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Saillies de trottoir

31 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Les saillies de trottoir sont ces élargissements qui permettent le plus souvent l’installation de terrasses. Cette photo prise à San Francisco donne un exemple de la transformation de la saillie en un espace de vie.

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Il ne fait aucun doute que c’est plus beau que ce que nous avons sur Mont-Royal. Pour deux raisons. D’abord parce que la saillie est plus large que celles que nous avons.

Ensuite parce qu’elle n’est pas exploitée à 100% à des fins commerciales - une partie sert à l’embellissement, une autre au commerce. Une façon d’obtenir ce résultat est de facturer à des taux différents les  les espaces qui sont utilisés uniquement à des fins commerciales de ceux utilisés à des fins d’embellissement ou de repos.

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Rapport de porte-à-porte 1

31 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez
  • Les commerçants de la rue Laurier me disent que si on met des parcomètres ils vont les scier.
    • J’ai fini par trouver un terrain d’entente avec un commerçant qui était à première vue opposé à toute proposition sur l’apaisement de la circulation (pas de parcomètres et pas de rétrécissement de la rue  sur toute sa longueur. Par contre : ralentir la circulation par l’installation de dos d’ânes, aménager quelques coins de rues, exiger une refonte de la réglementation sur la taille des camions de livraisons et réduire le flux de voiture en amont, devant le parc).
  • Près de la moitié des résidents rencontrés sur Berri au nord de Laurier considèrent que la principale préoccupation est la sécurité. Au bout de leur rue, un immeuble de studios un peu à l’abandon recueille plusieurs personnes qu’ils jugent louches et qui se promènent soit saoul, soit avec une télé sous le bras. Parfois des jeunes font du tapage dans la ruelle aux petites heures; d’autres demandent de l’argent de façon un peu agressive. Rien de terrible mais ambiance insécurisante. Sur le coup, je n’ai pas su quoi leur répondre. En y repensant je crois qu’il faut agir à quatre  niveaux:
  1. Resserrer certaines réglementations - notamment sur le tapage nocturne (et le transports de télé ;))
  2. Resserrer le sentiment communautaire en réaménagement minimalement la rue (c’est une rue sans arbre au croisement d’un réseau de petites rues dont certaines pourraient carrément être fermées/verdies).
  3. Rapprocher les loubards des citoyens. Mon expérience m’a maintes fois démontrée que les loubards ne sont pas bien méchants et qu’on le réalise rarement sans leur parler.
  4. Voir si le règlement sur le délabrement des immeubles s’applique à au moins un des triplex carrément à l’abandon.

Est-ce que vous avez d’autres idées ?

  • J’ai failli tomber par terre en me rendant compte que quelques résidents vivant en face d’une infâme cour arrière d’épicerie étaient tout à fait contents de leur sort parce que le propriétaire a mis une feuille de contre-plaqué autour de son méga système de ventilation. Je trouve le dit système encore bruyant-à-fuir mais eux ont l’air contents. Mes vieux…..
  • Je n’aime pas faire du porte-à-porte. Tout le monde a des opinions affirmées et des solutions simples sur la base desquelles ils dénoncent rapidement l’inaction des politiciens.
  • Je n’aime pas voir 3 jeunes payer 1000$ pour un logement hyper délabré qui en vaut 400. Quelle putain de maladie pousse certains propriétaires à chercher l’enrichissement à tout prix ?
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La voirie au pouvoir (2 de 10)

30 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

S’il y a un endroit dans une ville où on s’attend à trouver des fleurs, c’est bien au coeur des parcs. Pas à Montréal. Voici comment sont aménagés les deux jolis pavillons des parcs Lauriers et Lafontaine.

Le devant du pavillon du parc Laurier (au moins c'est facile à déneiger)

Le devant du pavillon du parc Laurier (au moins c'est facile à déneiger)

Les jardins du pavillon du parc Laurier

Les jardins du pavillon du parc Laurier (arrière)

Les jardins du pavillon du parc Lafontaine

Les jardins du pavillon du parc Lafontaine

Les fleurs du pavillon du parc Lafontaine - sous un autre angle.  Remarquez le joli banc sous l'arbre où une vielle dame se repose à l'ombre.

Les fleurs du pavillon du parc Lafontaine - devant.

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Démagogique ?

