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Attention danger

18 juillet 2009 | Auteur:

En marchant dans le parc Laurier, je faisais remarquer à mon frère André (de Candiac) combien les clôtures autour de la piscine étaient hautes et laides. Et lui de sursauter et de répondre avec sa délicate voix d’adjudant d’un corps disciplinaire en Sibérie : «c’est normal, si elles étaient moins hautes tout le monde sauterait dans la piscine la nuit, il y aurait des morts et des poursuites».

Malheureusement il a raison. Mais cette obsession de la sécurité commence quand même à me courir sur le haricot.

C’est le même argument qui pousse le CP à clôturer la voie de chemin de fer sur toute sa longueur et qui les cantonne dans une attitude de refus obstiné devant la possibilité d’aménager des traverses pour décloisonner certains quartiers.

J’ai été amusé ce matin par cette photo toute récente de Paris Plage. Perception du danger différente de la nôtre, c’est comme rien.

Grosse marche entre la plage et l'eau . Poussez pas en arrière!

Grosse marche entre la plage et l'eau . Poussez pas en arrière!

Protection du Mont-Royal : terrain du collège Marianopolis

16 juillet 2009 | Auteur:

Le projet de construction de condominiums sur le site de l’ex collège Marianopolis sur les flancs du Mont-Royal, a réussi, comme tous les projets sur la montagne, à déclencher une foire d’empoigne typique de Montréal sans que nous tirions les conclusions qui s’imposent.

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Pour ne pas que ça se reproduise dans 6 mois ou un an (avec tous les projets semblables prévus sur les flancs du Mont-Royal), il est donc important  d’y revenir.

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Le projet à l’étude (comme celui de la ferme sous les Noyers un peu plus au sud et quelques années auparavant) ratatine et appauvrit notre patrimoine collectif en remplaçant un ancien collège à flanc de montagne – avec tout ce que cela suppose de signification historique, d’ouverture à la communauté et d’ambiance champêtre  - par une empilade de condos.

Voici les photos avant et après (bizarre, avec le Mont-Royal, au contraire des publicité de perte de poids, la photo«avant» est toujours mieux que la photo «après»).

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La machine à fric projetée à la place

La machine à fric projetée à la place

Il est bien évident que la construction de ce projet sera une autre étape de notre appauvrissement collectif pour la simple raison que la vie qui régnait en ce lieu était plus belle que celle qui va la remplacer.

Adieu la nature un peu bordélique qui entoure un collège; ses clôtures pleines de trous, les chemins du désir qui coupent à travers la pelouse pour piquer au plus vite tantôt vers la ville, tantôt vers la montagne. Au revoir aussi les enfants nerveux en septembre; libérés en juin; le collège endormi de juillet; les concerts en soirée de mai. Bonjour la pelouse, les éclairages, les dispositifs de sécurité, les clôtures bien solides, les sages plates-bandes qui encadrent les entrées de stationnement et la lumière bleutée des écrans plasma derrière les rideaux.

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Est-il possible de mieux protéger le Mont-Royal avec un plan ?

Ma réponse est non. Le projet qui a été soumis par le promoteur tient compte de l’ensemble des dimensions à protéger (patrimoines bâtis, écologie, boisés de grande valeur, arbres remarquables, vues, faune, paysage, réseau hydrique, archéologie, etc.).

Mais il change l’esprit du lieu. Or, on ne peut pas protéger l’esprit d’un lieu avec un plan. Un plan permet de protéger des artefacts concrets (un boisé; des arbres remarquables; un ruisseau, un édifice patrimonial). mais un plan ne peut pas protéger l’esprit d’un lieu.

Pour protéger l’esprit de ce lieu, il aurait fallu un texte presque poétique – difficilement défendable d’un point de vue légal.  J’en propose un en quatre points.

a) il faut que la nature soit suffisamment présente pour que le site change au rythme des saisons; que la petite faune du Mont-Royal puisse y être croisée; que les arbres remarquables semblent être les véritables propriétaires de l’espace;

b) il faut  que les boisés dominent le bâti en sorte que celui-ci donne l’impression de s’être marié à la nature et non pas de l’avoir réduite et domestiquée;

c) il faut que le passage dans un corridor vert reste possible de part en part du terrain; il faut que ce passage soit aménagé en sorte qu’un marcheur puisse en l’empruntant sentir le ressourcement de la nature et une vague impression d’évasion – comme avec n’importe quel chemin de traverse;

d) il faut que les nouvelles constructions rappellent l’histoire de ce lieu; que les matériaux et les formes disent quelque chose au passant sur ce qui a existé en cet endroit et son pourtour. Il faut surtout reconduire cette belle qualité des édifices victoriens, si nombreux aux alentours, de faire valoir la richesse à travers la finesse de l’œuvre et non, comme il est devenu de mise, à travers l’arrogance de la taille.

