Du 29 janvier au 4 février

6 février 2010 | Auteur: Luc Ferrandez

Les premières rencontres des comités aviseurs

On a commencé à rencontrer les comités aviseurs récemment formés sur le verdissement, le bruit, l’apaisement de la circulation, la cohabitation entre résidents et commerçants. D’autres sont en formation comme le champ des possibles, le stationnement, l’aménagement. Je rappelle que les comités aviseurs ne sont pas des comités consultatifs ou de réflexion stratégique. Ils ont pour mission l’implantation la plus rapide possible des 150 points de la plate-forme. Ce sont des comités opérationnels qui doivent faire avancer les projets avant qu’ils soient soumis pour validation et réalisation à la fonction publique.

Les premières rencontres ont déjà permis de dégager des pistes de solutions concrètes pouvant être implantées rapidement. Ce ne sont que des rencontres préliminaires parce que la première vraie rencontre va se faire avec la directrice de l’arrondissement et le directeur concerné.

J’en profite pour dire qu’on a vraiment une administration en or. Il faut se mettre à leur place : on leur arrive avec une avalanche de projets (et quand je dis avalanche, vous avez pas idée de ce qui s’en vient - c’est vraiment big/stie - mais non je n’en ferai pas la liste sur mon blogue - même les singes apprennent) et en plus on veut que ce soit des citoyens qui en définissent les premières étapes. On exige des réponses à tout, on voudrait que tout soit implanté avant Pâques. Je serais directeur, je me dirais « les nouveaux vont se calmer - la dernière administration nous avait fait le même coup - ils vont comprendre que ça marche pas d’même icitte ». Mais pas du tout ! Ils avancent au pas de course ; sont ouverts à toutes les idées ; sont même enthousiastes !!! Des fois je me demande si c’est pas une ruse… Juste pour nous fatiguer… Une sorte de « rope a dope » du style « amènes-en, amènes-en, tu vas bien finir par te casser la gueule ». Si j’évoque cette hypothèse loufoque, c’est pour cacher un drame. Le drame est le suivant : si la fonction publique est vraiment aussi ouverte que nous en donne l’exemple de l’équipe du Plateau, comment ça se fait que les projets ont progressé si lentement dans les années passées ?  Grosse question pour laquelle on aura une grosse réponse si 25% de ce qu’on a sur la planche à dessin finit par se matérialiser.

La police

Une grosse rencontre avec le commandant Bélanger et le sergent Bergeron m’a fait comprendre que le rôle d’un policier est exactement l’inverse de celui d’un politicien. Les deux gars m’expliquent avec force détails que certaines tentes ne sont pas ancrées au sol dans les ventes trottoirs (quelqu’un pourrait avoir le réflexe de les lancer sur la foule), qu’ils manquent d’agents de sécurité à chaque coin de rue (si jamais un camion de pompiers veut passer il faut écarter la foule), qu’il y a des risques d’émeutes sur St-Laurent lors de l’événement du Grand Prix (ça s’est effectivement passé en 2008), que des types fauchés et bruyants boivent dans le parc des Compagnons de St-Laurent (sur Mont-Royal), pissent contre les arbres et jettent leurs bouteilles de bière dans le sable des terrains de jeu - et j’en passe. Je les écoutais et je me disais « ‘cout’donc chose - on est pas à Moscou ou Medellìn - ce que vous décrivez peut se produire (une fois sur 10 ou 100 ou 1000) mais on va pas se comporter comme si c’était notre seule préoccupation - sans ça ousquié le fun ». Mais relisez la phrase : à la question « est-ce qu’on doit se comporter comme si c’était notre seule préoccupation » il faut absolument que le maire réponde « non » et il faut absolument que la police réponde « oui ».

Conflit en perspective ? Non. On va suivre la plupart des recommandations de la police et on va même leur donner plus d’outils pour travailler (notamment des nouveaux règlements). De leur côté, je pense qu’ils vont comprendre qu’on ne va pas appliquer chacune de leurs recommandations.

