Pas les prochaines élections (ça c’est trop facile ; il suffit d’arrêter de faire des changements pour les deux prochaines années et nous allons gagner les doigts dans le nez).
Non, la question c’est ; allons nous gagner notre pari de faire du Plateau Mont-Royal un quartier calme, vert, propre et sécuritaire – bref humain au quotidien.
Il faut être un élu du Plateau pour savoir combien l’écart est grand entre les quelques rues sur lesquelles c’est déjà le cas et les autres. C’est en recevant les plaintes des résidents tous les jours sur le bruit, la circulation, la propreté, l’insalubrité, le maire (oui, j’avoue être un des maux du quartier), les taxes, le taxage, les graffitis, les livraisons, les bars, les chiens, les égouts, la hausse vertigineuse des loyers, les expulsions illégales (et tellement fréquentes), les transformations illégales de logements en copropriété indivise, les p’tits christ de logements de 600 pieds carrés pas de cour que les promoteurs veulent maintenant construire partout pour faire une piasse facile, les nids de poule, le manque permanent-universel de stationnement, de débarcadère de garderie, de zone de livraison, les travaux illégaux, les permis pas respectés, les occupations du domaine public pas payées, le coût de tout (en commençant par les sapins de Noël ; – j’men vas acheter le mien à HocheLag si on peut le transporter dans le metro) – il faut recevoir ces plaintes tous les jours, donc, pour savoir que la partie n’est pas gagnée.
Je résume. Des fois, l’été, la fin du jour, les maisons traditionnelles radieuses, les enfants qui jouent ; tu te dis que tu es au paradis. Des fois en novembre, la fin du jour, une rue minable pas d’arbres, une nouvelle bâtisse qui vient d’être construite sans aucun charme, des tags partout – y compris sur une jolie murale qui vient d’être peinte, des sac de merde de chien au pieds des arbres, une constellation de sacs de poubelle au coin de la ruelle – tu as l’impression d’être nulle part. Big time.
Alors, allons nous gagner ?
Les capsules qui suivent ont au moins l’intérêt de dresser le menu.
Mi-mandat de Luc Ferrandez | Vidéo 1/4 | ORDRE, CALME, BEAUTÉ
Mi-mandat de Luc Ferrandez | Vidéo 2/4 | UN COIN DE RUE À LA FOIS
Mi-mandat de Luc Ferrandez | Vidéo 3/4 | PLACE AUX HUMAINS
Mi-mandat de Luc Ferrandez | Vidéo 4/4 | LA FIN DU DÉSAMOUR

Intéressants les derniers échanges. Là au moins, les idées circulent. Nettement plus constructif.
Je vais ajouter mon grain de sel. Je crois que la question est beaucoup mieux posée dans les derniers échanges. Il ne s’agit pas de la voiture en soi, mais du nombre exponentiel de voitures dans des quartiers densément peuplés et de son impact sur la vie de dizaines de milliers de personnes. Après chacun assume ses choix. Habiter au centre et payer cher pour. Habiter loin et utiliser sa voiture avec les obstacles de plus en plus nombreux qui se dresseront sur son chemin. Car il ne faut pas se leurrer, il y aura de plus en plus de voitures dans les années qui viennent et par conséquent de plus en plus de bouchons. Et par conséquent de plus en plus de besoin d’apaisement de la circulation dans les quartiers centraux.
En plus, il vrai que l’arrondissement doit assumer des coûts très élevés pour une population qui n’y réside pas : les quelques 550 000 voitures quotidiennes (80% de la circulation du Plateau) qui ne font que creuser nids-de-poules après nids-de-poules, et autres dommages aux rues ; les piétons aussi, comme l’a dit quelqu’un qui coûtent cher en propreté ; etc. L’arrondissement est donc aux prises avec des dépenses plus élevées que bien d’autres pour une clientèle qui n’y réside pas. Et pas de budget conséquent. Que faire ?
Quant à la fameuse vignette. Les protestations qui viennent du coût en soi me paraissent exagérées. Car 140 $ par an pour occuper l’espace public me paraît très bas en comparaison de ce que cela nous coûterait si on était obligé de louer un garage. C’est sûr que de se faire retirer un privilège, cela a toujours du mal à passer. Nous, nous avons une voiture que je n’utilise, sauf exception, jamais en ville. Nous sommes prête à en assumer les conséquences. Par contre, là ou le bât blesse est l’inégalité de traitement entre citoyens. Pourquoi les résidents qui n’ont pas vraiment le choix d’avoir une vignette car demeurant dans une rue où les visiteurs viennent fréquemment se garer doivent-ils payer alors que pour les visiteurs c’est gratuit alors que l’arrondissement doit défrayer des coûts pour leur passage? Non un système équitable serait que tout le monde paye (tous les résidents et tous les visiteurs de l’arrondissement) et puisse se garer ou bon lui semble au lieu de se tordre le cou et les méninges à comprendre l’éventail de pancartes attachées aux poteaux de la ville. Le coût de la vignette en serait très réduit et les visiteurs participeraient aux coûts des dommages qu’ils infligent à l’arrondissement.
Bien d’accord Catherine, ce que tu proposes se raproche du parco-jour. L’idée serait d’avoir des parcomètres sur lesquels les vignettes pourraient stationner. Les non-résidents payeraient et le système venderait un nombre limite de place pour que les vignettes est toujours de la place et que la rue ne soit pas submergé lorsqu’il y a des foires commercials avec rue fermé.. Les résidents pourraient aussi avoir quelques jetons pour qu’il leurs en coûte moins chère pour leurs invités ou leur voiture en auto-partage.
