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Semaine du 14 décembre

22 décembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Je suis en retard pour le rapport hebdomadaire promis. No wonder - je travaille comme un malade et je ne dors pas une nuit sur deux parce que je rumine plein de trucs. Y’a François qui me dit «prend ton gaz égal; t’es pas Obama». C’est vrai, comment il fait pour dormir lui qui gère un pays 3000 fois plus gros que le Plateau ? Va savoir. Il y a des êtres d’exception.

Donc la semaine passée,  avec la directrice, on a visité les cols bleus, les auxiliaires, les contremaîtres et les gestionnaires des bibliothèques, des parcs, des patinoires, des piscines et de la voirie. Le bain Schubert est une merveille; toujours fonctionnel avec son petit bassin et son hall en carrelage art déco; la coordonatrice qui y travaille nous dit qu’elle ne pourrait pas travailler ailleurs; que c’est sa deuxième maison - je la crois. La bibliothèque du Mile end aussi est une merveille - logée dans une ancienne église anglicane; la bibliothécaire qui y travaille nous dit qu’elle ne pourrait pas travailler ailleurs - que c’est sa deuxième maison ; je la crois. En passant, je n’y suis pas encore passé mais c’est la même chose à la très belle caserne 26 aussi une merveille - ancien hôtel de ville du village de Lorimier. La ville a tout fait pour que les pompiers la quitte pour une plus grosse ; plus fonctionnelle. Eux ils ne veulent rien savoir; ils se sont velcroïser sur les murs pour ne pas bouger. Ah puis il ya le ptit couple qui tient le comptoir à hot-dog de l’aréna Saint-Louis. Je savais pas que c’était des bénévoles. Il doivent avoir 70 comme il faut - le monsieur en tous les cas. Quand c’est pas eux c’est son fils pis sa brue qui s’en occupent - bénévoles eux aussi. C’est drôle ça non ? Y’a des êtres d’exception.

Les visites les plus marquantes sont celles des cours de voiries. Pas mal (mais pas une majorité) d’employés frustrés refusant parfois de serrer la main des cadres; des irritants sur les horaires, les formations, les listes de rappel; l’adéquation personne-tâche; les auxiliaires. Mais c’est pas la guerre - c’est pas la hargne qu’on pense connaître quand on lit le journal par exemple. Je demande à la volée «c’est quoi la job la plus dure» deux femmes me répondent «arroser la patinoire de nuit quand il fait très froid». Presqu’à chaque coup un gars me parle un peu à l’écart pour me dire combien il trouve que les boss ont pas de coeur; comment  ils auraient pu éviter certaines petites humiliations. D’un autre côté, je sais bien que c’est pas de leur faute - qu’ils cherchent à gérer au plus serré. Ils font leur job….mais bon par curiosité, il faut quand même se demander s’il serait possible de leur donner les moyens de la faire autrement. Il faut dire que certains employés se gènent pas pour monter en épingle des cas mineurs. D’autres cas semblent mineurs mais néanmoins significatifs. Comme je leur ai dit : c’est impossible de comprendre tout ça en deux mois. Deux autres au minimum. Ce qui me surprend c’est l’inquiétude de certains auxiliaires qui ont peur d’être coupé. On pense, vu de loin, que les jobs syndiquées sont des jobs assurées. Pas du tout; il y a énormément de mouvement en fonction de la charge, des saisons. Encore une affaire à réfléchir.

La STM est venue en force cet après-midi. Veulent faire une voie réservée sur St-Joseph qui tournerait après sur St-Denis et qui irait au centre-ville «ienque-d’une-claque». Pas de stationnement à partir de 6 heures le matin; des gros autobus articulés; des interdictions de tourner à gauche qui vont pousser pas mal d’autos sur les rues résidentielles (qui vont tourner à droite pour faire le tour du pâté de maison pour aller à gauche). Les résidents se plaignent déjà que les vieilles vitres et vitraux tremblent au passage des camions. La STM serait ouverte à un projet plus fin, mieux pensé - tentant d’éliminer autant de voitures qu’il y aurait de nouveaux usagers du TC - annulant ainsi une partie des impacts de la voie réservée. Avec cette méthode, on pourrait - au fur et à mesure du succès de la nouvelle voie (et elle en aura)  réduire la circulation, puis un jour élargir les trottoirs et ré-élargir le terre-plein (lui redonner ses dimensions historiques). À la place quelques dinosaures du service des transports de la ville centre qui se calycent bien de la qualité de vie sur St-Joseph, rêvent d’un axe de tansit optimisé pour faire passer non seulement les autobus mais aussi le maximum d’autos. Je suis persuadé que ces gens vont comprendre nos arguments. Nous allons leur expliquer calmement que l’expo 67 est finie. Je me retiens, pour ne pas ruiner à l’avance nos chances de négocier, d’écrire toutes les insultes qui me montent à la tête. On se calme; on va réussir; ce sont des êtres humains; ils vont comprendre. Messieurs, je vais leur dire , les vitraux de la rue St-Joseph cachent des humains.

