#8217; avaient diminué suite à leur mise en place selon les recherches scientifiques qui ont été publiées - un peu la même chose a été constatée ici à Montréal autour de la défunte expérience NAOMI soit dit en passant.</p>
<p>Je ne connais pas d&#8217;exemple où il y a eu transfert des budgets des efforts policiers et juridiques vers les services de réduction des méfaits ou les services à bas seuil. Au Canada en général, je crois que 70% des ressources vont aux actions policières et juridiques, près de 25% au traitement, environ 4% à la prévention et le 1-2% restant à la réduction des méfaits! Il te faudra inventer ton modèle toi-même si tu veux le faire. Je te connais assez pour croire que tu es assez créatif pour imaginer des choses comme celles-là! Peut-être qu&#8217;il y a des exemples en Europe de ce genre de processus, mais ce sont des trucs administratifs qui sont peu publicisés généralement.</p>
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		<title>Par : Luc Ferrandez</title>
		<link>http://www.lucferrandez.com/itinerance-reponse-a-f/comment-page-1#comment-488</link>
		<dc:creator>Luc Ferrandez</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 17:39:46 +0000</pubDate>
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		<description>Merci
Les solutions sont rares et tu en proposes une bonne: garantir la diffusion sur tout le territoire. J'imagine qu'il faudrait ajouter - sans pour autant déraciner les gens de leur milieu. À défaut de pouvoir garantir cette diffusion, il faudrait au moins pouvoir concentrer les ressources (propreté des espaces publics, vigilance nocturne, soutien social). Je sais que c'est en partie fait, mais pas totalement. 

Pour ce qui est de la réduction des méfaits, j'ai une autre question: s'il y a diminution de la criminalité est-ce qu'il y a pour autant transfert des budgets ? Est-ce qu'il y a au moins un modèle théorique de transfert ? 
Pardon de te bombarder de questions mais comme je sais que la saison de vélo tire à sa fin, je ne me gêne pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci<br />
Les solutions sont rares et tu en proposes une bonne: garantir la diffusion sur tout le territoire. J&#8217;imagine qu&#8217;il faudrait ajouter - sans pour autant déraciner les gens de leur milieu. À défaut de pouvoir garantir cette diffusion, il faudrait au moins pouvoir concentrer les ressources (propreté des espaces publics, vigilance nocturne, soutien social). Je sais que c&#8217;est en partie fait, mais pas totalement. </p>
<p>Pour ce qui est de la réduction des méfaits, j&#8217;ai une autre question: s&#8217;il y a diminution de la criminalité est-ce qu&#8217;il y a pour autant transfert des budgets ? Est-ce qu&#8217;il y a au moins un modèle théorique de transfert ?<br />
Pardon de te bombarder de questions mais comme je sais que la saison de vélo tire à sa fin, je ne me gêne pas.</p>
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	<item>
		<title>Par : f</title>
		<link>http://www.lucferrandez.com/itinerance-reponse-a-f/comment-page-1#comment-487</link>
		<dc:creator>f</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 17:24:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.lucferrandez.com/?p=1300#comment-487</guid>
		<description>Cher Luc,

Tu poses de bonnes questions et fais de bonnes remarques, comme toujours. Elles sont très différentes les unes des autres et je ne peux répondre à toutes - je vais quand même essayer d'y répondre en partie à celles que je laisse de côté pour le moment dans mes prochains textes. Je réponds ici à deux de tes questions/commentaires uniquement, et je dois t'avertir que les réponses seront moins claires que tes questions car cela ne pourrait être autrement.

1)Est-il vrai que la criminalité à Vancouver n'a pas diminué (j'imagine que ta question implique 'suite à la mise en oeuvre de programmes de logement à bas seuil et du service d'injection supervisée')? Pour répondre à cette question, il faudrait que je sois Dieu ou quelque chose de semblable. La criminalité, on la mesure avec des statistiques criminelles qui sont produites par les forces policières. En criminologie, l'une des choses les plus couramment afirmées, c'est que ces statistiques sont au moins autant le reflet de la réalité que des activités policières elles-mêmes. De plus, il existe des variations temporelles significatives dans les pratiques qui permettent la comptabilisation des statistiques par les organisations policières et des variations dans les pratiques de rapport des infractions par les victimes qui  rendent impossible de se prononcer sur la 'réalité'. Ceci dit, dans les études autour du service d'injection supervisée à Vancouver, par exemple, on a constaté que la criminalité (telle que mesurée dans les statistiques criminelles) n'avait pas augmenté et que plusieurs indicateurs de 'désordre public' tels le nombre de seringues trouvées en public ou le nombre d'injections en public, avaient diminué significativement. Il est probable qu'une partie de ces diminutions soient liées à l'augmentation du nombre de logements 'à bas seuil' offerts aux personnes vivant des problèmes de toxicomanie et/ou d'itinérance. Je pourrais continuer longtemps, tu le sais, mais je pense que je réponds le plus clairement possible à ta question et en fait, ça tombe un peu sous le sens: si tu offres un endroit aux personnes pour s'injecter des drogues, celles qui vont y aller ne vont pas le faire dans la rue et ne vont pas y jeter leur matériel. Etc.