«Pour Quebecor, tous les coups sont permis, peu importe les conséquences sur la vérité et sur la réputation des personnes visées».
Mais qui dit ça ? Mais c’est Hubert T. Lacroix, un des plus brillants avocats de sa génération et présentement PDG de Radio-Canada-CBC.
Hubert Lacroix met les pendules à l’heure sur comment on aime faire de «l’information» au sein de l’empire de l’autre.
Oups !
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201202/14/01-4495913-500-millions-de-letat.php
@André
un empire qui sent bon le fumier, la merde et les demi-vérités … je n’y adhère pas. Je ne l’écoute pas et ne la lis pas.
Quand je pense que collectivement on a contribué à l’enrichisssement de cet empire de merde via la Caisse … j’en ai des hauts-le-coeur.
Au moins du temps du père, ça avait une certaine classe … populaire.
Maintenant, ç n’a plus de classe .. C’est comparable à la presse-poubelle américaine..
J’en vomis
@Guy,
Oh boy ! Tu n’y vas pas avec le dos de la tarte ce matin. Tu fesses dans l’dash, mon Guy.
Bon d’accord, j’en conviens, ce n’est pas du grand journalisme mais, par contre, c’est de l’excellent pourriellisme.
Mais au delà des opinions personnelles, éditoriales ou autres, il faut quand même reconnaître une des plus grandes qualités des parutions de l’empire : Cascades les recyclent pour en faire un très agréable papier-fesses
@luc
Vas tu gagner tu me demande? ben non.
Denis Coderre en rêve; Georges Bossé y travaille; Michael Fortier, lui, hésite. D’autres disent non plus vite que leur ombre: André Boisclair, Liza Frulla, Martin Cauchon. À quoi? À la mairie de Montréal. À un an et demi des élections, notre journaliste Michèle Ouimet a tâté le terrain.
Maire de Montréal? Le député libéral Denis Coderre y songe très sérieusement. «Je ne dis pas non, au contraire, m’a-t-il confié. J’ai obtenu 23% des voix dans le dernier sondage, c’est très flatteur.»
La Presse a mené un sondage en avril 2011. Elle a testé des noms pour la mairie de Montréal. Denis Coderre a remporté la palme avec 23% des voix, André Boisclair, ancien chef du Parti québécois, a récolté 15%, Michael Fortier, ex-ministre fédéral, 7%, et Martin Cauchon, 5%.
J’ai rencontré Denis Coderre dans une pizzeria du Vieux-Montréal. Il tutoyait la serveuse et saluait tous les clients. Au début du repas, je le vouvoyais, mais lui me tutoyait.
Député libéral à la Chambre des communes à Ottawa depuis 1997, Denis Coderre a été, entre autres, secrétaire d’État au Sport amateur et ministre de l’Immigration. Il a 48 ans.
Photo: La Presse
Denis Coderre est un junkie de la politique. Il le sait et il s’assume.
«Je suis un carriériste, a-t-il précisé. Je vais faire de la politique toute ma vie.»
Il entretient soigneusement son réseau. Il a 8000 amis Facebook et 47 000 abonnés sur Twitter. Il parle italien et créole. Il est en symbiose avec sa circonscription (Bourassa, dans l’est de Montréal), qu’il représente depuis 1997 et où vivent… des Italiens et des Haïtiens.
Il a toujours été à l’avant de la scène. Dès la 1re année du primaire, il prononçait des discours devant les élèves. Au secondaire, il était président de sa classe. Briller, voir et être vu.
Alors la mairie? Il y pense sérieusement. Mais Denis Coderre veut d’abord régler la question du leadership du Parti libéral du Canada. Le congrès doit se tenir au printemps 2013. Plongera, plongera pas? Coderre réfléchit. Une chose est certaine, il veut devenir chef du Parti libéral ou maire de Montréal.
«J’ai donné ma vie à la politique. J’ai 48 ans et ça fait 29 ans que je milite au Parti libéral.»
Que pense-t-il du maire Gérald Tremblay?
- Il a des forces, a-t-il répondu.
- Lesquelles?
- Il est sympathique.
Georges Bossé : Maire de Verdun (ville et arrondissement) de 1993 à 2005. Membre du comité exécutif de Gérald Tremblay de 2002 à 2005. Il a 68 ans.
Photo: La Presse
Ses modèles? Claude Ryan, un homme «authentique».
Et Régis Labeaume? «Je le connais bien et je l’apprécie. Il fait partie de la solution.»
Est-il un Régis Labeaume ou un Gérald Tremblay?
Il a répliqué sans hésiter: «Je suis Denis Coderre.»
***
Georges Bossé est plus direct. La mairie l’intéresse, il ne s’en cache pas. Un groupe de réflexion de neuf personnes cogite autour de sa candidature. Mais il hésite. Il a peur que sa vie privée soit bulldozée par la politique. Il a 68 ans.
Georges Bossé, ex-redoutable maire de Verdun qui a dirigé sa ville avec une main de fer, opposant féroce au projet «une île, une ville» qu’il a fini par accepter quand il a vu le rouleau compresseur des fusions avaler Verdun.
Il était le leader des maires de banlieue, la force de frappe antifusions. C’est lui qui a choisi Gérald Tremblay comme candidat à la mairie de la nouvelle ville, en 2001. Il croyait qu’il pouvait battre Pierre Bourque, un centralisateur insensible aux besoins des banlieues.
Tremblay a battu Bourque. Bossé a fait partie de son comité exécutif. En 2005, il a décidé de ne pas se représenter parce que Gérald Tremblay l’avait déçu. Trop lent, trop mou.