Pavillon Lafontaine c’est pas réglé mais bon, ça va mieux que la semaine passée. L’acheteur regarderait ailleurs - un peu découragé nous dit-0n (est-ce vrai?) par nos promesses répétées d’éliminer les stationnements illégalement construits dans la cour. Pas d’acheteurs : on pourrait peut-être déménager les bureaux de l’arrondissement dedans - sauvant au passage des centaines de milliers de $. On est sur le coup - mais bon on s’entend que c’est un long shot.

Coupure du budget d’investissement de 40%. Conséquence, on revoit le projet de rénovation de la piscine Laurier. Mais il faut dire que si on refait pas le système de filtration cette année, il faudra le refaire dans deux ou trois ans.

Les entrevues pour le ou la nouvelle DG ont duré toute la journée de vendredi. Très sérieux. J’ai beaucoup appris. C’est quelque chose un DG d’arrondissement - c’est lui qui sait tout dans les arrondissements où le maire se contente de faire de la politique. Méchant interrogatoire - 10 mises en situation, des dizaines de critères par scénario. J’ai été impressionnés par les candidats et encore plus par les deux DG qui composaient le jury (le DG de Verdun et la DG d’Hochelaga - en plus d’un gars des RH et moi). Ils en laissaient pas passer beaucoup.

Aujourd’hui; journée crève coeur; on a passé en entrevue 10 finalistes sur 48 candidats pour les 3 postes de soutien au conseil d’arrondissement. Simonak qu’on a coupé du bon monde.

Va dormir après ça.

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Forum sur le déneigement en direct sur le web

15 décembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Le forum sur le déneigement - demain à la fraternité des policiers - sera diffusé en direct sur le web. Comme ça notre lavage de linge sale du Plateau va être visible à travers ….j’allais dire la province, mais je me rends compte que la juste expression - même si ça fait tout bizarre  - c’est … le monde… ouf !. On est trop proche du changement pour savoir si c’est un progrès; mais bon disons tout de même que c’est un progrès technologique. La technologie serait donc en train (et nous aussi un peu) de ré-inventer la démocratie.

En toute honnêteté je me demdande si ça serait pas plus sympathique de garder ça en famille: juste ceux qui se présentent à la fraternité des policiers au coin Gilford et Berri; les mêmes que d’habitude; moins que d’habitude même parce qu’ils annoncent du temps froid - puis après on fait un communiqué - puis après c’est repris par le journal si on est chanceux - pis après quelqu’un nous envoie un courriel pour nous dire : y’a un article sur vous dans le journal !!!! - pis après on le met sur Facebook - pis après t’as des amis qui te disent - ataboy! sur Facbook - pis après ta mère te dit tu me donnes jamais de nouvelles - alors tu lui envoies le lien par courriel - pis après, une semaine plus tard, mon père se pointe dans l’escalier avec la copie papier en disant «t’es passé dans le journal; j’ai un ami au volleyball qui l’a découpé» !!!

En plus cette histoire de web tv je vous dis même pas combien ça coûte pas cher… j’ai pas l’impression que la presse va passer au travers du siècle.

Pour visionner nos ébats c’est ici.

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Nouvelles de la semaine du 7 décembre

12 décembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Le 7 : conseil d’arrondissement: on annonce les comités aviseurs (une nouvelle façon pour les citoyens de développer des projets en ayant accès aux ressources de la ville pour comprendre quelles sont les contraintes légales, financières, organisationnelles, réglementaires ou autres qui pourraient empêcher ou ralentir la mise en oeuvre de leurs idées). On annonce aussi les deux comités de coordination qui vont devoir prioriser les demandes des citoyens : un sur le budget participatif et l’autre sur l’apaisement et la réduction de la circulation. Ce sont des idées nouvelles - c’est pas certain que ça marche mais let’s go - on essaye.