Le maire m’appelle au rapport

Y’a m’sieur Tremblay qui était pas content de moi au conseil municipal. C’est rare que monsieur Tremblay nomme quelqu’un par son nom dans les débats. Le vlà-t’y pas qui m’interpelle pour une conférence de presse à laquelle j’ai participé dans l’après-midi avec les groupes du quartier pour des revendications sur le logement social. Il me dit : « Monsieur Ferrandez, venez me voir à la place de vous plaindre dans les medias » . Et moi de lui répondre « yes sir ! ». Franchement, le gars a raison. J’hésitais à participer à cette conférence de presse (de revendication) parce que les fonctionnaires responsables du logement ont été extrêmement professionnels et ouverts avec nous à venir jusqu’à date. Une conférence de presse fait moins avancer les choses qu’une rencontre avec le service d’habitation et certainement encore beaucoup moins qu’une rencontre avec le maire. En termes de moyens de pression, les gars du Comité de logement et du Frapru sont tellement old school que c’en est sympathique. Pour eux, c’est manif/chaînes de lettres/interpellations dans les medias/et tutti quanti. Eux ils s’en calvincent des stratégies de lobby et de communication raffinées. Ce sont les Obélix des mouvements communautaires. Comme le gros personnage à culotte rayée, ils ne comprennent pas les plans complexes d’Astérix pour s’emparer de la garnison. Mais d’un autre côté où en serait le village gaulois sans Obélix ? Astérix je l’aime bien c’est sûr ; mais je l’aime surtout parce qu’il est l’ami d’Obélix.

En plus il faut dire que la ville l’a cherchée, cette conférence de presse. On peut pas nier que le plus grand terrain disponible pour du logement a été cédé par le comité exécutif à un promoteur privé - un mois avant l’élection et que Fotopulos s’est contentée de faire savoir aux groupes du quartier, par l’entremise de son attaché politique, « qu’on veut pas de ghetto de pôvres direct en face des condos ».

La vérité, on l’a su plus tard, c’est que le terrain est tellement contaminé que le service d’habitation n’a jamais cru possible de construire du logement social ou coopératif à cet endroit-là. Mais l’inexpugnable Robert Manninghem (Atelier Habitation) nous dit : commençons par voir avant de dire non. Il y a des solutions pour les terrains contaminés et celle qu’on propose est sans doute la même que celle qui va être utilisée par le promoteur privé : donnez-nous notre chance.

Ça fait que j’ai bien hâte de me rapporter au grand boss pour jaser de tout ça : m’est avis qu’il y a juste du bon qui peut sortir de ce meeting-là.

Les bleus

Vous l’avez peut-être vu dans les medias : les bleus sont venus au bureau, monsieur Parent en tête, me narguer pour la politique de déneigement. Le bonhomme Parent a été génial. Quand je lui ai dit qu’il se trompait et que nous faisions du déneigement la fin de semaine (même la nuit) et que c’était juste du chargement qu’on ne faisait pas sur les rues résidentielles, et uniquement si le contexte le permettait, le gars a pas tourné autour du pot pendant 15 minutes pour cacher son erreur. Il a juste dit « Ah bon ? ». Parle-moi de ça : pas de niaisage. Il s’est trompé, il le reconnaît - fin de l’épisode. Ensuite on a pu jaser un peu de l’avenir. Pas trop, avec tous les kodaks qu’il y avait là. Mais j’ai quand même eu le temps de lui dire qu’on s’enlignait pour faire plus confiance à nos travailleurs dans le futur et moins aux contracteurs privés.  C’est un risque à prendre. Je ne sais pas si ça va marcher. Personnellement, je ne pense pas qu’on peut être motivé à ramasser le recyclage et vider les poubelles publiques semaine après semaine et rester motivé. Si c’est le privé qui le fait, ce ne sont pas des jobs assurées et les gars font ça pour quelques années et après passent à autre chose. Dans le public, il est possible que tu fasses ça toute ta vie. Moi je ne serais pas capable - du moins pour certaines jobs. Ramasser les vidanges d’une bande de cochons qui jettent leur p’tit sacs Jean Coutu débordants dans la ruelle (pis le propriétaire de chien qui en rajoute en empilant un p’tit sac dégoûtant tous les jours sous prétexte qu’il y a un début d’empilade qui ressemble à une décharge - donc autorisation implicite d’en rajouter), je pourrais pas. Il me semble que j’aurais envie de crisser mon camp après avoir écrit « gang de porcs » sur les portes du quartier. Je le dis tout haut : si des employés arrivent à se mobiliser pour ce genre de travail jour après jour - ils ont des qualités que je n’ai pas. Et si leurs contremaîtres réussissent à les garder productifs et heureux - eux aussi méritent une fière chandelle.