«Gérald a un grand besoin de rallier, alors il met la barre trop bas. Quand on devient insipide, inodore et sans saveur, on n’obtient pas de résultats. [...] Gérald Tremblay a fait son temps.»
Michael Fortier : Ministre non élu dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Responsable du Commerce international, des Travaux publics et de la région de Montréal. Battu en 2008. Il a 50 ans.
Photo: PC
S’il devenait maire, Georges Bossé changerait complètement la dynamique de la ville. Il éliminerait les partis politiques - une perte de temps -, il donnerait davantage de pouvoir aux arrondissements et il mettrait la hache dans le conseil d’agglomération qui chapeaute l’île et s’occupe des services communs, comme la police et les pompiers.
Son nouveau conseil d’agglomération serait dirigé par 18 élus qui auraient le droit d’imposer des taxes. Mais le vrai pouvoir de taxation serait confié aux 19 arrondissements, qui seraient aussi indépendants que les 15 villes défusionnées. Sous une administration Bossé, il y aurait 34 villes-arrondissements et un conseil de 18 élus qui chapeauterait le tout.
Georges Bossé rêve d’un leader fort pour Montréal, un homme de la trempe de Régis Labeaume ou de Jean Drapeau.
Le Labeaume-Drapeau revu et amélioré, ce serait lui
@Catherine, comme notre maire, vous voulez faire payer les automobilistes. Du point de vue utilisateur payeur, une vignette à 140$ peut être considéré comme une aubaine sur le plateau. Mais sur cette base, TOUS les services offerts par la ville et l’arrondissement sont déficitaires. Nous pourrions payer à la carte tous les services en fonction de notre utilisation mais je suis loin d’être convaincu que cela serait bénéfique. A l’aire de l’électronique, pourquoi voudrait-on défrayer autant pour les bibliothèques? Pourquoi dois-je payer autant pour l’eau alors que nous n’en prenons si peu comparé aux commerces, industries et aux propriétaires de grosses piscines? Quand je paie des impôts, je ne peux décider ou va l’argent, c’est nos bons gouvernements qui décident. Par contre, quand on me facture directement une taxe pour financer un déficit et pas à mon voisin, ça ne marche plus, aussi petite soit cette facture (je penses au 45$ de la SAAQ). La question est plutôt de savoir POURQUOI doit-on dissocier les coûts reliés à l’utilisation de l’automobile à ceux des autres services? Les changements effectués par M. Ferrandez ont eu l’effet escompté, soit de diminuer le trafic de transit. Donc, l’augmentation de la vignette est une preuve que le stationnement sur rue des résidents n’est pas un problème névralgique. Le sous-financement de l’arrondissement par la ville-centre est un litige interne de la ville que M. Ferrandez et M. Tremblay doivent régler en priorité. Taxer les automobilistes du plateau, c’est ne pas tenir compte du bagage historique. Les rues étroites du plateau ont servi des générations de citoyens, l’automobile a contribué à son essor et voilà qu’on veut la bannir en faisant PAYER la génération actuelle. Augmenter la vignette de 10$ par an n’aurait fait aucun mal, surtout si c’est fait dans les autres arrondissements (dans Ville Marie, c’est le même prix qu’avant).
Même si c’est vrai que le nombre de voitures augmentent sur le plateau (à cause de son enrichissement), l’utilisation de l’automobile est beaucoup plus dommageable qu’une voiture qui est immobile dans la rue. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire pour la gestion des stationnements sur rue, car nous avons avantage à laisser des places pour les non-résidents qui dépensent chez nous. Mais, l’augmentation du coût de la vignette ne règle rien à ce niveau là. Je ne peux le garantir mais dans certaines zones, des résidents choisiront de ne pas acheter de vignette. Les résidents choisiront des zones gratuites sans vignette et cela aurait pour effet de diminuer encore les places disponibles pour les non-résidents. A l’inverse, si plus de résidents paient pour une vignette, on donne plus d’espace gratuit pour les non-résidents et les résidents sans vignette. Comme il n’a pas le choix, le résident sans vignette cherchera plus longtemps pour se stationner, côté écologie, on n’est pas gagnant. Et on pourrait même assister à une hausse de la délinquance automobile (ruelle et coin de rue bloqués etc.)
Pour ce qui est du financement, je suis loin d’être d’accord avec le principe qu’il faut assumer seul le coût de l’entretien des services que l’arrondissement offrent. En aucun cas, la popularité d’un secteur ne devraient être pénalisant en terme financier pour ces résidents. Déjà que les taxes foncières sont basées sur des évaluations qui n’ont plus aucun lien avec le coût réel des services, s’il faut en plus payer pour nos beaux yeux…
Ces temps-ci Michel Leblanc, président de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, parle parle jase jase de Montréal et naturellement du Plateau. En fin d’entrevue au Devoir, on lui demande s’il ne serait pas tenté par le saut en politique :
Michel Leblanc préfère passer son tour. «Un ancien président m’a déjà dit que dans notre position, on se dit plusieurs fois par jour qu’on ferait les choses autrement si on était maire. Mais à la fin de la journée, est-ce qu’on se dit qu’on veut y aller? C’est autre chose. Et présentement, au Québec, la vie d’un politicien n’est pas enviable.»
C’est vrai qu’il faut être à la fois téméraire et visionnaire pour plonger dans cette fosses aux lions.
Pour ceux qui ont manqué l’article, voici le lien :
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/342709/regard-optimiste-sur-montreal?utm_source=infolettre-2012-02-16&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
Très bien résumé M. Gagnon.