29 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Un ami trouve que ma comparaison entre Carriage Road et le Chemin de la dump du parc du Mont-royal est un brin démagogique parce que la photo de l’une est prise en automne et celle de l’autre en hiver (dans le billet du 29 juillet - la voirie au pouvoir)

Mais je le rassure; même sans la neige, le chemin de la dump est d’une rare laideur parce que la route est tellement large que les arbres sont repoussés très loin de l’oeil du passant. La seule façon d’améliorer ce site, c’est de rapprocher les arbres de la route comme sur  le schéma ci-joint.

mont-royal7

mont-royal8

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La voirie au pouvoir - 1 de 10

29 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Dans cette série de 10 articles je vais tenter de démontrer qu’une partie de la laideur de notre ville n’a rien à voir avec sa pauvreté relative, le climat ou la géomorphologie.

La laideur est très souvent le fait d’un décision de quelqu’un qui n’a pas besoin de la beauté.

Je connais de près des gens qui n’ont pas besoin de la beauté - à commencer par mon père. S’il rénove un truc tout seul, ses principales préoccupations vont être de s’assurer que c’est solide; c’est pas cher; c’est propre. Point final. C’est vraiment un mystère insondable: il peut passer une heure à fraiser une plaque de métal pour  que les têtes de visses ne soient pas apparentes (au cas où  un enfant passerait par là dans dix ans) mais il ne ne passera pas dix minutes à consulter un magazine d’architecture pour déterminer le style de la pièce qu’il rénove.

La voirie de Montréal est comme ça. Ceux qui la dirige aussi. Ils ne comprennent pas la beauté. Ils n’en n’ont pas envie; ils ne savent pas à quoi ça peut servir. Est-ce que ça se mange ? Est-ce que ça vole? Est-ce que ça s’achète ? Est-ce que c’est froid quand on y touche, comme la neige ?

En tous les cas, quoiqu’il en soit des intentions des femmes et des tapettes qui tenteraient de l’implanter quelque part, il faut surtout, surtout, surtout pas que ça gêne à la circulation, au déneigement, à la sécurité et aux autres choses immensément importantes qui constituent le monde réel.

Voilà comment on en arrive à faire un chemin comme Camilien Houde en plein milieu d’un parc prestigieux alors que nos voisins du sud ont réussi avec des moyens bien moindres (à Acadia Park dans le Maine) à faire les routes de Cadillac Mountain et de Carriage Road.

1) Comparaison entre deux tournants de la même pente et la même courbure.

Carriage Road - Acadia Park

Carriage Road - Acadia Park

Camilien Houde - mieux connu sous le nom de chemin de la Dompe - Parc du Mont-Royal

Camilien Houde - mieux connu sous le nom de chemin de la dump - Parc du Mont-Royal

Deux exemples de sécurisation d’une courbe

Cadillac Mountain - simples roches disposées en bordure de la route.

Cadillac Mountain - simples roches disposées en bordure de la route.

Angulation de la route, jersey de béton, accotement pour boeing - chemin de la dompe - Mont-Royal

Parc du Mont-Royal : angulation de la route, jersey de béton, accotement pour boeing, signalisation pour aveugles - chemin de la dump.

En voyant ces photos, vous appelez peut-être de vos voeux une re-qualification du chemin Camilien Houde ? Malheureux, retenez vos prières. Il n’y a personne aux services des travaux publics en ce moment à Montréal qui peut construire autre chose que ce qui est déjà là. Plus neuf oui. Mieux non. Tant que nous n’aurons pas pris le pouvoir, priez pour qu’ils n’investissent pas un sous de fonds publics dans la restauration d’ouvrages dont ils ne comprennent pas le sens réel. Ce serait un gaspillage de l’argent durement gagné par les citoyens.

les quêteux, les sans-abris : débat

29 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Ça fait longtemps que je connais Frosty, le jeune dopé  qui se tient sur Mont-Royal entre Christophe-Colomb et Papineau. Cet hiver, il en avait marre de se faire abuser par son pimp ; il a dormi presque tout l’hiver dans le local à ordure d’un resturant. Je pense que ça prend beaucoup de courage.

Frosty est un gars chaleureux et amical; légèrement déficient aussi. Menteur je te dis pas. Il prétends que c’est sa fête 20 jours par an et il me le rappelle à chaque fois : «oublie pas ma fête» !!

Il est courageux, mais dépendant. Chaque sous qu’on lui donne s’en va chez son pimp/pusher.

Qu’est-ce qu’on fait avec Frosty ? Ma voisine en a peur parce qu’il l’a menacée une fois où il était vraiment au fond du baril. Mais dans 99% du temps, il ne dérange pas. En fait ce dont ma voisine a le plus peur c’est de la multiplication des clochards - en été en particulier. Ça lui donne l’impression que la rue est devenue une extension du centre-ville et non un espace de voisinage.