Ceci étant dit, en règle générale, je crois à la fonction publique. Mon père travaillait à la ville (technicien en arpentage) ; il a pu élever quatre enfants, acheter une maison, nous donner une bonne éducation et il bénéficie maintenant d’une retraite honorable. Je suis la preuve vivante qu’une bonne job syndiquée a des impacts positifs sur toute une famille et donc sur toute la société. Mais surtout, je pense que ça coûte moins cher. Le privé fait pas de cadeau. Particulièrement dans la construction. Alors s’il est possible de motiver les bleus à faire de la bonne ouvrage, tout le monde va être gagnant en leur en confiant plus.

Categorie: Réflexions
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  1. jcotepare dit :

    Bon samedi matin M Ferrandez!

    Billet intéressant! C’est très agréable de voir comment vous réussissez à fouetter une équipe de fonctionnaires! Il faudrait des gens comme vous dans le système de santé…

    Mais… “les deux gras”…. vraiment? ohlala… Moi qui m’entête à les appeler “M’sieur l’agent”…

  2. Luc Ferrandez dit :

    oups…corrrigé …merci

  3. Guy Fortin dit :

    Bonjour M le Maire,

    J’ai lu avec grand intérêt votre billet de ce matin. Je me disais au cours de s derniers jours que c’est le début de l’apprentissage pour vous et votre équipe. Et je constate avec bonheur que vous apprennez vite et bien. Et ce tout en gardant votre projet politique en vue …. Chapeau !

    Continuez votre excellent travail tout en conservant votre enthousiasme dans l’apprentissage en fonction des objectifs que vous poursuivez, des accomodements requis en cours de route sans trop dénaturer votre projet et du réalisme qu’impose les structures à l’intéérieur desquelles vous avez à agir.

  4. andré dit le boulanger dit :

    J’appuie le message de Guy Fortin. ;-)

  5. Geneviève dit :

    oui je suis d’accord avec la fin : il n’est jamais trop tôt pour éduquer de futurs revendicateurs. moi ma première manif je l’ai faite à 4 ans, ma fille à 2 ans :)
    (le problème c’est qu’elle passe son temps à réclamer maintenant)

  6. GC dit :

    On a intérêt à mettre les bleus sur la construction, ça va éviter de passer par monsieur 3%

  7. christine gosselin dit :

    Je ne crois pas que la désaffection des cols bleus soit reliée à la nature de leurs tâches.

    J’ai la conviction qu’un travail, quel qu’il soit, même strictement physique et répétitif, apporte une satisfaction, pourvu qu’il soit bien fait pour de bonnes raisons et qu’il soit apprécié. Ce que font les cols bleus, à plus grande échelle et en équipe, armés de gros équipement, c’est le pendant public, une version syndiquée et bien payée, du travail que les “ménagères” ont toujours fait, en privé, dans les conditions de rémunération et de valorisation qu’on sait. Dans les deux cas, c’est du travail sans cesse à refaire que personne ne remarque jusqu’à ce qu’il ne se fasse plus ou qu’il se fasse mal. Mais c’est de la besogne essentielle, sans quoi rien ne va plus. Ce qui compense pour la dureté ou le manque d’intérêt de la chose, c’est le sentiment d’appartenance et de fierté que procure une besogne bien abbattue. Et aussi bien sûr les résultats : la propreté, l’ordre, le bon entretien.

    Il est évident que les Montréalais, en tant qu’individus qui forment une collectivité, ne s’investissent pas suffisamment dans le bon entretien de leur ville, et que les cols bleus ne semblent pas avoir envie de venir à notre rescousse pour nous remettre sur la bonne voie. Nous entretenons donc une dynamique dysfonctionnelle, nourrie d’apathie normalisée, de méfiance et d’ingratitude réciproques. Montréal en conséquence est une ville malpropre. Si elle st mal entretenue, est-ce faute de moyens ou est-ce que parce que l’argent qu’on y consacre est gaspillée?

    Je laisse de côté pour l’instant le fait que tant de Montréalais refusent de se rendre responsable de la propreté de leur ville, le fait qu’ils s’attendent à ce que les services de la Ville ramasse tout. Que se passe-t-il avec les cols bleus? A-t-on trop eu recours au privé? Font-ils mal le travail depuis qu’ils sont sans convention? Trop de travailleurs de la Ville habitent-ils en dehors de Montréal? Gère-t-on bien cette fonction publique?