La hantise de l’automobile de certains les aveugles face aux autres problèmes et iniquités de notre merveilleuse administration municipale. Disons simplement que les citoyens du Plateau paient beaucoup plus que ce qu’ils reçoivent…
C’est vrai que l’on paie beaucoup mais j’ai enfin l’impression d’avoir plus de services de qualité pour mes taxes : piscine Laurier enfin upgradée, piste cyclable sur Laurier qui permet de circuler d’Est en Ouest, apparition des saillies aux coins des rues qui rappellent que des piétons habitent aussi ces quartiers, parc Lahaie qui se fait invitant pour les charmants producteurs maraîchers du Québec.
Bref, plein de belles choses qui me donnent la certitude que l’on peut vraiment améliorer sa satisfaction de vivre en ville.
En toute chose, il faut trouver le juste équilibre entre les différents modes de transport. C’est ce que cette administration est en train de réussir.
On trouve de bien belles choses en fouillant…
Pour un éditorial que je publie aujourd’hui, je suis retourné en arrière afin d’inscrire la crise que vit l’AMT dans un contexte plus large. J’ai constaté deux choses : la première est historique, la seconde, plus prosaïque…
D’abord, on vit actuellement un moment charnière en transport, un peu comme l’ont été les fusions municipales pour la gouvernance.
Simultanément, il y a :
- le lancement du Train de l’Est (qui permettra au réseau d’atteindre son plein potentiel),
- la crise de la gouvernance (démission du patron de l’AMT, sédimentation des paliers décisionnels),
- la difficulté croissante de développer des projets de transport collectif (SRB Pie-IX, Train de l’Est, prolongements de métro),
- la réflexion sur le financement du transport (péage, taxe, tarif…)
- la multiplication des projets routiers d’envergure (Champlain, Turcot, Bonaventure).
Tout ça, dans un contexte où la tendance du «tout-à-l’auto» s’estompe tranquillement, comme l’a démontré l’Enquête Origine-Destination.
Clairement, les plaques tectoniques sont en mouvement.
Ensuite, la volonté du gouvernement d’établir une structure tarifaire commune pour l’ensemble de la région de Montréal est un échec total.
Il n’y a pas de grosse révélation là-dedans, mais ce qui étonne, c’est l’écart abyssal entre la promesse faite en 1982 (!) et la situation actuelle.
Il y a 30 ans, on promettait en effet d’harmoniser les grilles de tarifs de la région pour faciliter la vie de tout le monde. Or aujourd’hui, un même usager à accès au rabais tarifaire dans un secteur mais pas dans l’autre, il paye plus cher certains trajets à l’aller qu’au retour, il peut parfois utiliser sa correspondance mais pas tout le temps et il a accès à plus de… 700 titres différents!
Oui, oui, 700 titres différents, c’est l’AMT qui le dit!
Voilà qui résume bien la désorganisation totale du transport collectif métropolitain, un enjeu «prioritaire» pour tous… que tous s’efforcent à paralyser en multipliant les paliers décisionnels, les sociétés de transport et les demandes en tout genre.
Conclusion : un énorme ménage s’impose… et jamais le moment n’a été aussi propice pour que le gouvernement l’entreprenne.
Effectivement, cette remise en question doit tout remettre sur la table parce que depuis des décennies on favorise le transport individuel et le transport des marchandises en mode surface et le transport collectif en mode souterrain.
Alors, vitement, tassons les pistes de stationnements sur les artères principales afin qu’elles soient réservées aux transports collectifs.
Pas cher et super efficace.
@ Martin, lorsque tu fait un copier/coller d’un article, le minimum serait d’indiquer la source, question de respect du droit d’auteur. Le mieux serait de faire une petite introduction puis mettre l’URL.
Projet Montréal veut mieux protéger les piétons pendant que l’administration Tremblay fait des projets en pièces détachés sans veiller à la sécurité des citoyens : http://www.journalmetro.com/montreal/article/1101096–des-mesures-de-securite-sur-l-avenue-parc-ca-presse-dit-projet-montreal
@Sebastien
Tu as raison. Je croyais avoir ecrit un autre message d’excuse envers M Cardinale. Je sais pas ou est passé le message.
Aussi.
Fait attention avec des commentaires facile comme ca ”Projet Montréal veut mieux protéger les piétons pendant que l’administration Tremblay ”
Parc est dangereux. Mais c’est guère mieux que la boucherie que Ferrandez a crée sur Rachel et St Jospeh. Ses detournements force quand même pas mal de traffic sur rachel et St-joseph.
Surtout Rachel et Papineau…my god. Ya qquns qui va y laisser sa vie si ca continue
@Andre
Pour uns des peuples les plus imposé au monde. Je crois pas que j’en ai pour mon argent. Entre deux contrat;-) va faire un tour en Scandinavie..tu vas voir que c’est un autre monde.
A ton bonheur il a moins de voitures…mais de plus ils ont qques choses que nous avons pas..du transport en commun..partout partout. Pas juste le metro. Pas juste des trains en heures de pointes. Un vrai choix. pas des allusions comme le fait les gouvernements.
Amsterdam? en plus que les autos y sont quasiment coupé du centre ville. Des vrais pistes cyclables pour des cyclistes…tres larges et operationels. Pas comme ici ou c’est impossible de couper sans avoir risque de se casser les dents. J’oublais..un excellent transport en commun. Full time all the time
Londres? une ville qui a plus de 3000 ans..avec un underground. Mind the gap. taxe de congestion. Perfect pour les 450 et surtout très bon financement.
Jte conseil fortement de revoir ton commentaire. Tes pas assé exigeant pour les 45% de taxes que tu paies…ou p-e que tu fais partie du 50?% qui en paye pas et la tu en as pour ton argent.
