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la tendance et la loi

30 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

La puissance des voitures (et la force des klaxons) a constamment augmenté pendant des décennies. Personne ne l’a décidé. C’est une tendance lourde. Comme le consumérisme. Nos maisons sont de plus en plus grandes, nos chalets luxueux, nos roulottes confortables, nos montres sophistiquées et nos tv n’en parlons pas.

 

Renault 4L : véhicule de travail et de livraisons pour des générations de français

Renault 4L : véhicule de travail et de livraisons pour des générations de français

Si, d’aventure, un gouvernement décidait qu’il faut que ça cesse: il faudrait qu’il l’affirme, qu’il l’écrive qu’il se dote d’outils réglementaires, d’inspecteurs, de contraventions et de peines judiciaires. Ce législateur donnerait l’impression de vouloir contrôler le monde. Il ferait peur, on se méfierait de sa volonté de contrôle et de la puissance des outils dont il dispose. 

Pourtant on sait bien que  le pouvoir des lois est presque toujours infiniment inférieur au pouvoir des tendances. Rappelons-nous toutes les lois de préservation de l’énergie à la fin des années 70 pour réagir à la crise du pétrole; elles ont été balayées comme des fétus de paille par la tendance à l’augmentation de la puissance des véhicules qui a sévi depuis. 

 

Ford 250 : véhicule de travail pour toute une génération d'entrepreneur nord américain

Ford 250 : véhicule de travail pour toute une génération d'entrepreneurs nord américains

Il restera toujours des gens pour prétendre l’inverse. Non contents de nier les faits, ils appuient leurs déclarations sur des valeurs morales. Pour eux,  la tendance est un produit de la liberté et la loi un produit du contrôle. La réalité n’est pas toujours aussi simple : il y a beaucoup de lois qui nous libèrent et de tendances qui nous avilissent.

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art public - 2

29 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Et si on acceptait - pour 4 ans - l’idée selon laquelle l’art public doit nécessairement servir au verdissement et à la lutte aux îlots de chaleur?

 

Orgie de plantes en pot

Orgie de plantes en pot

 

 

Oeuvre d'art végétale

Oeuvre d'art végétale

Envahissement artistique

Mariage architecture et verdure

Oeuvre d'art végétale

Oeuvre d'art végétale

Oeuvre d'art végétale

En plus, ces murs verts seraient très utiles pour créer des zones de silence - en particulier dans le parc Lafontaine qui est encadré par 2 rues très bruyantes.

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Art public kétaine

29 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Y a-t-il une seule famille de Montréal qui n’aie pas de photo de ses enfants dans la bouche de la baleine du parc Lafontaine ?

Est-ce de l'art public?

Est-ce de l'art public?

Et pourtant on est d’accord - c’est ultra kétaine. Sauf que ça marche. Ça a frappé notre imagination, ça c’est incrusté dans nos souvenirs, ça a animé le parc pendant des années. En bref, la baleine a joué le rôle d’une oeuvre d’art.

Est-ce que le rôle de l’art public est de nous rapprocher? Si oui, il me semble que ce rapprochement ne fonctionne pas fort quand les artistes tentent une recherche personnelle ou un dépassement des formes et des matières pour faire évoluer l’art.

Je ne dis pas qu’il faut forcer les artistes à faire des baleines…mais je ne suis pas loin de le penser. En gros ce que je me demande, c’est coment réconcilier l’envie d’explorer des artistes avec les besoins parfois beaucoup plus simples - et néanmoins nobles - de la population.

Vite les artistes: faites mon éducation!!!

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Art public ? peut-être pas mais ça marche

Art public?

Art public ? peut-être pas mais ça marche

Art public?

Art public ? peut-être pas mais ça marche

Les vaches de Fafard - bon ça c'est de l'art

Les vaches de Fafard - bon ça c'est certain que c'est de l'art et en plus ça marche

Art public

Art public ? peut-être pas mais ça marche

L’industrie du discours

29 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Se déclarer favorable au changement sans rien faire pour que les choses changent est devenu l’outil principal des conservateurs.