    Durant la campagne électorale, j’ai rencontré une femme qui travaille pour la voirie à Rosemont et qui était exaspérée au point de vouloir renoncer à son travail à la Ville. Elle se disait coincée entre les cadres des travaux publics qui, promus en dehors ou au-dessus de leur compétences, dirigeaient mal les équipes, et les citoyens, qui affichaient ouvertement leurs mépris et ne se gênaient pas pour l’insulter et même lui cracher dessus.

    Son grief principal était que l’expertise, l’expérience et les opinions des travailleurs sur le terrain n’étaient ni sollicités ni respectées, et qu’on les envoyait trop souvent faire des choses insensées ou inutiles, tandis qu’ils sont les plus renseignés sur ce qu’il y a vraiment à faire.

  8. andré dit le boulanger dit :

    LES DÉCHETS :

    Souvent je regarde les humains qui ont pour tâche de ramasser les déchets de mes besoins essentiels, de mes désirs éphémères. Et, je me dis que c’est inhumain ce que l’on demande à ces travailleurs : courrir comme des athlètes dans une grande bulle diésélisée par les émanations de leurs propres véhicules de travail.
    Juste pour cela, je suis pour le sac de plastique transparent et biodégradable. Ça demande moins d’efforts à ceux qui ont cette tâche pour gagne-pain. En plus, facteur non négligeable, les camions roulent moins longtemps devant ma porte puisque le travailleur n’a pas besoin de ramener le bac de recyclage sur le trottoir.
    Si un camion en marche dégage plus de 300 litres d’air pollués à la minute, je me dis que chaque seconde de moins devant ma porte finit bien, modestement mais véritablement, par alléger l’atmosphère.

    Aussi, plusieurs de mes concitoyens ont pris l’habitude de mettre, à l’année, leur bac de recyclage sur leur balcon avant. Drôle d’habitude qui n’aide certes pas à la propreté générale du quartier. Le vent aime bien jouer avec tout ce qui est léger. Le résultat est dans la rue. Qui doit ramasser cela ? Ben, tout ceux que ça dérange, moi le premier.

  9. Luc Ferrandez dit :

    @ Christine
    Wow! Tu as raison sur toute la ligne. Si on réussit à corriger ces problèmes - en partie - parce que ce sont des problèmes qui ne seront jamais réglés entièrement ou pour toujours - on aura fait quelque chose de grand.

  10. Le sac bleu pour la collecte sélective est certainement le changement qui aura le plus grand effet sur la propreté générale de la ville. Bien sur il faut acheter des sacs. Mais à 15 cent du sac on ne mettra personne à la rue. Et pourquoi ne pas offrir via accès Montréal des coupons rabais aux résidents qui font la preuve qui ont des revenus plus modestes ?

    Plus généralement, les arrondissements pourraient très bien revoir en profondeur leur mandat réel et cesser certaines activités pour dégager des ressources qui permettraient de mieux remplir leur mandat de terrain. Pourquoi y a-t-il plus d’employés aux communications qu’à l’inspection du Domaine public et de la circulation ? Si on veut une ville propre il faut y mettre les ressources nécéssaires. Des villes 4 fois plus denses y arrivent. Mais peut-être que le problème est justement dans la faible densité. On est pas très nombreux à payer par kilomètre de rue.

  11. andré dit le boulanger dit :

    OU en sommes nous avec les îlots de chaleur ?

    Monsieur Luc Ferrandez,

    J’ai une question pour tous : qu’en est-il des toits verts et du plan d’urbanisme ?
    Dans la saga La Grange `daVincent ce que nous demandons c’est que le promoteur intègre un plan vert dans sa construction. Est-ce trop demander ? C’est un minimum.
    Quel est leur plan vert ? Quel est leur plan LEED ? Quel est, minimalement, leur plan de TOIT VERT ?

    Quand le Vincent sub-marine va être remplacé par le projet Aldo, son architecture va moins importer que son toit vert.

    Tout ilot de chaleur doit devenir ilot de fraicheur.

    Plus le Plateau sera verdoyant, plus de gens a pied voudront y vivre, travailler, dormir.

    En tant que maire du Plateau, vous avez aussi a rencontrer les promoteurs avides de réalisations.

    Avec ces promoteurs, il importe de créer un réseau de toits verts.