Excellente entrevue-radio de Ferrandez :
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=124471
@ Martin,
Tu confonds 2 choses. Il y a le débit de voiture et l’aménagement. Les voitures en plus sur les artères soulagent les rues résidentielles qui sont plus sécuritaire. De plus, l’arrondissement n’a aucun contrôle sur l’artère Saint-Joseph, pas plus que sur Parc, d’où la demande à la ville centre. Pour Rachel coin Papineau, c’était beaucoup plus dangereux avant quand la piste cyclable obligeait les cycliste à faire un détour de 5 minutes et que ceux si continuait donc sur une zone où il n’y avait aucune installation cyclable. La jonction de la piste sur Rachel c’est fait sous Fotopoulos, alors que Bergeron était un simple conseillé mais je trouve que la situation est meilleur qu’avant. Si tu as des solutions d’apaisements, fait les savoir au lieu d’utiliser des adjectifs inappropriés.
L’Histoire se répète
Je me rappelle de la folie médiatique qui s’était emparée de l’ouverture de la piste cyclable Rachel en 1989. On voulait lyncher Jean Doré sur la place publique. Tellement que le jour même de l’ouverture, il avait pensé, pendant quelques heures, à démanteler « toute la piste» Rachel. C’était la première. Il avait mangé toute une raclée. C’était le premier pas vers le changement d’une autre façon de voir Montréal.
L’Histoire est «full-patern» finalement ;0)
Le dogme du «NO PARKING NO BUSINESS» descend, en Europe, de son piédestal :
Ces stratégies se heurtent parfois à l’hostilité des commerçants, inquiets de perdre leur clientèle motorisée. “Le dogme “no parking, no business” (pas de parking, pas de clients) fait encore des ravages”, commente Frédéric Héran, maître de conférences en économie à l’université de Lille. En réalité, ajoute ce chercheur, “ce sont les personnes à pied et à vélo qui dépensent leplus d’argent dans les commerces de centre-ville et de proximité”. Le montant de chaque achat est moindre, mais ils viennent plus souvent que les personnes motorisées.
Dans une enquête menée par M. Héran en 2003, non rééditée, les automobilistes étaient en effet qualifiés “de clients volages” et “les piétons, de clients fidèles”.
Lire : Strasbourg ouvre la voie aux piétons :
http://www.lemonde.fr/rendez-vous/article/2012/02/16/strasbourg-ouvre-la-voie-aux-pietons_1644454_3238.html
L’étude nous révèle ceci :
Ce sont les personnes à pied et à vélo qui dépensent leplus d’argent dans les commerces de centre-ville et de proximité”. Le montant de chaque achat est moindre, mais ils viennent plus souvent que les personnes motorisées.
Stéphane Gagnon,
Merci d’avoir pris le temps de répondre à mon intervention. Ce que vous dites est très intéressant et m’a fait réfléchir sur l’accessibilité aux services et au type de facturation qu’il devrait y avoir. L’eau que vous prenez en exemple, que l’on paye si peu et que l’on gaspille allègrement : et bien, j’ai toujours pensé, comme pour l’électricité, qu’il devrait y avoir une tarification minimum, pour les besoins essentiels par personne. Au-delà de la consommation de base, la tarification devrait augmenter par pallier (comme les impôts). Cela éviterait de balancer des tonnes d’eau potable, qui coûtent très cher à purifier, dans des chasses d’eau de toilettes beaucoup trop grandes, dans notre consommation quotidienne ou sur des pelouses ou pour laver sa voiture etc. On est parmi ceux qui en consomment le plus dans le monde. Et ce n’est pas parce qu’on en a beaucoup qu’on doit la gaspiller comme on le fait.
Pour la santé, au lieu de payer un impôt imposé à tous quelque soit le revenu, ce serait mieux que ceux qui ont les moyens d’en payer un peu le fasse. Beaucoup de gens pourraient défrayer, je ne sais pas, mais peut-être 10$ lors d’une consultation chez le médecin. Et si on est vraiment malade au bout de quelques consultations annuelles, cela deviendrait gratuit. Ou par le biais des impôts si c’est trop compliqué par consultation.
Pour les automobilistes, je n’ai pas de solution si ce n’est des péages autoroutiers sur tout le Québec comme il y en a eu à une époque lointaine (pas partout). Je trouve, comme vous que les 45$ de la SAAQ, sont tout à fait inappropriés. Tout comme des péages isolés sur certains ponts. Les Montréalais, par la force des choses, utilisent en moyenne certainement moins leur véhicule que les banlieusards qui viennent travailler en ville et pour qui nous payons l’entretien des rues Alors que, pour ma part et certainement je ne suis pas la seule, je ne roule que très rarement sur ces mêmes rues.
Pour le stationnement, je trouve un peu aberrant d’avoir à payer une vignette, peu importe le prix (140$ par an, ce n’est pas très cher et je ne refuse pas de le payer) alors que le visiteur lui peut se garer devant chez moi sans rien payer et surtout s’il arrive après 23h occuper gratis des places réservées seulement jusqu’à 23h pour vignettes. Tu as payé, tu rentres chez toi après 23h et impossible de se garer ! À mon avis, il faut revoir tout le système de tarification du stationnement : moins cher, partout et pour tous.
Je suis de celles et ceux qui pensent que l’argent devrait aller plutôt pour le déplacement des personnes que pour la fluidité de la circulation des véhicules. Je suis pour une ville moins axée sur le tout à l’auto et plus sur la convivialité. Mais ce n’est pas le choix dominant actuellement malgré les discours et quelques mesures timides pour les transports collectifs.
Alors oui, j’appuie les mesures d’apaisement pilotées par l’équipe Ferrandez. Même si ce n’est pas toujours évident encore d’en voir les avantages à long terme.