Une façon plus succincte d’exprimer la même chose serait de dire qu’il est impossible de marier les impératifs de profitabilité avec ceux de protection d’un site de cette valeur. Ou alors d’affirmer haut et fort que la construction de condos suppose un rapport à la nature complètement inverse à celui de forêt urbaine voulue sur le Mont-Royal.

Comme aucune de ces formulations n’est raisonnable; j’en propose une dernière: moratoire de vente de terrains institutionnels dans l’arrondissement naturel et historique du Mont-Royal.

Ça c’est plus clair , non?

Le bruit – 2

14 juillet 2009 | Auteur:

Il n’y a pas de solutions faciles pour réduire le bruit en ville. Il y a des solutions: mais elles exigent des moyens musclés et des investissements importants. La réduction de la taille des véhicules de service est un exemple.

Benne à ordure japonaise à Tokyo. Pour ceux qui auraient des doutes : oui Tokyo, la ville 5 fois plus grosse que Montréal. Pour ceux qui rient peite question: est-ce que vous étiez de ceux qui riaient des Honda en 1978?

Benne à ordure japonaise à Tokyo. Pour ceux qui auraient des doutes : oui Tokyo, la ville 10 ou 15 fois plus grosse que Montréal. Pour ceux qui rient : petite question, est-ce que vous étiez de ceux qui riaient des Honda en 1978? Impossible en Amérique du Nord?

Il y a deux types de problématique.

Les bruits continus: ceux qui ne cessent presque jamais comme la circulation intensive ou un système d’aération de restaurant trop bruyant. C’est ce bruit qui rend malade (il est responsable de nombreux troubles de sommeil, troubles de la concentration, et près de 20% des troubles nerveux etc.) . Évidemment, c’est pire dans les appartements où il est impossible de se réfugier à une extrémité de la maison pour le fuir. Il contribue à notre taux de déménagement si élevé (10% des habitants du Plateau déménagent à chaque année et particulièrement ceux qui vivent dans des conditions difficiles. ).

Les pics sonores: des bruits aléatoires ou intermittents (Klaxons, crissements de pneus, chantiers, déneigement, etc.). Ces bruits posent problème à partir du moment où leur cumul devient intolérable. La difficulté, évidemment c’est que pris individuellement ils sont parfois mineurs et donc difficiles à légiférer.

Partout dans le monde les gens se plaignent que le bruit a augmenté ces dix dernières années. Si on réussit à le réduire – sans pour autant étouffer la vie – on va avoir réussi quelque chose de bien.

À suivre avec le dépôt de notre plate-forme en septembre.

Fermiers bio de retour

13 juillet 2009 | Auteur:

p1010887Vous vous rappelez des fermiers bios dont je vous ai parlés (billet je me fous de la fin du monde). Ils sont de retour pour le plus grand plaisir de tous.

On ne vous révèle pas encore les détails de notre plate-forme (on fa le faire au début septembre) mais on peut déjà dire qu’on adore les marchés publics sous toutes leurs formes. Avec eux, c’est la  ville de tous les jours qui devient une occasion de rencontre et de découverte – pas seulement la ville festive ou la ville touristique.

Où va votre argent

13 juillet 2009 | Auteur:

Avez-vus déjà jeté un coup d’oeil au budget de la ville.

Budget 2009

Budget 2009

Le plus gros budget: la sécurité. Pour une ville réputée non violente, c’est beaucoup.

Deuxième plus gros poste de dépense ? la dette.

Quatrième ? L’administration générale.

Je ne me permets pas de critiquer sans avoir les détails; mais il y a matière à pousser un peu la recherche. On s’y active, on s’y active.

Le bruit

13 juillet 2009 | Auteur:

  • Déneigement (souffleuse, avertisseurs de recul des camions, klaxons, sirène d’avertissement de remorquage).
  • Circulation (40% des habitants du Plateau exposés au bruit de la circulation de transit)
  • Événements de circulation (crissements de freins, coups de klaxons, pots d’échappements trafiqués, démarrages intempestifs), sirènes d’ambulance et de police, bus, motos.
  • Livraisons, cueillette des ordures ménagères
  • Travaux de rénovation, travaux de réparation de la chaussée
  • Système d’alarmes de voiture; avertisseur sonore de verrouillage ou de déverouillage de porte.
  • Air climatisé dans cour exiguës
  • Système de ventilation de restaurants
  • Bars
  • Train
  • Skate board
  • Fêtes de voisins.

Est-ce qu’il manque des bruits à ma liste?

Semaine du paiement des taxes

11 juillet 2009 | Auteur:

C’est cette semaine que les propriétaires doivent payer leur compte de taxe à la ville de Montréal. Occupés qu’il sont à d’autres tâches plus nobles, ils n’ont peut-être pas suivi la saga de notre dénonciation de la faillite du Plateau. Résumons là en quatre thèmes.