  12. GC dit :

    Les toits verts sont intéressants, mais d’un point de vue purement utilitariste, je préfère tout de même un verdissement accessible aux citoyens.
    La ville de Toronto oblige 50% de verdissement sur les nouveaux édifices de 2000pc et +. J’aimerais bien que Montréal prenne aussi cette initiative.
    Les pouvoirs d’un arrondissement sont limités: on peut contraindre les promotteurs lorsqu’il y a démolition ou changement de zonage, mais c’est toujours du cas par cas.

    Plusieurs annonces auront pour effet de multiplier les îlots de fraicheur sur le domaine public. Mais pour le reste, je laisse le maire se faire plaisir au cours des prochains mois pour vous annoncer cela.

  13. Luc Ferrandez dit :

    Nous sommes limités dans le nombre de changements que nous pouvons implanter en même temps par les ressources professionnelles qui travaillent pour l’arrondissement. Il faut faire des choix. Les choix annoncés dans notre campagne sont l’apaisement de la circulation, l’apaisement du bruit, le verdissement des espaces publics (dont la débétonisation de certains segments de rues et de ruelles, le réseau vert, les quartiers verts, le verdissement des murs aveugles, etc.) la vie collective (dont les marchés publics) le logement social. On ne pourrait pas, en ce moment faire travailler des professionnels pendant quelques mois pour concevoir une politique d’inclusion des toits verts. Ça va devoir attendre. Mais c’est un moindre mal puisque les toits verts ne sont possibles que sur les immeubles neufs (la construction d’un toit vert sur un immeuble déjà existant est trop chère pour pouvoir le rendre obligatoire selon le centre d’écologie urbaine) - et que très peu d’immeubles neufs sont prévus. La simple préservation de notre forêt urbaine actuelle aura beaucoup plus d’effet sur le verdissement qu’une politique de toit vert - et ce sera surtout beaucoup plus visible. Par contre, nous ne sommes pas fermés à l’idée de développer une telle politique et comme pour tous les autres projets; tout à fait ouverts à recevoir de l’aide des citoyens passionnés par une cause. Donc, si vous voulez vous impliquer dans la mise au point d’une politique d’inclusion de toit vert, vous serez le bienvenu. Vous pourriez par exemple trouver des politiques comparables ailleurs, voir si elles sont applicables sur le Plateau; évaluer le potentiel de verdissement qu’elles permettraient, leurs contraintes, etc. Nous pourrions ensuite déposer votre rapport à un fonctionnaire qui - à partir de l’automne - pourrait avoir du temps pour l’étudier et le évaluer sa mise en oeuvre; qu’en dites-vous ?

  14. andré dit le boulanger dit :

    Avoir à choisir entre une promenade dans une ruelle verte ou une balade extrême sur des toits verts, ma préférence va vers la première. C’est plus facile d’échanger avec les piétons du quartier dans une ruelle que sur le top d’un triplex. En ce sens, le réseau des ruelles vertes est un délice trois-saisons qui rend la vie en ville fort dynamique et conviviale. Chaque petit canard investi par la Ville dans une ruelle verte profite à toute la collectivité. Cet investissement est inestimable.

    Par contre, quand je vois la spéculation privée qui rase des Vincent, des Garage Montréal, et des car-wash Marie-Anne pour construire une soixantaine d’onéreux condos, je me dis : les promoteurs vont remplacer les Ilôts de chaleur existants par le Festival de la thermo-pompe et du feu de foyer. Rien de très agréable à entendre ou à respirer.

    Actuellement, l’avide main droite annule les progrès de la laborieuse main gauche. Ciboulette qu’il y a des Harper en ce monde !

    Monsieur Ferrandez, je souhaite que votre action écologique soit tellement contagieuse qu’elle contamine aussi le milieu du profit rapide. Ça éviterait de patientes études et beaucoup de paperasse.

    Concernant votre invitation, je crois que la personne toute désignée est l’architecte d’avant-garde Owen Rose. Ses conclusions sont à la fois celles d’un résident du Plateau et d’un professionnel de l’architecture durable.