@Catherine Passerieux
Le concept de l’utilisateur-payeur peut paraître séduisant, mais il a aussi ses limites. L’exemple du ticket modérateur en santé que vous donnez l’illustre bien : partout où ce système a été implanté, il s’avère que ça coûte une fortune à gérer et que ça rapporte peu. Le 10$ que vous donneriez à la clinique s’envolerait en frais de gestion et en coût administratifs. En plus, il a généralement pour effet de retarder - surtout chez les moins fortunés - certaines consultations médicales urgentes, dans l’espoir de sauver quelques sous. Finalement, il est probablement en contravention avec certaines dispositions de la loi canadienne sur la santé, qui garantit l’accessibilité aux soins, et s’expose donc à être contesté devant les tribunaux. Bref, pas la bonne solution. Le gouvernement Charest s’en est rapidement aperçu, pour avoir jonglé avec cette idée en 2010 et avoir dû faire marche arrière ensuite.
http://www.ledevoir.com/societe/sante/296731/ticket-moderateur-en-sante-quebec-fait-volte-face
L’idée des péages autoroutiers fait également de plus en plus son chemin, mais elle va être difficile à faire passer… J’ai hâte de voir le gouvernement qui aurait le courage politique d’affronter la grogne du 450 (où se gagnent et se perdent les élections ces dernières années) à ce sujet.
Monsieur Ferrandez
Vous poser la question «allons nous gagner notre pari de faire du Plateau Mont-Royal un quartier calme,vert,propore et sécuritaire-bref humain au quotidien» Ma réponse est non et je m’explique: vendredi dernier le 17 janvier 2012 mon fils me demande de l’aide pour garder sa petite-fille qui est malade. Je vais immédiatement chez lui avec plaisir. Malheureusement il n’y a pas de place pour stationner sur Rachel car vous avez installé de nouvelles vignettes. Il est seulement 10h30 du matin et après avoir fait plusieurs fois le tour des rues je me résigne à stationner sur la rue qui mène au Théâtre de la Verdure au coût de 10 $. Comment se fait-il qu’un grand-père ne puisse pas visiter sa peine-fille sans avoir d’autres possibilités que de débourser un montant si exorbitant. Vous ne réussirez pas car vous avez oublié le sens de la famille et vous ne pensez qu’à régler votre budget. J’espère que vous allez revoir votre politique et proposer des alternatives à cette situation qui est injuste et contradictoire avec votre énoncé précédant.
Jean Richard
Tout à fait d’accord avec vous pour la santé (bien que cela se fasse ailleurs). C’est pourquoi j’avais ajouté : «Ou par le biais des impôts si c’est trop compliqué par consultation.» En fait, je voulais simplement signaler que l’on devrait un peu plus participer selon nos revenus. La santé doit rester un système universel, tout comme l’éducation et bien d’autres services.
Quant au péage, ça c’est sûr ! mes les mentalités peuvent évoluer et comprendre petit à petit que l’on ne pourra pas indéfiniment tout avoir et en même temps vouloir payer moins d’impôts. Et les politiciens courageux ne sont pas légion.
Voir aussi la réaction de Monsieur Turgeon ci-dessus. Moi en payant ma vignette, j’ai du mal à me stationner dans ma rue et je ne me plains pas de la payer, seulement de l’inégalité de traitement entre visiteurs qui peuvent se stationner gratuitement et résidents qui doivent souvent se payer une vignette. Si un visiteur, comme Monsieur Turgeon, doit se payer un stationnement occasionnellement, Monsieur Ferrandez perd son pari de faire du Plateau un quartier plus calme, vert et propre. Ce Monsieur ne sait probablement pas tous les efforts et l’argent mis pour la propreté, du remplacement du bac par des sacs fermés, au ramassage des cochonneries qui trainent par terre à cause de la très grande fréquentation du quartier, aux poubelles publiques vidées plus fréquemment. À la propreté du Parc Lafontaine (et autres parcs) qui était très sale il y a quelques années, etc. Il ne sait pas aussi le nombre d’arbres qui ont été plantés et arrosés pour ne pas nourrir. À l’argent mis pour mieux dégager les trottoirs l’hiver. Aux nombreuses avancées de trottoirs pour rendre les intersections plus sécuritaires et agréables puisque l’on a mis des plantes aussi. À la sécurisation des écoles autour desquelles il y avait beaucoup d’accidents avant, etc. etc. Ce ne sont que quelques exemples parmi bien d’autres de ce qui a été fait. Peut-on juger de l’action d’un équipe sur le fait qu’une personne ne trouve pas un jour dit de place de stationnement gratuit alors qu’il y en a des milliers et des milliers (plus de 20 000 je crois ?) sur le Plateau, occupées pour une bonne part par des visiteurs comme ce monsieur. Car ce ne sont pas nous les résidents qui sur-occupons les places puisque la moitié d’entre nous n’avons pas de voiture.
Cette perception que tout va à veau-l’-eau sur le Plateau alors qu’il se passe beaucoup de choses positives et que dans d’autres arrondissements non médiatisés on va plus loin encore, est vraiment malsaine. D’ailleurs le Plateau et deux autres arrondissements ont gagné des prix pour leur action de «rendre nos rues plus conviviales», prix fort peu médiatisés, beaucoup de journalistes préférant la polémique et le sensationnalisme. Pourquoi le Plateau aurait-il reçu un prix d’organismes sérieux si le maire et son équipe étaient si peu crédibles ?
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7017,83909667&_dad=portal&_schema=PORTAL
Anecdote :
Je suis allé voir ma famille dans le 450 via le métro.
