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Une dernière photo de trottoir (pour aujourd’hui)

24 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Un trottoir plus large que la rue qui le borde est-ce possible ?

Oui. Mais seulement si on considère que les piétons sont plus importants que les autos. Dans les villes où l’apartheid a été aboli ça existe.

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La voirie au pouvoir 4 de 10

24 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

On fait souvent le constat de la saleté de Montréal. Cette impression de saleté (que Charlebois résume dans sa chanson sur Montréal par «ton p’tit air crasse pis tes rues sales») n’est pas uniquement causée par la malpropreté : elle résulte de la pauvreté de l’aménagement des rues.

Ces rues conçues dans un esprit d’apartheid  n’auront jamais l’air propres parce qu’elles donnent l’impression d’être minables.

Ici un exemple sur Marie-Anne juste au coin de Saint-Denis, les planificateurs ont insisté pour qu’il y ait à la fois de la place pour le stationnement et pour une voie de 3.5 mètres pour la circulation. Résultat, l’espace de vie a disparu et la rue aura toujours ce petit air crasse - qu’elle soit propre ou pas. Remarquez que sur cette photo elle est toute propre.

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Des rues de même largeur à Toronto, à Londres et à Paris mais avec des choix différents d’aménagement - la première avec une réduction de l’espace de circulation, la seconde et la troisième avec l’élimination du stationnement (sur Marie-Anne, il suffirait d’éliminer huit places de stationnement pour faire un coin magnifique au coin de St-Denis).

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Immeubles disparus - 2

22 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Face au carré Saint-Louis - un des dix plus beaux parcs en Amérique du nord selon PPS, il y avait une école (Aberdeen) qui a été remplacée par l’institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Voici les photos du avant et après de cet article trouvé sur le site de la Société d’histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal.

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’auteure lorsqu’elle parle du gâchis de la seconde version. Je suis d’accord pour dire que ça manque d’imagination, mais il y a quand même de belles trouvailles. J’adore le déménagement du restaurant au rez-de-chaussée - qui anime et enrichit la rue. Elle a raison toutefois de se déchaîner sur la première version et de pleurer l’édifice disparu.

Une note positive; HLM et coopératives.

21 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Je m’apprêtais à écrire deux autres billets rageurs sur l’aménagement à Montréal et en particulier sur la destruction de son patrimoine. Mais mes recherches de la soirée m’apportent un truc positif à raconter. Les critiques attendront demain.

Le truc positif, donc : il s’agit de l’excellente décision de l’Office d’Habitation de Montréal de ne pas centraliser ses HLM depuis ses tout débuts. L’Office a plutôt utilisé une stratégie de diffusion et d’intégration dans le milieu - si bien qu’on peut à peine identifier et distinguer les HLM des autres types d’habitations.

À l’heure où la France cherche en vain des solutions aux quartiers sensibles et aux grands ensembles, ce n’est pas un mince avantage.

Bien sûr, il y a eu les erreurs des années 70 - construction de tours et de cubes - mais ce n’était pas une erreur exclusive de l’Office.

Pour voir les photos de tous les HLM du Plateau, accédez à cette page et cliquez sur les boîtes.

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En plus des HLM, il y a aussi les coopératives d’habitation (50 000 personnes y vivent au Québec dont une très grande proportion à Montréal - mais je n’ai pas les chiffres). Ce sont souvent de jolies maisons qui ne peuvent pas être distinguées de leurs voisines  - ou alors ce sont de grandes institutions récupérées pour fin de logement et dans ces cas, ce sont souvent les plus beaux immeubles du quartier. Cette intégration des logements abordables dans la ville constitue un grand succès à la québécoise.

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Immeubles disparus - 1

21 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Pour faire suite à la discussion animée sur l’architecture de Montréal, voici une série sur les destructions les plus honteuses de l’arrondissement.

On connaît bien les destructions majeures du reste du centre-ville  (hôtel Windsor, bureau de poste de la place d’Armes - une merveille - gare Bonaventure, etc), mais moins les grandes disparues du Plateau.

Je viens personnellement de découvrir celle qui me fait le plus mal. C’est grâce à la Société d’histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal que je fais cette découverte.

Dans un prochain article, je compte vous faire un résumé complet du travail de cette association, tant son oeuvre est utile à la compréhension de notre arrondissement.

Mais revenons à nos moutons. Ce que je considère être la pire disparition du Plateau c’est l’ensemble champêtre constitué des serres et de la maison de l’intendant du parc Lafontaine. Ce n’est pas tant pour la valeur des bâtiments que pour la modification de l’esprit du lieu.

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Les deux bâtiments en jaune sur la carte sont des serres et celui en rose est la maison de l’intendant. Voici les photos.

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L'arrière de la serre

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La maison de l'intendant

Ce qu’on ne voit pas sur ces photos, c’est que le parc était entouré d’un chemin de calèche planté d’une rangée d’arbres majestueux. C’est ce chemin de calèche qui a été utilisé pour élargir les rues Lafontaine et Rachel ainsi que pour construire une série de stationnement au sud du parc.