Le 8: panique à la Manic. Les 46 logements sociaux et abordables prévus sur le site de Montréal Ford sont menacés par une hausse des coûts de construction. Après de longues discussions, négociations, appels à l’aide aux troupes de l’OTAN, prières au Père Noël, une poignée de menaces, tout s’arrange; le promoteur décide d’absorber une grosse partie du surplus et la ville centre s’étire le cou à la limite des programmes pour absorber le reste. Tout le monde a fait preuve de bonne foi - mais disons qu’on est passé proche de la catastrophe.

Le 9  - la neige. Révision de nos scénarios; de leur faisabilité; discussions avec notre directeur des travaux publics, les contremaîtres la DG -  toussa. Les journalistes - à l’affût de la catastrophe - nous tournent autour comme des mouches. Les arbres remarquables; on cherche le moyen d’éviter la coupe de centaines d’arbres matures abîmés par le déneigement et menaçant de tomber. C’est pas sûr qu’on y arrive. Au détour d’une rencontre avec le services des grands parcs, j’apprends que la ville centre a comme projet de vendre le pavillon Lafontaine pour engranger un peu de fric. Donc non seulement on nous étouffe en coupant les budget au minimum mais en plus on veut vendre nos actifs. Mon sang ne fait qu’un tour. Voir si c’est sous notre administration qu’une partie du parc va être privatisé. Branle-bas de combat - notamment avec Josée Duplessis qui a déjà son manteau sur le dos pour aller engueuler la ville centre. On vous revient la semaine prochaine sur les suites du dossier.

Le 10 : enfin un peu de temps pour travailler. Rencontre de plusieurs  groupes qui ont des projets. Rédaction des mandats des principaux comités aviseurs, leur mission, leur objectif, leur budget. Recrutement de candidats (by the way si vous avez envie d’embarquer il reste de la place - notamment pour des choses cools  comme les nouveaux revenus issus du stationnement des visiteurs, le parc Lafontaine, la pavillon du parc Laurier, le verdissement  - toussa).

Le 11 : participation à ma première table de concertation du Mont-Royal. Les groupes des pressions (les Amis, Héritage, le CRE, l’économusée de l’au-delà) sont en calvince de constater que le plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal n’a pas permis d’empêcher la vente du terrain du Marianopolis à un promoteur. Ils demandent la formation d’un comité de travail pour revoir les bases du plan et introduire la notion de «capacité limite » du Mont-Royal. Les élus n’embarquent pas. J’appuie fortement l’idée - puis je suis suivi de Peter Trent et de André Lavallée; l’idée qui est passée proche d’être abandonnée est reformulée et reportée à la prochaine rencontre. Point suivant : La police nous apprend que l’observatoire est full pack de chars à 1h00 du matin du jeudi au dimanche: essentiellement des jeunes qui viennent fêter (bière, musique forte, start - disco en plein air - pas rap pantoute avec l’esprit du lieu). Elle propose l’installation d’une clôture. Ça tombe bien ça fait 3 ans que je la demande pour limiter le trafic de transit sur la montagne et faire de Camilien Houde un chemin d’accès au parc et non une piste de course pour les jeunes ou un raccourci pour les pressés. Les gens du service de circulation disent  oui, mais ça fait bien longtemps qu’ils ne disent plus non à rien - ils se contentent de reporter à plus tard. Je vais essayer de m’arranger  pour qu’on ne me dise plus oui sans que ça soit suivi de mesures concrètes.

Je prends le temps de faire l’éloge de la magnifique entrée Peel qui vient d’être refaite (nouveau sentier, nouvel escalier, nouvelle place, affleurements rocheux, mise en valeur du mur de ceinture par l’abaissement du sol et surtout surtout résurgence de l’eau - avec ce magnifique ruisseau qui part du sommet pour accompagner le marcheur jusqu’à la rue Peel. Je n’ai rien vu d’aussi beau , d’aussi cohérent et d’aussi significatif sur le Mont-Royal ou ailleurs depuis bien longtemps. Mille bravos à Daniel Chartier et son boss Michel Devoy. Chartier a du génie. Je ne veux pas insister sur la motion que j’ai faite mais quelle misère et quelle bizarrerie que personne d’autres autour de cette table de 50 amoureux du Mont-Royal n’ait songé à le faire - drôle d’époque.

Je vous reviens avec des dénouements heureux sur chacun de ces enjeux.