Je me suis rappelé que dans les années 70, je demeurais dans le Vieux Longueuil et que le service d’autobus faisait partie intrìnsèque du tarif métro.
Au fil du temps, il y a eu rupture. Un premier billet pour le métro puis un second billet pour l’autobus Longueuil.
Le scénario se répète pour le retour. En plus, ma carte Opus n’est pas valide à la station Longueuil. Je dois payer un autre billet au coût de 3,00$
Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on ne demande pas à l’automobiliste ce que l’on impose à l’usager des TECS ?
Alors vivement le péage sur les ponts. Un peu d’équité, diantre ;0)
Monsieur Turgeon
C’est vrai que ce tarif est élevé pour un visiteur comme vous. Il est plutôt prévu pour les travailleurs qui viennent tous les jours en voiture. Nous étudions la possibilité de le réduire sensiblement la fin de semaine et les jours fériés. En attendant, la rue Lafontaine est toujours gratuite et le stationnement Calixa Lavallé aussi.
@Catherine
Malgré le fait que les citoyens du plateau sont les plus conscientisés de la province en matière de gaspillage, de recyclage, de transport etc, ils sont parmi les plus taxés de la ville de Montréal et de la province toute proportion gardée. Tu peux posséder un multiplex de 6 logements dans un secteur plus pauvre de la ville (ou toutes autres villes du Québec) qui abrite une vingtaine de personnes et envoyer moins de taxes à la ville qu’un condo de 1000p2 sur le plateau. La plupart des “brainwashé” de ce monde nous disent qu’il faut payer plus quand le logement vaut plus cher. Je suis bien d’accord mais il y a quand même des limites. Les habitants du condo de 1000p2 (disons 2-3 personnes) n’ont sûrement pas 12 voitures, 6 entrées d’eau, 20 sacs de poubelles par semaine à disposer etc. Alors, au delà de l’utilisateur payeur, il y a d’abord une relation coût-service qu’il faut retravailler. On dirait que plus ton espace de vie est restreint et plus la promiscuité de ton voisinage est grande, plus les services te coûtent chers. La logique voudrait plutôt que ça soit l’inverse. Poussé à l’extrême, il y a un condo de 1500p2 qui s’est vendu 1.2M$ de dollars dans l’édifice Phoenix près de la station Square-Victoria, il paraît que c’est un pied à terre. Notre bonne ville de Mtl envoie sûrement à ce résident une jolie facture de 12000$ par an pour TOUS les services qu’elle offre à ce profiteur propriétaire qui ne paie pas sa juste part parce qu’il utilise sa voiture dans le centre-ville une fois par mois ou il y a déjà trop de voitures. Mais il ne faut pas oublier de lui tarifer son 45$ d’immatriculation pour habiter sur l’île et de lui faire payer le fonds de l’eau à ce gros gaspilleur. Ah, ces petits condos, ce qu’ils peuvent coûter cher à la ville…
La ville de Mtl trouve normal d’augmenter les taxes de seulement de l’inflation sauf que 3% (près de 6% sur le plateau) alors qu’elles sont déjà le double en moyenne des autres villes du Québec, ça rime à de l’escroquerie selon moi. J’ai beau habité Mtl mais mon salaire depuis l’an 2000 a seulement augmenté de 3% par an en moyenne (je ne me plains pas). Au même rythme, mes taxes foncières devraient me coûter 2000$ de moins pour 2012. Cette somme en trop est empochée impunément annuellement par une ville qui ne sait pas contrôler ses coûts et l’on vient nous dire que c’est l’auto qui coûte cher et que c’est la faute de l’un et de l’autre qui ne paye pas sa juste part. Le pire, c’est que ça marche car on ne serait pas en train de discuter sur ce site de différentes solutions pour trouver de nouvelles sources de revenus plus équitables. Pour le pari de notre maire, s’il le réussi, c’est plutôt grâce à sa vision que les choses changent et c’est bien ainsi mais il serait préférable que cela ne se traduise pas par un prélèvement dans notre portefeuille.
Le débat sur le coût versus service reçu semble aller dans toutes les directions. Quelques mises aux points s’imposent.
La taxe que l’on paye est basée sur la valeur du bâtiment. Plus il vaut chère, plus on paye de taxe foncière. Comme les riches habitent généralement des résidences plus cossus, ils payent plus chère. Une forme de redistribution de la richesse. Ce qui ne fonctionne pas, c’est quand une classe plus fortuné entend dire que le Plateau est génial (ce qui n’est pas complètement faux) et qu’ils payent une fortune ce qui ne le vaux pas. Ex. : Un condo d’une valeur municipal de 324 000$, mis en vente à 409 000$ et vendu 425 000$ http://www.lepailleur.com/fr/proprietes/fiche/MT8664134 . Ça conduit à une hausse de la valeur des propriétés que l’ensemble des résidents doivent payer. Cette hausse est nettement supérieure à l’inflation. Et cette hausse étant noyé dans le budget de la ville centre sans retour pour l’arrondissement, les taxes montent sans que les services suivent.
Dans un monde idéal, les vignettes devraient servir à contrôler les places disponibles et servir de ticket modérateur aux automobilistes. Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, nous sommes à Montréal.
Sébastien,
Je suis allé voir ton lien condo vendu à 425,000 K.
Ce que je retiens en plus du prix de vente de plus en plus mirobolant :
Electricité : 1,552 $
Frais de copropriété : 2,844 $
Taxes municipales : 2,879 $
Taxes scolaires : 625 $
Avec en prime le commentaire suivant :
«Stationnement exclusif. Ruelle dégagée et entretenue par la Ville de Montréal.»