2)Non, je ne crois pas qu'il y ait de seuil de tolérance invariable. Je connais un cas où une clinique de méthadone isolée, dans un quartier très tranquille de Calgary, a été l'objet de harcèlement de la part de voisins/résidants jusqu'à sa fermeture. L'ironie de l'affaire est qu'elle avait été là pendant quelques années avant que quiconque du voisinage ne la remarque... 

Ceci dit, les enjeux de concentration/dispersion des services sociaux sur les territoires des métropoles urbaines ne sont pas à prendre à la légère. En Suisse, les premiers services de réduction des méfaits ont été installées en tant que partie prenante de stratégies de création de zones ouvertes de tolérance de la consommation et du traffic de drogues - et comme tu connais les villes européenes tu sais qu'elles sont densément peuplées. C'est-à-dire qu'il y avait une stratégie plus ou moins concertée (pas de répression dans ces zones et répression intense dans les secteurs périphériques) pour concentrer les services et les utilisateurs des services dans des zones particulières du centre des agglomérations. Eh bien il s'est passé un gros backlash. Depuis ce temps, la tendance a été a été de disperser les services sur le territoire et ça semble mieux se passer en général. Mais pour cela il faut que chacune des unités administratives acceptent (ou soient contraintes) de faire leur part. À Montréal, cela veut dire que chacun des arrondissements et que les villes périphériques doivent s'entendre sur une stratégie d'offre de services sur tout le territoire - ou que le gouvernement provincial force la main aux récalcitrants.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Luc,</p>
<p>Tu poses de bonnes questions et fais de bonnes remarques, comme toujours. Elles sont très différentes les unes des autres et je ne peux répondre à toutes - je vais quand même essayer d&#8217;y répondre en partie à celles que je laisse de côté pour le moment dans mes prochains textes. Je réponds ici à deux de tes questions/commentaires uniquement, et je dois t&#8217;avertir que les réponses seront moins claires que tes questions car cela ne pourrait être autrement.</p>
<p>1)Est-il vrai que la criminalité à Vancouver n&#8217;a pas diminué (j&#8217;imagine que ta question implique &#8217;suite à la mise en oeuvre de programmes de logement à bas seuil et du service d&#8217;injection supervisée&#8217;)? Pour répondre à cette question, il faudrait que je sois Dieu ou quelque chose de semblable. La criminalité, on la mesure avec des statistiques criminelles qui sont produites par les forces policières. En criminologie, l&#8217;une des choses les plus couramment afirmées, c&#8217;est que ces statistiques sont au moins autant le reflet de la réalité que des activités policières elles-mêmes. De plus, il existe des variations temporelles significatives dans les pratiques qui permettent la comptabilisation des statistiques par les organisations policières et des variations dans les pratiques de rapport des infractions par les victimes qui  rendent impossible de se prononcer sur la &#8216;réalité&#8217;. Ceci dit, dans les études autour du service d&#8217;injection supervisée à Vancouver, par exemple, on a constaté que la criminalité (telle que mesurée dans les statistiques criminelles) n&#8217;avait pas augmenté et que plusieurs indicateurs de &#8216;désordre public&#8217; tels le nombre de seringues trouvées en public ou le nombre d&#8217;injections en public, avaient diminué significativement. Il est probable qu&#8217;une partie de ces diminutions soient liées à l&#8217;augmentation du nombre de logements &#8216;à bas seuil&#8217; offerts aux personnes vivant des problèmes de toxicomanie et/ou d&#8217;itinérance. Je pourrais continuer longtemps, tu le sais, mais je pense que je réponds le plus clairement possible à ta question et en fait, ça tombe un peu sous le sens: si tu offres un endroit aux personnes pour s&#8217;injecter des drogues, celles qui vont y aller ne vont pas le faire dans la rue et ne vont pas y jeter leur matériel. Etc.</p>
<p>2)Non, je ne crois pas qu&#8217;il y ait de seuil de tolérance invariable. Je connais un cas où une clinique de méthadone isolée, dans un quartier très tranquille de Calgary, a été l&#8217;objet de harcèlement de la part de voisins/résidants jusqu&#8217;à sa fermeture. L&#8217;ironie de l&#8217;affaire est qu&#8217;elle avait été là pendant quelques années avant que quiconque du voisinage ne la remarque&#8230; </p>
<p>Ceci dit, les enjeux de concentration/dispersion des services sociaux sur les territoires des métropoles urbaines ne sont pas à prendre à la légère. En Suisse, les premiers services de réduction des méfaits ont été installées en tant que partie prenante de stratégies de création de zones ouvertes de tolérance de la consommation et du traffic de drogues - et comme tu connais les villes européenes tu sais qu&#8217;elles sont densément peuplées. C&#8217;est-à-dire qu&#8217;il y avait une stratégie plus ou moins concertée (pas de répression dans ces zones et répression intense dans les secteurs périphériques) pour concentrer les services et les utilisateurs des services dans des zones particulières du centre des agglomérations. Eh bien il s&#8217;est passé un gros backlash. Depuis ce temps, la tendance a été a été de disperser les services sur le territoire et ça semble mieux se passer en général. Mais pour cela il faut que chacune des unités administratives acceptent (ou soient contraintes) de faire leur part. À Montréal, cela veut dire que chacun des arrondissements et que les villes périphériques doivent s&#8217;entendre sur une stratégie d&#8217;offre de services sur tout le territoire - ou que le gouvernement provincial force la main aux récalcitrants.</p>
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