Hier, nous avons donné en exemple l’Université Mc Gill qui a conservé pendant près de deux siècles des bâtiments et des espaces verts qu’elle ouvre à la communauté.
Nous avons eu, à la suite de cet article, une longue discussion sur l’élitisme - discussion qui n’est sans doute pas finie.
La capacité de Mc Gill de conserver des espaces verts et même aujourd’hui de renforcer cette décision historique en amorçant le retrait des espaces de stationnement est tout à l’inverse de celle d’une autre insitution à l’autre bout de l’avenue des Pins. La Régie de la Santé qui occupe l’ancien Institut des sourdes et muettes sur la rue st-Denis et l’édifice du parc Lafontaine. Elle a choisi de d’enlaidir le parc et la rue St-Denis en transformant en stationnement des espaces qui pourraient être mis au service de la communauté sous forme de jardins ou tout d’autres usages publics - ne serait-ce que des lieux de repos pour ses employés.
Comment justifier d’avoir rendu minables ces espaces pour mieux permettre à des employés de venir en voiture alors que la station de métro Sherbrooke est à cent mètres? À la dégradation de l’espace public, il faut aussi porter au débit de la Régie le fait que sa décision entraîne des centaines de déplacements en voiture dns les rues du Plateau.
Compte tenu de l’intelligence de ses gestionnaires, il ne fait nulle doute que cette situation sera corrigée dans les années à venir. En tant qu’élus du Plateau, il ne fait pas de doute non plus que nous allons aider, dans la mesure de nos moyens, les dirigeants à prendre cette décision.




M’est avis que c’est là que devrait se faire l’agriculture urbaine dont il a été question auparavant.