Il y a une solution. C’est pas la solution idéale, complète et généreuse dont on a besoin, mais c’est une petite solution réalisable à l’échelle d’un quartier.

C’est un responsable d’un abri qui l’a expliquée à la radio, il y a une dizaine d’années. Il disait qu’il ne fallait pas donner dans la rue. Il expliquait que donner dans la rue gardait dans la rue. La vraie générosité c’était selon lui de donner plus mais à des organismes qui aident ces pauvres gens - pas de leur donner à eux directement.En plus, ajoutait-il, les pauvres de la rue ne représentaient qu’un partie des gens en grande détresse - qu’il y en avait plein qui se cloîtraient dans des chambres immondes ou simplement qui n’osaient pas quêter.  À l’époque, l’idée m’était venue de faire une grande campagne de publicité pour dire aux gens de faire preuve de plus de générosité structurante et de moins de charité dans la rue.

Une fois un clochard intelligent m’a réduit cette théorie en morceaux. Il m’a expliqué que sans bière ou sans dope,  il serait infiniment plus misérable et même qu’il mourrait mais qu’il ne changerait pas de vie pour autant et qu’il n’irait pas non plus faire le gentil garçon dans un refuge.

Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On les tolère et on devient meilleur grâce à cette tolérance ou on coupe les vivres tout en donnant plus aux organismes qui peuvent les aider à sortir de la rue ?

ps: un article de La Presse aujourd’hui sur la capacité de s’organiser de nombreux sans-abris.

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Marché Duluth

27 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Petite promenade au nouveau marché Duluth dimanche.

Beau moment à parler avec les courageux fermiers dont les légumes ne poussent pas cette année parce qu’il y a trop d’eau.

Le marché a été lancé bénévolement par Rachel Starr et Sabine Alpers. Évidemment, la ville leur a fait des misères - leur a expliqué qu’on avait pas besoin de ça sur le Plateau, etc. Ce qui les a obligé à déménager dans une cour d’école (où il y a beaucoup moins de passages que sur la rue Duluth où ça devait être initialement).

Je comprends les commerçants qui payent des taxes de ne pas voir d’un bon oeil une concurrence qui n’en paie pas. Mais on parle ici de produits bios qui ne peuvent  pas être vendus en magasin parce qu’ils deviendraient trop chers. Ils le sont déjà passablement. La solution c’est la vente sans intermédiaire par le fermier au consommateur. Et en plus ça ne dure que quelques semaines par an. On est loin d’une concurrence systématique.

En tous les cas (à tout événements aurait dit mon oncle) ; moi j’ai besoin de ce genre d’endroit pour mon équilibre: un lieu calme qui permet à des enfants de déambuler sans souci; quelques musiciens; la rencontre entre le monde urbain et le monde rural; des gens simples; combien ça vaut ça  - calcule.

Me reste à trouver une recette pour faire cuire ce rôti que j’ai acheté juste pour faire plaisir au fermier qui avait l’air de s’ennuyer en ce dimanche matin pluvieux sans trop de clients (il faut dire que les rares clients présents avaient l’air végétarien……)

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Ateliers Clark

27 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Trop cool; un atelier en commun pour ceux qui n’ont pas la place pour faire des travaux de menuiserie. Voir site ici.

Je sais que la même chose existe aussi en poterie et en photographie. C’est ça aussi la ville.

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J’accuse 1 de 3

26 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

La rue Saint-Viateur vient de faire l’objet de travaux majeurs de voirie. Les trottoirs ont été entièrement repensés et reconstruits. Bravo pour les efforts de verdissement (les arbres n’ont pas encore été plantés mais des fosses bien construites sont prêtes à les accueillir et on aperçoit que le trottoir est ouvert sur près de 45 cm pour laisser pousser l’herbe – assez cool !).

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L’endroit est nettement plus beau après qu’avant. J’aime particulièrement l’élargissement devant l’entrée de l’usine  qui donne de l’importance à ce qui pourrait un jour devenir un portique. Cet endroit devient tout à coup un lieu confortable pour jaser devant la porte d’entrée alors que les trottoirs typiques de ces quartiers ont été pensés comme des vilains petits corridors d’évacuation des esclaves.

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J’aime aussi la très grande section de trottoir élargie sur la photo ; on peut facilement imaginer un commerce mettant à profit cette section pour aménager une terrasse.

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Mais avez vous remarqué que les élargissements de trottoirs laissent intacte la largeur de la rue. Ce sont les stationnements qui ont disparu – pas l’espace de rue.