Luc

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Pas de chargement la fin de semaine

25 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Pendant que les medias se payent du bon temps sur le dos de nos idées de non chargement les fin de semaines, nous on reçoit des précieuses propositions d’experts du déneigement pour faire réduire les coûts… En bout de ligne l’opération medias rapporte donc ses fruits.

D’ailleurs, l’idée de ne pas charger la neige le week end (économie de 150 000$ la fin de semaine juste sur le Plateau) vient d’un de ces contributeurs silencieux qui s’est manifesté à la suite d’une autre opération de communication.

Les medias ont eu un rôle positif malgré tout le brasse camarade que ça provoque; celui de soulever les passions. Il ne faudrait tout de même pas que ça se fasse au détriment de la compréhension des faits.

Ce dont il s’agit :

Ne pas faire de chargement la fin de semaine ne veut pas dire ne pas déneiger la fin de semaine. On a des équipes qui travaillent à temps simple la fin de semaine et ils peuvent déblayer en tout temps. On a aussi des contrats privés sur deux secteurs qui peuvent déblayer en tout temps sans augmentation de coûts. Ce qu’on ne veut pas faire, c’est faire rentrer des gars de nuit et de fin de semaine - parce que ça coûte une beurrée.

L’objectif ultime, c’est de réduire les coûts de déneigement classiques pour trouver 1.5 millions qui permettraient de  mieux déneiger les trottoirs. Explication: dans une opération de chargement classique, tous les véhicules de la ville sont réquisitionnés - y compris les petits véhicules bombardier qui déneigent normalement les trottoirs. Si, pendant cette opération qui peut durer de 6 à 8 jours, il neige encore (disons 10 cm), les passants des rues les plus achalandées vont transformer la neige des trottoirs en glace. Après c’est bye bye la sécurité sur les trottoirs jusqu’à la prochaine période de redoux. Parfois ça peut prendre un mois. Ce qu’il faut, c’est un minimum de 3 véhicules (500 000 $) + 2 autres de back up pour pouvoir déneiger les trottoirs en tout temps. Avec les équipes - y compris de nuit, les abrasifs et tutti quanti, on parle de 1.5 m.

Comme les coûts du déneigement sont déjà énormes, on ne peut se payer la brigade trottoirs sans compresser quelque part.

Par ailleurs, le déneigement bouffe 16 à 20 % de notre budget sur le Plateau alors que toutes les autres enveloppes sont vides au point où on ne procède même plus aux réparations d’urgence sur les bâtiments. Vous seriez maire du Plateau, est-ce que ça vous inquiéterait ?

Luc

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Protection des arbres centenaires

14 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Plusieurs arbres majestueux sont coupés chaque année sur le Plateau pour des fins de sécurité. Plusieurs sur la rue Brébeuf et C-Colomb. On cherche le moyen d’éviter des coupes prévues la semaine prochaine sur st-André. Un citoyen me fait parvenir ces images. Bien entendu il s’agit d’icônes plus que d’arbres (plantés il y a plusieurs siècles et agissant moitié comme oeuvres d’art, moitié comme symbôle du respect sacré à la nature). Peut-être n’est-ce une solution que pour quelques spécimens dans les parcs. Néanmoins, cela témoigne d’une approche dont nous pouvons nous inspirer. Les photos sont de Rome, Paris et Versailles. Merci à Diane et Gabriel. 

 

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Apaisement de la circulation

14 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Méthodes chinoises 

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Un ami me fait parvenir cette farce … pas pire

7 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Un maire décide de faire repeindre la façade de la mairie. Il lance un appel d’offres.

On lui présente 3 devis : un anglais, un allemand et un Québécois
Le devis de l’Anglais est de 3 millions de dollars, celui de l’Allemand de 6 millions, et celui du Québecois9 millions..
Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs séparément, pour qu’ils détaillent leurs estimations.
- L’Anglais dit qu’il utilise de la peinture acrylique pour extérieur en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses, les équipements divers et assurances : 1 million, et le million restant c’est la main d’˛uvre.
- L’Allemand justifie son devis en disant qu’il est le meilleur peintre, qu’il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le cout est de 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coutent 2 millions, et le million restant c est la main d’˛uvre.
- Le dernier, le Québécois est celui qui gagne finalement l’appel d’offres
Le Maire estime qu’il présente le devis le mieux justifié.
Le Québécois lui a présenté l’affaire comme suit :

Monsieur le Maire :
3 millions pour vous,
3 autres pour moi,
et les 3 restants, nous les donnons a l’Anglais pour qu’il nous peigne la façade.”
 
TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA VIE POLITIQUE ET DES TRAVAUX DANS VOTRE VILLE/VILLAGE NE PEUT ETRE QUE PURE COINCIDENCE….CONTENTEZ VOUS  DE CONTEMPLER LA FAÇADE NEUVE ET DE PAYER VOS IMPOTS LOCAUX ! 

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Fermeture du blogue annulée

7 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Je me rends aux arguments de dame Geneviève. Le blogue reste ouvert. Mais attendez-vous à des articles courts et bi-hebdomadaires  - genre. Carl me dit que le chef des verts à Paris a grdé le sien ouvert mais qu’il n’y écrivait qu’une fois par mois. Merci à tous ceux qui ont insisté pour m’éviter de prendre une mauvaise décision. 

Luc

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La fin du blogue

6 novembre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Bonjour

Avec notre formidable élection le 1 novembre, le niveau de travail - qui était déjà à son maximum dans les 4 dernières semaines de la campagne - s’est maintenu et même menace d’augmenter. Je n’ai plus le temps de bloguer depuis déjà quelques temps. Je vais donc mettre fin à ce blogue sous peu. Il reste une soixantaine de curieux qui viennent chaque jour - mais un blogue n’a pas sa raison d’être s’il n’est pas vivant. Alors on tire la plogue d’ici quelques jours. 

Ce fut une super expérience. Merci aux nombreux et surtout intenses blogueurs: Geneviève, François, Christine, Marie-Josée, PHP en particulier.  

Ciao

Luc

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Les franciscaines de la rue Laurier

20 octobre 2009 | Auteur: Luc Ferrandez

Ce matin j’ai vécu un des plus beaux moments de la campagne: une visite chez les soeurs. 

****

Sur la rue Laurier, un édifice trop imposant pour le maigre trottoir qui le borde se dresse entre les rues St-Dominique et Casgrain. Y logent les soeurs Fransicaines - missionnaires de Marie. Je n’y étais jamais entré bien sûr. De dehors, on dirait un édifice sans vie. Que neni; il a une vie bien à lui - toute intérieure et aussi fragile que sa structure est solide. 

En entrant, une soeur dans une réception aux dimensions réduites et à l’ambiance désuette (où les meubles ont besoin d’être cirés pour rester propres et où les téléphones ont la même gueule sympathique depuis 30 ans) me demande de patienter sur un tout petit banc - dans un tout petit coin. Déjà j’étais sous le charme de ce monde qui a échappé à la folie matérialiste des 50 dernières années. Je serais bien resté sur le banc une quinzaine de minute pour m’imprégner des lieux. 

Malheureusement, on est rapidement venu me chercher.

Après avoir emprunté toute une série de vastes corridors propres et silencieux, ponctués de portes en bois et de petits meubles dont l’austérité était brisée par des carrés de tissus censés en protéger la surface (contre quoi?),  nous sommes arrivés dans une salle où 25 têtes blanches étaient sagement alignées le long des trois murs et attendaient que je prenne place sur une chaise au centre. Alertes, malgré la fatigue des ans, elles ont écouté ce que j’avais à dire en silence. Et puis après elles étaient gênées de ne pas avoir de questions ou de commentaires. J’allais partir quand ce qui m’a semblé être la soeur supérieure a proposé à chacune de dire où elles avaient oeuvré et combien de temps. Pakistan 25 ans, Chine, 40 ans et Madagascar 40 ans, Algérie, Congo, Sri Lanka, Premières nations au nord du Manitoba, Premières nations au nord de la Colombie Britannique; et ainsi de suite.

Zut.. J’ai soudainement été gêné d’avoir tant parlé. Je me suis dit que c’est moi qui arait dû les écouter. En té cas….on a un peu jasé. Quelques mots d’humour, quelques échanges sur l’histoire du  quartier, un peu de discussion sur le parking (eh oui ! même elles ), quelques mains serrées. Et puis quelques phrases sur leur plaisir d’habiter là dans cette bâtisse solide et calme. Je leur ai parlé du projet de la Société d’Histoire et de généalogie du Plateau de remettre les anges sur la façade de l’église. J’ai laissé faire le tramway. 

Elles m’ont beaucoup beaucoup remercié d’être venu les voir. C’est drôle ça non ?

J’y retournerais bien tous les jours. 

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