Ici, la gratuité semble avoir une valeur marchande au profit du vendeur et de la banque ;0)
Stephane Gagnon,
vous avez totallement raison,plus on en fait,plus qu on nous en demande.Totallement disproportionnelle,insultant et pas dur sur le moral!!!!!
@Sébastien
Sans vouloir vous vexer, c’est un peu ce genre de réflexion qui fait “brainwashé”. Nous le savons tous que les taxes sont basées sur les évaluations et qu’une certaine redistribution de la richesse est souhaitable. Mais justement, le principe de taxer en fonction des évaluations depuis plus de 10 ans est complètement décrié (faites des recherches sur internet, il n’y a pas juste à Mtl que cela fait des mécontents). Quand tu as acheté un duplex à 30000$ en 1980, tu ne t’attendais sûrement pas à payer 6000$ de taxes foncières en 2012. C’est 500$/mois, le double du prix de l’hypothèque de l’époque. Ma voisine est dans le quartier depuis qu’elle est née, elle a 68 ans et ne peut même plus entretenir son bâtiment convenablement car les taxes l’égorgent. Comme moi, elle recoit des commentaires du genre “ben vends-donc” ou “emprunte, tu récupèrera ton argent à la vente”. Mais que ne faut-il pas entendre? Logiquement, les batiments comparables devraient payer à peu près le même prix, c’était le but principal lors de l’instauration des taxes foncières. Mais que compare-t-on aujourd’hui au juste? C’est la spéculation car en terme de valeur réelle, un condo vendu 425000$ sur le plateau vaut la moitié moins dans l’est de Montréal. Nous le savons tous que ce condo n’est pas un château et l’ancien propriétaire n’était pas nécessairement quelqu’un de riche. Ce qui revient à dire que c’est la richesse des évaluations que l’on taxe et cela fait l’affaire de Mtl (et les autres villes) mais l’injustice continue de croître. Si au minimum, le plateau était géré comme une ville en soi (comme Westmount), nous pourrions bénéficier un peu plus de ses importantes taxes. Depuis 1993 que j’habite sur le plateau, les services diminuent de façon constante, les taxes augmentent à vitesse grand V et on ne cesse de venir piger dans nos poches pour toutes sortes de raisons. Ce qui est nouveau, c’est que l’on essaie même de culpabiliser le mode de vie des gens pour justifier les hausses.
“Dans un monde idéal, les vignettes devraient servir à contrôler les places disponibles et servir de ticket modérateur aux automobilistes. Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, nous sommes à Montréal.”
J’espère qu’il s’agit d’une opinion personnelle et que vous ne travaillez pas à la ville de Mtl. Les vignettes n’ont pas été créées pour servir de ticket modérateur. Même à 140$/an, elles n’auront que très peu d’impact sur le nombre d’automobilistes. Comme objectif secondaire mais non négligeable, vous auriez pu écrire ouvertement que cela sert à augmenter les coffres de l’arrondissement, ce qui est loin du monde idéal…
@Andre
En matière de taxation municipale, rien n’est gratuit, surtout pas à Montréal.
@André
C’est pas de la gratuité, c’est de la securité. La ville doit deblayer certaines ruelle pour l’acces aux pompiers, un peu comme les rues.
@Sebastien. C’est mon point de vue. Un peu comme le votre. A part d’un lien a un article bidon. Tu offrais pas grand chose non plus.
@Luc toujours en attente pkoi tu oses comparer montreal et paris..
@Denis t’es ou? je m’ennuis de toi
@ Stéphane Gagnon,
Pour les vignettes, il y a un élément modérateur. Sinon elle serait distribuée gratuitement. Mais le coût de la première et le fait que la 2e coûte le double a un effet coercitif.
Pour la taxe foncière, on est relativement d’accord. Aucun résident ne devrait être obligé de vendre ou sentir qu’il doit quitter son quartier parce qu’il y a de la spéculation. M. L’allier, ancien maire de Québec, soulignait le problème qui ne touche pas uniquement Montréal lors d’une présentation au congrès de Projet Montréal. Je ne suis toutefois pas assez qualifier pour expliquer de quel manière la taxe foncière devrait être appliqué.
@ Sébastien,
coercitif dans le genre c est mauvais d avoir la liberté d erte propriétaire d un deuxieme véhicule?
Pendant ce temps la, les couronnes avec leurs multiples déplacements…vtt,quad,ski-do,
sea-do,pis j en passe,encore les montrealais(surtout ceux du plateau) qui doivent faire leur part,si ca continue,if you can t beat em,join em!!!
@Sebastien
Le coût des vignettes n’empêche pas les propriétaires d’auto de se la procurer s’ils en ont vraiment besoin. Inversement, on ne se procure pas une voiture supplémentaire parce que les vignettes sont gratuites. Conclusion, la vignette n’influence pas le nombre de voitures dans la rue. Seul les coffres de l’arrondissement sont augmentés. Pour ce qui est de la 2ième vignette pour une même adresse, il y en a très peu selon M. Ferrandez, donc les résidents du plateau ne possède pas autant de voitures qu’il y a de membre dans la famille comme on le voit si souvent en banlieue. Ainsi, selon moi, la 2ième vignette est beaucoup trop chère car elle est nécessaire à leur propriétaire. Donc, oui le prix de la 2ième vignette est coercitif mais la voiture existe quand même, stationnée dans une zone gratuite.
@Luc
M. Cardinal vous reproche de ne pas vous représenter au réunions du conseil municipal. Pour ma part, je crois que c’est un peu du temps perdu pour les partis de l’opposition minoritaire mais j’aimerais connaître votre opinion à ce sujet.