    Pour les lecteurs qui ne le connaissent pas encore voici un aperçu du personnage :

    Owen A. Rose ARCHITECTE
    Maîtrise professionnelle en architecture (McGill - 2001)
    Baccalauréat en sciences, Architecture (McGill - 2000)
    Baccalauréat en administration (UBC - 1993)
    Architecte chez Provencher Roy et associés et originaire de Vancouver, j’habite Montréal depuis 1996 où j’ai terminé une maîtrise en architecture à l’université McGill en 2001. Depuis McGill, je continue à développer mes connaissances en design durable, autour du concept « écosensuel ». Membre du comité Avenue Mont Royal verte, je suis également président du Conseil d’administration du Centre d’écologie urbaine de Montréal ainsi que membre du Conseil d’administration de la Société québécoise de phytotechnologie.
    J’ai participé à la réalisation de trois rapports de recherche sur l’implantation des toits verts à Montréal et je suis aussi un professionnel agréé LEED.

    Woin !Difficile de trouver mieux comme ressource naturelle ;-)

  15. andré dit le boulanger dit :

    C’est quoi ça la phytotechnologie ?

    Encore un mot à googleliser….

  16. Geneviève dit :

    il y a une chose qui me chicote depuis l’histoire de l’occupation du lot à 100% : est-ce changeable localement ? ou bien est-ce que ça relève d’un ministère ??

    surtout que l’occupation du lot à 100% sous le prétexte que le rdc est un commerce, c’est complètement fallacieux : au-dessus, c’est pas des commerces… alors c’est sûr qu’ils ont plus de pi2 habitables, mais où est l’espace de vie commune ? ah oui pardon, sur le toît… :(

    est-ce qu’il ne serait pas envisageable de passer à une occupation de lot à — mettons — 80 ou 85% dans ce genre de cas (nouvelle construction, commerce au rdc, habitations au-dessus). de la sorte, on pourrait voir des façades qui reculent un peu (3 pieds ?) du bord de trottoir, se créant plus de place pour une terrasse par exemple, et en arrière il y aurait un peu plus de terrain pour peut-être mettre un composteur commun, faire pousser une haie de tomates et quelques capucines multicolores, accrocher des poussettes…

    parce qu’il ne faut pas se leurrer : il n’y a rien qui tue plus sûrement une ruelle que la disparition de l’élément vert. si une ruelle est bordée de murs (plus ou moins) aveugles, finie la vie de voisinage. idem si les murs sont certes en retrait mais que la place restante est bétonnée pour garer 3 voitures… alors que si ce sont de bêtes clôtures, un peu de bricolage, un peu de bois, et des jolies fleurs et/ou une haie de chlorophylle de tout ordre, ça change tout…

  17. cycliste alcolique dit :

    Déchets:
    Pourrait on envisager une autre gestion des nos déchets sur le plateau?
    Par exemple installer des conteneurs a plusieurs endroits de la ville, pour y déposer papiers, verres, métaux, plastiques (dans des conteneurs différents). Ça serait donc de la responsabilité du citoyen de trier ses déchets. Un avantage: je pense un coût moins élevé que le ramassage organisé et peut-être des rues avec moins de déchets.
    On peut également imaginer un conteneur pour récupérer nos matières organiques pour les transformer en bio-gaz + compostes.

  18. Luc Ferrandez dit :

    Déchets
    Barcelone a essayé cette formule. Un ami y est allé cet automne dans l’espoir d’être émerveillé et de ramener l’idée sur le Plateau. Déception; plusieurs barcelonnais - qui partagent avec les habitants du Plateau le même sang latin - jettent leurs déchets à côté de ces poubelles pourtant très pratiques. Si bien que personne ne veut les avoir devant chez eux.

  19. cycliste alcolique dit :

    Déchets: J’ai vécu dans une banlieue Française (au sang latin), ou ce système était en place. Et ça marchait pas trop mal. Je n’y aurait pas pic-niqué avec mes enfants, mais c’était relativement bien entretenu. Mais comme vous dites, personnes ne veut vraiment ça devant chez soi.

  20. christine gosselin dit :

    Écoutez je veux pas vous sembler pédante, et ça n’a rien à voir avec les ordures, mais je me suis toujours posée des questions à propos de la soi-disante latinité des québecois. Premièrement, c’est un fait qu’on a pas mal de sang autochtone. D’autre part, il n’y a pas eu grande pénétration démographique des Romains dans le coin nord-ouest de la France, d’où sont venus la très grande majorité des premiers colons: Bretagne, Picardie, Poitou-Charentes, Normandie. Gaullois donc, de vrais Celtes au même titre que les Irlandais et les Gallois, et tribus germaniques, voire Vikings par les biais des conséquences de la Bataille de Hastings. D’où notre irréductibilité. Notre penchant pour la bière, les gigues et une indépendance politique qui se faufile sans cesse à l’horizon.