Union Montréal a fait de la récupération du discours sa marque de commerce et sa principale activité.

 

Les nouveaux conservateurs

Les nouveaux conservateurs

Charte du piéton - mais refus de sécuriser les intersections sur les axes de transit

Plan de transport - mais pas de budget

Plan de déplacement Urbain du Plateau - mais refus d’élargir les trottoirs même lorsqu’ils sont en dessous des normes - et devant une école de surcroit

Plan famille - plus d’investissement dans le graphisme du document que dans n’importe quelle des mesures qu’il contient.

Refonte du Plan de Protection et de Mise en Valeur du Mont-Royal - mais incapacité d’appliquer des mesures simples de diminution du transit qui figuraient dans la première version en 1992.

Plan directeur de gestion des matières résiduelles - mais pas de budget. 

Projet de tramway - mais avec des objectifs de transfert modal de moins de 5%

Priorité transport en commun - mais avec des budgets déficients et le refus de mettre des péages sur les ponts pour le financer. Et une augmentation constante des tarifs. 

 Lâchez pas Union !! Quand nos oreilles seront pleines on écoutera plus et on passera à l’action!

La médiocrité

27 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Les architectes paysagistes de la ville de Montréal sont excellents. Mais malgré les millions investis on n’arrive jamais à faire wow!!! - sans retenue - comme un vrai soupir d’admiration et de contentement.

Pourquoi? Parce qu’ils doivent contraindre et limiter leur créativité pour accepter la règle non dite de l’équipe d’élus en place: ne pas perturber la circulation. Certes, on réussit à récupérer un peu d’espace de bitume; mais jamais au point où l’on arrive à changer l’esprit du lieu de façon déterminante.

Un exemple récent : on va investir plus de 20 millions dans le square Dorchester pour ça:

Esquisse du projet de restauration du square Dorchester

Esquisse du projet de restauration du square Dorchester

Regardez la rue de la Cathédrale à gauche: 4 voies de circulation. Sans doute que 2 seront réservées au stationnement - ce qu’on ne voit pas sur le plan. Ma question: avec tous les stationnements souterrains aux alentours - est-ce qu’on aurait pas pu enlever au moins une voie de stationnement? Est-ce qu’on était obligés, en plus,  de garder deux voies de circulation ?

Une rue plus étroite aurait permis aux arbres matures de part et d’autre de former une canopée de verdure au sommet - et donc un tunnel d’ombre percé de lumière au sol.

La même erreur a été faite dans la restauration du Square Victoria  - qui est joli mais qui aurait pu être plus large et plus généreux - sans que cela ne nuise vraiment à la circulation.

Trois voies de circulation pour border un parc? Ou ailleurs dans le monde?

Trois voies de circulation qui mènent dans une intersection en T ? Inutile.

La même chose encore sur Av. du Parc - où les millions investis ont permis de nous débarrasser d’un échangeur mais pas à créer un espace à la hauteur du lieu.

Intersection Parc/pins:  une occasion ratée de créer de la beauté et du sens

Intersection Parc/pins: une occasion ratée de créer de la beauté et du sens

À eux trois, ces projets totalisent 100 millions de $.

ZUT!!!!!!!!! Combien de temps on va devoir tolérer de financer la médiocrité à même nos taxes?

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Confort piéton

26 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Ici quelques photos d’ un urbaniste vieille école,  qui démontrent que le mépris du piéton est en fait une dévaluation de tout l’espace public qui ravale le citoyen au rang de laquais.  Quand je pense que cet appauvrissement collectif - ce mépris de soi - a été planifié pendant 30 ans par des pseudos experts qui étaient persuadés que la fluidité de la circulation était la seule mesure de notre prospérité. À ma grande surprise, j’ai constaté en travaillant à la ville pour quelques contrats que plusieurs de ces experts étaient encore en poste à Montréal.

