Le 7 : conseil d’arrondissement: on annonce les comités aviseurs (une nouvelle façon pour les citoyens de développer des projets en ayant accès aux ressources de la ville pour comprendre quelles sont les contraintes légales, financières, organisationnelles, réglementaires ou autres qui pourraient empêcher ou ralentir la mise en oeuvre de leurs idées). On annonce aussi les deux comités de coordination qui vont devoir prioriser les demandes des citoyens : un sur le budget participatif et l’autre sur l’apaisement et la réduction de la circulation. Ce sont des idées nouvelles - c’est pas certain que ça marche mais let’s go - on essaye.
Le 8: panique à la Manic. Les 46 logements sociaux et abordables prévus sur le site de Montréal Ford sont menacés par une hausse des coûts de construction. Après de longues discussions, négociations, appels à l’aide aux troupes de l’OTAN, prières au Père Noël, une poignée de menaces, tout s’arrange; le promoteur décide d’absorber une grosse partie du surplus et la ville centre s’étire le cou à la limite des programmes pour absorber le reste. Tout le monde a fait preuve de bonne foi - mais disons qu’on est passé proche de la catastrophe.
Le 9 - la neige. Révision de nos scénarios; de leur faisabilité; discussions avec notre directeur des travaux publics, les contremaîtres la DG - toussa. Les journalistes - à l’affût de la catastrophe - nous tournent autour comme des mouches. Les arbres remarquables; on cherche le moyen d’éviter la coupe de centaines d’arbres matures abîmés par le déneigement et menaçant de tomber. C’est pas sûr qu’on y arrive. Au détour d’une rencontre avec le services des grands parcs, j’apprends que la ville centre a comme projet de vendre le pavillon Lafontaine pour engranger un peu de fric. Donc non seulement on nous étouffe en coupant les budget au minimum mais en plus on veut vendre nos actifs. Mon sang ne fait qu’un tour. Voir si c’est sous notre administration qu’une partie du parc va être privatisé. Branle-bas de combat - notamment avec Josée Duplessis qui a déjà son manteau sur le dos pour aller engueuler la ville centre. On vous revient la semaine prochaine sur les suites du dossier.
Le 10 : enfin un peu de temps pour travailler. Rencontre de plusieurs groupes qui ont des projets. Rédaction des mandats des principaux comités aviseurs, leur mission, leur objectif, leur budget. Recrutement de candidats (by the way si vous avez envie d’embarquer il reste de la place - notamment pour des choses cools comme les nouveaux revenus issus du stationnement des visiteurs, le parc Lafontaine, la pavillon du parc Laurier, le verdissement - toussa).
Le 11 : participation à ma première table de concertation du Mont-Royal. Les groupes des pressions (les Amis, Héritage, le CRE, l’économusée de l’au-delà) sont en calvince de constater que le plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal n’a pas permis d’empêcher la vente du terrain du Marianopolis à un promoteur. Ils demandent la formation d’un comité de travail pour revoir les bases du plan et introduire la notion de «capacité limite » du Mont-Royal. Les élus n’embarquent pas. J’appuie fortement l’idée - puis je suis suivi de Peter Trent et de André Lavallée; l’idée qui est passée proche d’être abandonnée est reformulée et reportée à la prochaine rencontre. Point suivant : La police nous apprend que l’observatoire est full pack de chars à 1h00 du matin du jeudi au dimanche: essentiellement des jeunes qui viennent fêter (bière, musique forte, start - disco en plein air - pas rap pantoute avec l’esprit du lieu). Elle propose l’installation d’une clôture. Ça tombe bien ça fait 3 ans que je la demande pour limiter le trafic de transit sur la montagne et faire de Camilien Houde un chemin d’accès au parc et non une piste de course pour les jeunes ou un raccourci pour les pressés. Les gens du service de circulation disent oui, mais ça fait bien longtemps qu’ils ne disent plus non à rien - ils se contentent de reporter à plus tard. Je vais essayer de m’arranger pour qu’on ne me dise plus oui sans que ça soit suivi de mesures concrètes.
Je prends le temps de faire l’éloge de la magnifique entrée Peel qui vient d’être refaite (nouveau sentier, nouvel escalier, nouvelle place, affleurements rocheux, mise en valeur du mur de ceinture par l’abaissement du sol et surtout surtout résurgence de l’eau - avec ce magnifique ruisseau qui part du sommet pour accompagner le marcheur jusqu’à la rue Peel. Je n’ai rien vu d’aussi beau , d’aussi cohérent et d’aussi significatif sur le Mont-Royal ou ailleurs depuis bien longtemps. Mille bravos à Daniel Chartier et son boss Michel Devoy. Chartier a du génie. Je ne veux pas insister sur la motion que j’ai faite mais quelle misère et quelle bizarrerie que personne d’autres autour de cette table de 50 amoureux du Mont-Royal n’ait songé à le faire - drôle d’époque.
Je vous reviens avec des dénouements heureux sur chacun de ces enjeux.
Luc
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