Lhasa, comme Dédé est morte beaucoup trop jeune. Il faudra faire de nouvelles places publiques pour que la pierre nous rappelle tous ces êtres géniaux et fragiles qui ont vécu parmi nous.
La présence de Lhasa dans notre quartier était un honneur. À la suite d’une enfance bohème à travers les États-Unis et le Mexique, Lhasa s’est installée à Montréal et y a trouvé une ville qui lui ressemblait, qui la stimulait et qu’elle chérissait.
Décrite comme « citoyenne du monde, une citoyenne de la musique », Lhasa était attachée à la diversité, à la tolérance et au dynamisme culturel qui caractérisent le Plateau. Sa contribution à l’enrichissement de cette dynamique aura marqué les deux dernières décennies et lui survivra.
« N’importe où dans le monde, ce ne sera jamais comme à Montréal », disait-elle. « Je me sens tellement chanceuse de vivre ici ».
Nous, nous étions chanceux de l’avoir.

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