Trottoir Maisonneuve élargis

Trottoir Maisonneuve élargis

Trottoir Maisonneuve pour esclaves

Trottoir Maisonneuve pour esclaves

Av des pins pour humains

Av des pins pour humains

Avenue des Pins pour esclaves

Avenue des Pins pour esclaves

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Rue Gauthier

26 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Rencontré hier des résidents de Gauthier qui ne comprennent pas pourquoi leur si jolie rue est utilisée comme voie de contournement et piste d’accélération par tant de gens. Ou plutôt oui, ils comprennent trop bien: c’est le raccourci idéal pour tous ceux qui veulent éviter de Lorimier et Rachel. Pourtant La rue Gauthier c’est un des derniers villages du Plateau. Elle est 3 fois trop large pour les besoins des résidents. On pourrait y planter des dizaines d’arbres, élargir les trottoirs, retrouver par endroit la terre sous l’asphalte et l’aménager comme une petite rue locale où les résidents et les piétons seraient rois.

La très belle rue Gauthier

La très belle rue Gauthier

En asphalte ça fait propre

26 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Voilà ce que je voulais dire quand je parlais de la tristesse de la disparition des ruelles au profit des stationnements. Je ne suis pas contre les stationnements. Je pense même que les familles qui ont des enfants de moins de dix ans devraient avoir une place réservée gratuite sur rue - devant chez eux. C’est une des mesures qu’on va annoncer dans notre plate-forme si elle est approuvée par mes collègues (on travaille là-dessus lundi et mardi). Mais il doit y avoir moyen de faire quelque chose de plus humain et plus vert que ça !

 

Stationnement poche plate 1

Stationnement poche plate 1

 

Stationnement poche-plate 2

Stationnement poche-plate 2

Sur les deux photos qui suivent, il reste de la place pour garer une voiture dans la cour - mais l’auto ne prend pas toute la place. Évidemment, cela suppose de diminuer le nombre d’autos à garer - ce qui n’est pas toujours possible, j’en conviens. 

 

Petit chaos en voie de disparition

Stationnement qui négocie son existence avec un petit chaos familial typique

 

Stationnement qui négocie son existence avec la nature ambiante

Stationnement qui négocie son existence avec la nature ambiante

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désamour de l’espace public 3

25 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Un grand quadrilatère du parc Lafontaine a un jour été consacré à l’éducation, On avait jugé qu’on pouvait sacrifier une partie du parc pour une noble cause. Les deux écoles qui y ont été construites étaient entourées de cours où les enfants dans un cas et les ados dans l’autre pourraient jouer. Puis, une des écoles a été transformée en édifice à bureaux (maintenant occupés par La Régie de la Santé). Tout naturellement, la cour a été transformée en parking. Exactement le contraire de ce pourquoi un parc et une cour d’école sont conçus.

Parc transformé en parc de stationnement

Parc transformé en parc de stationnement

Parc transformé en parc de stationnement

Parc transformé en parc de stationnement

Si, demain matin, quelqu’un s’amusait à transformer un parc de stationnement en parc, cela ferait un tapage énorme.  Alors pourquoi l’inverse est passé sous silence?

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Le désamour de l’espace public - 2

24 juin 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Quand même incroyable que sur cette photo de l’avenue «Où sont passé les pins», il y ait une école, un manège militaire et un édifice patrimonial (l’institut des sourdes muettes) et que ce soit la rue dans toute sa sordide banalité qui écrase le paysage. Les édifices sont banalisés parce que la rue a été élargie au maximum, ne laissant que des trottoirs rikikis et sans arbres. Devant une école, c’est la rue qui devrait se faire toute petite - pas le trottoir.

Dans quelle autre ville de barbare est-ce que les hummers circulent sans contrainte mais où deux piétons ne peuvent pas se croiser sur le trottoir?

La rue d'abord, les enfants ensuite

La rue d'abord, les enfants ensuite

 

Les hummers d'abord, les piétons ensuite

Les hummers d'abord, les piétons ensuite

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