On fait souvent le constat de la saleté de Montréal. Cette impression de saleté (que Charlebois résume dans sa chanson sur Montréal par «ton p’tit air crasse pis tes rues sales») n’est pas uniquement causée par la malpropreté : elle résulte de la pauvreté de l’aménagement des rues.
Ces rues conçues dans un esprit d’apartheid n’auront jamais l’air propres parce qu’elles donnent l’impression d’être minables.
Ici un exemple sur Marie-Anne juste au coin de Saint-Denis, les planificateurs ont insisté pour qu’il y ait à la fois de la place pour le stationnement et pour une voie de 3.5 mètres pour la circulation. Résultat, l’espace de vie a disparu et la rue aura toujours ce petit air crasse - qu’elle soit propre ou pas. Remarquez que sur cette photo elle est toute propre.

Des rues de même largeur à Toronto, à Londres et à Paris mais avec des choix différents d’aménagement - la première avec une réduction de l’espace de circulation, la seconde et la troisième avec l’élimination du stationnement (sur Marie-Anne, il suffirait d’éliminer huit places de stationnement pour faire un coin magnifique au coin de St-Denis).



















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