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Ça, c’est la grande surprise; le grand détournement des mesures d’apaisement en quelque chose qui y ressemble mais qui n’en n’est pas. La grosse supercherie.

Ces bouts de trottoirs ne permettent pas de réduire le volume ou la vitesse de circulation; ils ne permettent pas par conséquent de réduire le bruit; et surtout, ils ne permettent pas de changer l’esprit et le statut du lieu. La rue règne en maître.

Mis à part les quelques saillies exposées, les trottoirs sont d’ailleurs reconstruits à l’identique sur la quasi totalité du parcours.

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C’est la même chose sur la rue Gilford où on est en train de refaire à grands frais les coins de rues sans appliquer le principe des saillies de trottoir pourtant largement vantés dans le PDU.

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Pourquoi avoir pris tant de notre temps et de notre énergie; pourquoi avoir monopoliser tant de bénévoles et investi dans d’argent dans les relations publiques si c’était pour laisser de côté les principes d’apaisement au moment où on procède aux reconstructions?

Ce ratage suscite  la colère pour deux raisons. D’abord, parce que c’est une utilisation insignifiante et déraisonnable de fonds publics. La modification d’un trottoir comme celui de la rue Saint-Viateur coûte aisément 200 000$, soit 200 années de paiement des taxes d’un logement moyen sur le Plateau.

J’aimerais arrêter 5 payeurs de taxe sur la rue et leur demander s’ils sont satisfaits de constater qu’une vie complète de paiement de taxe pour chacun d’entre eux  a servi à construire ce trottoir. Y en a-t-il un seul qui dirait : oui, je suis fier et heureux que ma contribution financière ait permis de construire ça !

Deuxio, et c’est ce qui me met vraiment hors de moi, c’est que le ratage était voulu. Les projets portent en leur sein le refus d’atteindre l’objectif proclamé de réduction de la circulation. Ce qu’on a voulu faire, c’est faire comme si. Comme si on mettait en œuvre une des mesures du plan des déplacements tout en s’assurant en sous main qu’il n’en n’est rien. Que des fonctionnaires formés et engagés pour faciliter la fluidité aient proposé l’immobilisation des objectifs même de l’apaisement, on peut comprendre. Mais comment accepter la même chose de l’élu responsable.

Alors monsieur Labrecque, je vous accuse. Je vous accuse d’avoir utilisé le temps de centaines de citoyens qui ont participé de bonne foi au PDU; je vous accuse d’utiliser les fonds publics sans vous soucier des résultats réels; je vous accuse de proclamer des objectifs en tête même de votre plan d’action tout en abandonnant la responsabilité de mettre en œuvre des mesures correspondantes.

Vous trouvez dure cette accusation; c’est la première de trois et les autres sont plus sévères.

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Graffitis: bad and really bad ones

26 juillet 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Tags are not new. And they are universal. Travellers are telling me that it is especially bad in Montreal; must be because security is slacker here than in other cities. I don’t necessarily see it as a problem - I mean not all the time.

For some people, the problem is far from banal. If you have somebody tagging your door once; it is no big deal. It is for sure unpleasant but not scary. You can think that the vandals have randomly chosen your wall and that they will choose another one the day after.

The problems come when your wall is the target of repetitive assaults and that no matter what you do, they will come back. In our door to door, somebody told us that a neighbour has repainted his wall at least ten times this year. Then you start to understand that something is cooking around your house; drug dealing? Simple vandalism? Place to meet?

Most of the time it is because your place has been chosen as a sign indicating a close by place to hang out and sell weeds and other stuff. This is why houses and stores around parks, schoolyards or any other meeting places have much more then their far share . That changes your perspective on the whole idea of what we are calling «home». Are you safe; when do they come; when are they around; are they going to put the fire somewhere? Can you still send the kids at the corner store?

For bad graffiti we have a solution. Greening the walls.

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But for really bad ones - those that are a sign of something else, we don’t.

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A friend of mine told me that he tried to call the police to discard a bunch of young drug dealers in the passage around his place. The police would always come but an hour too late. So him and his neighbours decided to go down and tell the kids to go away. And it works. After a few visits of the neighbours the kids knew that they wouldn’t be in peace and they didn’t come back.

Now I understand that it is not anybody who can do this (my friend tells me that even a grandma could do it coz these kids just don’t want to be seen - they are flying the minute you walk toward them - but still it is not everybody that feel secure doing that kind of tricks). Plus it is not easy to see them. Most of the time you sleep when they are around.

So what do we do?

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