  • Le silence et l’inaction : étouffés par la centralisation maximale des ressources à la ville centre, le duo Fotopulos/Labrecque  garde le silence sur le déséquilibre des ressources. En deux hivers de neige, ils ont vidé les coffres et accumulé une dette d’un peu plus de 3 millions (qui a maintenant atteint 4.1 millions). Remarquez que cette dette représente tout juste un peu plus que 1% de la valeur du contrat des compteurs d’eau. Gros budgets d’un côté – gros services de l’autre. Nos deux membres au conseil exécutif choisissent de se taire.
  • La mauvaise gestion : le duo Fotopulos/Labrecque supporte mal la comparaison avec les bons élèves de la classe de comptabilité.  CDN/NDG par exemple a un budget de 18% supérieur mais une population de 39% supérieure et un réseau routier  de 37% plus important. Ils n’ont pourtant pas de dettes. Comment expliquer par ailleurs que les dépenses de déneigement ont augmenté de 10% sur le Plateau mais seulement de 3.8% à CDN/NDG?
  • Les tours de passe-passe: pour l’année électorale  2009, l’arrondissement  n’a pas accumulé de dette parce que l’administration centrale a absorbé le manque à gagner  pour cette année seulement et sans plan pour le faire les années suivantes. Les élus au pouvoir ont aussi obtenu l’autorisation de ne pas rembourser la dette accumulée pour cette année seulement. Ils ont aussi pratiquement vidé le budget d’immobilisation triennal, laissant le stricte minimum pour les deux années à venir. Année électorale vous dites? Les lendemains de fête vont être difficiles.
  • L’absence complète de vision : cet état de faillite des finances du Plateau, suspendu et reporté par des ententes douteuses et inhabituelles s’est produit pendant les années de croissance prodigieuse de l’économie montréalaise. Alors que nous ferons maintenant face à des années beaucoup plus difficiles. Par ailleurs, le réservoir s’est vidé en l’absence de tout projet collectif qui aurait pu – à la limite – le justifier.

Est-ce que vous êtes inquiets ?

MOI OUI.

Trop cher le ré-aménagment des rues – 2

10 juillet 2009 | Auteur:

L’administration en place a fait quelques investissements en apaisement et en verdissement. Le plus considérable a été le verdissement d’une partie de la bande centrale du boulevard Saint-Joseph, il y a deux ans.

Le problème c’est que cette dépense s’est faite sans volonté réelle de changement. On a investi pour calmer la grogne  mais sans vision et sans leadership.

Ces photos font la preuve qu’on aurait pu enlever ne serait-ce que 15 cm à chaque voie (sauf sur celles appelées à accueillir une voie réservée de transport en commun).

On aurait pu doubler la largeur de l’ilot central. DOUBLER.

Qu’on vienne me dire que c’est une mesure trop chère, radicale, anti-voiture ou je ne sais quoi. Ça n’aurait eu aucun impact sur la circulation ou peut-être un petit ralentissement plus que bienvenu de la vitesse maximale. Et zéro impact sur les coûts.

Largeur des oies sur Saint-Joseph

Largeur des oies sur Saint-Joseph

Largeur des voies sur Sain-Joseph

Largeur des voies sur Sain-Joseph

Les environnementalistes pas fort en marketing

10 juillet 2009 | Auteur:

Dire que les environnementalistes sont pas fort en marketing est un euphémisme. Je le sais, il y a en plein dans le parti. Motiver les québécois à limiter les émissions de gaz à effet de serres en leur répétant sans cesse que la planète allait se réchauffer; faut le faire !

Réaction du québécois moyen : «c’tu vrai!!!!!!!!»

Et l’environnementaliste d’en rajouter une couche : «oui monsieur, pis si ça continue on aura plus d’hiver»

Le québécois moyen «t’es pas sérieux !!!»

Ce qu’il aurait fallu dire,  c’est que le réchauffement se traduit au Québec par des étés pluvieux…..

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Trop cher le réaménagement des rues?

9 juillet 2009 | Auteur:

Le principe qui est au coeur de toutes nos propositions de réaménagement est toujours le même: faire de l’espace public un lieu de vie et de rencontre. Cela suppose souvent de repenser la place qui est laissée à l’automobile par rapport à celle que l’on consacre à la nature et aux humains.

Pour justifier leur immobilisme, dans ce dossier comme dans les autres, monsieur Labrecque et madame Fotopulos ont sans cesse brandi l’épouvantail des coûts. C’est vrai que les ressources sont limitées. Mais l’imagination permet de faire des miracles.

Regardez ce que madame Sadik-Kahn – la responsable des transports de la ville de New-York –  a réussi à faire avec de la peinture.

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