  21. GC dit :

    Voilà d’où vient mon penchant pour les drakkars

  22. Stefan dit :

    concernant des dechets:
    ce que cycliste alcolique mentionne, existe aussi a Vienne: dans certains coins, bacs pour de verres transparent, verres colores, plastiques et metaux. des bacs pour des papiers et dechets restants sont dans des courts des (grandes maisons) comme il y en a bien plus.

    resultat: ca marche tres bien pour trier les papiers et dechets. moins (mais quand meme pas mal) pour des autres recyclages parce-qu’il y a du monde qui veut pas aller au coin. j’imagine ici ca pourrait etre une probleme l’hiver. il y a peu de probleme de salete autour ces bacs (dans des bacs a verres ca pu du vin, bien sur). les camions des recyclage passent se font bien moins remarquer!
    pour implanter des bacs ca pourrait etre pratique a cote des commerces (comme il generent deja beaucoup des recyclage avec boites etc.)

    concernant la volonte de trier des dechets, ce qui marche tres bien en Autriche rural et valait peut-etre une pensee: on peut choisir si les dechets sont ramasses 1, 2 ou 4 fois par mois et on paye selon ca. alors si tu tries bien ta recyclage et fais ton composte, tu paye seulement un quatrieme (le principe pollueur-payeur a bien reussi la-bas)

    pourrait-on ici donner quelque sacs (aux characteristics distinctifs) par mois gratuit a chaque menage/personne, et si on a besoin de plus, on en achete au depanneur? ma crainte est que ce system serait facile a contourner dans la ville …

    mais si le principe polleur-payer fonctionnait, ca faisait aussi la pression aux commercants de reduire les emballages (meme qu’on a deja plusieurs dans le quartier qui font bien des efforts)

  23. cylcliste alcoolique dit :

    Est-ce que ca ne serait pas aux (grands) magasins de devoir habriter justement ces conteneurs? Ce sont bien les resaux de la grande distribution qui nous offre nttout ces beaux emballages?

    D’ailleurs, une question, l’autre jour je voulais me debarasser de quelques piles alcalines (lumiere velo). Je suis alle au Jean-Coutu etant persuade de pouvoir les glisser dans une boite la-bas. Non! D’ailleurs la vendeuse m’a tout simplement repondu qu’elle ne savait pas ou on pouvait s’en debarasser. Je continue mon “enquete” dans la rue. Personne ne savait (inquietant non?), sauf une qui me repond d’aller voir les pompiers. Je m’y rend, et la j’apprend qu’ils ne reprennent que les rechargeables….
    Bon, je suis revenu a la maison avec mes vieilles piles. Je suis certains qu’en faisant une petite recherche google, je trouverai un endroit a Montreal. Mais je pensais (naivement) que tout vendeur de piles devait offrir un service de recuperation (?). Il me semble pas non plus logique que ca soit la parcours du combattant (ou pire qu’il faille prendre une voiture) pour s’en debarasser. A moins que je sois passe a cote de quelque chose d’evident ?

  24. andré dit le boulanger dit :

    Cycliste,

    Quand j’ai des piles à recycler, je les dépose chez l’épicier TAU sur St-Denis.
    Ça fait des années qu’ils s’occupent de ces petites choses…

  25. cylcliste alcoolique dit :

    Merci l’information le Boulanger ;-)

  26. Geneviève dit :

    ouains ben ça lui fait une belle jambe de savoir ça, à la personne qui ne va jamais sur St Denis… :(

    (je suis prête à marcher, même beaucoup, mais entre les enfants, le boulot, la maison et la politique, pour aller déposer des piles usagées… faut pas pousser mémé dans le caniveau non plus. c’est comme ça qu’on part une collection. :S )

  27. cycliste alcolique dit :

    Déchets: Pour les emballages, je vous propose ceci:

    http://eco.rue89.com/2010/02/15/ai-je-le-droit-de-laisser-les-emballages-au-supermarche-114448

    pourquoi pas …

  28. François dit :

    @cycliste alcolique

    Pour les piles (comme pour la peinture et autres produits chimiques), tu vas à l’éco-quartier.

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