Voici la photo aérienne du coin de rue aujourd’hui. Ce raccourci en plus d’être un vol de l’esprit du parc a empoisonné et continu d’empoisonner  la vie des résidents de la rue de la Roche.

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Patientez bonne gens. Il reste 76 jours à votre calvaire.

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Rue St-Hubert

20 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Être minable est un art qui s’apprend avec le temps. On ne devient pas minable d’un coup. Quand on regarde cette photo de la rue St-Hubert au nord de notre arrondissement, on ne peut pas fraire autrement que de remarquer le soin apporté par les architectes et les marchands à l’espace public. Notez, la belle allure des marquises, la générosité des auvents, la délicatesse des lampadaires Washington et la classe de l’affiche lumineuse sur le coin de la rue. .

Que s’es-il passé pour qu’on oublie cet art de vivre ?

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Longtemps une auberge a occupé le coin Bernard et Saint-Laurent. Je me rapelle de ses derniers jours avant l’incendie. Elle n’était plus l’ombre d’elle même - étouffée par la médiocrité du site où elle logeait. La ville se meurt quand les rues tuent les maisons.

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photos de Guillaume st-Jean.

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La voirie au pouvoir 3 de 10

20 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Deux photos de l’Avenue du Parc identifiée par l’excellent Guillaume St-Jean (alias guil3433) dont on peut voir le travail ici .

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Avant

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Maintenant

On comprends maintenant pourquoi ça s’appelait Avenue du Parc. Au fur et à mesure où les différentes adminstrations de la voirie de Montréal rapetissaient les trottoirs pour donner plus d’espace aux machines, il aurait fallu changer le nom pour  en trouver un plus représentatif. Je propose : «passage pour minables urbains n’ayant pas les moyens de déménager ailleurs»

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Petits frères

18 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

L’édifice des ptits frères des pauvres (Gilford et Garnier) s’est donné une nouvelle livrée de verdure.  Quel incroyable changement.

Bravo aux Petits Frères des pauvres, au Centre d’écologie Urbaine et à la Soverdi !!

AVANT

AVANT

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Après

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Agriculture urbaine

18 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Lors d’une soirée de porte à porte, il y a environ une semaine, je suis tombé sur une jeune fille qui écoute mon boniment sur le verdissement et qui me demande si nous avons l’intention de faire de l’agriculture urbaine.

L’agriculture urbaine - ben oui, j’y avais pas pensé: pis les jeunes dans les écoles pourraient se faire des barres tendres avec des noyaux de citrouilles pourquoi pas ? Fini le Coke dans les dépanneurs: tout le monde va boire de la bonne tisane du Plateau faite avec petits fruits qui poussent sur le bord de la track !!!

Tout ça pour dire que je la trouvais radicale/écolo…

Jusqu’à ce que je commence à regarder autour de moi et que je constate que la torvisse avait raison: l’agriculture a un potentiel de verdissement impressionnant ! Plusieurs plantes - dont le maïs et les tournesols atteignent plus de 10 pieds et ne nécessitent pratiquement aucun soin; et certains légumes grimpants poussent à une vitesse vertigineuse  - comme les courgettes.

Par contre, Christine , qui a fait une recherche sur les jardins communautaires, me signale qu’un des problèmes des jardins communautaires est le gaspillage. Plusieurs jardiniers ne ramassent pas toute leur récolte; ça serait sans doute bien pire sur le domaine public. À suivre.

En tous les cas, si ça pousse au coin de du Parc et Bernard, ça pousse n’importe où….

J’ai croisé un jardin où un gars avait planté du maïs mais je n’avais pas mon appareil photo; je vous reviens avec des images une prochaine fois.

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Petite délinquance: rapport sur mes lectures récentes

18 août 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Dans le porte-à-porte, pas mal de citoyens se plaignent d’un sentiment d’insécurité autour de chez eux. J’ai signalé dans un précédent billet que je me sentais assez démuni pour leur répondre. J’ai donc fait quelques recherches. 

Les stats et les analyses démontrent que la criminalité chez les jeunes est vraiment faible au Québec et que la grande  majorité des délits sont liés à un effet de transition propre à l’adolescence.

Il reste que la multiplication des graffitis est un vrai problème.

La France a développé un important  arsenal de pénalités pour les petits crimes (y compris des stages de parentalité payants pour les parents. Évidemment, les impacts sont lourds pour les parents qui vivent déjà sous le seuil de pauvreté - ex. monoparentaux).

Depuis 2004 la France a aussi introduit les stages de citoyenneté - stages payants pour les jeunes de 18 ans et moins qui visent à leur faire comprendre l’impact de leurs gestes).

Dans presque toutes les législations, le principe de réparation apparaît: on tente de faire régler les méfaits par les jeunes (comme par exemple effacer les graffitis). Simple dans son principe, cette mesure  est coûteuse parce qu’elle suppose encadrement, équipement et expertise.

Aux USA, on privilégie la prévention situationnelle : s’assurer que les lieux ne peuvent être dégradés (caméras, gardiennage, conception, éclairage, clotûre).

Je pense que c’est ce que nous allons privilégier, mais à la mode Montréal: frugalité des aménagements, verdissement des murs, gardiennage par des petites entreprises confiées à des jeunes, etc.